Politique - 72. page
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En quête d’Humanité, « voyage en terre d’espoir » avec comme horizon, l’émancipation
« Ce voyage est une invitation à se promener sur le continent des obscurs. À partir à la recherche de celles et ceux dont le souvenir est effacé par les puissants et les dominants, qui réquisitionnent l’Histoire à leur profit. Bref, à aller à la […]
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Thomas PESQUET: Le Mont St Michel vu depuis l’ESPACE
Le 19 janvier 2017, profitant du beau temps froid et sec en cours, Thomas Pesquet, du haut de son mirador céleste, nous a envoyé ce magnifique cliché montrant le Mont Saint Michel dans sa petite baie normande: les couleurs sont superbes et les ombres longues, le cliché ayant été pris en hiver vers la fin de l’après midi.

Cependant, notre enthousiasme normand sera quelque peu douché par la pusillanimité du commentaire du Dieppois Thomas Pesquet. Voici le commentaire qu’il propose aux internautes pour illustrer ce magnifique cliché:
« Entre Bretagne et Normandie et à la frontière entre mer et terre, le Mont-Saint-Michel étend son ombre (très identifiable !) sur les sables qui l’encerclent. On n’aurait pas pu le survoler à un meilleur moment de la journée pour admirer la beauté de sa forme à travers sa projection ! »
Pourquoi toujours dire que le Mont est entre la Normandie et la Bretagne? C’est la baie qui est partagée entre nos deux régions. Pas le Mont qui est normand.
Bien entendu, certains Bretons se sont déchainés sur le fil de commentaires. Nous avons fait le nécessaire, comme d’habitude!
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ROUEN, 26 janvier 2017 à la librairie l’ARMITIERE à 18h00: DEBAT PUBLIC sur l’idée régionale normande
L’Etoile de Normandie et la feuille d’informations Normandie XXL vous signalent que la grande librairie de Rouen l’Armitière organise jeudi 26 janvier 2017 à 18h00 un débat public pour présenter à nos concitoyens rouennais l’idée régionale normande avec la présence de certains des auteurs du livre collectif « La région: de l’identité à la citoyenneté » qui vient de paraître aux éditions Hermann et dont nous vous avions parlé ici lors de la parution de ce livre auquel nous avons d’ailleurs contribué.

http://normandie.canalblog.com/archives/2016/12/13/34683151.html
Voir, ci-après, l’annonce de cette soirée débat normande et rouennaise diffusée par Normandie XXL:
http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1944
tourisme & culture
« La région : de l’identité à la citoyenneté » un livre et un débat le 26 janvier à l’Armitière
Dernière mise à jour 23/01/2017
Culture. Les quinze géographes normands qui se sont engagés dans le combat en faveur de la réunification de la Normandie et ont été les fervents défenseurs de sa construction autour des 3 centres métropolitains que sont Caen, Le Havre et Rouen, publient un ouvrage de synthèse qui reprend les grandes lignes de leur colloque de Cerisy en juin 2015 et en élargissent les perspectives. « La Région, de l’identité à la citoyenneté » un ouvrage de 330 pages, édité chez Hermann. Une rencontre et une séance de dédicaces avec Yves Guermond (coordonnateur de l’ouvrage), Arnaud Brennetot, (Université Rouen) Bruno Lecoquierre, (Université du Havre), Anne Marie Fixot (Université de Caen) est prévue à la librairie l’Armitière* à Rouen à 18h le 26 janvier.
Une approche très globale
L’ouvrage traite des régions sous tous leurs aspects : géographique, historique, sociologique, économique, politique et n’hésite pas parfois à prendre des positions engagées. Tout est passé au crible et la nécessité de ce remaniement sérieusement remise en doute.
Si Martin Vanier constate qu’elle « est une fraction déjà conséquente mais intelligible du monde » Armand Frémont souligne qu’elle est handicapée et que « le conservatisme territorial des notables de la République est toujours bien là, rivé à ses trois repères fondamentaux, l’Etat, le département, la commune ». Y a-t-il un sentiment d’identité locale ? C’est vrai pour certaines régions mais en Normandie il fait preuve d’une calme retenue. Pour Madeleine Brocard (Université du Havre) et Bruno Lecoquierre « la réforme territoriale ne pouvaient pas être une réforme simple, le gouvernement a renvoyé aux élus des régions qu’il a délimitées, le soin de s’occuper de leur identité… »
Comme on est chez les universitaires on va longuement définir son sujet, « pour exister il faut des limites » mais on va aussi brosser les cheminements historiques de la notion de région et redéfinir la notion d’identité.
Quête de la démocratie
Région en France ne signifie pas nécessairement décentralisation : « Le cadre institutionnel dans lequel la décentralisation (de 1980) s’est déployée n’a ainsi jamais visé à laisser la possibilité aux pouvoirs locaux d’explorer des voies de développement nouvelles ou alternatives » constate Arnaud Brennetot. Il s’agit au contraire de se couler dans le monde de la concurrence et de la mondialisation, et l’auteur de conclure sur ce sujet « Une telle évolution marque l’abandon de l’idéal démocratique de promotion des libertés locales défendue autrefois par la deuxième gauche, souligne le triomphe exclusif d’un nouveau régionalisme néolibéral. »
Notons au passage la position de Jacques Lévy (Polytechnique Lausanne) qui ne voit pas dans la Normandie une unité économique suffisamment forte pour qu’elle soit constituée en région et la rattacherait plutôt au bassin parisien.
Une identité subtile
Philippe Cléris (enseignant) est parti à la quête de l’identité normande qu’il définit comme « subtile et existentielle », si l’écrivain et journaliste Jean Mabire fait de la lucidité normande un orgueil pour soi-même, un courage face au destin : « trouvant des similitudes entre le héros cornélien et le héros des sagas islandaises… » Il ne le suit fort heureusement pas sur les traces du néo paganisme. Paradoxalement c’est peut-être Léopold Senghor qui parlera le mieux de l’identité normande avec la notion de « Normandité » grâce à sa muse et épouse la normande Colette Hubert ! Et si le Normand avait surtout pour racine sa coutume juridique, cette charte aux Normands octroyée en 1315 par le roi de France qui constitue nos racines et Philippe Cléris suggère que, par exemple : « la clause de rétractation avant tout engagement définitif ait pu se concrétiser par la fameuse formule « ptêt ben qu’oui, ptêt ben qu’non ».
Les grandes manœuvres
L’ouvrage veut aussi apporter des exemples concrets, ainsi François Gay (Université de Rouen) se livre-t-il à un vaste tour d’horizon des tentatives de développement de la Normandie, il distingue une première période des aménagements qui va de l’après-guerre aux années 1975. « Elle est celle des grandes espérances…certains disent des grands illusions… » constate-t-il. La seconde période de 1977-1982 souffre d’un recul de l’idée « planiste » et d’une croissance mal maîtrisée. Pendant la troisième période, l’aménagement s’inscrit dans un cadre législatif nouveau. Nouvelles espérances et la promotion de l’Axe Seine devient un enjeu essentiel.
Regrets de l’auteur : La Normandie, au lieu de peser de tout son poids de région de plus de 3 millions d’habitants en faveur de ce que nous avons appelé la « maritimité » s’est sans doute trop accrochée à son destin « terrien » ou francilien, attendant trop des activités venues de Paris.
Robert Hérin (Université de Caen) se livre à une étude détaillée et illustrée de nombreuses cartes de la répartition des populations et de leur niveau de vie entre métropole et ruralité, des disparités très profondes apparaissent et l’auteur en conclut que : « l’avenir de la Normandie repose en large part sur les solidarités des territoires qu’elle rassemble. Il incombe au Conseil régional et à la métropole d’animer l’ensemble de ces territoires, tout particulièrement ceux hors métropole […..] Des zones plus fragilisées, espaces ruraux, petites villes, quartiers urbains cumulant les problèmes, devront faire l’objet d’une attention particulière »
La difficile quête de la citoyenneté
« L’argumentation de la réforme territoriale de 2015 s’est appuyée sur deux justifications la simplification administrative et l’économie budgétaire…toutes deux sont bien incertaines et il faudra bien du temps pour en vérifier l’exactitude » analyse Yves Guermond
La démocratie ne se met pas spontanément en place et dans les fusions des communautés de communes, les discussions n’ont guère dépassé le cadre des délégués des conseils municipaux, on n’a pas discuté la multiplicité des évolutions possibles des fusions.
Est-il pertinent d’espérer dans ces conditions que des ensembles territoriaux régionaux puissent constituer un cadre favorable d’expression démocratique utile et efficace.
« Pour qu’une véritable démocratie se mette en place il faudrait qu’elle soit ascendante, les nouveaux découpages territoriaux vont-ils y contribuer ? » Les nouveaux cantons ne sont que des « circonscriptions purement électorales », les regroupements de communautés de communes semblent plus prometteurs mais les regroupements ont été faits sur des critères purement quantitatifs et la représentation avec un scrutin à deux niveaux ne favorise pas la compréhension des habitants
« On ne peut pas chercher à bâtir une démocratie nationale ou européenne si on n’a pas pris l’habitude de l’organiser d’abord au niveau local » conclut l’auteur.
Un acte politique dont on peine à trouver le sens
Dominique Gambier (économiste et élu) qui voit la région comme un espace d’action politique met en pièce cette régionalisation faite : « sans qu’on lui ait donné un sens ». La taille des nouvelles régions a été arrêtée sans même qu’on en ait arrêté les compétences et aucune évaluation des compétences n’a été menée et aucun débat public n’a été mené.
Les trois raisons évoquées pour la construction des régions ne tiennent guère la route
L’argument européen se heurte à la multiplicité des situations qui existent en Europe et même en Allemagne, les Länder vont de 700.000 habitants à 13 millions. « La question en France était plutôt celle de la place respective des départements, des intercommunalités, des métropoles ».
La création des régions comme source de réduction des dépenses publiques est d’une parfaite inexactitude et on n’est pas prêt de voir les 10 milliards annoncés d’économies : « car les harmonisations de statut des personnels et des diverses organisations se font nécessairement par le haut. »
La fusion comme réponse au besoin de simplification ne répond pas au véritable problème du « millefeuille territoriale » qui « ne tient pas au nombre des collectivités territoriales mais à l’entremêlement de leurs compétences ».
La fusion fut un acte politique et quant à lui Dominique Gambier déclare « à la logique de la fusion j’oppose la logique du réseau…. Sortons du big is beautiful ».
Ce sera finalement la tendance retenue par Martin Vanier (Université de Grenoble) pour lequel : « les logiques d’articulation, d’agencement, de liaison l’emporteront sur les logiques de découpage, de regroupement et de fusion.
Il ne s’agit plus de faire grandir les territoires comme c’était le cas au moyen-âge mais de négocier régulièrement des assemblages pertinents et stratégiques. Ce sont les réseaux qui prendront le dessus de la Région.
On l’aura compris à travers cette approche impressionniste pour tenter de donner une idée de la diversité et de la richesse du contenu, cet ouvrage est une bible pour qui veut réfléchir sur le phénomène régional et sa mise en pratique en Normandie.
Commentaire de Florestan:
Merci à Ginette Bléry pour ce petit compte-rendu général de ce livre qui est très riche des multiples contributions des auteurs invités au colloque du château de Cerisy en juin 2015.
Précision cependant quant à l’identité normande: notre thèse, effectivement, s’appuie sur l’idée d’une identité existentielle qui avait déjà été perçue par Senghor et sa « Normandité ». Mais notre hypothèse est d’aller chercher dans le patrimoine juridique normand et ses valeurs libérales (au sens politique du terme) les fondements d’une identité normande non identitiaire, c’est à dire, qui ne soit pas fondée sur une origine ethno-culturelle ou ethno-linguistique précises mais sur une acculturation individuelle et libre aux héritages normands.
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PLAGES du DEBARQUEMENT: classement UNESCO en vue… Et les éoliennes? Dans la brume!
Le dossier de classement des plages du Débarquement de 1944 sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO semble avancer plus vite que celui de créer un parc d’éoliennes marines de 71 machines à implanter en mer au large de Courseulles à 11,5 km des plages…
Lire, ci-après, cet article paru dans Ouest France le 20 janvier 2017:
Commentaire de Florestan:
Comme on le dit aussi dans le Pays de Caux, entre l’UNESCO et les éoliennes, ce sera « à plus fort la pouque! » car il est évident qu’on ne pourra pas faire les deux: en 2013, l’UNESCO s’était fermement opposée à l’arrivée des éoliennes sur toutes les collines encadrant la baie du Mont St Michel en menaçant de retirer son précieux label. On ne voit pas comment l’UNESCO aurait à poursuivre une autre logique avec les enjeux patrimoniaux, historiques et paysagers des plages du débarquement sachant que les éoliennes seraient implantées en mer exactement là où se trouvaient concentrés les milliers de navires de la formidable opération Overlord du petit matin du 6 juin 1944.
Politique -
OUEST FRANCE: encore un publireportage breton dans les pages normandes…
Un proverbe africain qui s’appliquera parfaitement à nos réalités normandes, surtout lorsqu’elles sont vues par un grand quotidien ligéro-breton nous revient en mémoire:
« on ne change pas de place les taches d’un vieux léopard »…
Ouest-France est un quotidien breton en Normandie et le restera tout autant que Fécamp souhaite rester un port de mer. Spinoza, grand philosophe, nous assure de cette évidence: chacun a le désir plus ou moins conscient de demeurer dans son être, d’aggrandir confortablement sa place au soleil et de ne voir midi qu’à sa porte. Généralement, cette pente naturelle de l’être humain se fait au détriment de son semblable: d’où les rivalités, les conflits et les guerres.
Comme il n’existe pas de quotidien régional normand diffusé en Bretagne pour proposer au public breton des publireportages normands mais qu’à l’inverse, un grand quotidien régional breton diffusé en Normandie se permet régulièrement de diffuser, de façon toujours insidieuse, des publireportages (forcément positifs) vantant le dynamisme breton sur des terres normandes passives et déclinantes, nous estimons avoir le droit de le dénoncer une fois de plus! Histoire de dire que nous ne sommes pas dupes de la manoeuvre…
On rappelera, enfin et surtout, à nos lecteurs qu’il existe, de plus en plus, des médias régionaux normands plus objectifs avec les réalités normandes, ou ayant, tout simplement, plus d’intérêt pour la Normandie:
Ouest-France va devoir se normandiser ou décliner définitivement.
Lire ci-après cet article: après nous avoir fait le coup d’un Normand dans l’espace dégustant le célèbre pâté du mataf breton « produit phare » comme il se doit, Ouest-France nous impose de prendre connaissance des exploits d’un célèbre fabricant breton de mailles marines volant au secours de cinéphiles normands désireux de sauver un magnifique témoignage du patrimoine cinématographique français:
Commentaire de Florestan:
Merci Ouest France, merci aux superhéros bretons qui aident les initiatives normandes!
Sans Superhénaff, Thomas Pesquet n’aurait jamais pu s’envoyer dans l’Espace!
Sans Superarmor Lux nos cinéphiles normands n’auraient jamais pu sauver leur belle marinière… Par contre, on constatera que le breton Superarmor Lux a laissé tomber Arnaud Montebourg à la primaire socialiste: la Bourgogne c’est trop loin de la Bretagne et en plus il y fait plus froid qu’à Brest: la maille bretonne ne serait-elle donc pas assez chaude pour le redressement productif national?
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Les racines normandes du FOOTBALL
Sur l’Etoile de Normandie, grâce à nos amis des jeux et sports traditionnels normands qui nous envoient régulièrement des nouvelles de leurs activités stimulantes pour le corps et l’esprit, nous sommes déjà bien informés du sujet:
Le football aurait des racines normandes voire scandinaves et la soule jouée avec une balle au pied, à la main ou avec une crosse serait son ancêtre. Un ancien joueur du Stade Malherbe de Caen passionné par l’histoire de la Normandie vient d’écrire un livre à ce sujet…
Politique -
PERFORMANCE ARTISTIQUE: Le tour de Normandie en 80 peintures par un peintre anglais (évidemment…)
C’est le pari audacieux d’un jeune peintre anglais que de poser ses couleurs, ses pinceaux et son chevalet en plein air sous ce ciel normand fascinant par son changement permanent:
Commentaire de Florestan:
Mettons en perspective normande cette belle et originale initiative artistique contemporaine (au bon sens concret de l’expression qui nous éloigne avec bonheur des étrons abscons qui encombrent les FRAC) proposée, justement et ce n’est pas un hasard, par un anglais.
En effet, il faut rappeler sans cesse cette belle histoire encore méconnue: ce sont sur les côtes normandes, dans les paysages et devant les monuments historiques normands et sous la lumière normande que l’art de peindre en plein air, de composer le principal de son tableau à l’extérieur de l’atelier a été expérimentée de façon systématique et pour la première fois sur le continent européen dès les années 1820 par tous les grands peintres coloristes paysagers anglais de John Sell Cotman au grand William Turner.
A force de voir se promener dans nos rues, dans nos bocages et sur nos plages et dans nos ports ces étranges voyageurs anglais (qu’on va appeler « touristes ») débarqués chez nous du bateau du Havre ou de Dieppe, des peintres normands vont s’y mettre pour créer à partir des années 1860, notamment autour d’un Eugène Boudin et à partir du point de rendez-vous de la ferme de Saint Siméon de Honfleur, ce fameux mouvement qu’un critique d’art parisien appelera « impressionniste » en voyant une toile de Monet représentant le bassin du commerce du Havre par un petit matin de 1872.
A l’heure où il est question de dissoudre le festival « Normandie Impressionniste » dans l’Axe Seine au profit d’une vague « destination impressionniste » étendue de la côte normande à la forêt de Barbizon, il est important de rappeler quelques vérités historiques: la peinture moderne en plein-air a été inventée par les Anglais et ces derniers l’ont expérimentée en Normandie.
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Idée reçue: en Normandie le vélo est plus populo que bobo
Contrairement aux fantasmes des uns (à droite) et aux rêveries des autres (à gauche), les Normands ont un rapport extrêmement lucide et concret à leur mobilité et aux choix restreints qui s’imposent à eux pour exercer ce droit à la mobilité qui est devenu indispensable à la vie contemporaine.
Alors que nous subissons un nouveau pic de pollution de l’air aux particules fines générées par la circulation automobile, les Normands prennent massivement leur bagnole pour aller bosser ou pour faire les courses malgré un réseau routier vieillissant, payant, saturé et inachevé quant au désenclavement. Les services publics des transports en commun restent des services minimums coûteux et inadaptés que subissent des usagers captifs (notamment les jeunes) et l’alternative du vélo, notamment en ville, en est encore moins une: le vélo est au mieux un loisir pour ceux et celles qui disposent déjà d’une automobile et l’usage du vélo comme alternative aux déplacements motorisés urbains reste marginal sauf, peut-être, chez les bobos caennais. Ailleurs (mais à Caen aussi), les Normands préfèrent la marche à pied.
Mais le plus surprenant dans cette récente étude de l’INSEE sur la mobilité des Normands c’est que ce sont, bel et bien, les ouvriers et les employés les plus modestes, contraints par leurs moyens financiers limités, qui seraient les plus grands usagers du vélo pour leur mobilité professionnelle en Normandie.
Bref! Le vélo en Normand est plus populo que bobo parce que le populo ne peut pas faire autrement! Après l’écologie punitive anti-bagnole, nous est donc révélée clairement par l’INSEE normande l’écologie subie pratiquée par le quart-monde normand.
Les bourgeois bohèmes devraient cesser leurs leçons de morale idéologique sur l’écologie au plus vite: ça devient lassant voire urgent à moins de quatre mois de l’élection présidentielle!
Commentaire de Florestan:
En Normandie, en raison d’une organisation des transports particulièrement défaillante (qu’on songe à l’état lamentable du service ferroviaire, au racket sur les péages de la SAPN ou à l’état d’enclavement routier de la Normandie rurale), la mobilité est une question sociale brûlante.
Elle devrait être la priorité des politiques publiques régionales. Mettre tous les Normands à la marche à pied ou sur une selle de vélo c’est sympathique mais ce n’est pas la solution.
Etablir des liaisons cadencées rapides en train entre Caen, Rouen et Le Havre, l’achèvement du désenclavement routier normand et la gratuité des transports en commun à Caen, Rouen et Le Havre ne sont pas des utopies mais des urgences!
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CARTES GRISES: la NORMANDIE région moins chère de France (avec la Corse)
Le problème de fusionner des régions qui n’avaient rien de commun entre elles pour faire des machins inconsistants plus grands plus gros censés être plus efficaces et plus économes c’est que cela ne marche pas au point qu’au lieu de faire des économies, on va augmenter les dépenses ou les impôts ou les deux à la fois.
Une fois de plus, nous nous réjouissons de vivre dans l’heureuse exception normande avec l’exemple des cartes grises: ça augmente partout dans les « nouvelles » régions sauf en Normandie au point que notre région va proposer en 2017 le cheval fiscal le moins cher de France avec la Corse.
Carte grise. Les régions fusionnent, les automobilistes trinquent
Modifié le 22/01/2017 à 19:43 | Publié le 22/01/2017 à 17:04
La fusion des régions a pour principale but les économies de fonctionnement. Mais dans le cas de la carte grise, c’est le citoyen qui voit passer la facture… | Fotolia
La fusion des régions est synonyme de hausse des tarifs des cartes grises presque partout. Les nouvelles régions ont profité de l’harmonisation des tarifs pour augmenter les prix. Les habitants de Franche-Comté voit ainsi la carte passer de 36 € à 51 €.
Ainsi, les automobilistes de Franche-comté auront peut-être du mal à avaler la pilule. Ils payaient 36 euros le cheval fiscal avant la fusion de leur région avec la Bourgogne. La Bourgogne où le cheval fiscal coutait 51 euros en février 2016. C’est ce dernier tarif qui s’applique partout dans la nouvelle région Bourgogne – Franche-Comté.D’autres régions, qui n’ont pas fusionné, ont semble-t-il profité de l’occasion pour augmenter leur tarif également. C’est le cas de la Bretagne. En février 2016, le cheval fiscal coûtait 46 euros… Il en coûte désormais 51 euros à ceux qui doivent payer une nouvelle carte grise.
Les tarifs à la loupe. | Infographie Visactu.PolitiqueOn notera cependant que la Corse, la Normandie et la région PACA n’ont pas augmenté leurs prix. Enfin deux régions n’ont pas harmonisé leurs tarifs : les Hauts de France et la région Grand-Est.
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Politique régionale: pas d’union sacrée pour défendre les urgences normandes
Nous l’avions déjà ici déploré. Contrairement à ce qui se passe dans le Nord où une grande coalition transpartisane allant de Martine Aubry à Gérald Darmanin en passant par Xavier Bertand avait pu se mettre en branle pour trouver les 5 milliards d’euros nécessaires au futur canal Seine Nord Europe dans l’espoir d’y noyer un jour Marine Le Pen tout en en faisant l’épine dorsale d’une nouvelle région « haut-française » qui peine à exister sur le plancher des vaches picardes, flamandes, hennuyères ou artésiennes, le paradoxe politique normand consiste à refuser de défendre ensemble les enjeux d’une Normandie si évidente dans son existence qu’elle n’aurait besoin de personne pour durer dans le temps à l’instar d’un chien levant la patte contre un vieux mur historique qui en a vu tant d’autres et qui en verra encore tant d’autres…
La Normandie n’étant pas qu’un terrain de jeu politicien ou le piètre résultat géographique d’un mécano institutionnel partisan, il faut être doté d’un minimum de culture générale historique et géographique ou littéraire pour avoir l’envie de s’y intéresser en tant que telle et pour en percevoir l’évidence. En cela, la défense de l’intérêt général de la Normandie est comparable à la défense de l’intérêt général de la France: il faut une certaine hauteur de vue pour le faire en ne faisant plus de l’intérêt général une arrière boutique parmi d’autres de la lutte partisane.
Didier Patte, ancien président du Mouvement Normand fait, à peu de choses près, la même analyse dans le dernier communiqué que nous avons reçu à la rédaction de l’Etoile de Normandie:
LE SEMAINIER DU MOUVEMENT NORMAND
COMMUNIQUE N° 248 – SEMAINE 4 – JANVIER 2017
UN AN DE MANDATURE DU CONSEIL REGIONAL DE NORMANDIE
SOUS LE FEU DES CRITIQUES INEPTES ET POLITICARDES

