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Un étudiant se lance le défi de traverser la Manche pour faire avancer la science

Pierre-Julian Pourantru, un sportif de 22 ans et étudiant de l’Insa Lyon, va traverser la Manche en juillet 2017. Avec cet exploit, il va aussi faire avancer la science. Détails.

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En juillet 2017, Pierre-Julian Pourantru, un étudiant de l'Insa Lyon, va traverser la Manche pour évaluer l'impact de la fatigue et du froid sur le corps humain. (©Fotolia)

Il va braver le vent et les courants de la Manche pour la science. Âgé de 22 ans, Pierre-Julian Pourantru, un étudiant de l’Insa Lyon, inscrit au département Génie mécanique et dans la section Sport de haut niveau, va relever un exploit sportif et donner un coup de pouce à un laboratoire entre le 30 juin et le 8 juillet 2017.

Équipé d’un slip, d’un bonnet de bain et d’une paire de lunettes, le jeune homme va parcourir près de 45 kilomètres, distance de Douvres (Angleterre) à Calais (Pas-de-Calais), pour éprouver les effets de la fatigue et du froid sur son corps. Une mise à l’épreuve pour le bien de la science en « 10 à 12 heures », en collaboration avec le laboratoire interuniversitaire de biologie de la motricité.

L’objectif de notre équipe est de guider un jeune étudiant dans sa préparation à la traversée entre la France et l’Angleterre à la nage en juillet 2017. Cette traversée extrême n’a été réalisée que par 25 Français. Elle est considérée comme l’Everest de la natation, explique l’une des participantes au projet dans une vidéo.

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Un cobaye humain de compétition

Pierre-Julian Pourantru n’est pas un débutant. Nageur depuis ses trois ans, il s’est positionné à la 10e place au classement national élite 2016. Il nage actuellement avec son club, l’EMS Bron natation.

Je suis à la recherche d’un défi extrême. Ce projet est pour moi le moyen d’explorer mes limites physiques et mentales en traversant les frontières géographiques. Le travail sur l’acclimatation du corps au froid et la gestion de l’hypothermie sont nouveaux pour moi et nécessitent une préparation physique et mentale intense, explique Pierre-Julian Pourantru.

Selon les étudiants organisateurs du projet, près de 300 personnes tentent chaque année de traverser la Manche, avec le soutien de l’association anglaise Channel Swimming association, rapporte 20 minutes.

Un capteur pour sa condition physique

Avant de se lancer dans la traversée, Pierre-Julian Pourantru aura avalé un capteur de température interne fourni par l’un des partenaires du projet, l’entreprise Bodycap : « On le prend comme un cachet et ça enregistre la température corporelle en permanence », indique Pierre-Julian Pourantru, à 20 minutes . Rémi Poupelloz, un étudiant en master 1 recherche, analysera alors son rythme cardiaque, sa fréquence de nage, sa pression artérielle et autres paramètres.

En plus des entraînements en piscine, le sportif participe à des mises en situation en eau froide, entre 7 et 13 degrés, dans un lac à Meribel et dans des stages en mer. Quelques enseignements ont déjà été livrés pendant la phase d’entraînement, confie Rémi Poupelloz à 20 minutes : « On s’est rendu compte qu’en augmentant la fréquence des mouvements de nage, de 40 à 60 par minute, la température corporelle se maintenait mieux, sans fatiguer significativement plus. »

Plus que quelques mois avant de lever le voile sur les effets d’une telle activité physique sur le corps humain. En attendant les étudiants appellent à une collecte de fonds et de partenaire pour les aider à soutenir leur projet.

Vidéo. La présentation du projet :