
Attention aux oreilles ! Rouen (Seine-Maritime) est dimanche 22 octobre 2017 la terre d’accueil d’un nouveau concours musical, après celui dédié à la clarinette, Jacques Lancelot : le Concours international de trompette Eric Aubier. 126 candidats en provenance de 26 pays y participent, dont plusieurs jeunes Rouennais.
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« L’école française reste une des plus grandes »
Thierry Gervais, musicien rouennais, président de l’Acitea (association concours International de trompette Eric Aubier), association organisatrice , a su convaincre le trompettiste-soliste Eric Aubier d’accorder son parrainage à ce premier concours international en terre normande. Pour la trompette jusqu’à ce mois d’octobre, il en existait trois dans le monde : en Corée, en Suisse et aux Etats-Unis, après la disparition du concours Maurice André. Rouen prend le relais et devient le quatrième.
L’école française de trompette reste une des plus grandes, souligne Éric Aubier. Elle est à l’origine de bien des vocations de grands interprètes dans notre monde.
Surnommé « Monsieur trompette française moderne », il fut élève de l’emblématique Maurice André, aujourd’hui disparu. À 14 ans, il est admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, dans la classe du « maître ». À 19 ans il devient soliste de l’orchestre de l’Opéra de Paris. Sa discographie qui fait référence comporte une centaine d’enregistrements.
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« L’événement s’annonce grandiose »
Le trompettiste concertise en est certain, « l’événement organisé à Rouen s’annonce grandiose ». Il estime qu’un des objetics à déjà été atteint, « que ce soit au niveau national, européen et même mondial », à savoir « hisser ce concours parmi les plus suivis au monde ». Éric Aubier énumère les atouts de ce concours international :
Le choix des 8 jurés, représentatifs de la scène internationale, les prix offerts (dotation de 30 000 euros et d’instruments), l’instauration du vote du public, le nombre et la qualité des candidats catégories junior et master, nous permettent d’entrer dans le cercle très restreint des concours internationaux.
Selon le calendrier défini, « celui de Rouen aura lieu tous les trois ans ».
Épreuves innovantes et candidats du monde entier
Les candidats viennent de tous les pays d’Europe mais aussi de Chine, du Japon, de Corée, des Etats-Unis, du Canada, du Brésil, de Colombie, d’Argentine, du Venezuela et du Pérou. Ils ont payé en plus de leur voyage et de leur hébergement, 90 euros d’inscription (master) ou 80 euros (junior moins de 19 ans).
Parmi les œuvres imposées : le mouvement n°1 du concerto de Haydn (pour les éliminatoires, 5 minutes pour convaincre !), « Création » de Thierry Escaich (pour la petite finale) et des œuvres de Tchaïkovski, Honegger, Chostakovitch, Ravel… des épreuves innovantes et inédites pour générer une forte émulation, mettre en évidence de jeunes musiciens et un instrument populaire qui n’a pas souvent sa place à l’Opéra.
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L’Opéra et le conservatoire participent
Pour accompagner les candidats, deux orchestres sont mis à contribution, celui de l’Opéra de Rouen Normandie, dirigé par Bastien Stil, et celui des étudiants du Conservatoire de Rouen. Plus d’un millier de personnes a pu avoir un avant-goût du niveau du concours à l’abbatiale Saint-Ouen dimanche 22 octobre 2017.
Le public est maintenant convié aux épreuves finales, à l’Opéra de Rouen Normandie :
• petite finale jeudi 26 octobre, : 17h30 première partie des épreuves ; 20h45 seconde partie des épreuves. Tarifs : 10 euros, 5 euros (moins de 16 ans).
• grande finale samedi 28 octobre à 20h. Tarifs : 15 euros, 10 euros (moins de 16 ans).
• billetterie@operaderouen.fr ou 02 35 98 74 78.
• pendant la durée du concours , dix sponsors exposent leurs marques instrumentales.
De notre correspondant André Morelle