Le Mouvement Normand s’est engagé à tenir la chronique des activités du Conseil régional de Normandie tous les six mois et ce, durant toute la mandature. En juillet dernier (communiqué n° 241), nous dressions le bilan de la mi – année qui avait vu l’installation des nouvelles institutions régionales depuis la réunification intervenue le 1er janvier 2016. Globalement, c’était un satisfecit : réunir deux administrations qui avaient vécu leur vie depuis des décennies chacune de leur côté n’était pas chose facile et, finalement, la bonne volonté de tous aidant, la répartition des fonctions et des organes de direction entre Rouen, chef-lieu de la Région, et Caen, siège du Conseil régional, s’effectuait sans trop de heurts ou de froissements de susceptibilités. La sagesse normande allait-elle l’emporter ? Allions-nous, enfin, en Normandie, apprendre à « chasser en meute » pour obtenir de l’Etat central et des autorités européennes ce qui, en définitive, était dû à la Normandie ?
Pourquoi cette position qui est la nôtre consistant à prétendre que la Normandie est en déshérence, s’estime mal aimée et largement oubliée par les pouvoirs publics depuis trop longtemps ?
Parce que la Normandie a longtemps eu la réputation d’être riche et que les Gouvernements ne lui ont pas accordé l’attention qu’elle méritait, à l’instar d’autres régions : la Normandie, en ce premier quart du XXIe siècle, n’a pas complété son réseau routier maillant l’ensemble de son territoire, notamment dans le sud de son espace ; la Normandie gémit de son réseau ferroviaire obsolète et ce n’est pas pour rien que le patron de la S.N.C.F. a avoué que cet opérateur « avait une dette envers elle » ; la Normandie, province maritime s’il en est, n’a pas bénéficié des investissements indispensables pour désenclaver ses ports et Anvers reste le premier port français ; la Normandie a très peu profité de la déconcentration de certains organes du Pouvoir central à cause de la proximité parisienne ; la Normandie, en matière économique et de gouvernance des affaires, est restée « le cône de déjection du torrent parisien », c’est-à-dire qu’elle a obtenu des unités de production sans recevoir les sièges sociaux avec le tertiaire afférent… Or, en ces temps de délocalisation et de mondialisation, ce sont les usines employant beaucoup de main – d’œuvre qui partent vers les pays à bas salaires, d’où une désindustrialisation de la Normandie plus grave ici qu’ailleurs. En ce monde d’échanges, toutes les zones enclavées ou en dehors des flux principaux se retrouvent marginalisées et la Normandie paie très cher ses trente ans de retard en matière de communications routières, ferroviaires, voire fluviales ou aéroportuaires.
Telle est la situation actuelle.
Ajoutons à cela que la calamiteuse division de la Normandie a pendant cinq décennies brouillé les volontés normandes et favorisé le localisme de ses élus, sans vision, sans ambition, sans désir de jouer collectif.
Ne nous étonnons pas que les Gouvernements successifs aient tenu les Normands en lisière et ce ne sont pas les quinze années de gestion socialiste à la tête des exécutifs régionaux qui ont permis d’inverser ce courant mortifère.
L’histoire sera cruelle pour cette gestion à courte vue et clientéliste.
De plus, le quinquennat de M. Hollande aura consacré le déclassement de la Normandie dans les priorités du Gouvernement : la politique maritime de la France reste… théorique et ce qui devrait être le moteur premier du dynamisme normand reste en bas régime, le Schéma de développement de la Vallée de la Seine, déjà très imparfait dans sa conception, n’englobant pas la totalité de la Normandie, est, en fait, une coquille vide en matière de financement, la Ligne Nouvelle Paris – Normandie (L.N.P.N.) reste un projet, ressemblant plus à un mirage qu’à une démarche programmée, calibrée, quantifiée et, bien entendu, financée. Et, last but not least, le choix de réaliser dans les plus brefs délais, le Canal Seine – Nord – Europe est un véritable coup de poignard dans le dos pour les ports de la Basse Seine dans la mesure où, avant tout commencement de travaux sur ce chantier, il faudrait préalablement que la Seine et l’Oise devinssent des voies fluviales totalement modernisées. « L’œuvre » ( sic !) des gouvernements du quinquennat Hollande est un désastre pour la Normandie et le plus grave, c’est que les responsables socialistes des exécutifs régionaux des ex – demi-régions haute et basse Normandie ont cautionné ce forfait anti-normand !
L’histoire retiendra cependant que, sous la présidence Hollande, la Normandie a été réunifiée : c’était donc une occasion inespérée d’envisager un sursaut salvateur pour cette vraie Région.
Pourquoi « vraie » Région ? Parce que, finalement, dans la recomposition du paysage régional français, la Normandie apparaît comme la seule Région cohérente, dans ses limites immémoriales et son identité incontestable.
C’était donc une occasion inespérée (nous nous répétons à dessein) de rebattre les cartes et d’inviter tous les Elus normands à s’atteler à une tâche commune : réveiller la Normandie. Pour la redynamiser et lui redonner l’esprit conquérant qui, dans les siècles passés, lui avait donné son lustre.
Les élections régionales ont donné les résultats que l’on sait. En gros, un partage par tiers de l’opinion publique normande. Le système électoral permettant à la liste arrivée en tête, fut-ce de peu, de détenir la majorité des sièges au Conseil régional. C’est la loi du genre.
Nous avons eu l’illusion que le bon sens l’emporterait lorsque le Conseil régional A L’UNANIMITE décida que la répartition équilibrée des fonctions au sein de cette collectivité interviendrait entre Can et Rouen. Hélas, il nous a fallu déchanter lorsque nous constatâmes, d’abord incrédules, puis agacés, enfin indignés, que le leader de l’opposition socialiste s’ingéniait par des critiques mesquines et dérisoires à dénigrer la personne et l’action du Président du Conseil régional.
L’HARGNEUX MAUVAIS PERDANT
Il faut s’interroger sur la démarche intellectuelle de Nicolas Mayer – Rossignol, puique c’est de lui qu’il s’agit. L’ex – Président du Conseil régional de la haute Normandie, qui a raté de peu le leadership de toute la Normandie, n’a pas digéré sa défaite – pourtant honorable – et, pratiquant une obstruction suicidaire, il part du principe éminemment cynique qu’ « un pouvoir, quel qu’il soit, a l’opposition qu’il mérite ». N’ayant aucune considération pour la personne et l’action d’Hervé Morin, il rabaisse donc débat à des considérations subalternes. Il pense qu’ainsi le dénigrement systématique de l’adversaire provoquera la déconsidération de celui-ci et de la politique qu’il mène.
Les grands problèmes de l’heure qui assaillent la Normandie, il n’en a cure et l’on a droit à des interventions ridicules ou déplacées qui abaissent le niveau du débat régional.
En veut-on quelques exemples ?
Il a cherché pouille à Hervé Morin à propos du cumul des mandats, alors que ce dernier avait promis – et l’a fait – de démissionner de son mandat de député dès que les contestations éventuelles sur la validité du scrutin des élections régionales seraient annihilées. Contre l’évidence, NMR reproche à Morin l’abandon programmé de la Ligne Nouvelle Paris – Normandie, alors que le Gouvernement socialiste fait tout ce qu’il peut pour en différer la réalisation par manque de financement et en faisant traîner les études. Les Elus socialistes montent sur leurs grands chevaux en accusant la majorité du Conseil régional d’abandonner un projet de gare à la Défense… qui n’a jamais été envisagé concrètement lorsqu’ils étaient aux affaires. Le Conseil régional « manque de femmes » – ce qui n’est pas faux -, mais pourquoi en accuser la Droite alors que cette pratique est générale dans un pays très en retard (la faute à qui ?) dans la promotion de la moitié féminine de la population ? NMR daube sur le G 6, organe de concertation des Présidents de Conseils départementaux normands et du Président de Région, alors que le modèle du « 276 » – alliance des départements de l’Eure et de la Seine – Maritime avec l’Exécutif de l’ex haute Normandie – avait prouvé son efficacité. Evidemment, on ne pouvait en voir les effets dès la réunion de cet aréopage…
NMR a lancé l’anathème : « Morin se couche devant Pécresse », sans prendre en compte que le Président de la Normandie et la Présidente de l’Ile – de – France s’étaient concertés pour définir une attitude commune devant l’éventualité d’une taxe supplémentaire imposée par le Gouvernement aux Régions. A noter que toutes les Régions, y compris celles dirigées par les Socialistes ont refusé cette taxe… « Morin ne fait que de la com » : c’est le leitmotiv un peu facile du leader de l’opposition socialiste. D’une part, c’est faux : il faut bien annoncer le lancement des différentes agences de la Région et les mesures prises en faveur de l’apprentissage, de l’agriculture, de l’aide aux entreprises qui innovent. D’autre part, on ne peut juger de l’efficacité d’une politique qui se met en place.
Et puis, Mayer – Rossignol ne faisait-il pas de la communication lorsqu’il était aux affaires ? Les Socialistes qui ont négligé l’apprentissage ont poussé des cris d’orfraies quand il s’est agi de resserrer le dispositif de formation des aides – soignants et des infirmiers. Il semble que les solutions trouvées ne soient pas aussi calamiteuses qu’ils le prétendent… Ils s’excitent aussi sur la remise en cause d’une officine (GRANDDE) environnementale qui n’a pas prouvé son efficacité et sur la cessation des aides au Festival Rock d’Evreux dont le modèle économique laisse à désirer. NMR fait le buzz en reprochant à Morin et à la Mission d’Attractivité de la Normandie d’avoir fait appel à un cabinet parisien pour bâtir justement cette attractivité, ce cabinet ayant déjà ses entrées dans la Région depuis longtemps. Le comble de la mauvaise foi de Nicolas Mayer – Rossignol est atteint lorsque cet impatient (il voudrait bien revenir aux affaires !) reproche à Hervé Morin de ne pas être présent en Normandie. Il ne faut tout de même pas exagérer. Nous qui relevons dans la presse tous les articles concernant les activités du Conseil régional et, notamment, de son Exécutif, pouvons dresser un « itinéraire » d’Hervé Morin depuis un an. Il est éloquent. L’absence du Président de Région en Normandie est une contre-vérité absolue, qui n’honore pas son auteur. Mais diffamer, mentir, à l’envi, il en reste toujours quelque chose et le but recherché peut vite être atteint. Est-ce ainsi que l’on défend une institution telle que la Région et, par suite, les intérêts des Normands ?
POURTANT CE BILAN DE LA PREMIERE ANNEE DE MANDATURE EST LOIN D’ETRE NEGATIF, IL EST MEME PROMETTEUR
Quand, en Normandie, on dit que « ce n’est pas mal », cela veut dire que c’est bien, avec toujours cette petite pointe de retenue qui confine à une légitime réticence devant l’acquiescement inconditionnel. A mettre dans le registre de notre légendaire « P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non »… dans notre appréciation, il n’ y a aucune considération partisane (le Mouvement Normand a souvent méprisé le jeu politique et ne passe pas pour être indulgent avec les Elus, quels qu’ils soient, à quelques tendances auxquelles ils adhèrent…). Ce qui nous intéresse, c’est le devenir de la Normandie et, sans partir de l’idée que nous étions sur une page blanche au 1er janvier 2016, nous considérons la nouvelle donne de la réunification normande et de la prise en compte enfin GLOBALE des problèmes normands. A partir des articles piochés dans toute la presse normande, nous allons répertorier l’essentiel des actions du Conseil régional de Normandie (en dehors, bien entendu, de toutes les péripéties de l’installation de la nouvelle Région à laquelle nous avons déjà fait allusion). L’énumération n’en est pas fastidieuse, d’autant qu’il faut, à chaque fois, imaginer la réflexion et la mise en œuvre des nouvelles structures ou l’économie des nouvelles politiques.
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Mise en place d’une Agence régionale de l’Environnement, qui regroupe les organismes qui existaient avant la réunification dans les deux ex – demi-régions. Ce sera le cas souvent pour la plupart des nouvelles structures.
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Ambition de créer, à côté des trois métropoles, un réseau des villes moyennes de Normandie
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La volonté de travailler la main dans la main avec les trois grandes agglomérations : Métropole Rouen – Normandie, Pôle métropolitain Caen – la Mer, CODAH (devenue depuis peu Pôle métropolitain de l’Estuaire).
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La volonté de fusionner chacune des Ligues sportives afin d’avoir une vision globale de l’économie sportive de toute la Normandie.
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La création d’une Agence de Développement pour la Normandie (A.D.N.), avec un guichet unique et une simplification pour les entreprises.
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L’organisation du « G 6 » : organe de concertation des cinq Présidents de Conseils départementaux de Normandie et du Président de Région. Il s’agit d’assurer la cohérence des politiques menées par les collectivités territoriales normandes.
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Une nouvelle politique de formation à l’échelon normand, avec une priorité donnée au développement de l’apprentissage (objectif : le décuplement du nombre des apprentis au cours de la mandature).
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Dans le cadre du Plan 2014 – 2020, les Régions deviennent gestionnaires des Fonds européens. Pour la Normandie, il s’agit d’investir plus d’un milliard d’euros.
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Définition d’une nouvelle politique régionale en direction de l’Agriculture. Définition de 16 priorités pour accompagner les agriculteurs normands dans le développement de leurs exploitations. En ce domaine, il s’agit d’une véritable rupture avec la politique menée dans l’ex – haute Normandie qui, durant la satrapie du sieur Le Vern, était carrément hostile au monde agricole.
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La Région Normandie aide Normandie – Université à déposer sa candidature dans le cadre du programme national des Investissements d’avenir.
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Création du Fonds Normandie – Participation. La Région a attribué cette année une trentaine d’aides à des entreprises en difficulté ou innovantes. Les P.M.E. normandes que la Région soutient dans le cadre des « champions cachés » sont au nombre de 150 et représentent 40 000 emplois. Le Conseil régional veut les soutenir pour l’investissement, l’export et la formation.
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Définition de deux Schémas : Schéma Régional de Développement Economique, de l’Internationalisation et de l’Innovation. Le Conseil régional y a ajouté le E pour entreprises (S.R.D.E.E.I.I). Le Schéma Régional de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (S.R.E.S.R.I.) complète ce dispositif établi à l’échelon national par la Loi NOTRe.
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Lancement d’un chantier « Pêche »
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Création du dispositif A.R.M.E. (Anticipation – Redressement – et Mutations Economiques) destiné à venir en aide aux entreprises en difficulté.
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Création de la Mission pour l’Attractivité de la Normandie (M.A.N)
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Nouveau plan de prévention et de gestion des déchets
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Dispositif Impulsion, destiné à faciliter les exportations pour les entreprises normandes. Ce dispositif se veut « plus souple, plus réactif et plus simple » (Hervé Morin)
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Le Conseil régional – en liaison avec la M.A.N. – planche sur le lancement d’une marque territoriale : la Marque Normandie.
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La Région investit dans l’énergie : simplifier et accélérer les démarches des particuliers. Rénovation des bâtiments publics. La Région aide jusqu’à 40 %.
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La Région veut muscler sa filière agro-alimentaire en injectant 2 millions d’euros sur trois ans pour les actions de la filière.
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La Région réforme la commande publique : c’est un enjeu de 300 à 400 millions d’euros pour la mandature.
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La Région prend en mains les transports scolaires.
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Coopération entre la Région et différentes filières : filière aéronautique N.A.E., filière agricole, filière agro-alimentaire, filière logistique, filère automobile, etc.
Il est encore trop tôt pour porter un jugement sur l’efficacité de tous ces nouveaux dispositifs et sur ceux qui, remaniés, continuent sur la lancée des dispositifs antérieurs. L’honnêteté oblige à dire cependant qu’ils sont bien dans les prérogatives dévolues aux Régions et que des moyens supplémentaires semblent avoir été réunis pour que les résultats soient à la hauteur des espérances.
Bien entendu, nous suivrons de près l’évolution de tous ces dispositifs (et de ceux qui verront le jour dans les mois qui viennent) : nous jugerons sur pièces. Par exemple la multiplication des postes d’apprentissage offerts aux jeunes Normands ou encore le nombre d’emplois créés ou sauvés par l’Agence de Développement pour la Normandie, le dispositif ARME, le Fonds Normandie – Participation. Soyons honnêtes jusqu’au bout : une autre majorité aurait sans doute procédé de la même manière et les résultats à en attendre auraient sans doute été à la même hauteur d’espérance… Ce qui rend dérisoires les charges tous azimuts du sieur Mayer – Rossignol.
L’ORIGINALITE DE LA « POLITIQUE EXTERIEURE » DE LA REGION
En ce domaine, Hervé Morin et sa majorité ont véritablement innové. Hervé Morin, en accord avec la C.C.I. de Normandie, s’est transformé en « V.R.P. de la Normandie »
Ce faisant, il ne marche pas sur les brisées du Ministère des Affaires Etrangères (la diplomatie reste et doit rester une compétence régalienne), mais les Lois de Décentralisation n’empêchent pas les Régions de tisser des liens culturels et commerciaux avec des pays étrangers, qu’ils soient membres ou non de l’Union Européenne.
D’abord, profitant du symbole de la réunification de la Normandie, Hervé Morin va effectuer un grand pas en direction des Iles Normandes de la Manche. Le terrain n’était pas vierge : le Département de la Manche avait déjà entretenu des relations privilégiées avec les Bailliages de Jersey et Guernesey. Le resserrement des liens internormands revêtent une grande importance en ces temps de Brexit (n’oublions pas que Jersey et Guernesey n’ont jamais fait partie de l’Union Européenne : à ce titre, les Iles Normandes sont précurseurs dans les rapports entre le monde britannique et les Autorités de Bruxelles ou les Autorités françaises). Il y a& à creuser dans cette direction et, au plan culturel, les échanges ne peuvent être que productifs. En ligne de mire, la reconnaissance par l’UNESCO du Droit normand comme patrimoine mondial et immatériel. Affaire à suivre attentivement. En tout cas, ces « retrouvailles » normandes sont un PLUS apprécié dans la mise en évidence de l’identité régionale. Ensuite Hervé Morin, des entreprises et la Mission pour l’Attractivité de la Normandie ont jeté des ponts vers la Russie, l’Iran, la Corée du Sud. L’ambition, là, est plus commerciale que culturelle (quoique…) et, aux dires des participants et des relais de presse, c’est assez prometteur. Tout cela conforte l’image d’une Normandie ouverte et, pays d’échanges, tout à fait conforme à l’ambition maritime de la Région.
LA GRANDE AFFAIRE : LES TRAINS !
2016 aura été marquée par le VOLONTARISME de la Région normande et de la majorité du Conseil régional de « faire bouger les lignes » en matière ferroviaire. La situation de départ était – et reste encore – calamiteuse. L’Etat (donc la S.N.C.F.) n’a pas fait ce qu’il fallait : il a une « dette ». Le plan de modernisation du réseau normand avance… à un train de sénateur et, même, fait du sur – place. Si les T.E.R. sont déjà sous la direction de la Région (Le Vern a versé 400 millions d’euros pour cela), les T.E.T., c’est-à-dire les liaisons Intercités, vers Le Havre, Cherbourg, Granville, Tours, toujours sous la férule de la S.N.C.F., sont dans un tel état de dégradation que la formule d’Hervé Morin selon laquelle le réseau ferré normand en est encore au Moyen Age est significative (Nous n’aimons pas trop au Mouvement Normand que l’on fasse du Moyen Age le symbole de l’ »arrièration» et de la routine… Passons !).
Bref, Morin et son équipe ont voulu rompre le cercle vicieux de la deshérence, de la dégradation, du déficit, du désamour du train par les usagers. La solution proposée est certes conforme à l’idée que nous nous faisons au Mouvement Normand d’un véritable pouvoir régional, mais elle implique une responsabilité financière et morale qui présente des risques. Il s’agit de la prise de contrôle des lignes T.E.T. – Intercités par la Région. Ces lignes, présentement, sont déficitaires (elles ne l’ont pas toujours été) : pourront-elles revenir à l’équilibre ?
La question doit être posée : d’un côté, un meilleur service, une meilleure ponctualité, un autre cadencement peuvent faire revenir les usagers sur ces lignes actuellement en perdition, d’un autre côté, le coût excessif du transport par fer (comparé aux coûts des « cars Macron »), un certain désamour du train du fait de l’impéritie de la S.N.C.F., peuvent durablement éloigner la clientèle…
Hervé Morin et son staff comptent sur les nouveaux trains, plus modernes, mieux adaptés aux désirs des voyageurs… Le doute est permis, mais l’audace est un facteur à prendre en considération et, de toute manière, c’est la dernière chance du transport ferroviaire de voyageurs en Normandie. Certains disent que la majorité régionale joue sa crédibilité sur ce dossier : c’est possible. Mais nous sommes de ceux qui veulent sortir la Normandie de l’immobilisme dans lequel on l’embourbait il y a peu. Le coup vaut d’être tenté.
LA VIE AU JOUR LE JOUR D’UNE COLLECTIVITE REGIONALE
Loin de nous l’idée de passer le coup d’encensoir à la nouvelle majorité régionale et à son chef de file.
Il y a eu des maladresses : des phrases malheureuses souvent mal interprétées d’un Président quelquefois gaffeur et constamment surveillé par des journalistes non seulement sans indulgence, mais plein de préventions, qui veulent « se le payer » ; des annonces trop rapides, donc mal expliquées qui, à l’examen, se révèlent moins sensibles (ex : l’affaire de la fermeture de certaines formations d’aides-soignants, ou encore, la remise en cause du festival Rock d’Evreux)… Tout cela relève du coefficient personnel de chacun et affecte peu les vrais problèmes qui se posent à la Région. Il en est de même de certaines interventions, cette fois positives, que peut être amené à faire un Président de Région, telles que l’idée – intéressante – de promouvoir une monnaie régionale… en 2018, ou encore, la volonté de « parler français sur nos chantiers » (une façon comme une autre de remettre en cause la pratique des « travailleurs déplacés ») ou, toujours, l’envie de doter la Normandie d’un hymne et de solliciter pour ce faire des jeunes compositeurs de talent (Pourquoi pas ?) ou, enfin, l’intervention musclée – en paroles – contre la météorologiste de TF1, dont les commentaires sont par trop négatifs pour la Normandie. Tout cela, finalement, n’est que l’écume des jours et nous apparaît secondaire, même si c’est la preuve d’une certaine prise de conscience normande.
Alors, ce bilan d’un an de mandature ? Le métier nous paraît mis sur de bons rails, il y a beaucoup d’engagements et il est encore trop tôt pour juger les résultats d’une politique volontariste. Le Mouvement Normand remercie Hervé Morin et son équipe de donner le sentiment qu’il ne faut pas désespérer de la Normandie.
DIDIER PATTE
Porte – parole et ancien Président du Mouvement Normand
Politique -
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Défense du vrai camembert normand: Périgo LEGASSE repart au COMBAT!
C’est à lire avec gourmandise dans la dernière livraison de l’hebdomadaire « Marianne » (n°1034 du 20 au 26 janvier 2017). Le célèbre critique gastronomique Périgo Légasse repart au combat pour dénoncer, à juste titre, la confusion des étiquettes sur nos camemberts entre ceux « DE Normandie » produit dans le cahier des charges précis de l’AOC/AOP et ceux « fabriqués EN Normandie » selon un cahier des charges bien plus flou.
Nous ne ferons pas plus de commentaires, le propos de Périgo Légasse se suffisant à lui-même:
Politique -
EXCLUSIF: LA PREMIERE CARTE NORMANDE DES FORMATIONS PROFESSIONNELLES A DECOUVRIR SUR L’ETOILE DE NORMANDIE
La NORMANDIE est la première région industrielle et maritime de France: énergies marines renouvelables, nouvelles motorisations, nouveaux matériaux, nouvelle métallurgie, constructions navales, automobile, aéronautique, hautes technologies numériques, technologies bio-marines… Le potentiel normand industriel et d’innovations technologiques dans des domaines aussi essentiels pour notre avenir collectif qui va devoir se coltiner le changement climatique, est exceptionnel par sa diversité et par sa densité.



