La préfète de la Région Normandie, préfète de Seine-Maritime, Nicole Klein, a présenté les chiffres de la délinquance en Seine-Maritime en 2016, jeudi 19 janvier 2017. D’une manière globale, la représentante de l’État a qualifié le bilan de l’année 2016 de « plutôt correct », avec des « inquiétudes concernant les cambriolages ».
Mais bien sûr, dans la lutte contre la délinquance, on ne peut jamais se donner de satisfecit, on se doit de toujours mieux faire, a précisé la préfète.
› LIRE AUSSI : Violences et cambriolages : la Seine-Maritime, département le plus touché de Normandie en 2016
Les escroqueries en forte hausse
Parmi les données marquantes, on peut citer la baisse (- 2,60 %) des atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes, mais aussi la hausse (+ 6,70 %) des cambriolages, en 2016, par rapport à 2015.
La délinquance économique et financière (escroqueries et infractions assimilées) bondit également de 17,90 %.
Plus de violences sexuelles
Côté atteintes aux personnes (- 2,60 %), un point positif est la baisse sensible (- 3,90 %) des « violences physiques non crapuleuses », c’est-à-dire « gratuites », sans volonté de vol. Le taux d’élucidation de ces cas (64 %), est également un motif de satisfaction, tant en zone police que gendarmerie. En revanche, les violences sexuelles sont en nette augmentation (+ 12,50 %).
Moins de vols de voiture
Côté atteintes aux biens, la hausse globale (+ 2,60 %) est tirée par celles des cambriolages (+ 6,70 %, dont + 8,8 % pour les logements).
Nous savons qu’ils sont particulièrement traumatisants pour nos concitoyens, a souligné la préfète.
En revanche, les vols de voiture sont en diminution (- 7 %) comme les vols avec armes (- 21,30 %).
En Seine-Maritime, la zone police concentre 80 % des faits de délinquance, pour 60 % de la population. La zone gendarmerie couvre 90 % du territoire. En 2017, police et gendarmerie vont bénéficier du plan de renforcement des moyens initié par le ministère de l’Intérieur (renouvellement de l’armement et du parc de véhicules).
En matière de prévention, la communication via les réseaux sociaux prend une place et une efficacité grandissantes. Le compte Facebook de la gendarmerie, par exemple, est passé 10 000 à 27 000 likes. Dans cet esprit, la police va se doter d’un compte Twitter très prochainement.
Menace terroriste : « Une vigilance de tous les instants »
Par ailleurs, l’année a évidemment été marquée par le terrible attentat qui a frappé l’agglomération rouennaise, l’assassinat du père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray en juillet 2016.
> LIRE AUSSI : Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : les policiers de Seine-Maritime ont enfin été récompensés
La préfète s’est exprimée à propos de cet épisode tragique. « Cet événement montre que la menace terroriste reste prégnante. Cette prégnance conduit à un renforcement de la présence des forces de sécurité sur la voie publique, et lors des grands événements, comme la foire Saint-Romain ou le Mondial de handball. »
Elle a également évoqué l’attention constante liée à la menace terroriste.
> LIRE AUSSI : Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : des témoignages bouleversants
La menace terroriste change profondément la manière dont on aborde les questions d’ordre public. Elles sont omniprésentes, et cela va durer encore longtemps. La menace terroriste implique une attention constante, une vigilance de tous les instants, sans toutefois tomber dans la paranoïa.
Il n’y a plus de personnes assignées à résidence
À ce chapitre, à noter qu’en Seine-Maritime, actuellement, il n’y a plus de personnes assignées à résidence. Le nombre de « fichés S », lui, se situe « entre 100 et 120 », précisent les service de l’État, sachant que l’établissement d’une fiche S va au-delà des cas de menace terroriste.
Les chiffres de la délinquance routière en Seine-Maritime seront dévoilés ultérieurement.