
Dans les jours à venir, bonnet et gants seront indispensables. Une vague de froid inédite depuis cinq ans s’est installée dès mardi 17 janvier 2017, et pour plusieurs jours, sur la France, poussant autorités et associations à la mobilisation.
Un air glacial et sec venu d’Europe centrale
Alimentée par un air glacial et sec venu d’Europe centrale, cette vague arrivera par le nord-est et s’accentuera encore mercredi 18 janvier, en outre renforcée par la bise, annonce Météo France. À Paris, -3 à -4 degrés sont prévus mercredi 18 janvier, -4 à -6 en banlieue. En journée le thermomètre aura du mal à franchir 1°C. Avec le vent, le ressenti sera même de -9 à -10 dans la capitale mercredi 18 janvier.
Températures négatives et grand soleil en Normandie
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En Normandie, les températures, en plein après-midi, ne dépasseront que rarement les 0°C. Elle seront généralement positives dans la Manche, mercredi 18 janvier, avec près de 6°C à Cherbourg. Elles seront majoritairement négatives, dans l’Orne, l’Eure et la Seine-Maritime. Le ciel sera bleu, avec un beau soleil qui dominera au moins jusqu’à jeudi 19 janvier, voire jusqu’à dimanche 22 janvier, selon les prévisionnistes de Météo France.
« C’est une pellicule d’air froid qui finit par s’installer », résume le prévisionniste Frédéric Nathan, évoquant une durée possible de six jours. Cependant, son « intensité devrait être relativement modérée », par rapport à la vague de froid de février 2012, ajoute-t-il.
Cette année-là, l’épisode avait duré deux semaines et battu de nombreux records. Rien de tel attendu cette fois-ci, même si des records localisés tomberont peut-être. Rien à voir non plus avec les vagues « historiques » de février 1956 ou janvier 1985.
Pilotage national quotidien
En prévision du froid, le gouvernement a mis en place un « pilotage national quotidien » pour anticiper les besoins. Un « bilan quotidien des besoins » doit être établi par les préfets. Migrants ou sans abri, « il y aura de la place pour tout le monde », a promis lundi 16 janvier, le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux.
En Seine-Maritime, la préfecture a activé le niveau 1, «temps froid», depuis le jeudi 12 janvier 2017. Il implique l’ouverture de places d’hébergement d’urgence supplémentaires. Le plan « grand froid » pourrait être activé dès mercredi 18 janvier 2017. « La Seine-Maritime dispose en temps normal de 1690 places d’hébergement, dont 764 places d’urgence », a indiqué à Normandie-actu la préfète Nicole Klein.
Dans la Manche, le plan « grand froid » a été déclenché mardi 17 janvier, par le préfet Jacques Witkowski :
Il est rappelé à tous les acteurs locaux (dont mairies – CCAS – services sociaux) d’exercer une vigilance particulière et de procéder par tout moyen adapté à une mise à l’abri, si nécessaire, des personnes repérées comme étant isolées, fragiles, démunies ou vivant dans des conditions d’habitat précaire. Les locaux publics sont donc mobilisables jusqu’au retour de conditions climatiques plus favorables, en sus des lieux habituels d’accueil de personnes privées d’abri.
#GrandFroid❄️] Déclenchement du niveau 2 du plan hivernal par le Préfet de la #Manche. Toutes les infos sur : https://t.co/a2qm2FVo7F pic.twitter.com/t9zI5R61mA
— Préfecture 50 (@Prefecture50) 17 janvier 2017
Les précautions à prendre
#PourMeRechaufferJe n’utilise pas des appareils non destinés à cet usage. monoxyde de carbone ! https://t.co/uVrU9pJQd0⚠️ #GrandFroid pic.twitter.com/0QZX6ygTz0
— PréfèteSeineMaritime (@prefet76) 17 janvier 2017

Des coupures d’électricité ?
Concernant l’approvisionnement en électricité, le gestionnaire du réseau de transport (RTE) a assuré que les besoins de la France seraient assurés mardi, mais qu’il pourrait être amené à déclencher des mesures exceptionnelles mercredi 18 janvier.
Le Réseau de transport d’électricité (RTE) s’attend bien à une forte consommation mais écarte pour l’heure l’hypothèse de coupures d’électricité en Normandie.