Par ses laboratoires universitaires de recherche fondamentale (ex: Le GANIL ou l’université de Caen), ses laboratoires de recherche-développement (ex: le plateau du Madrillet à Rouen ou le futur plateau aéronautique de Vernon), ses écoles d’ingénieurs (INSA, ENSI, ENSM), ses entreprises (avec brevets déposés sur des savoir-faires uniques au Monde, ex: ACOME à Mortain; la « glass vallée » de la Bresle; le premier kilomètre de route solaire à Tourouve), ses start-up (notamment dans la connection numérique où 100 entreprises représentaient récemment la Normandie au salon international de Las Vegas), on peut dire que la Normandie est une grande technopole… au bord de la mer ou bien cachée dans ses bocages.
Répétons-le!
La Normandie est, très certainement, LA première région de France pour l’innovation industrielle sur les secteurs les plus stratégiques de l’avenir: l’énergie, la mer, les transports, les matériaux… L’alimentation aussi.
Pour que ce formidable potentiel se maintienne et s’acroisse il faut, au départ, une SOLIDE FORMATION PROFESSIONNELLE INITIALE.
Et c’est au CREFOP d’en décider.
Le quoi?
Le CREFOP!
Sous cet acronyme barbare qui rime avec cyclope, pour Comité Régional pour l’Education, la Formation et l’Orientation Professionnelle, se cache LA tour de contrôle et de décision régionale normande représentant tous les acteurs publics et privés de la formation professionnelle régionale co-présidée par Madame la Préfète de région Nicole KLEIN et par Monsieur le Président de région Hervé MORIN.
Cette nouvelle instance s’est mise pour la première fois au travail, sérieusement, le jeudi 19 janvier 2017 pour décider de la toute première carte normande de la formation professionnelle. Rien de moins!
Vous trouverez, d’ailleurs à la fin de ce billet et en exclusivité sur l’Etoile de Normandie, l’intégralité des documents de travail qui ont servi à cette réunion fondatrice d’une politique régionale normande de la formation professionnelle.
Sur les principaux sites d’informations normands (Tendance Ouest, Ouest France, Normandie Actu) on ne trouvera aucune allusion à la réunion toute récente du tout nouveau CREFOP normand et de ses décisions pourtant essentielles pour l’avenir de notre région… Sauf sur le site de Paris-Normandie où l’on trouvera un écho grâce aux déclarations de Sébastien Jumel, le maire de Dieppe se déclarant satisfait qu’un projet de formation proposé dans un lycée professionnel de son agglomération soit validé par le CREFOP:
Cette instance nouvelle reste donc peu connue et elle fait déjà l’objet de critiques. Elles nous paraissent salutaires car arbitrer de l’avenir de la formation professionnelle dans une région c’est une question de vie ou de mort pour la région concernée:
http://gilles-houdouin.eklablog.com/reunion-d-installation-du-crefop-a125669806
http://www.fcuni.com/archives/2016/04/19/33685002.html
On trouvera enfin plus de renseignements sur le site de la Région Normandie:
http://cprdfop.normandie.fr/index.php/337-cprdfop
Notamment ce lien faisant état de l’existence de 25000 offres de formations professionnelles en Normandie:
https://www.normandie.fr/programmes-de-formation
Disons les choses d’emblée:
Pour assurer l’avenir du potentiel d’innovation industriel normand dont les atouts seront stratégiques pour réussir une transition énergétique française, il faut que le CREFOP mette en oeuvre une formation professionnelle initiale très volontariste et ambitieuse sur les qualifications, les moyens alloués, les centres de formation, les écoles d’ingénieurs, le réseau des lycées professionnels, les IUT…
Mais au lieu de cette vision d’envergure, il est à craindre que la Normandie serve de terrain d’expérience à des politiques ineptes décidées à Paris par un état jacobin au bout du rouleau quand il faut trouver une solution pour éviter le décrochage scolaire ou le chômage des jeunes. En effet, si le CREFOP n’a été réuni que pour que la Normandie prenne sa part de ce fardeau national de caser, coûte que coûte, 500 000 jeunes en apprentissage quitte à forcer les réalités et les potentiels de notre région, alors le CREFOP rate totalement son objet et brise sa légitimité car au lieu d’être une instance essentielle d’un pilotage normand de l’avenir normand, il ne devient qu’un rouage de la machine jacobine à broyer le concret pour des objectifs incertains ou inutiles !
Pour des raisons sociales, sociologiques, économiques ou culturelles évidentes, l’apprentissage ne sera jamais la première voie d’accès la qualification professionnelle: il est probable que l’objectif national de 500000 apprentis sera difficilement atteint. On sait que près de 25% des contrats de formation en alternance sont rompus avant terme. Car l’apprentissage exige une rigueur de vie et une responsabilité individuelle qu’un lycéen arrivant de son collège ne saurait posséder. La formation initiale scolaire est indispensable et il faudrait la renforcer au lieu de l’affaiblir!
Il ne s’agit pas, bien entendu, de nous opposer, par principe à la formation en alternance (apprentissage) qui est indispensable à la transmission des métiers et des savoir-faire qui ont besoin d’un contact direct entre un professionnel et un élève: cela vaut dans tous les métiers de haute tradition artisanale et artistique. Mais dans l’industrie et l’innovation technologique ce qui est efficace et demandé par les industriels réellement soucieux du développement de leurs industries, c’est de pouvoir embaucher, sans attendre et sans avoir à les former complètement, des bons professionnels dotés d’une solide formation initiale qui ne peut être dispensée que dans un cadre scolaire…
Ainsi, au lieu de nous proposer un renforcement du réseau des lycées professionnels, au lieu de faire de la Normandie et de ses deux académies un territoire pilote d’expérimentation pour une mise en relation de ces lycées professionnels avec les IUT et les écoles d’ingénieurs régionales, voire avec l’Ecole Poytechnique ou le Centre National des Arts et Métiers pour intégrer toute une filière de formation allant du CAP au concours d’entrée à Polytechnique avec des classes prépas dans les lycées pros, le CREFOP Normandie, avec, il faut le dire, l’assentiment de la Région Normandie et d’une partie de la représentation du patronat régional, prépare la bascule de la formation professionnelle normande vers l’apprentissage alors qu’on sait bien en Normandie qu’il ne faut jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier!
Avec pour conséquence, la suppression d’un certain nombre d’offres de formation dans les lycées professionnels qu’ils soient publics ou privés voire leur transformation en auberge espagnoles devant accueillir dans les mêmes classes, le public scolaire habituel et le public très particulier des apprentis, le tout avec des moyens constants ou en baisse!
En exclusivité, sur l’Etoile de Normandie, nous vous proposons de découvrir le dossier spécial formation professionnelle normande proposé par « Le mag » (édité par le Carif-Orif de Normandie) dans son numéro 1 de novembre 2016: c’est très bien fait et vous saurez tout de l’organigramme institutionnel de la décision publique normande.
EXCLUSIVITE ETOILE DE NORMANDIE:
La première carte normande des formations professionnelle qui fut présentée et débattue lors de cette première grande réunion de travail du CREFOP Normandie, le jeudi 19 janvier 2017. On constatera que les Centres de Formations par Alternance (CFA) sont privilégiés au détriment des centres de formation initiale scolaire, à commencer par les lycées professionnels qu’ils soient publics ou privés!
- Ci-après, le tableau récapitulatif des fermetures en lycée professionnels proposées par l’Education Nationale pour la rentrée de septembre 2017: édifiant!
- Ci-après, le tableau récapitulatif des propositions d’ouverture de formation dans les centres de formation:
Carte_scolaire_2017_Education_Nationale
Carte_scolaire_2017_hors_Education_Nationale
- Lire ci-après l’analyse de la carte normande de la formation professionnelle proposée par la CGT (syndicat qui dispose d’un comité interprofessionnel normand depuis 1982):
d_claration_CGT_carte_des_formations
- Lire enfin, la réaction des enseignants (CGT) des lycées professionnels normands qu’ils soient du secteur public ou privé:
LA NORMANDIE, PREMIERE REGION INDUSTRIELLE ET MARITIME DE FRANCE, MERITE D’AVOIR UNE GRANDE POLITIQUE REGIONALE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE: CE N’EST HELAS PAS LE CAS !
Politique -
LE PORT DU TREPORT N’EST PLUS EN NORMANDIE
En raison de la réforme de la carte des CCI qui a sévi autant en Picardie qu’en Normandie, le port normand du Tréport qui dépendait jusque là d’une CCI locale et originale en ce sens qu’elle était « normano-picarde » (la CCI couvrant la vallée de la Bresle à cheval sur le Talou normand et le Vimeu picard), n’est plus normand!
En effet, la CCI du « littoral normand-picard » n’existe plus depuis le 1er janvier 2016 et notre port normand, le plus au Nord de la Normandie, est désormais piloté depuis… Calais, port très haut dans les « Hauts-de-France » (sic!) dont les Picards, d’ailleurs, pourraient se plaindre autant que les Normands de la Bresle, du Talou ou du Petit Caux!
La dernière livraison de la Chronique de Normandie (n°477, 16 janvier 2017) nous alerte sur la situation du port du Tréport, port oublié? Sachant que le lobby nordiste a, en ce moment, d’autres chats à fouetter que nos chats normands, surtout s’ils trainent sur les quais de ports normands qui seront les principales victimes du futur Canal Seine Nord Europe voulu par les Nordistes.
Le port du Tréport doit devenir un port régional normand, au même titre que celui de Dieppe…
Politique -
ROUEN a le blues…
La dernière livraison de la Chronique de Normandie (éditée par Bertrand Tierce) en date du 16 janvier 2017 porte le titre évocateur suivant:
« Le paradoxe de Rouen »
Et sa lecture est édifiante… Rouen, notre métropole normande aurait le blues. Le blues parce qu’elle prend conscience qu’elle ne peut être LE petit Paris de la province normande et qu’elle NE DOIT PAS ETRE une banlieue du GRAND PARIS dans l’AXE SEINE sous peine de mourir définitivement après avoir été, il y a trois siècles, la SECONDE VILLE de France.
Alors?
Alors il faut inventer quelque chose de TOTALEMENT NOUVEAU et de TOTALEMENT DIFFERENT du modèle français dominant, à savoir celui de la centralisation métropolitaine symbolisé par la domination urbaine à la mode de Paris pour découvrir tout l’intérêt et les charmes du modèle urbain alternatif normand: celui du RESEAU COMPLEMENTAIRE URBAIN qu’il faut, d’urgence, constituer avec Caen et Le Havre.
La Normandie se réunifie.
Il faut réunifier Rouen pour la sortir d’un méandre de l’Axe Seine parisien et la mettre sur la scène normande avec Caen et Le Havre: ensemble, nos trois villes pourront alors tenir tête sans se prendre la tête vis-à-vis de Paris la capitale avec une date en ligne de mire:
2024 et le retour possible d’une exposition universelle en France à Paris… mais pas seulement!
Politique -
Avec Ken Loach: « chômage, précarité, halte aux idées reçues! »
Aujourd’hui, en France, près de 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, 10 millions sont en situation de précarité et 5,5 millions sont inscrites à Pôle emploi. Plus le chômage et la précarité s’amplifient, plus celles et ceux qui […]
Politique -
OUEST-FRANCE: pas assez normand pour franchir la Seine
Alors que le groupe multimédias 100% normand et indépendant La Manche Libre -Tendance Ouest affiche avec volonté son identité normande en diffusant une brochure hebdomadaire « Je suis Normand » à Caen et à Rouen tout en préparant un rapprochement avec le Courrier cauchois (déjà imprimé à Saint Lô), alors que le groupe Paris-Normandie lutte pour sa survie financière avec une diffusion en baisse de ses éditions papier en dépit d’un site Internet qui est devenu l’un des tous premiers sites d’informations générales sur la Normandie fréquenté par les internautes normands, on apprend que Ouest-France peine à s’implanter sur le territoire de l’ex Haute Normandie qui correspond à la zone de diffusion de Paris-Normandie.
Les Bretons de Ouest-France ont donc décidé, en conséquence, de s’incruster sur la pointe de Caux au Havre avec une édition particulière.
L’enjeu est de reconstruire un reflet régional normand, un espace médiatique normand cohérent et rayonnant à partir des trois principales agglomérations de notre région: c’est l’objectif poursuivi par le groupe La Manche Libre Tendance Ouest et c’est, à n’en pas douter, l’objectif conquérant des Bretons de Ouest-France ou l’idée de Paris-Normandie de pouvoir se réimplanter dans le Pays d’Auge et l’agglomération de Caen où l’on est content de pouvoir lire autre chose que Ouest-France en tant que quotidien régional.
D’ailleurs, la situation pour la presse quotidienne ou hebdmadaire régionale est plus difficile à Rouen qu’au Havre ou à Caen car à Rouen, la concurrence des quotidiens nationaux parisiens ou de l’édition nationale du Parisien « Aujourd’hui » est forte: c’est la presse que lisent les banlieusards ferroviaires rouennais.
La situation est donc complexe car il faut réunifier médiatiquement un territoire normand qui faute, d’un rayonnement métropolitain suffisant et après 50 années de déclin dans la division régionale et le localisme (savamment entretenu tant par les Bretons de Ouest-France que par les Rouennais de Paris-Normandie), a disparu des radars des journalistes et des consciences de nos concitoyens normands habitués à vivre dans l’ombre de la région parisienne à l’Est et de la Bretagne à l’Ouest.
La société civile régionale normande est en plein réveil depuis deux ans grâce à la dynamique positive du retour à l’unité normande: elle veut de plus en plus que les médias régionaux diffusés en Normandie parlent vraiment de la Normandie et des Normands à l’échelle pertinente.
Et les acteurs de cette société civile normande veulent de plus en plus qu’on leur parle de Normandie. A Hérouville Saint Clair, au buraliste de la galerie marchande qui a décidé de diffuser Paris-Normandie depuis décembre 2015, je posais la question récemment du bilan de cette diffusion d’un quotidien ex Haut-Normand dans la zone de diffusion de Ouest-France. Il m’a répondu qu’il y avait un réel succès de curiosité notamment parce que, je cite: « Ouest France ne parle pas assez de nous. »
Lire l’article et le reportage qui suit proposé par France 3 Normandie:
Le quotidien Ouest-France peine à s’implanter dans l’ex Haute-Normandie
Le quotidien régional Ouest-France a décidé d’arrêter la version numérique de son édition « Normandie » en Seine Maritime et dans l’Eure après avoir déjà cessé en octobre son édition papier.

