Un jeune de 17 ans a été interpellé au Havre (Seine-Maritime), dimanche 30 septembre 2017. Il est soupçonné d’avoir lancé une fausse alerte déclenchant de nombreux secours. (©Illustration Adobe Stock)
S’il s’agissait d’une blague, elle pourrait bien lui coûter cher. Un mineur de 17 ans soupçonné d’avoir déclenché un important dispositif de secours au Havre (Seine-Maritime), samedi 29 septembre 2018 a été placé en garde à vue à l’issue d’une enquête, dimanche 30 septembre. Il pourrait encourir jusqu’à 30 000 euros d’amende et une peine de deux ans d’emprisonnement.
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« Une femme s’est défenestrée »
Samedi 29 septembre, la police et les pompiers reçoivent vers 5 heures du matin, le même appel émanant d’un homme au Havre. « Il a d’abord indiqué qu’une femme menaçait de se défenestrer, rue Charles Romme au Havre », indique une source judiciaire.
L’individu a ensuite réitéré son appel aux secours.
Cette fois, il a soutenu que la femme avait sauté. Évidemment, un important dispositif a été déployé (police et pompiers) afin de vérifier ses dires.
Mais arrivés sur place, les pompiers comme la police constatent que tout est calme.
Le père interpellé dans un premier temps
Une enquête a été ouverte pour diffusion de fausses informations de nature à provoquer l’intervention des secours. Rapidement, la police retrouve le propriétaire du portable utilisé pour lancer la fausse alerte.
Dans un premier temps, nous avons donc procédé à l’interpellation dimanche matin d’un homme de 49 ans, demeurant au Havre, explique une souce policière.
Ce dernier a indiqué aux policiers que s’il est bien détenteur de la ligne, en revanche, le portable est utilisé par son fils âgé de 17 ans. « Ce dernier a donc été interpellé et a été placé en garde à vue. »
Pour ces fausses informations, la peine maximale qui peut être requise est de 30 000 euros d’amende et elle peut être assortie d’une peine de deux ans d’emprisonnement.