
Il était ingénieur en téléphonie à Rouen (Seine-Maritime) mais a tout plaqué pour se former à la cuisine française dans une école américaine… Laurent Dallet, c’est avant tout le parcours sinueux d’un personnage atypique devenu chef de cuisine à l’ambassade de France à Séoul en Corée du Sud.
Il plaque tout pour une nouvelle vie
Ingénieur en téléphonie mobile, bourlingueur aussi, Laurent Dallet, Rouennais de 48 ans, règne aujourd’hui sur… les cuisines de l’ambassade de France, mais aussi sur son propre restaurant intelligemment baptisé Le Chef Bleu, dans le centre-ville de Séoul en Corée du Sud.
Le natif de Bihorel qui a découvert le bonheur tout simple de cuisiner pour ceux qu’on aime aux côtés de sa grand-mère et de sa mère, a soudain décidé de plaquer son métier dans la téléphonie pour commencer une nouvelle vie.
Dimanche 29 octobre 2017 à Séoul, au cours de la réception organisée en son honneur, c’est lui qui a régalé la délégation normande conduite par Hervé Morin, président de la Région Normandie, en Asie, en mêlant savamment les traditions bien françaises, aux techniques asiatiques.
J’en avais un peu marre d’être salarié d’une grosse boîte de téléphonie. J’ai voulu changer… raconte Laurent Dallet affairé derrière son piano dans les sous-sol de l’ambassade.
Une immense demeure de charme plantée au milieu des gratte-ciels.
Il apprend la cuisine française à… New-York
Atypique aussi cette idée d’aller apprendre la cuisine française à… New-York, « au sein du French Culiniary Institute ».
Un an plus tard, Laurent Dallet qui rentre à Rouen une fois par an pour voir ses parents, est engagé comme second de cuisine au consulat de France dans la Big Apple. C’est ainsi que l’histoire a commencé.
Marié à une coréenne, le Rouennais est arrivé à Séoul en 2012. Pour devenir patron des cuisines de l’ambassade, mais aussi pour monter, en parallèle, sa propre affaire Le Chef Bleu.
Le midi, je bosse chez moi, et le soir, j’assure les dîners et réceptions de la représentation française au Pays du Matin Calme.
Un job passionnant d’autant plus que Fabien Penone, l’ambassadeur de France, lui laisse une liberté totale. « Je m’amuse en faisant mon métier ! »
Et après Séoul, « Je ne sais pas… Sûrement ailleurs encore. »