Le plus grand quotidien régional français est distribué partout en Bretagne et reste aussi dominant en Basse Normandie (Manche, Calvados et Orne). Il tente avec difficulté de pénétrer le marché de l’ancienne Haute Normandie, dominé par le quotidien Paris-Normandie.
En octobre, les ventes décevantes de l’édition papier « Normandie » de Ouest-France, de Rouen à Evreux, avaient déjà entraîné son arrêt dans cette zone. Depuis le 14 janvier, c’est la version numérique que le quotidien a décidé d’interrompre.
« Il s’agit d’une optimisation opérationnelle et d’une rationalisation« , a expliqué à l’AFP Philippe Toulemonde, directeur général délégué, soulignant que neuf éditions, à la fois en papier et numérique, diffusées dans le Pays d’Auge-Baie de Seine (Calvados), continuent à diffuser des pages « Normandie » avec de l’information locale. Les lecteurs de Haute-Normandie peuvent avoir accès à ces éditions numériques.
A Ouest-France, on se refuse à parler de repli et on définit cette mesure comme une étape dans un processus long pour s’implanter dans la zone. « C’est long. On le savait. On avait un rendez-vous institutionnel » avec la nouvelle région (la Normandie réunifiée), « on a répondu présent et on est encore dans l’apprentissage commercial« , a observé M. Toulemonde. Ouest-France avait franchi la Seine fin 2015 à la faveur de la réunification de la Normandie.
Les petits pas du géant breton
Mais le géant breton était arrivé à petits pas, sans ouvrir de nouveaux bureaux, ni à Rouen, ni au Havre, ni à Evreux, ni faire d’information locale, envoyant seulement ses reporters basés en ex-Basse-Normandie réaliser une couverture institutionnelle et des magazines sociétaux et économiques.
L’ex-Haute-Normandie est peu fertile pour la lecture de quotidiens: le taux de pénétration y est un des plus faibles de France.
Politique -
Pour un rassemblement aux législatives
Ensemble ! , après avoir pris la décision de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux élections présidentielles, œuvre déjà conformément à ce que nous avons toujours défendu, pour qu’aux législatives qui suivront, dans chaque cirsconscription, un-e seul-e candidat-e porte les…
Fil, Politique -
ENTREPRISES, ARTISANAT, HAUTE TECHNOLOGIE, SCIENCE FONDAMENTALE, LITTERATURE: LES NOUVEAUX CONQUERANTS NORMANDS
La dynamique normande est réelle, le potentiel régional est formidable, la notoriété et la sympathie pour notre région est mondiale: le retour à l’unité régionale normande, à l’unité de vision, de commandement et de financement de la Normandie va permettre d »amplifier cette dynamique normande mais surtout de la faire connaître à tous les Normands pour qu’une fierté renaisse, qu’un printemps normand nous réchauffe le moral car c’est à Paris que l’on est frileux sous les crânes.
Dans l’actualité régionale de ces derniers jours, dans des secteurs d’activité aussi divers que l’industrie, l’artisanat d’art, la littérature, les hautes technologies numériques ou la science fondamentale, les conquérants normands sont de retour et connaissent de grands succès:
le défaitisme médiatique sur la Normandie doit cesser!
1) Recherche fondamentale: les scientifiques de l’université de Caen ont les honneurs de la couverture de la dernière livraison de la très prestigieuse revue américaine « Science »… Les chercheurs normands ont mis au point un procédé révolutionnaire pour rendre l’essence moins polluante.
La travail de chercheurs caennais à la une d’une des plus prestigieuses revues scientifiques
Des chercheurs caennais issus des laboratoires du CNRS, de l’EnsiCaen et de l’Université voient leurs travaux distingués par la prestigieuse revue Science du mois de janvier 2017. Ils font même la « une ». Un retentissement considérable pour les laboratoires concernés.

2) Artisanat d’art: un luthier du Havre de 36 ans a décidé de fabriquer des violons comme au XVIIe siècle en Italie…
Au Havre, Antoine fait revivre l’âge d’or de la lutherie
Modifié le 18/01/2017 à 08:05 | Publié le 18/01/2017 à 08:01
À 36 ans, Antoine Lescombe travaille selon les méthodes de fabrication des maîtres du XVIIe siècle. | Ouest-France
Yann-Olivier BRICOMBERT / Ouest-France
L’un des tout derniers luthiers du Havre fabrique des pièces uniques dans la plus pure tradition des maîtres du XVIe au XVIIIe siècles. Il nous ouvre son atelier.
Ce matin-là, un rayon de soleil d’hiver fait ricocher des teintes chaudes sur le violon qu’Antoine Lescombe tient entre les mains. « Celui-ci est presque prêt. Il ne manque plus que quelques fignolages. » Et la signature de l’artiste, qui sera insérée, avec de la colle naturelle, dans les entrailles de l’instrument.
Après deux mois de travail, la pièce n’a pas encore retrouvé son futur propriétaire, musicien à l’Opéra de Paris. Elle n’a pas encore quitté l’atelier havrais de ce luthier girondin que son épouse a fait accoster dans la cité Océane, il y a un an.
Antoine Lescombe, 36 ans, est l’un des tout derniers luthiers de la ville. Dans un immeuble patiné par le temps, dans le centre ancien, une pièce de 10 m2 lui sert d’atelier. C’est ici qu’il étalonne, poinçonne, tend, assemble et peint les pièces qui formeront l’instrument final.
« Tout commence par la recherche d’un bois de qualité. De l’épicéa d’Italie du Nord ou de l’érable de Bosnie. » Du bois séché pendant six ans, avant d’être utile.
3) Naissance d’un géant normand dans l’industrie aéronautique:
4) Quelques succès récents de conquérants normands dans l’industrie:
- Jean-Louis Louvel à Rouen: le roi de la palette!
- Lonlay l’Abbaye: la célèbre biscuiterie normande s’aggrandit…
- Dieppe: la renaissance de l’Alpine Renault se précise…
- Cherbourg: l’usine de fabrication de pales d’éoliennes marines va bientôt ouvrir ses portes.
- Fougères (Bretagne): le Normand Riou Glass rachète le breton AIV
- La région Normandie simplifie ses aides auprès des entreprises de la région:
5) A Las Vegas, la « French Tech » est surtout normande avec près de cent entreprises présentes!
Lire surtout l’article proposé par Normandie XXL:
http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1937
Trois entreprises lauréates du French Tech Ticket choisissent la Normandie pour s’implanter !

Economie. 70 startups étrangères ont été sélectionnées par le French Tech Ticket, le programme national visant à renforcer l’attractivité économique de la France en attirant des startups étrangères. Ce programme piloté par la French Tech regroupe 41 incubateurs/accélérateurs français qui ont vocation à accueillir les entreprises lauréates.
L’accélérateur Fast Forward Normandie (FFWD Normandie), porté par l’Agence de développement pour la Normandie (ADN) et ses partenaires, accueille, dans le cadre de l’initiative Normandy French Tech, trois entreprises lauréates qui ont choisi la Normandie comme terre d’accueil. Elles seront accompagnées tout au long de l’année 2017 par FFWD Normandie avec le soutien des services de l’Etat (Direccte) et de BPI France.
Ce sont 3 pépites étrangères évoluant dans 3 domaines différents qui s’inscrivent dans les priorités du territoire normand que sont la santé, le big data et la cyber-sécurité.
– Aumet : startup jordanienne qui développe une plateforme B2B dédiée au marché de la santé mettant en relation les fabricants de dispositifs médicaux et les distributeurs internationaux. L’entreprise inclut également la qualification poussée des fournisseurs et des distributeurs pour sécuriser les relations commerciales entre les 2 parties et s’assurer du sérieux de chacun.
– Biz.U : startup brésilienne évoluant dans le domaine de la « Big Data » dans les ressources humaines. Cette société développe des outils permettant notamment au département des ressources humaines de prendre des décisions objectives concernant la gestion de leurs collaborateurs
– uConekt : startup canadienne que nous avons déjà eu l’occasion de présenter qui évolue sur le marché de la sécurité des objets connectés et de l’ « Identity Management ». Elle développe une solution biométrique multimodale pour identifier les utilisateurs et de protéger en isolant les données sensibles d’une entreprise ou d’une personne.
Présentation aux investisseurs
Durant la période d’accompagnement, FFWD Normandie facilitera leur implantation, leur déploiement en France comme en Europe et leurs levées de fonds pour consolider leur assise en Normandie.
Ces 3 entreprises seront présentes le 26 janvier au Havre pour la « Journée des Investisseurs en Normandie » au cours de laquelle elles rencontreront un parterre de Business Angels, de Fonds d’Investissement et de financeurs institutionnels.
6) L’écrivain géographe normand Michel BUSSI est en train de devenir l’un des écrivains contemporains français les plus lus:
Michel Bussi, le succès populaire de l’auteur normand s’est confirmé en 2016
Michel Bussi se situe à la 2nde place du palmarès des ventes 2016 à paraître jeudi dans Le Figaro littéraire. Loin derrière Guillaume Musso. Pourtant, avec plus d’un million d’exemplaires vendus l’an passé, notre romancier rouennais confirme sa progression dans ce classement.
- DM avec l’AFP
- Publié le 18/01/2017 à 18:07, mis à jour le 18/01/2017 à 18:11

