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Politique - 73. page

  • La bibliothèque Alexis de TOCQUEVILLE de CAEN sera-t-elle la « META » bibliothèque de Normandie?

    Ce samedi et ce dimanche 14 et 15 janvier 2017 a lieu l’ouverture au public inaugurale de la toute nouvelle bibliothèque Alexis de Tocqueville, un grand bâtiment toute en transparence ayant la forme d’une croix de Saint André, orientée sur les points essentiels de l’horizon caennais conçu par l’OMA l’agence dirigée par l’architecte international d’origine hollandaise Rem Koolhaas…

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    A Caen, cela donne un beau bâtiment d’architecture contemporaine épurée et assez légère faite d’acier et de grandes parois de verre plus ou moins transparentes qui font entrer le ciel normand des Impressionnistes dans l’immense salle de lecture du première étage, la réverbération de l’eau du bassin Saint Pierre sur le quai duquel est posé la bibliothèque contribuera à enchanter la lumière à l’intérieur où les éclairages artificiels sont discrets.

    Quelques images de l’intérieur prises à l’occasion de l’inauguration officielle vendredi 13 janvier 2017 à 17h00 en présence de Mme Azoulay, ministre de la Culture: cette date devant, en principe, porter chance au nouveau bâtiment dont les étonnantes grandes verrières bombées en double vitrage ont résisté au premier grand coup de vent d’un Noroît hivernal soufflant la veille au soir à plus de 120km/h…

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    L’ampleur magistrale de la grande salle de lecture du premier étage quelques semaines avant l’inauguration: le parquet de bois, le double vitrage et la structure métallique ainsi que des faux plafonds spécialement conçus permettent de limiter toutes les réverbérations sonores au profit d’un bruit feutré voire d’un silence propice à l’étude et à la lecture: la bibliothèque est d’ailleurs équipée de salles de travail réservées aux chercheurs (notamment la salle de consultation des fonds anciens et précieux, d’un auditorium ainsi que d’un petit cinéma pour visionner des films patrimoniaux). Au second étage, vue magnifique et inédite sur le centre ville de Caen et tous ses clochers avec l’espace réservé à la jeunesse. Au rez de chaussée on trouvera un restaurant, l’auditorium, la réception, le kiosque à journaux et périodiques, un hall d’exposition et un forum qui sera, à terme, ouvert à tous les acteurs du livre à Caen, à commencer par les nombreuses librairies encore présentes dans le centre ville.

    La bibliothèque Alexis de Tocqueville pourrait devenir un « troisième-lieu » accueillant le public au delà du cadre institutionnel d’une simple bibliothèque municipale pour lui permettre aussi de se restaurer, de s’y distraire ou d’y travailler. C’est, par exemple, le choix qui a été fait à Thionville en Lorraine:

    http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2010-04-0057-001

    Voir aussi le reportage de France Culture sur la mue des bibliothèques publiques:

    https://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/la-mue-des-bibliotheques

    Avec cette équipement et celui à venir du futur FRAC Normandie dessiné par Rudy Ricciotti dans l’ancien couvent de la Visitation, avec son université ainsi que l’IMEC installée à l’abbaye d’Ardenne,  Caen devient le premier pôle régional normand pour la culture: l’Athènes normande renaît au XXIe siècle… A condition que tous ces atouts soient mis en relation et en réseau et qu’un éco système favorable au livre et à la lecture puisse se développer et renforcer la ville de Caen sur ce secteur essentiel sinon stratégique: la numérisation est un enjeu. L’université de Caen achève la numérisation des manuscrits du Mont St Michel, la grande et belle bibliothèque municipale de Rouen fait de même sur son magnifique fonds ancien, l’un des plus riches de France. On connaît déjà le travail qui a déjà été fait sur les archives Flaubert: il devrait être fait sur tous les grands écrivains normands.

    La bien nommée bibliothèque Alexis de Tocqueville de Caen ne pourrait-elle pas devenir la « méta » bibliothèque en permettant l’accès à tous les fonds normands numérisés, à commencer par ceux qui sont disponibles à Caen?

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    La salle de lecture vue depuis la mezzanine des fonds précieux, côté Est.

