Aller au contenu

Mont-Saint-Michel : la bataille judiciaire sur la hausse des prix des parkings se poursuit

La bataille judiciaire sur les tarifs des parkings du Mont-Saint-Michel se poursuit devant la cour d’appel administrative de Nantes. Le gérant souhaite pouvoir augmenter les prix.

C'est le rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel qui justifierait la hausse des tarifs de parking, annulée par la justice administrative. (©GraindeClic/Pixabay)
C'est le rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel qui justifierait la hausse des tarifs de parking, annulée par la justice administrative. (©GraindeClic/Pixabay)

Le gestionnaire des parkings et navettes du Mont-Saint-Michel a fait appel, mardi 7 février 2017, de la décision d’annuler la hausse des tarifs de stationnement du site, prononcée par la justice administrative en novembre 2015, annonce la Gazette de la Manche.

> LIRE AUSSI : État, région, collectivité : qui pour piloter le Mont-Saint-Michel ?

Navettes gratuites, parkings trop chers

Rappel des faits : au Mont-Saint-Michel, depuis le rétablissement du caractère maritime du site, les visiteurs doivent garer leur voiture à 2,5 km. Une navette gratuite les conduit sur place, mais le parking, lui, est payant.

En 2013, les tarifs ont brusquement augmenté. Il s’agissait pour la Compagnie des parcs et passeurs du Mont-Saint-Michel (CPPM), une filiale de Transdev (ex-Veolia Transport) de parvenir à l’équilibre dans ces nouvelles conditions. Cette augmentation avait été négociée avec le syndicat mixte Baie du Mont-Saint-Michel, qui avait confié en 2009 à la CPPM la gestion des parkings et navettes.

> LIRE AUSSI : Parking du Mont-Saint-Michel, les prix flambent, la justice annule

Devant le tribunal

La commune du Mont-Saint-Michel et la société Sodetour, qui exploite le centre commercial des Portes du Mont-Saint-Michel ont contesté cette augmentation devant le tribunal administratif de Caen, qui, en novembre 2015, leur a donné raison. En juin 2016, le syndicat mixte et la CPPM avaient demandé un sursis à statuer, mais le recours avait été rejeté.

Mardi 7 février 2017, seule la CPPM était présente devant la cour d’appel de Nantes. Son avocat, raconte La Gazette de la Manche, a déploré la « crise de gouvernance » au sein du syndicat mixte, qui « ne se donne pas les moyens financiers de ses ambitions ».

700 000 euros de pertes par an

Pour sa part, devant la cour, la CPPM affirme assumer sa demande d’une augmentation des tarifs de parking de 31% : elle dit perdre 700 000 euros du fait de la modification des conditions du contrat initial (notamment l’allongement du trajet de navettes).

Selon la Gazette de la Manche, si la cour administrative d’appel de Nantes lui donnait à nouveau tort, la CCPM a prévenu qu’elle se retournerait contre le syndicat mixte. La cour d’appel administrative rendra son arrêt début mars.