Guillaume Musso est toujours le romancier français qui vend le plus dans l’Hexagone, suivi de loin par Michel Bussi, un géographe universitaire, qui fait une percée dans le palmarès des ventes 2016 à paraître jeudi dans Le Figaro littéraire.
L’incontournable Marc Lévy est à la 4e place sur vingt, précédé par Anna Todd, une Américaine de 27 ans, auteur de la série érotique « After », indique cette enquête annuelle réalisée avec le cabinet GFK et qui intègre pour la première fois les écrivains étrangers.
Parmi ceux-ci, on retrouve sans surprise les poids lourds anglo-saxons Harlan Coben (5e), Mary Higgins-Clark (10e), Stephen King (14e) ou Michael Connelly (20e). Mais aussi la mystérieuse Elena Ferrante, à la 9e place avec le deuxième volet de « l’Amie prodigieuse ».Plus d’un millions de livres vendus
La nouveauté de ce palmarès, souligne Le Figaro, est le score de Michel Bussi, professeur de géographie à l’université de Rouen, et chercheur en géographie électorale au CNRS, qui a vendu 1.135.000 exemplaires de ses deux derniers romans, « Maman a tort » et « Le temps est assassin« .
Malgré cette percée, Guillaume Musso n’a pas trop de souci à se faire : avec plus de 1,8 million d’exemplaires, il vend 700.000 livres de plus que Bussi, et de surcroît il vend autant en poche qu’en grand format. Or, souligne le Figaro littéraire, le format poche représente près du tiers des livres vendus en France.
Les données utilisées pour cette enquête ont été collectées auprès de 5.000 points de vente en prenant en compte les « sorties de caisse », c’est-à-dire les ventes effectives.
Politique -
Vendredi 3 février à Paris – 4 heures pour une alternative majoritaire à gauche
De 18h30 à 20h – interventions de représentants du mouvement social, d’initiatives citoyennes … De 20h30 à 22h30 – interventions de politiques sur les mesures d’urgences indispensables, les convergences pour […]
Fil, Politique -
Des responsables syndicalistes et politiques s’engagent dans le débat présidentiel
LE MONDE | 18.01.2017 Montebourg, Martinez, Généreux : « Redonnons la priorité à l’industrie » La France a perdu près d’un million d’emplois industriels depuis 2001. Plusieurs responsables politiques et […]
Fil, Politique -
Vianney de CHALUS défend le CONTOURNEMENT AUTOROUTIER EST de ROUEN
La traversée de la Seine dans le méandre encaissé de Rouen est un problème ancien qui n’a jamais été totalement résolu. Rouen et son agglomération de près de 600000 habitants n’a toujours pas de périphérique continu: c’est la seule agglomération de cette taille en France à se trouver dans cette déplorable situation et il est à parier que la complexité politique a pesé d’un poids supérieur aux contraintes géographiques pour provoquer cette situation peu propice au rayonnement d’une véritable métropole régionale. Rouen a, en effet, la réputation non usurpée d’être un enfer routier. Sans compter que la ville continue d’être un grand port maritime international, le premier port européen exportateur de céréales en l’occurrence, générant les trafics poids- lourds afférents.
A cela il faut ajouter, à une échelle plus vaste, l’une des conséquences néfastes de l’affaiblissement normand dans la division depuis les années 1960: l’absence d’un contournement autoroutier Ouest-Nord Ouest de la région parisienne. Le barreau Rouen-Orléans n’existe toujours pas tout comme la fameuse « route du blé » qui pourrait connecter de façon plus efficace le grand port normand à la Beauce céréalière. Sur ce dernier point on pourrait dire qu’il eut été préférable de créer une ligne de fret ferroviaire dédiée aux céréales mais au pays du centralisme parisien, nos crânes d’oeufs aménageurs du territoire sont nuls en géométrie: ils sont incapables de penser et de dessiner la moindre tangente ou la moindre perpendiculaire aux grandes lignes radiales qui convergent toutes vers Paris!
Le sujet du contournement Est de Rouen est donc un sujet très complexe car à la complexité géographique, pour ne pas dire géopolitique, s’ajoute une complexité financière car ce projet, sous prétexte de développement durable anti-transport routier, n’est pas financé par l’Etat (le projet est absent du financement prévu dans le dernier CPIER Vallée de la Seine signé en 2015 avec l’Etat et MM. Mayer-Rossignol et Beauvais, présidents des ex Haute et Basse Normandie) ce qui implique la concession du futur ouvrage à un opérateur BTP privé avec un péage qui risque d’être d’autant plus élevé pour les usagers normands que la subvention publique d’équilibre qui sera totalement à la charge des collectivités territoriales normandes, à commencer par la région Normandie, risque d’être insuffisante en l’absence de tout financement en provenance de l’Etat central.
On comprend donc mieux pourquoi Sébastien Lecornu, le jeune président vibrionnant d’un conseil départemental de l’Eure qui n’a plus un sou vaillant, refuse de financer ce projet au risque de réveiller d’antiques rancoeurs entre Bas-normands de l’Eure et Haut-normands de Rouen.
Rouen Contournement Est de Rouen. Pour le président de la CCI, il ne faut absolument « pas renoncer »
Vianney de Chalus, président de la CCI de Normandie rappelle l’importance du projet de contournement Est de Rouen (Seine-Maritime). Il défend un choix « du bon sens ». Détails.
Mise à jour : 17/01/2017 à 15:08 par La Rédaction
Le président de la CCI Normandie rappelle son attachement au projet de contournement Est de Rouen (Seine-Maritime). (©IV/Normandie-actu)
Il défend « un choix du long terme, un choix du bon sens ». Dans un communiqué, Vianney de Chalus, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Normandie, défend bec et ongles le projet de contournement Est de Rouen (Seine-Maritime).
Des conditions de circulation « devenues intolérables »
Cette liaison entre les autoroutes A28 et A13 est « un projet vital pour la Métropole de Rouen et les territoires normands » affirme le président de la CCI.
Les conditions actuelles de circulation au sein de cette grande agglomération rouennaise sont devenues intolérables pour ses habitants, ses entreprises et leurs personnels et cela occasionne des nuisances pour la santé, une dégradation de la qualité de vie et génère de vives inquiétudes pour l’emploi, souligne Vianney de Chalus. Déjà, en 2005, lors du débat public, une majorité de ceux qui se sont exprimés l’ont considéré indispensable. Dévier du centre-ville de Rouen le trafic de transit afin d’améliorer l’accessibilité est donc d’une absolue nécessité !
Ce projet – véritable arlésienne depuis plusieurs décennies – suscite autant l’adhésion que la controverse. Pour le président de la CCI, nul doute que « le contournement facilitera les déplacements et réduira les temps de trajet domicile/travail pour les habitants de Val-de-Reuil, de la vallée de l’Andelle, des plateaux Nord et Est de Rouen car ce projet n’a pas vocation à développer les trafics mais à améliorer leur gestion ».
Sébastien Lecornu dans le viseur
Ce communiqué n’intervient pas par hasard. Selon le service communication de la CCI, interrogé par Normandie-actu, il s’agit d’adresser un message à ceux qui rechignent encore à soutenir ce projet, en premier lieu Sébastien Lecornu, président du Département de l’Eure.
Il y a en effet un risque de report de ce projet déjà très ancien du fait de la réserve du département de l’Eure pour s’engager à le soutenir notamment sur le plan financier.
Le président du Département de l’Eure a en effet exprimé à plusieurs reprises son refus de payer sans contrepartie. « On serait idiot de payer pour un contournement qui intéresse principalement les Rouennais, sans aucune contrepartie pour notre département », déclarait Sébastien Lecornu à la presse en janvier 2017, conditionnant son soutien financier. « On ne peut pas avoir tous les inconvénients, sans les avantages » martèle-t-il tout en soulignant « la nécessité de ce projet pour l’agglomération rouennaise » et affirmant n’attendre qu’un « coup de fil du président de la Métropole de Rouen pour en discuter ».
Mais Vianney de Chalus prévient : « Renoncer, reculer le calendrier, c’est empêcher notre région, ses entreprises, ses habitants, d’aborder l’avenir avec un jeu d’atouts corrects en main ».
Le rapport de force est donc toujours engagé entre les différents acteurs du projet.
> LIRE AUSSI : Contournement Est de Rouen. Élus, associations et politiques en ordre de bataille
Avis favorable de la commission d’enquête publique
Le contournement Est semble cependant en bonne voie pour (enfin) voir le jour. En septembre 2016, la commission d’enquête publique a émis un avis favorable au projet. Un nouveau pas vers une mise en oeuvre prochaine de cette infrastructure.
> LIRE AUSSI : Contournement Est de Rouen. Combien le péage ? Quel trafic ? Un rapport met les pieds dans le plat
Politique -
Vianney de CHALUS défend le CONTOURNEMENT AUTOROUTIER EST de ROUEN
La traversée de la Seine dans le méandre encaissé de Rouen est un problème ancien qui n’a jamais été totalement résolu. Rouen et son agglomération de près de 600000 habitants n’a toujours pas de périphérique continu: c’est la seule agglomération de cette taille en France à se trouver dans cette déplorable situation et il est à parier que la complexité politique a pesé d’un poids supérieur aux contraintes géographiques pour provoquer cette situation peu propice au rayonnement d’une véritable métropole régionale. Rouen a, en effet, la réputation non usurpée d’être un enfer routier. Sans compter que la ville continue d’être un grand port maritime international, le premier port européen exportateur de céréales en l’occurrence, générant les trafics poids- lourds afférents.
A cela il faut ajouter, à une échelle plus vaste, l’une des conséquences néfastes de l’affaiblissement normand dans la division depuis les années 1960: l’absence d’un contournement autoroutier Ouest-Nord Ouest de la région parisienne. Le barreau Rouen-Orléans n’existe toujours pas tout comme la fameuse « route du blé » qui pourrait connecter de façon plus efficace le grand port normand à la Beauce céréalière. Sur ce dernier point on pourrait dire qu’il eut été préférable de créer une ligne de fret ferroviaire dédiée aux céréales mais au pays du centralisme parisien, nos crânes d’oeufs aménageurs du territoire sont nuls en géométrie: ils sont incapables de penser et de dessiner la moindre tangente ou la moindre perpendiculaire aux grandes lignes radiales qui convergent toutes vers Paris!
Le sujet du contournement Est de Rouen est donc un sujet très complexe car à la complexité géographique, pour ne pas dire géopolitique, s’ajoute une complexité financière car ce projet, sous prétexte de développement durable anti-transport routier, n’est pas financé par l’Etat (le projet est absent du financement prévu dans le dernier CPIER Vallée de la Seine signé en 2015 avec l’Etat et MM. Mayer-Rossignol et Beauvais, présidents des ex Haute et Basse Normandie) ce qui implique la concession du futur ouvrage à un opérateur BTP privé avec un péage qui risque d’être d’autant plus élevé pour les usagers normands que la subvention publique d’équilibre qui sera totalement à la charge des collectivités territoriales normandes, à commencer par la région Normandie, risque d’être insuffisante en l’absence de tout financement en provenance de l’Etat central.
On comprend donc mieux pourquoi Sébastien Lecornu, le jeune président vibrionnant d’un conseil départemental de l’Eure qui n’a plus un sou vaillant, refuse de financer ce projet au risque de réveiller d’antiques rancoeurs entre Bas-normands de l’Eure et Haut-normands de Rouen.
Rouen Contournement Est de Rouen. Pour le président de la CCI, il ne faut absolument « pas renoncer »
Vianney de Chalus, président de la CCI de Normandie rappelle l’importance du projet de contournement Est de Rouen (Seine-Maritime). Il défend un choix « du bon sens ». Détails.
Mise à jour : 17/01/2017 à 15:08 par La Rédaction
Le président de la CCI Normandie rappelle son attachement au projet de contournement Est de Rouen (Seine-Maritime). (©IV/Normandie-actu)
Il défend « un choix du long terme, un choix du bon sens ». Dans un communiqué, Vianney de Chalus, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Normandie, défend bec et ongles le projet de contournement Est de Rouen (Seine-Maritime).
Des conditions de circulation « devenues intolérables »
Cette liaison entre les autoroutes A28 et A13 est « un projet vital pour la Métropole de Rouen et les territoires normands » affirme le président de la CCI.
Les conditions actuelles de circulation au sein de cette grande agglomération rouennaise sont devenues intolérables pour ses habitants, ses entreprises et leurs personnels et cela occasionne des nuisances pour la santé, une dégradation de la qualité de vie et génère de vives inquiétudes pour l’emploi, souligne Vianney de Chalus. Déjà, en 2005, lors du débat public, une majorité de ceux qui se sont exprimés l’ont considéré indispensable. Dévier du centre-ville de Rouen le trafic de transit afin d’améliorer l’accessibilité est donc d’une absolue nécessité !
Ce projet – véritable arlésienne depuis plusieurs décennies – suscite autant l’adhésion que la controverse. Pour le président de la CCI, nul doute que « le contournement facilitera les déplacements et réduira les temps de trajet domicile/travail pour les habitants de Val-de-Reuil, de la vallée de l’Andelle, des plateaux Nord et Est de Rouen car ce projet n’a pas vocation à développer les trafics mais à améliorer leur gestion ».
Sébastien Lecornu dans le viseur
Ce communiqué n’intervient pas par hasard. Selon le service communication de la CCI, interrogé par Normandie-actu, il s’agit d’adresser un message à ceux qui rechignent encore à soutenir ce projet, en premier lieu Sébastien Lecornu, président du Département de l’Eure.
Il y a en effet un risque de report de ce projet déjà très ancien du fait de la réserve du département de l’Eure pour s’engager à le soutenir notamment sur le plan financier.
Le président du Département de l’Eure a en effet exprimé à plusieurs reprises son refus de payer sans contrepartie. « On serait idiot de payer pour un contournement qui intéresse principalement les Rouennais, sans aucune contrepartie pour notre département », déclarait Sébastien Lecornu à la presse en janvier 2017, conditionnant son soutien financier. « On ne peut pas avoir tous les inconvénients, sans les avantages » martèle-t-il tout en soulignant « la nécessité de ce projet pour l’agglomération rouennaise » et affirmant n’attendre qu’un « coup de fil du président de la Métropole de Rouen pour en discuter ».
Mais Vianney de Chalus prévient : « Renoncer, reculer le calendrier, c’est empêcher notre région, ses entreprises, ses habitants, d’aborder l’avenir avec un jeu d’atouts corrects en main ».
Le rapport de force est donc toujours engagé entre les différents acteurs du projet.
> LIRE AUSSI : Contournement Est de Rouen. Élus, associations et politiques en ordre de bataille
Avis favorable de la commission d’enquête publique
Le contournement Est semble cependant en bonne voie pour (enfin) voir le jour. En septembre 2016, la commission d’enquête publique a émis un avis favorable au projet. Un nouveau pas vers une mise en oeuvre prochaine de cette infrastructure.
> LIRE AUSSI : Contournement Est de Rouen. Combien le péage ? Quel trafic ? Un rapport met les pieds dans le plat
Politique -
Lyon : succès du café débat le 14 janvier
Rassembler pour une alternative majoritaire à gauche avec « l’Appel des 100 » Succès du « Café-débat » Samedi 14 /01 à Lyon à la Coopérative du « Zèbre » Marie-Christine Vergiat députée européenne FDG […]
Fil, Politique -
JE SUIS NORMAND! Un nouveau journal hebdomadaire gratuit diffusé dans toute la Normandie…
L’Etoile de Normandie ne peut qu’applaudir de ses deux mains: à force d’entendre dire que l’unité normande était une belle idée pour demain, on s’était résigné au présent morne du déclin dans la division. Nous avons défendu ici cette belle idée d’unité normande dans l’action et la solidarité avant tout le monde… Depuis 2004. Le collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie » depuis 2006 et depuis 2008 avec notre séminaire « Normandie » de l’université populaire de Caen. Bien entendu, avant nous, il y eut le Mouvement Normand depuis 1969. Le flambeau est passé de mains en mains (heureusement) et c’est toute une société civile régionale qui se réveille et qui veut se prendre en mains pour agir: l’évidence normande se dévoile enfin.




http://www.normandie-actu.fr/si-t-es-fier-d-etre-normand_126223/
Le temps des escamoteurs mesquins est terminé!
Le moment est venu de reconstruire un espace vécu normand commun, un reflet régional normand qui puissent enfin nous permettre de regarder toutes les réalités normandes qu’elles soient agréables ou non avec l’idée de parler enfin de ce qui se fait ici de bien, de beau, d’innovant et d’intelligent pour que les Normands sortent enfin la tête du sac, qu’ils soient enfin fiers d’eux-mêmes et donc fiers de la Normandie!
Grand merci au groupe Leclerc multimédias 100% normand et indépendant « La Manche Libre-Tendance Ouest » de nous proposer à partir de ce mercredi 18 janvier 2018 ce nouveau titre bien nommé:
« JE SUIS NORMAND! »
Et nous ajouterons…
SIRE DE SEI !
COUP DE COEUR ETOILE DE NORMANDIE

Je Suis Normand fait son apparition mercredi 18 janvier 2017 dans toute la Normandie. Un nouveau journal, 100% gratuit et régional.
Le 17 janvier 2017 à 16:45 par Lucien DevôgeUn nouveau journal fait son apparition en Normandie. Son nom : « Je Suis Normand ». Son leitmotiv : des portraits de ceux qui font bouger la Normandie. Il sera distribué dans les rues de Caen (Calvados) et de Rouen (Seine-Maritime) et disponible dans nos agences dès le jeudi 19 janvier 2017. Vous pourrez également le retrouver dès le mercredi 18 janvier 2017 dans toutes vos éditions de La Manche Libre.
Devinette : quels sont les points communs entre Sophie Poirey, Olivier Mériel, Eric Jager, Thomas Malgras, Guillaume Hamel, Jean-Louis Louvel ou le maire de Palerme Leoluca Orlando ?
La réponse tient en trois petits mots : ils sont Normands. Et ils le revendiquent, ici comme au-delà de nos frontières. Ils aiment tant notre territoire qu’ils le font savoir et le soutiennent contre vents et marées lorsqu’il se trouve attaqué, décrié, rabaissé. L’identité normande est leur credo, la fierté de la Manche, du Calvados, de la Seine-Maritime, de l’Eure et de l’Orne une idée fixe.
Ce mois-ci, ils sont tous dans votre nouveau rendez-vous gratuit Je suis Normand.
Un journal pour appuyer là où ça fait du bien, pour défendre nos atouts, saluer les réussites, rassembler les énergies. Un journal qui rend heureux et positif d’être Normand.
Nous avons des atouts, alors montrons-le ! Dans ce premier numéro, nous partons à la rencontre de tous ceux qui les font rayonner ces atouts si nombreux.
Ils vont vous surprendre.
Faites comme nous à présent, partagez les bonnes ondes et l’envie d’être Normand.
Olivier Biscaye
Directeur général adjoint
Pratique. Je Suis Normand sera distribué dans les rues de Caen (Calvados) et de Rouen (Seine-Maritime) et disponible dans nos agences dès le jeudi 19 janvier 2017. Vous pourrez également le retrouver dès le mercredi 18 janvier 2017 dans toutes vos éditions de La Manche Libre.
Politique -
La COUR itinérante des PLANTAGENETS en Normandie au XIIe siècle
Nous signalons à nos lecteurs férus d’Histoire normande la diffusion d’un beau documentaire historique dans le cadre de l’émission « la Fabrique de l’Histoire » sur les ondes de France Culture ce mardi 17 janvier 2017:
Un documentaire d’Emmanuel Laurentin et Séverine Cassar sur les traces de Henri Ier, Henri II et Aliénor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion.

« Troisieme croisade : Richard Coeur de lion (ou Richard Ier d’Angleterre (1157-1199) s’embarque en juin 1191 pour la terre Sainte au depart de Chypre »• Crédits : PHOTO JOSSE / LEEMAGE – AFP
Il fût un temps, entre la conquête de l’Angleterre en 1066 par Guillaume le Bâtard – devenu ensuite le Conquérant- et la défaite des troupes de Jean sans terre à Château Gaillard en 1204, où les souverains d’Angleterre (Henri Ier, Henri II et Aliénor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion …) parcouraient chaque année ou presque leurs territoires continentaux de la Normandie au Poitou, du Maine à l’Aquitaine.
Leur cour était mouvante et cheminait au gré des envies du roi, de résidences de chasse en châteaux , d’abbayes en palais civils. En compagnie de l’historienne Fanny Madeline, qui a consacré sa thèse à l’Empire Plantagenêt, nous empruntons une partie des routes qu’ils ont parcourues dans leur territoire normand. Nous partons de Barfleur, à la pointe du Cotentin, d’où partaient et arrivaient la majeure partie des expéditions entre Angleterre et continent, rejoignons ensuite Bur-le-Roi, près de Bayeux, où se tenait une des résidences de chasse d’Henri II, filons vers le château de Caen , siège de l’institution administrative de l’Echiquier normand, avançons vers l’abbaye du Bec-Hellouin avant de terminer notre périple à Château-Gaillard, dont la prise signa la fin de la Normandie anglaise.
Consultez la carte qui retrace la balade radiophonique

A la cour des Plantagenêts : une chevauchée normande• Crédits : Radio France
En compagnie d’historiens spécialistes de ces lieux et de Fanny Madeline, nous tentons de rendre les multiples buts de cette cour itinérante, destinée à la fois à calmer ou rassurer les vassaux du roi, entretenir une sociabilité de banquets et de fêtes, faire la guerre avec le royaume de France ou assurer le salut de son âme par la prière et les donations aux institutions ecclésiastiques.
Avec Fanny Madeline, Julien Deshayes, Hubert Sainte-Beuve, Laurence Jean-Marie, Jean-Marie Levesque et frère Paul Emmanuel, abbé du Bec Hellouin
Voir aussi l’excellente page de l’historienne médiéviste d’origine caennaise Laurence Jean-Marie sur le site Internet du Centre Michel Boüard CRAHAM de l’université de Caen:
Laurence Jean-Marie s’est spécialisée dans la tâche de faire connaître la riche histoire de la Normandie maritime au Moyen-âge…
http://www.unicaen.fr/craham/spip.php?article1018
Haut lieu de la Normandie Plantagenêts, le Mont Saint Michel, notamment sous l’abbatiat de Robert de Torigny. Un important chantier de restauration va prochainement débuter au Mont avec la restauration du cloître construit au XIIIe siècle au début de la Normandie française et capétienne avec de la pierre de Caen et du marbre anglais pour les colonnes. Avec une disposition en quinconce très légère et résistante qui annule les angles pour transformer le carré du jardin terrestre en cercle du paradis céleste évoqué par la sculpture foisonnante de fleurs des écoinçons…
Travaux au cloître du Mont-Saint-Michel : un chantier exceptionnel
Modifié le 17/01/2017 à 09:51 | Publié le 16/01/2017 à 19:30
Les travaux vont durer un an au cloître de l’abbaye du Mont-Saint-Michel. | Ouest-France
Construit au sommet de l’abbaye, le cloître du Mont-Saint-Michel va être en travaux pendant un an. Un chantier historique, ouvert au public, dans un endroit fabuleux.
Le cloître de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, un chef d’œuvre du XIIIe siècle, est en travaux pour un an.
Les années ont affaibli les colonnettes, taillées dans le calcaire coquillé et le poudingue pourpré de Lucerne, une roche utilisée lors de restaurations. Plus urgent encore, l’étanchéité de la dalle qui supporte le jardin n’était plus parfaite. « Nous avons constaté des infiltrations dessous, dans la salle des chevaliers », indique Xavier Bailly, administrateur du lieu.

Le jardin du cloître est situé au-dessus de la salle des chevaliers. Son système de drainage sera refait pour assurer son étanchéité. | Ouest-France
Le système de drainage du jardin va être refait. Les dalles des galeries, soulevées et numérotées, seront reposées après décaissement du sol, pour en abaisser le niveau de 25 centimètres.
Les colonnettes et les sculptures seront nettoyées et consolidées. La charpente lambrissée va être traitée.
Un endroit unique
« Ce cloître du XIIIe siècle, construit entre ciel et terre, est unique en son genre. Sa restauration n’a pas d’équivalent dans le monde. C’est un truc fabuleux », s’émerveille Xavier Bailly, l’administrateur du Mont-Saint-Michel.

