Six casernes de sapeurs-pompiers ont été ciblées par des cambrioleurs, autour de Rouen (Seine-Maritime), entre la fin novembre et la mi décembre 2018. (©Fotolia)
L’action paraît coordonnée : entre la fin novembre et la mi-décembre 2018, plusieurs casernes de pompiers ont été cambriolées autour de Rouen (Seine-Maritime). D’abord à Barentin, puis une tentative à Canteleu, ensuite à Sotteville-lès-Rouen, Grand-Couronne et Grand-Quevilly. La principale cible des visiteurs était la recette de la vente des calendriers, ce qui a permis aux malfaiteurs de dérober plusieurs centaines d’euros d’argent liquide.
Une tentative ratée et cinq cambriolages réussis
Le premier cambriolage a eu lieu à Barentin, dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 novembre. Dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 décembre, une autre tentative de vol, sans préjudice cette fois a eu lieu dans ce même centre de secours. La gendarmerie est chargée de l’enquête. Ensuite, les cambrioleurs ont agi autour de Rouen. Leur première action, à Canteleu, samedi 8 décembre, a échoué : « Un agent de garde a surpris deux individus, qui ont pris la fuite », explique une source judiciaire. Ça n’a pas été le cas pour les quatre casernes qui ont été visitées dans la semaine qui a suivi.
Dans celle de Sotteville-lès-Rouen, en plus de l’argent perçu grâce à la vente des calendriers, les cambrioleurs ont dérobé la voiture d’un sapeur-pompier, jeudi 13 décembre. Le lendemain, la caserne de Grand-Couronne a aussi été la cible de malfaiteurs. Enfin, celle du Grand-Quevilly a été visitée dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16.
À chaque fois, le même mode opératoire
L’enquête ouverte par la Sûreté départementale englobe la totalité des faits commis en zone police, preuve de la conviction des enquêteurs d’avoir affaire à une seule et même équipe. « Les faits se sont produits dans un temps très rapproché, je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà vu ça », relève une source judiciaire.
Deux indices renvoient à l’idée d’une équipe bien rodée. Les cibles, d’abord : des casernes où il y a une majorité de volontaires, donc inoccupées la nuit. La période, ensuite : elle colle à la fin de la vente des calendriers. Chaque fois, le mode opératoire est le même : « Ils rentrent par effraction par une porte ou une fenêtre, fouillent dans les bureaux et repartent avec quelques centaines d’euros, gardés dans les casernes après la vente des calendriers. »
Pour l’instant, aucune interpellation n’a été effectuée dans cette affaire, pour laquelle l’enquête se poursuit.