
C’est une belle histoire, avec des valeurs qui ont touché le maire de Mesnil-Raoul (Seine-Maritime), Emmanuel Gosse, qui s’est facilement laissé convaincre pour accueillir l’équipe de tournage d’un long-métrage.
Des scènes tournées dans l’Eure
Cette dernière a ainsi installé ses caméras pendant quelques jours dans le village, près des éoliennes.100 kilos d’étoiles, c’est le titre de cette production qui ne sortira pas sur les écrans avant le deuxième semestre de 2018 et qui a notamment été financée par la Région Normandie.
Le scénario a été écrit par Marie-Sophie Chambon et Anaïs Carpita et est produit par Céline Chapdaniel et Diane Jassem pour Koro Films. L’équipe de tournage s’est ensuite rendue dans le village voisin de Renneville (Eure), pour également y réaliser quelques scènes.
L’histoire…
Le rêve de Loïs, 16 ans, est de devenir spationaute et quitter la planète Terre où elle se sent étrangère. Surdouée en maths et en physique, l’adolescente a pourtant un problème pour concrétiser cet objectif : elle pèse 100 kilos. Un « truc de famille », une caractéristique qu’elle ne parvient pas à faire disparaître.
Alors que tout espoir de réaliser son rêve semble disparaître, une rencontre avec trois autres jeunes filles, Amélie, Stannah et Justine, toutes trois aussi abîmées qu’elle par la vie, va changer la donne. Les trois ados sont elles aussi prêtes à tout pour partir dans l’espace…
« Une ode à la différence »
« Une ode à la différence, à toutes celles qui ne font pas une taille 36, mais que ça n’empêche pas d’être magnifiques » : c’est le message que cette histoire veut délivrer au public. « Ce qui m’a plu c’est l’histoire de cette ado, les valeurs qu’elle véhicule », confirme le maire de Mesnil-Raoul, ravi d’avoir pu accueillir l’équipe de tournage et, au final, de proposer une belle image de sa commune.
Le plateau ouvert au public
Les habitants présents au moment du tournage n’ont d’ailleurs pas hésité à aller voir de plus près les opérations et comme le site n’était pas fermé au public, cela a permis de riches échanges entre tous.
C’est un tournage où on ne se prend pas la tête. Le plateau n’est pas bloqué, ni interdit aux personnes extérieures. Les gens pouvaient venir s’ils le souhaitaient. C’est vraiment bien d’être détendu comme ça. Et ça reste un bon souvenir pour tous, tout le monde est content , confie le régisseur Fabrice Bousba.
La Région soutenant le projet, il semblait logique pour l’équipe de tournage de poser ses caméras en Normandie et plus particulièrement en Seine-Maritime et dans l’Eure. Et la présence d’éoliennes dans le paysage a visiblement été déterminante pour le choix de Mesnil-Raoul. « Une jeune fille de l’équipe, originaire de la région, a fait des repérages et a trouvé ce site. Nous avions besoin d’un décor particulier pour certaines scènes du film et ce lieu s’est avéré idéal », poursuit le régisseur.
Deux semaines de tournage dans la région
L’équipe est restée deux semaines dans l’ex-Haute-Normandie, avec des scènes tournées à Saint-Étienne-du-Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen… et cerise sur le gâteau, les responsables du Zénith du Grand-Quevilly ont également accepté d’allumer le site toute la nuit, pour permettre le tournage de scènes particulières.
« De plus en plus de tournages se font ainsi dans différentes régions, qui participent financièrement. Ça permet de boucler les budgets et les Régions qui financent une part des productions sont demandeuses. Cela fait en plus travailler l’économie locale et ça arrange tout le monde au final », conclut Fabrice Bousba.