« Ce chantier est unique au monde », vante Xavier Bailly, administrateur de l’abbaye du Mont. | Ouest-France
Le coût du chantier est de 2,2 millions d’euros. Plusieurs mécènes (la French heritage society, une association américaine ; la Florence Gould foundation ; le Crédit agricole ; Tricots Saint-James) vont participer financièrement.
Le Centre des monuments nationaux a aussi lancé une souscription sur sa plateforme de dons en ligne. Les visiteurs peuvent aussi faire un don de quelques euros sur les deux bornes sans contact installées à l’abbaye.
Dans un autre domaine et sur une époque plus ancienne et fondamentale quant à la geste normande, on vous signale cette initiative prise par le « Clan Kjarrborg » une équipe de reconstitueurs « vikings » dans le Nord Cotentin: la démarche scientifique peut aussi prendre les chemins passionnants de l’expérimentation concrète des situations, des usages, méthodes et matériaux utilisés par les Hommes du Nord dans une démarche assumée et encore pionnière en France d' »histoire publique »…
Des Vikings haguards en marche entre Biville et Ecalgrain

Neuf Vikings ont parcouru 18 km de chemins et landes, hier samedi, entre Biville et la Baie d’Ecalgrain, dans la Hague, pour tester les tenues scandinaves du Xe siècle qu’ils ont confectionnées en puisant dans les sources historiques.
Neuf Vikings ont été aperçus dans les landes de la Hague, hier, cheminant d’un bon pas vers le nord.
Ils n’ont pas laissé leur drakkar sur la grève à Vauville, d’où ils sont partis presque à l’aube. Bien qu’armés, ils n’ont pas escaladé la lande pour piller le sanctuaire de Biville dominant la mer. Les neuf Vikings qui cheminaient hier le long des côtes de la Hague étaient pacifiques.
« Il s’agit de participer à une reconstitution et de valider nos recherches en situation dans une configuration sportive » explique Fabien Coquet, entraîneur en combat viking. Tous habillés de laine, de lin et de cuir et chaussés de cuir, dans des costumes qu’ils avaient eux-mêmes fabriqués avec la volonté d’être au plus près du quotidien des Vikings, ils ont affronté sur 18 km le fort vent froid qui balayait la pointe de la Hague.L’étanchéité n’a pu être testée, faute de pluie, ce que personne ne semblait regretter. Pour le reste, la conclusion à mi-parcours était entendue. « La laine fait bien isolant thermique et le lin coupe bien le vent. Nos amis scandinaves pouvaient facilement se déplacer. »
La robe pas adaptée à la marche
Claire n’a partagé que partiellement ce point de vue masculin. « C’est compliqué d’être en robe et de marcher. Je porte une sous-robe, une robe en laine, un pantalon, un tablier, un chaperon, un autre manteau. C’est lourd. Ça le fait parce qu’on est tous ensemble et que le temps est vivifiant. » Heureusement, le pique-nique a permis de reprendre des forces. Il était, bien entendu, constitué de viande séchée, de poisson salé et de lait de chèvre.
Cours de combat viking
Le clan Kjarrborg est une section de l’Association sportive d’Hainneville. « Elle a un double objectif : la pratique des armes anciennes (nous sommes d’ailleurs affiliés à la Fédération française des arts martiaux historiques européens) et la reconstitution historique en se rapprochant le plus fidèlement de l’époque de l’ère viking» indique Vincent Despierres, président de l’association.
Fêtes médiévales
Cette reconstitution, « c’est un travail pointilleux, exigeant où l’on est amené à croiser les sources, les lectures et les informations. Nous ne faisons pas de l’évocation mais de la reconstitution. Tout au long de l’année, nous participons à des fêtes et marchés médiévaux et sommes présents à des rendez-vous annuels comme celui du château de Pirou. »
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Politique -
A lire, d’urgence, une note accablante du CEPN: L’ATTRACTIVITE DES PORTS NORMANDS, UNE PRIORITE NATIONALE… Méprisée!
La rédaction de l’Etoile de Normandie a reçu ce jour le document à lire ci-dessous. Il émane du Centre d’Etudes et de Prospectives Normandes (CEPN) et son contenu est de la plus haute importance car il en va de l’avenir même de notre région… La Normandie est la PREMIERE REGION PORTUAIRE et MARITIME de France: nous avons ici le premier potentiel portuaire français avec 28% du trafic total des ports français.



Que fait l’Etat et notre nation de ce potentiel maritime normand?
RIEN ou presque !
QUI PARLE d’économie maritime dans l’actuelle campagne présidentielle?
PERSONNE ! Sauf un certain… Jean-Luc Mélenchon.

