Aller au contenu

VIDÉOS. Manifestation de 1 500 lycéens à Rouen contre Emmanuel Macron : tensions avec la police

Près de 1 500 lycéens de l’agglo de Rouen ont manifesté pour demander notamment la démission d’Emmanuel Macron, jeudi 6 décembre 2018. Des Gilets jaunes sont venus les soutenir.

Près de 1 500 lycéens se sont mobilisés à Rouen (Seine-Maritime), aidés par des Gilets jaunes, jeudi 6 décembre 2018.

Près de 1 500 lycéens se sont mobilisés à Rouen (Seine-Maritime), aidés par des Gilets jaunes, jeudi 6 décembre 2018. (©SL/76actu)

Plusieurs lycéens de l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime) se sont mobilisés jeudi 6 décembre 2018. Une manifestation qui s’est déroulée dans le centre-ville de la capitale normande, non sans tensions avec les forces de l’ordre qui ont dû faire usage des bombes lacrymogènes pour disperser le mouvement, à plusieurs reprises. 

LIRE AUSSI : Des appels à bloquer les lycées de Rouen « en soutien aux Gilets jaunes et contre Macron »

«Macron démission », mais pas que…

Les lycéens sont venus des établissements de Rouen (Jeanne-d’Arc, Grieu, Saint-Saëns), Petit-Quevilly (Elisa-Lemonnier), Maromme (Bernard-Palissy), Sotteville-lès-Rouen (Marcel-Sembat) et Déville-les-Rouen (Vallée-du-Cailly). À 10 heures, la manifestation a débuté depuis le cours Clemenceau. Au total, la police a compté près de 1 500 manifestants.

Parmi les revendications, en plus de réclamer la démission du président de la République, ils demandent l’augmentation du budget de l’Éducation Nationale, la diminution du nombre d’élèves par classe, la suppression de toute forme de sélection dans l’éducation, donc la fin de Parcoursup, l’augmentation des bourses et la suppression de l’augmentation des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers.

Jets de projectiles et heurts avec la police

Durant leurs pérégrinations, les lycéens se sont dirigés vers le rectorat. Certains manifestants ont jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre. Des Gilets jaunes ont souhaité encadrer la mobilisation pour faire retomber les tensions.

Dispersion, un cortège scindé en deux 

À plusieurs reprises, les policiers ont exigé la dispersion du cortège et fait usage des bombes lacrymogènes. Malgré la pagaille, certains ont souhaité continuer l’action. En milieu de journée, le cortège s’est scindé. D’un côté, ceux qui souhaitaient poursuivre et de l’autre, ceux qui ont voulu éviter les affrontements.

À midi, les lycéens qui avaient décidé de continuer la manifestation se rendaient devant la préfecture. Les policiers avaient procédé à au moins une interpellation d’une personne portant un chasuble jaune.