Les analyses et constats à lire ci-après correspondent à la réalité de ce magnifique potentiel normand mais il y a plus lieu à se consterner voire à s’indigner de ce qui a été fait ces dernières années par la faute de nos dirigeants incapables de penser les grands horizons qu’exige un investissement de long terme dans l’économie maritime portuaire.
Face à l’échec du pilotage techno-jacobin et politico-parisien de nos ports normands, le moment est venu de nous occuper enfin nous-mêmes, par nous-mêmes de nos propres affaires!
La « normandisation » et la fusion des deux GPM normands ainsi que la « normandisation » de l’AXE SEINE sont les seules solutions. Elles deviennent urgentes tout comme est devenue urgente la nécessité financière d’investir pour moderniser, désenclaver l’organisation logistique dans l’hinterland des ports normands qui est, manifestement, notre gros point faible avec celui de la gouvernance.
Le temps presse car Anvers dont l’hinterland croise celui du Havre a pour objectif de devenir totalement le… port de Paris!
ATTRACTIVITE DES PORTS NORMANDS :
UNE PRIORITE NATIONALE
ECONOMIE PORTUAIRE NORMANDE: DES ENJEUX NATIONAUX
Parmi les multiples facettes que comporte l’activité maritime normande il en est une qui, autant par elle- même que par les activités indirectes qu’elle induit, constitue un secteur régional majeur de l’économie régionale. De Dieppe à Granville en passant par Caen et Cherbourg, la Normandie dispose en effet d’un réseau de ports de tailles diverses mais qui n’en contribuent pas moins pour chacun d’entre eux à la prospérité des territoires auxquels ils sont intégrés.
La part des ports normands dans le trafic des ports français :
– Les ports normands représentent plus du quart du trafic total des ports français soit 28% ; les ports de l’Axe Seine (Le Havre et Rouen) concentrant, à eux seuls 25 % de ces trafics (en millions de tonnes) :
– Ces ports traitent prés de 40 % des vracs liquides pour alimenter notamment le complexe pétrochimique de la vallée de la Seine. Les derniers mouvements sociaux de 2016 ont d’ailleurs mis en valeur l’importance stratégique de l’Axe Seine pour le ravitaillement pétrolier de l’Ile de France (en millions de tonnes) :
– En ce qui concerne les marchandises diverses conteneurisées, la prépondérance des ports normands (et essentiellement Le Havre) est totale avec plus de 50% des trafics français. Ces flux conteneurisés sont le vecteur essentiel des flux import/export de l’économie française :
La première remarque les concernant consiste tout d’abord à se poser la question de savoir si les performances qui sont les leurs sont à la hauteur des atouts qu’ils possèdent. Une autre remarque concerne l’évolution de l’activité portuaire normande dans un avenir plus ou moins proche. A ce sujet, rien ne saurait être plus illusoire et dangereux que de penser que ce secteur est assuré d’une sorte de rente de situation lui permettant d’entrevoir l’avenir avec sérénité.
Il faut savoir que l’activité portuaire est étroitement tributaire de trois séries de facteurs extérieurs principaux:
– la conjoncture économique mondiale et nationale,
– la pression exercée par les ports concurrents,
– la contribution que l’Etat se doit d’apporter à son maintien et à son développement.
Deux des ports normands se distinguent des autres par leur taille et les particularités de leur trafic : Le Havre et Rouen. Les enjeux qu’ils représentent en termes d’activité et d’emplois sont considérables. Deux études réalisées par l’INSEE de Haute Normandie en 2013 le démontrent : pour ne s’en tenir qu’à deux indicateurs : l’emploi et leur contribution au P.I.B régional, le port du Havre génère 32.000 emplois et le port de Rouen 18.000, et dégageaient ensemble une richesse de 5,8 milliards d’euros par an.
Un constat élémentaire relatif à la situation actuelle et du devenir de ces deux ports conduit à la conclusion que les atouts qu’ils possèdent sont sous-exploités. Par ailleurs, la pérennité de leur activité est loin d’être assurée dans la dimension qui est la leur aujourd’hui.
LES ATOUTS PORTUAIRES DU HAVRE ET DE ROUEN
Les ports du Havre et de Rouen du fait de leur situation géographique possèdent un certain nombre d’atouts « naturels » :
1 / Ils sont situés au bord de la mer la plus fréquentée du Monde,
2 / Leur hinterland peuplé de 25 millions d’habitants comporte avec l’Ile de France la plus riche région de l’U.E avec un PIB dépassant les 600 Mds €,
3 / Ils sont reliés à cet hinterland par une voie fluviale (Seine) qui devrait permettre un accès massifié avec l’Ile de France,
4 /Le port de Rouen est situé au milieu de la zone de production céréalière la plus importante d’Europe.
DES ATOUTS FRAGILISES PAR DES HANDICAPS
Force est de constater que les performances actuelles de ces deux ports ne sont pas à la hauteur des atouts qui sont les leurs.
Certes, la Manche est la mer la plus fréquentée du Monde : plus de 1 milliard de tonnes transitent par cette mer chaque année mais une part minime de ce trafic est captée par les ports normands. Pour illustrer ce constat il convient de comparer le tonnage du port du Havre (68,8 Mt en 2015) avec ceux de ses concurrents de la façade Nord Ouest européenne (Range N.O). Le Havre arrive loin derrière Rotterdam (444 millions t.), Anvers (200 millions t.), Hambourg (140 millions t.), Amsterdam (90 millions t.) …
L’hinterland des ports du Havre et de Rouen est potentiellement important comme cela a été rappelé mais du fait de l’absence de dessertes massifiées (ferroviaires et fluviales), les trafics de ces ports stagnent depuis de longues années. Ainsi le trafic conteneur du Havre plafonne depuis de nombreuses années entre 2,5 et 2,6 millions d’Evp.
La répartition modale des pré et post acheminement en provenance ou à destination des deux ports fait ressortir une prédominance écrasante du mode routier (plus de 80%) pénalisant au point de vue économique et environnemental. Concernant le mode fluvial, la déficience de la liaison fluviale et fluvio-maritime au départ du Havre a pour conséquence une sous utilisation de la Seine pour la relation avec son hinterland
Concernant le port céréalier de Rouen, l’absence d’une « route ferroviaire » du blé à destination du port normand et le recours majoritaire au mode routier pour l’acheminement de la collecte céréalière est un facteur de handicap pour ce port. De plus ainsi qu’on le verra plus loin, le port de Dunkerque affiche clairement sa vocation céréalière, et s’affirme comme un concurrent direct de Rouen. La mise en service du Canal Seine Nord renforcera très certainement cette vocation.
Ainsi les atouts portuaires du Havre et de Rouen apparaissent fragiles et aléatoires dès lors qu’est mis l’accent sur leurs handicaps. De plus les aléas de la conjoncture économique mondiale peuvent remettre en cause du jour au lendemain des situations qui paraissaient durablement acquises.
ALEAS DE LA CONJONCTURE ECONOMIQUE MONDIALE : SES CONSEQUENCES SUR L’ACTIVITE PORTUAIRE
L’exemple de la cessation d’activité de la raffinerie Pétroplus à Petit Couronne en 2012 avec la chute brutale du trafic des vracs liquides (produits pétroliers) du port de Rouen, était lié à un facteur extérieur tenant aux surcapacités françaises et européennes dans le secteur du raffinage.
Les ports du Havre et de Rouen sont ils pour l’avenir garantis contre le renouvellement d’une telle péripétie ? Rien n’est moins sûr si on n’en croit l’analyse prospective du think tank néerlandais C.I.E.P ( Clingadael Energy Progam) réalisée en 2016 (citée en référence). Cette analyse indique que, du fait de la surcapacité européenne en raffinage, de nombreuses installations situées dans le Nord Ouest européen sont amenées à disparaître à plus ou moins long terme. Selon les conclusions de cette étude, seules devraient être maintenues celles de Rotterdam et d’Anvers.
Quand on sait que plus de la moitié du trafic du port du Havre est constituée par les vracs liquides (hydrocarbures) générés par les raffineries de Port-Jérôme-Gravenchon et de Gonfreville l’Orcher et que ces sites figurent au nombre des sites menacés selon l’étude de C.I.E.P à l’horizon post 2025, on doit se convaincre qu’il n’existe aucune rente de situation définitive et qu’il convient d’anticiper des perspectives négatives en mettant en œuvre le plus rapidement possible des mesures propres à développer l’attractivité des deux ports normands.
ANVERS PREMIER PORT FRANCAIS
La seconde des considérations qui hypothèquent la pérennité et le développement de l’activité des ports du Havre et de Rouen est liée à la concurrence acharnée que leur livrent les ports de la rangée Nord Ouest de l’Europe (Le Havre – Hambourg)
Le 24 Juin dernier Eddy Brynninckx , Directeur général du Port d’Anvers déclarait dans l’ Hebdomadaire « Le Marin » qu’au cours d’un voyage promotionnel en Asie, il avait présenté Anvers à ses interlocuteurs asiatiques comme le « Premier port français » du fait du trafic qu’il draine en provenance ou à destination de l’Hexagone. L’Hebdomadaire ajoutait par ailleurs que 40% du trafic pré et post acheminement du port était assuré par le mode fluvial et que pour accroître cette part Anvers « lorgnait sur le Canal Seine-Nord ».
Mais en attendant cette échéance et toujours pour accroître la capacité de sa desserte fluviale le grand port belge ne reste pas inactif. En effet 15 jours avant cette déclaration le 10 Juin 2016 le Roi des Belges, Philippe, inaugurait à Anvers la plus grande écluse du monde (500m de long) d’un coût de 382 millions d’euros, permettant d’optimiser la liaison fluvio-maritime du port avec son hinterland. La progression au cours des années récentes du trafic du grand port belge est éloquente et mesure en quelque sorte l’accroissement de son attractivité puisqu’il est passé d’un trafic de 184,1 millions de tonnes en 2012 à 190 millions de tonnes en 2013 et dépasse 200 millions en 2015 (soit environ le triple du trafic du Havre).
Il ne fait aucun doute que la mise en service de l’écluse Kieldrecht, et dans quelques années du Canal Seine Nord, soit attendue avec impatience par Anvers, et ne manquera pas de creuser encore plus l’écart avec Le Havre. Ce dernier port se caractérise par une inquiétante stagnation depuis le début des années 2000 malgré la mise en service de Port 2000.
Cet écart entre le port normand et ses concurrents s’est accru très fortement au cours des dernières années :
– Rotterdam est passé de 370 millions de tonnes en 2005 à 444 millions de tonnes (soit + 74 Mt ) en 2015
– Anvers de 130 (2005) à 200 (2015) (+ 70 Mt )
– Amsterdam de 53 (2005) à 97 (2015) (+ 44 Mt)
Pendant cette même période le trafic du Port du Havre passait de 75 millions de tonnes (2005) à 68,8 en 2015 (soit une diminution de 6,2 millions de tonnes).
Ainsi entre 2005 et 2015 pendant que les 3 ports concurrents du Havre : Anvers, Amsterdam et Rotterdam voyaient leur trafic global augmenter de 188 millions de tonnes, le port normand baissait de 6,2 Mt .Il faut souligner par ailleurs que les deux ports néerlandais ne comptent pas en rester là : leurs objectifs stratégiques affichés pour 2030 prévoient en effet une augmentation importante du volume de leur trafic cette augmentation étant la conséquence d’un recours accru aux modes massifiés (fer et fluvial) pour le post et le pré acheminement du trafic qu’ils drainent .
Il ne fait aucun doute que le décrochage croissant du Port du Havre par rapport à ses concurrents de la rangée nord ouest européenne est due pour une large par à la combinaison des deux facteurs que sont :
– l’absence de dessertes massifiées au départ de ce port,
– l’effort massif d’investissement des ports du Bénélux au cours des années récentes.
Nous pouvons noter les extensions suivantes :
– Rotterdam : extension de l’avant-port : Maasvlakte 1 et 2. La phase 1 de ce et gigantesque chantier comprend 11 km de digues, 3,5 km de quais, 24km de voies routières, 560 ha de bassins maritimes,
– Anvers vient de mettre en service en Juin 2016 une écluse géante (voir plus haut),
– Amsterdam a engagé en 2015 la construction d’une nouvelle écluse maritime longue de 500 m large de 70 m et profonde de 18 m qui sera en mesure de fonctionner dans n’importe quelles conditions de marée.
Il faut souligner que pour réaliser ces investissements considérables, ces trois ports bénéficient d’une participation financière significative de leurs gouvernements respectifs, ce qui n’est pas le cas de nos ports français.
PORTUAIRE : L’ABSENCE D’AMBITION MARITIME
L’Etat est partie prenante dans le secteur portuaire, pas seulement par le fait qu’il est propriétaire des Grands ports maritimes. La desserte de ces ports qu’elle soit routière, fluviale ou ferroviaire requière des investissements dont la dimension financière ne peut être décidée et supportée que par l’Etat et éventuellement l’Europe
Une des causes majeures du manque d’attractivité des ports du Havre et de Rouen, cela a été dit, réside dans le fait qu’ils ne disposent pas comme leurs concurrents étrangers de dessertes massifiées (ferroviaires et fluviales) . L’origine de la carence de l’Etat dans ce domaine a été perçue par de nombreux responsables politiques : elle résulte de l’absence d’une véritable ambition maritime pour la France.
« En France il n’y a pas de vision maritime au sommet de l’Etat » a affirmé le Socialiste Pierre Karleskind, Vice Président de la région Bretagne en charge des problèmes portuaires auprès du Président de région, Yves Le Drian (Hebdomadaire Le Marin – 6 Novembre 2015)
Confirmant ce constat, à l’autre extrémité de l’éventail politique et dans le cadre de la préparation du Projet de loi de Finances 2016 (transports maritimes) (Avis sénatorial- 19 Novembre 2015), le Sénateur de la Seine Maritime Charles Revet s’est livré à un réquisitoire accablant de la politique maritime et portuaire du Gouvernement. Il serait souhaitable que l’ensemble des responsables politiques normands ait connaissance de ce rapport afin qu’ils puissent identifier avec exactitude l’origine des difficultés des grands ports normands. A défaut d’en reproduire l’intégralité, extrayons quelques passages significatifs du Rapport de M. Revet :
« Nous avons de l’or bleu dans les mains et nous sommes en train de mutiler notre pays en refusant sa vocation maritime » ( p. 76 )
« Le trafic de nos grands ports maritimes ne fait que baisser quand celui de nos voisins continue d’augmenter. Le tonnage du seul port de Rotterdam représente presque le double de nos sept grands ports maritimes réunis » (p. 5-6)
« Les crédits destinés au dragage des ports dont les coûts ne cessent d’augmenter au fil des années qui devraient être pris en charge en totalité par l’Etat ne le sont qu’à 50% par celui-ci (…) Les grands ports trouvent malheureusement porte close du côté de l’Etat qui ne remplit même pas ses obligations » (p. 18)
Face à cette carence de l’Etat le Sénateur Revet ne voit « aucune perspective d’amélioration pour nos ports » (p. 19)
Depuis 2012 M. Hollande ne s’est pas simplement contenté de rester les bras croisés face à ce qu’il faut bien appeler le déclin des deux ports normands face à leurs concurrents (souligné par un rapport de l’OCDE de 2013 ) mais il a donné son feu vert à un projet de nature à aggraver encore leur situation.
UNE OPERATION ANTI-NORMANDE RONDEMENT MENEE : LE CANAL SEINE -NORD
Immédiatement après l’élection de François Hollande en Mai 2012, et avec son appui, un puissant lobby nordiste s’est constitué et s’est mobilisé en faveur d’une réalisation rapide du Canal Seine Nord Europe (surnommé dans le Nord le « Canal d’Aubry » (Maire PS de Lille) devant relier la Seine à l’Escaut par un canal à grand gabarit. Ce projet ne manque pas d’avantager les ports belges et néerlandais ainsi que Dunkerque au détriment du Havre et de Rouen. Ce lobby mené par F. Cuvillier Ministre des Transports (par ailleurs député et maire (PS) de Boulogne sur Mer au moment de sa nomination), Rémi Pauvros député (PS) du Pas de Calais a été complété en 2013 par la nomination de Stéphane St André ( Député-Maire radical de gauche de Béthune (Pas de Calais) à la tête de VNF (Voies navigables de France) maître d’ouvrage du Canal Seine-Nord. L’efficacité de ce lobby n’est plus à démontrer puisque le dossier du Canal a été bouclé en un temps record (moins de deux ans) et son financement assuré (5 milliards €).
Comme cela a été mentionné précédemment la réalisation dans les délais les plus rapides du Canal Seine Nord intéresse au plus haut point les ports belges notamment Anvers et néerlandais concurrents des ports normands. Mais un autre port, français celui- là, suit de très près l’accélération de ce dossier : le Port de Dunkerque. Partie prenante du lobby nordiste, le Port de Dunkerque a participé en 2013 aux travaux de la « Mission de reconfiguration du Canal Seine Nord » dirigée par Rémi Pauvros. Dans une contribution à cette mission les responsables du Port de Dunkerque ne se sont pas cachés en 2013 de vouloir tirer un grand profit du futur Canal Seine Nord concernant le trafic céréalier pour étendre leur hinterland au Sud au détriment de Rouen « Dunkerque étendra son hinterland fluvial sur de nouvelles liaisons de proximité: avec le Canal S.N.E, la ligne de desserte fluviale isochrone avec le port de Rouen sera décalée vers le Sud de Noyon. Aujourd’hui près de 50% des céréales collectées dans l’hinterland proche sont acheminées par voie fluviale au port de Dunkerque. Cette part pourra augmenter sur un nouveau schéma de massification » (Note CCI Dunkerque 2013 citée en référence).
Il faut souligner, par ailleurs, que dans cette perspective, le port de Dunkerque, au cours des années récentes, s’est doté de puissantes installations de stockage de céréales (silos) qui viendront en complément des quais céréaliers projetés en Picardie pour accompagner le Canal SNE et drainer vers ce port les céréales collectées au sein de cette région .
Report à une échéance très lointaine de la LNPN (si elle voit le jour), aucun engagement financier de l’Etat quand à sa réalisation, désengagement total de l’Etat pour le financement du contournement de Rouen (dont la fonctionnalité fret doit être rappelée), feu vert présidentiel donné au lobby nordiste pour une réalisation rapide du Canal Seine Nord : tels sont quelques- uns des éléments du bilan normand de M. Hollande en matière portuaire.
Il faut ajouter qu’au moment où le projet de Canal Seine Nord était en phase d’être finalisé, M. Philizot (Délégué Interministeriel au développement de la Vallée de la Seine), déclarait cyniquement au magazine « Haropa-Mag » ( N° 4) Septembre 2013 que « la concurrence des ports du Havre et de Rouen avec les ports du Bénélux a poussé vers une démarche de reconquête » sous entendant par celà que cette « reconquête » passait par la réalisation du Canal Seine Nord : à son bilan entièrement négatif pour la Normandie portuaire M. Philizot ajoutait la provocation à l’égard des Normands.
LA CAMPAGNE DE COMMUNICATION GOUVERNEMENTALE
Pour dissimuler ce bilan accablant, une campagne de communication a été mise en œuvre depuis 2015 et s’est accélérée depuis quelques mois, les échéances électorales de 2017 se rapprochant.
Le premier acte de cette campagne de communication a eu lieu le 16 Janvier 2015 à l’Abbaye aux Dames à Caen en présence des représentants de l’Etat, les Préfets de Basse et de Haute Normandie : Charbonniaud et Maccioni, des Présidents des deux Régions Normandes : Mayer-Rossignol et Beauvais et de M. Philizot Délégué à l’Aménagement de la Vallée de la Seine sous l’autorité directe de M. Valls.
L’Etat présentait solennellement à cette occasion le Schéma stratégique de la Vallée de Seine. Ce schéma annonçait un certain nombre de mesures pour le désenclavement portuaire des ports de Rouen et du Havre :
– la ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN) « prioritaire » selon le Premier Ministre et devant garantir la « désaturation de l’axe ferroviaire historique » Le Havre Rouen-Paris,
– le contournement routier de Rouen dont les fortes fonctionnalités fret au profit du Port de Rouen ont été soulignées par Mr Philizot dans le Schéma stratégique et pour lequel l’Etat ne mettra pas un seul euro dans son financement laissant aux Normands le soin de le prendre à leur charge(> 1 milliard €)
Le Contrat de Plan Interrégional (CPIER) Vallée de Seine, « déclinaison financière » du Schéma stratégique Vallée de Seine, devait confirmer cet état de chose en soulignant non seulement le désengagement financier de l’Etat dans l’Axe-Seine mais également le report sur les Normands de la charge de nombreux financements afférents.
La séquence suivante de la campagne de communication présidentielle allait consister quelques mois plus tard dans une visite de M. Hollande au Havre le 6 octobre 2015 ou il s’est fait abondamment photographier, à quelques semaines des élections régionales en compagnie de M. Mayer-Rossignol sur le pont d’un porte conteneur de l’armateur privé CMA-CGM (qui ne doit rien de sa réussite à l’Etat) pour tenter de montrer par ce seul fait qu’il s’intéressait au maritime.
Mme Fourneyron, députée de Rouen et candidate à sa propre réélection et qui, a bien entendu, tout intérêt à dissimuler ce bilan accablant, a participé pour sa part à de multiples opérations de communication destinées à masquer la carence de l’Etat dans le domaine portuaire : « Rapport sur l’attractivité des ports du Havre et de Rouen » ( rapport qui se garde bien de mettre l’accent sur la responsabilité de l’Etat dans le défaut d’attractivité des ports normands), participation à des colloques sur le fluvial notamment ne débouchant sur aucune mesure concrète et bénéficiant de la participation de hauts responsables de VNF (Voies Navigables de France).
Il convient de rappeler, à ce sujet, que cette structure est maître d’ouvrage du Canal Seine Nord et que son Président est un collègue de Mme Fourneyron, le Député de Béthune Stéphane Saint André fidèle soutien comme elle de la politique gouvernementale.
Les événements les plus récents de cette campagne de communication se sont tenus à Marseille et à la Rochelle. A Marseille, le 4 novembre M. Valls, à l’occasion de la tenue d’un C.I.M.E.R (Conseil interministériel de la Mer), a réaffirmé la nécessité de développer « l’attractivité et la compétitivité » des ports français en soulignant que 50% des marchandises françaises transitaient par des ports étrangers.
Que M. Valls, à quelques mois de la fin de mandat de M. Hollande, fasse ce constat en dit long sur le bilan présidentiel depuis 2012 dans ce domaine. Quelques jours plus tard, le 8 novembre M. Hollande aux « Assises de l’économie de la mer » à la Rochelle déclarait sans rire : « Nous devons nous fixer comme perspective de faire de la France à l’horizon 2030…le premier port d’Europe » M. Hollande a, par ailleurs, annoncé pour le début de l’année 2017 l’organisation d’un « Conseil supérieur de l’attractivité » des ports !!
Bref! M. Hollande et les défenseurs locaux de sa politique portuaire (futurs candidats aux élections législatives notamment) n’ont pas été avares au cours de ces derniers mois de déclarations, démonstrations médiatiques, participations à des colloques, comités de pilotage X ou Y. Non seulement aucun acte concret en particulier sous forme de financements significatifs de l’Etat au profit de l’attractivité des ports du Havre et de Rouen n’est intervenu mais une machine de guerre contre ces deux ports a été engagée sous son quinquennat sous la forme du Canal Seine Nord.
L’AXE SEINE : UNE PRIORITE NATIONALE
Née de la réflexion sur le Grand Paris en 2007, le projet Axe Seine visait à donner un port (ou des ports) à la Région Capitale, créant un axe de développement autour de la Vallée de la Seine. Ce projet comportait différentes facettes : économiques, sociales, et environnementales.
Antoine Rufenacht (ancien Maire du Havre) fut nommé Commissaire Général pour le développement de la Vallée de la Seine en 2011. A l’issue d’un débat public, Monsieur Rufenacht avait remis son projet conportant la LNPN (Ligne Nouvelle Paris Normandie). Ce Commissariat fut, hélas, supprimé dès 2012, à l’occasion de l’alternance politique, pour être remplacé par une Délégation Interministérielle au Développement de la Vallée de la Seine, avec Mr Philizot (Préfet) comme Délégué.
Comme souligné précédemment cette délégation « meubla le temps » par une succession de rapports et de reports des projets (notamment la LNPN), ne menant à bien aucun des dossiers, faute d’une volonté politique à la tête de cette délégation comme au plan national. Le projet Axe Seine subit également de plein fouet « l’effet d’éviction financier» du Canal Seine Nord Europe.
Il convient donc de restaurer la crédibilité politique d’une future mission Axe Seine, avec à sa tête un politique issu de la nouvelle majorité sortie des urnes en 2017, apte à donner une nouvelle impulsion à ce programme, et d’assurer l’exécution des grands programmes d’aménagement (dont la LNPN).
UNE DERNIERE REFORME PORTUAIRE : LA GOUVERNANCE
Les ports ont connu deux grandes réformes portuaires: celle de 1992 sur le statut docker et la manutention, puis celle de 2008 sur les outillages et l’organisation portuaire. Ces deux réformes ont un même marqueur : renforcer la productivité des ports et donc leur autonomie de gestion, en répartissant les rôles entre l’autorité portuaire gestionnaire du domaine (landlord port) et les opérateurs privés pleinement responsables et autonomes dans leur activité de manutention.
Curieusement la réforme de 2008 comporte une modification de la gouvernance avec la création du Directoire, du Conseil de Surveillance et du Conseil de Développement pour les Grands Ports Maritimes. Les représentants de la place portuaire sont relégués dans ce dernier Conseil de Développement, cette structure n’ayant qu’un rôle consultatif. L’exécutif dépend d’un Directoire dont le Président est nommé par l’Etat, avec « avis » du Conseil de Surveillance.
Avec cette dernière réforme l’Etat renforce son pouvoir de contrôle sur la gouvernance du port, et de fait le terme « autonome » disparait de la nouvelle dénomination des ports d’intérêt nationaux: Grands Ports Maritimes.
Cette évolution est totalement contradictoire avec l’évolution des autres ports nord-européens, qui se caractérise par deux tendances fortes :
– le renforcement des pouvoirs des collectivités locales (villes, régions, provinces), sans interférence de l’Etat central,
– la forte représentation de la communauté portuaire.
Ainsi le port d’Anvers vient de mettre en place début 2016 une nouvelle structure de gouvernance avec un Conseil d’Administration de 12 membres composé de 6 représentants de la ville d’Anvers, et de 6 représentants de la communauté portuaire.
Comme le souligne le rapport d’information du Sénat sur la réforme portuaire de 2008 : « Votre groupe de travail refuse le statu quo en matière de gouvernance des grands ports maritimes. Le Directeur Général, fonctionnaire d’Etat, même s’il est nommé par décret après avis conforme du Conseil de Surveillance, demeure tributaire pour la progression de sa carrière administrative de la tutelle de l’Etat. Il n’entreprendra pas de s’en abstraire… La loi du 4 juillet 2008 n’oblige nullement à nommer des fonctionnaires pour diriger des ports ». Cette réforme apparu rapidement en inadéquation avec la réalité, et rapidement un « emplâtre » s’ajouta avec la création de la Commission des Investissements ou se retrouvaient les principaux investisseurs de la place portuaire.
Cela résume parfaitement la situation actuelle des ports français ou s’applique un monopole de fait des X-Ponts pour les postes de Direction Générale, générant une rotation rapide (4 à 5 ans), alors que le dernier directeur du port d’Anvers, issu du secteur privé a exercé sa fonction pendant 25 ans, avec les résultats que l’on connait.
Il convient donc de mener une dernière réforme des grands ports français, celle de la gouvernance, avec un Conseil de Surveillance composé pour un tiers de représentants de la place portuaire, un tiers d’élus locaux (ville, agglomération/métropole), et un tiers de représentants de l’Etat (sans droit de veto). Ce Conseil de Surveillance procédera à la nomination des membres du Directoire et de son Président sans interférence de l’Etat. Le Conseil de Développement sera composé des représentants des différentes associations, chargeurs et syndicats locaux.
ADRESSE AUX CANDIDATS AUX PRESIDENTIELLES DE 2017 CONCERNANT UNE PRIORITE NATIONALE
Il importe donc, que d’une manière urgente, des dispositions soit prises en faveur des ports du Havre et de Rouen afin qu’ils soient à même de tirer profit au maximum des atouts « naturels » qui sont les leurs et également de se prémunir contre les aléas d’un futur qui est peut être plus proche qu’on ne le pense ainsi que pour lutter efficacement contre la concurrence redoutable des ports du Bénélux.
Ces dispositions doivent viser à développer autrement qu’en paroles l’attractivité des ports du Havre et de Rouen premier complexe portuaire français. Cet objectif n’est pas seulement une affaire normande mais avant tout une priorité nationale consistant à donner un contenu véritable à la vocation maritime de la France. C’est pourquoi il importe de sensibiliser très fortement les candidats à la présidentielle de 2017à ce sujet.
A quelques mois de la fin de mandat de M. Hollande dont le bilan vient d’être rappelé, il nous faut donc nous adresser à ses successeurs c’est à dire aux autres candidats à l’élection présidentielle en leur posant deux questions :
1 / Considérez vous que la France compte tenu des atouts potentiels qui sont les siens (2ème domaine maritime du monde – situation géographique favorable en Europe) doit avoir une ambitieuse politique maritime source d’activité économique et d’emplois ?
2 / Parmi les composantes de cette politique maritime figure l’activité portuaire. Le premier complexe portuaire français est constitué par le couple Le Havre -Rouen avec son annexe le port fluvial de Paris. Compte tenu que les performances d’un port sont étroitement tributaires de ses dessertes qu’elles soient ferroviaires, routières ou fluviales, vous engagez vous si vous êtes élu à faire en sorte que le complexe portuaire Le Havre-Rouen qui devrait être une des portes majeures de l’ Europe sur la mer dispose enfin des dessertes correspondantes à cette vocation notamment dans le domaine ferroviaire et fluvial de sorte qu’il puisse lutter à armes égales contre ses concurrents belges et néerlandais notamment ?
Une réponse positive à cette double question ne saurait se limiter aux généralités utilisées depuis toujours par certains hommes politiques et implique au contraire de la part des candidats un certain nombre d’engagements précis quant au financement de ces dessertes et infrastructures et au calendrier de leur réalisation. Ces engagements doivent porter sur :
– La réactivation urgente de la LNPN (Ligne Nouvelle Paris Normandie), avec un calendrier précis et ma mis en place des financements,
– La réalisation rapide de la modernisation de la liaison ferroviaire Serqueux-Gisors et une participation financière significative de l’Etat dans son financement,
– Une implication financière substantielle de l’Etat dans la liaison fluvio-maritime du Havre avec la Seine (projet de chatière),
– Une contribution financière significative de l’Etat au contournement routier de Rouen déclarée priorité nationale (dont la fonctionnalité fret a été rappelée précédemment),
– La mise en place d’une route du blé ferroviaire au profit du port de Rouen ayant pour objectif de diminuer la part modale du routier dans l’acheminement céréalier,
– Le respect par l’Etat de ses engagements de prise en charge financière des opérations de dragage de la Seine et des accès du port du Havre (notamment pour l’accès fluvial au Port de Rouen),
– La mise en place d’un nouveau système de gouvernance de l’Axe-Seine permettant à la Normandie, acteur primordial de l’Axe Seine, d’écarter le risque d’une « dilution » dans un ensemble technocratique dominé par l’Etat et l’Ile de France, comme c’est le cas actuellement avec le « système Philizot », et lui offrant la possibilité d’y faire entendre sa voix et de faire valoir ses intérêts.
Centre d’Etudes et de Prospectives Normandes ( C.E.P.N)
Caen le 6 janvier 2017
DOCUMENTS DE REFERENCE
- Sénat – 19 Novembre 2015- Avis présenté au nom de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable pour le projet de loi de finances 2016 – (Transports maritimes)- par Mr Charles Revet Sénateur.
- Clingendael International Energy Programme (C.I.E.P) – La Haye- Long term prospects for Northwest European Refining – CIEP Paper 2016 /01
- Hebdomadaire « Le Marin » (6 Novembre 2015 -Supplément ) -3593 (27 Mai 2016) 3596 (17 Juin 2016 ) N°3597 ( 24 Juin 2016) – 3612 (14 Octobre 2016)-
- Schéma stratégique Vallée de Seine
- Rapport Mission parlementaire sur l’attractivité des ports du Havre et de Rouen -Juillet 2016
- Rapport d’activité 2015- Port du Havre-
- Rapport d’activité 2015 -Port de Rouen
- Rapport d’activité 2015- Port de Dunkerque-
- Port de Anvers – Faits et Chiffres 2015
- Note – Contribution du Grand Port Maritime de Dunkerque au projet de Canal Seine Nord Europe. (2013)
- Cour des Comptes -Rapport particulier- Grand Port maritime du Havre (Octobre 2015)
- Cour des Comptes –Rapport particulier -Grand Port maritime de Rouen (Octobre 2014)
- Mission de reconfiguration du Canal Seine Nord Europe- Rémi Pauvros- ( Décembre 2013)
- Réseau Seine Escaut -Canal Seine Nord Europe -10 propositions- Rapport au Premier Ministre- Rémi Pauvros- 5 Mai 2015-
- AVAL ( Publication INSEE Haute Normandie) N° 132 (Fév. 2013) -N° 135 (Sept.2013)
Commentaire de Florestan:
Bien entendu, l’Etoile de Normandie partage totalement les analyses et constats plutôt accablants de nos amis du CEPN et parmi les urgences listées à la fin du document nous serons sensibles à la dernière sur la nouvelle gouvernance de l’Axe Seine qui correspond à sa « normandisation ».
Cependant, on déplorera qu’il ne soit fait aucune allusion au projet d’un désenclavement ferroviaire du GPM du Havre vers la rive Sud de l’estuaire de la Seine au moyen d’un tunnel ferroviaire contribuant aussi à la création d’un véritable schéma des transports pour toute la Normandie permettant de faire fonctionner enfin la TRIPOLITAINE normande.
De même, on ne trouve aucune allusion au projet de fusion des GPM de Rouen ou du Havre présenté à Gaillon le 12 janvier 2017 par Hervé Morin et Valérie Pécresse et qui pose les problèmes essentiels déjà au coeur des préoccupations de nos amis du CEPN: le financement et la mise en place d’une gouvernance normande du futur ensemble portuaire ainsi constitué.
On attend donc avec intérêt une nouvelle note permettant de compléter celle-ci…
Politique -
GPM LE HAVRE: le modèle économique du grand commerce maritime mondial est-il en crise?
Décidément, le 500ème anniversaire de la fondation du port du Havre s’annonce bien sombre…

Le grand et génial Turner nous avait déjà proposé la vision terrifiante d’un navire négrier se délestant de sa triste cargaison à l’approche d’un typhon…
Tandis qu’Edouard PHILIPPE, frappé par la loi sur le cumul des mandats dont le maintien a été confirmé par le candidat Fillon, ne se résigne pas à n’être que maire du Havre, puisqu’il ne sera ni député ni… Premier ministre d’un bordelais à Paris, s’ennuie visiblement comme dans la salle d’attente d’un cabinet médical en gribouillant l’exemplaire d’un quotidien parisien bien connu de la gauche bobo, alors que se confirme la perspective du premier coup de pioche du futur Canal Seine Nord Europe voulu par la grande coalition régionale nordiste, vaste front anti FN allant de Martine Aubry à Gérald Darmanin, on apprend que c’est le modèle économique lui-même, encore bien florissant il y a encore quelques mois, du grand commerce maritime mondial qui entre en crise…
C’était à prévoir car tout comme les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel, les navires ne peuvent pas être toujours plus grands: les monstres à plus de 400 mètres de long et approchant les 20 mètres de tirant d’eau qui devaient sortir des grands chantiers navals de Singapour et de la Corée ne sortiront pas en mer faute d’être fabriqués. On vient d’apprendre la faillite du plus grand chantier naval coréen qui vient de céder les célèbres chantiers navals de Saint Nazaire à des Italiens ou que l’un des tous premiers armateurs du Monde avait de sérieuses difficultés financières.
Alors que du côté du nouveau conseil régional de Normandie on s’active à mettre en oeuvre une vraie politique d’intelligence territoriale pour qu’en Normandie on cesse enfin de confondre la conjoncture économique et industrielle avec la météo, on se demande si les nuages noirs qui s’amoncellent au dessus des portiques de Port 2000 ne sont pas un peu trop gros pour nos apprentis météorologues:
Alors qu’Hervé Morin semble avoir conscience de l’ampleur de l’enjeu en proposant ENFIN la création d’un GPM unique sur la Basse Seine normande contrôlant la dimension fluviale jusqu’au port de Gennevilliers-Paris, on se demande où sont passés MM. Edouard Philippe, Frédéric Sanchez et Vianney de Chalus, MM. Nicolas Occis, Hervé Martel, Baptiste Maurand, etc.
Pour connaître l’organigramme (aussi complexe que celui d’une armée mexicaine) de l’actuel GIE HAROPA:
Lire ci-après cet article plutôt lucide et donc alarmiste proposé par Paris-Normandie:
Economie. Le trafic maritime vit une crise sans précédent qui commence à toucher l’économie locale, notamment la place portuaire du Havre avec les premiers licenciés suite à la faillite de l’armateur Hanjin.

Gildas Maire, président d’Armateur de France, directeur général de Louis Dreyfus Armateurs
Jean-Paul Hellequin, association Mor Glaz, secrétaire adjoint des marins CGTdu Grand OuestDans l’indifférence générale des professionnels portuaires, les 29 salariés de la représentation havraise de l’armateur Hanjin ont été licenciés juste avant Noël. Pourtant, à l’échelle mondiale, la faillite de la compagnie sud-coréenne, l’une des dix plus importantes au monde, se révèle le symbole de la crise sans précédent que vit le transport maritime depuis 2010. « L’autre symbole de cette crise, c’est la course effrénée à l’armement des porte-conteneurs géants qui se sont multipliés ces dernières années », souligne Thibault Pelletier qui était le représentant du personnel au sein d’Hanjin au Havre.PolitiqueCette course au gigantisme pour réduire les coûts de transport, la financiarisation du secteur par des armateurs soucieux de gains rapides et le ralentissement de la croissance chinoise, ont dérégulé un secteur hors de contrôle, voué au libéralisme le plus effréné. Prochaine victime sur l’autel des restructurations en cours, le champion français CMA-CGM qui vient d’annoncer 60 suppressions de poste au Havre. « Dans notre cas, CMA-CGM profite de cette crise pour délocaliser des activités terrestres au Havre vers l’Inde », soupçonne Paul Golon, délégué CFDT de l’armateur français. Cette surcapacité de navires a fait chuter le taux de fret, ce qui amène la plupart des compagnies à naviguer à perte, à baisser leurs tarifs pour faire couler la concurrence entraînant chez tous des pertes colossales estimées à 5 milliards de dollars chez les multinationales du transport maritime en 2016. Aujourd’hui, le transport maritime ne parle plus que des alliances entre les géants asiatiques et européens pour partager les grandes lignes et rationaliser leurs frais généraux dont les salariés risquent bien d’être les variables d’ajustement. Cette incapacité notoire des professionnels du maritime à anticiper les évolutions économiques, à se contenter de gérer à court terme et de croire éternellement aux vertus du marché, semble pourtant être toujours de mise.
Jean-Louis Le Yondre, figure du monde portuaire havrais, président du syndicat des transitaires du Havre, se dit plus inquiet pour le port par les grèves à répétition du printemps dernier et la construction du canal Seine-Nord que par les restructurations des compagnies maritimes. « Le marché va s’autoréguler, c’est la loi du marché », affirme le chef d’entreprise, faisant fi de la crise des subprimes de 2008, de la montée des protectionnismes sous la pression des opinions publiques et de la relocalisation, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou en Asie. « C’est malheureux pour les salariés, mais il fallait s’y attendre. » Pour Jean-Louis Le Yondre, les marchés émergents d’Afrique vont relancer la consommation qui fait défaut en Chine ou au Brésil. François Guérin, vice-président de l’UMEP (Union Maritime et Portuaire) juge de son côté que cette crise des armateurs est profonde et redistribue les cartes du transport maritime. « Les restructurations avec trois alliances de niveau mondial, risquent de changer le rapport de force en leur faveur. À nous et au port du Havre d’être à la hauteur. Heureusement que nous avons Port 2000, mais il faut plus avec la création de véritables dessertes ferroviaires et fluviales du Havre vers Paris. » Les salariés d’Hangin et dans une moindre mesure de CMA-CGM, ont bien compris qu’ils n’auraient aucun soutien de la part de la communauté portuaire, qu’elle soit patronale ou ouvrière. « C’est un peu chacun pour soi », soupire Pascal Golin de CMA-CGM. « Les compagnies maritimes sont mondialisées et les salariés sont isolés dans les ports du monde entier » explique Thibault Pelletier. « La faillite d’Hanjin est sans précédent dans le monde, mais au Havre, moins de trente salariés licenciés, ça ne compte pas… »
« On restee n ligue des Champions »
Hervé Cornède, directeur commercial d’Haropa, se veut lui, optimiste pour la place portuaire du Havre. « Je peux déjà vous garantir que les trois alliances se sont engagées sur Le Havre », exulte le cadre de l’établissement portuaire. « Nous vivons un big bang, c’est vrai, le plus dur depuis 25 ans. Avec l’engagement des trois alliances au Havre, on reste en Ligue des Champions face à nos concurrents du Nord de l’Europe. Il y a un nouveau modèle économique à prendre en compte, un défi à relever. Le protectionnisme et les relocalisations ne sont pas globalement favorables aux ports, mais il y a de l’espoir. Le Havre qui était un port d’importation, voit ses exportations augmenter, notamment dans le domaine des vins et spiritueux, de la poudre de lait… Mais ce qui est difficile, c’est d’anticiper, d’avoir des prévisions économiques fiables à long terme. » Qui avait prévu la panne de la Chine ou du Brésil, la financiarisation du transport, l’effondrement des taux de fret… Personne. Comme à chaque crise…
Philippe LENOIR
Une crise historique ou un prétexte pour restructurer?
Le secteur maritime semble vivre une crise sans précédent, symbolisé par la faillite de l’armateur coréen Hanjin, il y a quelques semaines. Comment analysez-vous un tel désastre ?Gildas Maire : « C’est en effet, une crise majeure que vivent les compagnies maritimes internationales. On peut même parler d’une conjoncture inédite, du jamais vu depuis des décennies. Il y a eu, pendant de trop nombreuses années, une spéculation sur un transport maritime en pleine croissance et vu par certains comme un investissement rentable à court terme. À côté des compagnies historiques tenues par des familles d’armateurs sérieux, sont apparus des armements financiers. Ceux-ci ont créé une surcapacité de navires. Depuis cinq ans, il y a tant de de navires en trop que le marché souffre beaucoup. »Jean-Paul Hellenquin : « Le transport maritime est le pilier de la mondialisation de l’économie, puisque 90 % des échanges mondiaux se font par la mer. Cela a attisé la cupidité financière des investisseurs. La faillite d’Hanjin, le premier séisme d’ampleur international, est le fait que l’armateur coréen a été lâché par ses banques et ses investisseurs. Mais le plus grave, ce sont ces décennies où les armateurs ont surfé sur une croissance phénoménale, portée par le moteur chinois, avec l’idée que celle-ci était éternelle. »Pensez-vous que cette crise est durable et va avoir des conséquences sociales importantes ?G.M. : « Le transport maritime va s’en remettre, mais il faudra encore quelques années avant d’assainir le secteur. On peut encore compter sur une croissance mondiale positive, car l’Afrique, l’Asie, l’Amérique du Sud ont encore de gros besoins de consommation. Et puis, cela va accélérer l’envoi de navires à la casse. Enfin, les opérations de concentration du secteur encore en cours, vont permettre aux armateurs historiques et familiaux de faire des économies d’échelle, de mutualiser les frais généraux pour retrouver leur rentabilité. »J-P.H : « Le transport maritime est cyclique et je ne doute pas qu’il reprendra de la vigueur dans quelques années. Et je doute même que les compagnies jouent la carte de la dramatisation extrême pour restructurer leur flotte, mais surtout leur personnel. Les alliances en cours chez les grands armateurs mondiaux démontrent que le secteur a pris conscience de la crise. Ces alliances présentent un grand danger, c’est celle de la casse sociale et de la volonté évidente de réduire les coûts salariaux par des suppressions de postes importants. »Les élèves de l’École Nationale Supérieure Maritime du Havre se déclarent inquiets pour leur avenir. Ont-ils raison de l’être ?G.M. : « L’ENSM forme aujourd’hui des ingénieurs qui vont rejoindre les nouveaux métiers industriels de la mer. C’est vrai que la formation des officiers navigants va s’adapter à ces nouveaux métiers. On aura toujours besoin de professionnels aguerris formés dans une école de pointe comme l’ENSM. »J-P.H. : « Le transport maritime mondial, depuis la création des pavillons de complaisance, n’a jamais été un modèle social. Les marins français souffrent d’un tel dumping social et cette crise ne devrait pas arranger leur statut. De plus, les géants des mers si controversés ont divisé par deux leurs équipages. Les élèves de l’ENSM vont vivre, à coup sûr des années compliquées pour rentrer chez les armateurs dans le cadre du modèle social français. »
Lire ci-après le commentaire impertinent proposé par Michel Duval: -
Ecologie punitive pour les Rouennais et les Normands banlieusards: Le coup de gueule du docteur HAUCHECORNE
Tant que les alternatives efficaces n’auront pas été proposées aux usagers de l’automobile à moteur thermique notamment en ville, on aura le type d’abus de pouvoir qui suit, à savoir une police municipale transformée en brigade fiscale car le produit des amendes pour stationnement gênant ou interdit ne va pas dans la caisse de la ville concernée mais au… Trésor Public.
Lire les deux articles suivants proposés par la rédaction de Normandie Actu:
Verbalisé deux fois lors de visites à domicile, à Rouen : le ras-le-bol d’un médecin généraliste
Un médecin généraliste a été verbalisé à deux reprises dans la même semaine, alors qu’il était en visite à domicile à Rouen (Seine-Maritime). Pris de colère, il a écrit au maire.
Mise à jour : 13/01/2017 à 22:37 par Raphaël Tual

Le docteur François Hauchecorne de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), a été verbalisé à deux reprises fin décembre 2016, à Rouen, lors de visites à domicile. (illustration ©Torange.biz)
Le docteur François Hauchecorne est en colère. Médecin généraliste à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), il s’est vu remettre deux contraventions dans la même semaine dans le centre-ville de Rouen, entre le 12 et 16 décembre 2016, alors qu’il était en visite à domicile.
Dans un courrier daté du 19 décembre 2016, que Normandie-actu s’est procuré, François Hauchecorne dénonce les méthodes de la Ville :
Il semble que les services de la municipalité, agents verbalisateurs, soient passés dans l’air de la politique de la tolérance zéro.
Le médecin s’est fait verbaliser une première fois, rive droite « alors que j’étais sur un stationnement autorisé, avec le caducée (symbole des médecins placé sur le pare-brise, ndlr) en évidence », confie-t-il et la seconde fois, rive gauche, rue Jacques-Fouray, alors qu’il intervenait dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Pour la première infraction, il n’a pas reçu la contravention, mais la seconde lui a coûté 135 euros. « Dans cet Ehpad situé en hyper-centre, il n’y aucune place pour les intervenants extérieurs. Je n’ai pas d’autre choix que de me garer rapidement sur le trottoir, sur la piste cyclable ».
La visite à domicile, « une mission de service public »
François Hauchecorne reconnaît ses torts, mais souhaiterait que la tolérance persiste pour les professionnels en exercice. « Je rappelle que la visite à domicile est une mission de service public, assurée par les médecins libéraux, d’où la tolérance de stationnement pour les médecins qui existait jusqu’alors dans toute la France ». Dans son courrier, il s’interroge :
La mairie de Rouen serait-elle prête à rompre cette tolérance pour les médecins et à prendre en otage les patients dépendants, nécessitant des soins à domicile ?
Jeudi 12 janvier 2017, le docteur Hauchecorne n’avait toujours pas obtenu de réponse de la Ville. Lui est persuadé que « la mairie envisage de faire payer aux médecins un abonnement annuel de stationnement demi tarif ».
Une possible réforme, qui courrouce déjà le généraliste : « Nous ne sommes plus à une taxe près ». Contactée par Normandie-actu, la Ville de Rouen n’a, pour l’heure, pas donné suite à nos sollicitations.
Commentaire de Florestan:
On dirait un conte de Guy de Maupassant…
Autre abus de pouvoir:
L’accès à Paris en automobile pour les banlieusards, à commencer par un certain nombre de nos concitoyens normands qui doivent s’y rendre pour leur travail…
Là encore, en l’absence de transports publics suffisamment performants et modiques pour nous faire passer l’envie d’utiliser la voiture, les territoires voisins de la région parisienne et la banlieue parisienne proprement dite sombrent dans un impensé géographique et social: le « bordel » entraperçu par le Général de Gaulle depuis son hélicoptère demeure…
Crit’Air. Les Normands concernés par la « vignette » anti-pollution obligatoire à Paris
Les automobilistes normands devront s’équiper d’une vignette anti-pollution « Crit’Air » pour circuler dans Paris. La nouvelle mesure entre en vigueur lundi 16 janvier 2017.
Mise à jour : 16/01/2017 à 12:41 par La Rédaction

Les vignettes Crit’Air anti-pollution sont obligatoires dès ce lundi 16 janvier 2017. (©AFP/Archives/LIONEL BONAVENTURE)
Les vignettes Crit’Air anti-pollution sont obligatoires dès lundi 16 janvier 2017, pour circuler en voiture, camion ou moto à Paris mais les contrôles seront dans un premier temps « pédagogiques ».
Pour remplacer la circulation alternée
La capitale, première Zone à circulation restreinte (ZCR) de France, « améliore la qualité de l’air en limitant les émissions de particules du trafic automobile », a indiqué un communiqué de la Ville, une lutte contre la pollution de l’air dont Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a fait une de ses priorités.
Ces vignettes, qui permettront de remplacer la circulation alternée par une circulation différenciée, permettront de « s’assurer facilement que les restrictions de circulation des véhicules les plus polluants sont respectées », selon Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports.
À partir de lundi 16 janvier, dans Paris intramuros (donc hors périphérique et bois de Vincennes et de Boulogne), tous les véhicules, motos, voitures ou utilitaires, qu’ils soient immatriculés à Paris, en France ou à l’étranger, devront arborer la vignette ronde qui les identifie selon leurs émissions polluantes (oxydes d’azote, particules). En Normandie, les automobilistes, même de passage dans la Capitale, devront s’équiper d’un macaron.
Pour les voitures particulières, six macarons sont prévus : vert pour « zéro émission » (véhicules électriques ou à hydrogène), puis numérotés du « 1 » violet (normes Euro 5 et 6 essence) au « 5 » gris (Euro 2 diesel).
> LIRE AUSSI : Pollution. Des vignettes à poser sur les voitures, à partir du 1er juillet 2016
Des voitures interdites
Certaines catégories sont interdites depuis le 1er juillet 2016 : les véhicules particuliers immatriculés pour la première fois avant le 1er janvier 1997, les véhicules utilitaires légers d’avant le 1er octobre 1997, les deux-roues d’avant le 1er juin 2000. « Non classés », et donc sans vignettes, ils n’ont plus le droit de circuler que le week-end et en semaine de 20h à 8h.
Paris suit l’exemple de quelque 200 villes européennes qui ont mis en place des zones à basse émission. Paris est une ZCR depuis le 1er septembre 2015, date à laquelle l’interdiction ne concernait que les poids lourds, bus et autocars d’avant le 1er octobre 2001. Depuis, des villes comme Grenoble ou Lyon ont adopté le dispositif, de façon plus modulée et une vingtaine d’autres sont candidates.
Des amendes de 68 à 135 euros
Les vignettes Crit’Air ont été mises en place à la mi-2016 par le ministère de l’Environnement. D’un coût de 4,18 euros, le macaron peut être obtenu sur www.certificat-air.gouv.fr.
La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a affirmé dimanche 15 janvier 2017, dans le Journal du dimanche, que 2,5 millions de vignettes Crit’Air avaient été demandées en France.
À Paris, les contrôles seront pendant quelques mois, « pédagogiques » pour ceux qui n’ont pas leur vignette mais les véhicules interdits, qui ont bénéficié de six mois de mansuétude, pourront être verbalisés dès lundi 16 janvier, selon la Ville. Les amendes vont de 68 à 135 euros selon les catégories de véhicules.
Automobilistes et motards en colère
Quelque 600 000 véhicules roulent chaque jour à Paris. Le nouveau dispositif a suscité la colère de quelques automobilistes. Dimanche 15 janvier, une centaine de détenteurs de voitures de plus de 20 ans se sont rassemblés avec leur véhicule à Paris, à l’appel de la Fédération Française des Automobilistes Citoyens (FFAC), pour dire « Non à Crit’Air, non à Big Broth’Air », selon une banderole.
La Fédération des Motards en Colère « contre les ZCR » devait pour sa part se rassembler ce lundi 16 janvier 2017, sur l’esplanade de Vincennes.
Politique






