    Événement : les premières images de la nouvelle bibliothèque de Caen [Photos et vidéo]

    La salle de lecture vue du côté des grands degrés de lecture, côté Ouest…

    Au second étage, le bâtiment offre un magnifique belvédère sur la ville…

    Au centre de la croix de Saint André: un immense espace disponible couvert par une poutre métallique de 85 mètres de portée ! Au total, ce sont 12000 m² mis à la disposition du public encadré par une équipe de 85 personnes.

    Dans le sous-sol, un auditorium a été aménagé pour des conférences et des concerts:

    Voir le reportage tout en images proposé par nos confrères de Tendance Ouest Caen:

    http://www.tendanceouest.com/actualite-210173-Evenement-les-premieres-images-de-la-nouvelle-bibliotheque-de-caen-photos-et-video.html

    L’inauguration a donc eu lieu vendredi 13 janvier 2017:

    La ministre de la Culture et de la Communication Audrey Azoulay était à Caen ce vendredi 13 janvier 2017 pour inaugurer la bibliothèque Alexis-de-Tocqueville.

    http://www.libertebonhomme.fr/2017/01/13/la-ministre-de-la-culture-audrey-azoulay-a-inaugure-la-nouvelle-bibliotheque-de-caen/

    La ministre a, semble-t-il, aimé la bibliothèque Alexis de Tocqueville, après avoir visité l’IMEC et l’abbaye d’Ardenne (qui subit, rappelons-le la concurrence agressive de la Bibliothèque Nationale de France) et le chantier du FRAC …

    “Tout le monde est ébloui par cette bibliothèque. Elle est magnifique, la vivre et se promener dans cet espace est très agréable. C’est l’une des plus belles bibliothèques que j’aie jamais vue et qui s’insère si bien dans la ville avec une architecture novatrice. C’est une réussite”, a expliqué la ministre lors de sa visite à Caen

    Et le maire Joël Bruneau est bien obligé de dire du bien de son prédécesseur:

    “Si on n’est pas toujours d’accord sur tout, je veux remercier mon prédécesseur Philippe Duron d’avoir poursuivi dans la continuité de Luc Duncombe ce projet de reconstruction de bibliothèque à vocation régionale. C’est un lieu où on se sent bien et qui donne envie”, glisse le maire de Caen et président de Caen la mer Joël Bruneau.

    Enfin, nous sommes très heureux du nom choisi (un peu au forceps à vrai dire) par Joël BRUNEAU le maire de Caen pour cet équipement d’abord nommé « BMVR » (bibliothèque municipale à vocation régionale). Puisque nous sommes en Normandie, terre de littérature et d’écrivains, nous avions le choix… J’avais proposé, lors d’une consultation publique sur Internet qui a malheureusement tourné court, le nom de Léopold Sédar SENGHOR, le grand écrivain et homme politique sénégalais qui fut aussi notre dernier plus grand poète et écrivain normand, mort à Verson près de Caen (où ses archives se trouvent et font l’objet actuellement d’une restauration et d’une numérisation avant qu’elles ne soient versées, espérons-le, à l’IMEC).

    Mais le choix d’Alexis de TOCQUEVILLE grand écrivain normand de la lucidité politique nous convient parfaitement: cela permettra aux jeunes générations et aux bobos de centre ville qui se croient nés de la dernière pluie numérique d’avoir l’impression de vivre et d’habiter au coeur d’une région normande qui a un patrimoine et des héritages magnifiques et suffisamment puissants pour penser l’avenir avec intelligence…

    BAT 1

    BAT 2

     


     

    Commentaire de Florestan:

    Caen, « l’Athènes normande » à nouveau au XXIe siècle mais à trois conditions:

    1) Qu’il puisse y avoir un projet global de valorisation du livre et de ses patrimoines: la bibliothèque Alexis Tocqueville comme méta bibliothèque où l’on pourrait consulter les fonds numérisés de toute la Normandie (ex: manuscrits du Mt St Michel, fonds anciens et précieux normands à Rouen, Valognes, etc… archives des écrivains normands…)

    2) Expérimenter la bibliothèque comme un troisième lieu concurrençant efficacement le centre commercial pour lire étudier mais aussi se distraire se restaurer se rencontrer travailler etc…

    3) Mettre en réseau et faire travailler ensemble la BAT, l’IMEC (qu’il faut soutenir face à l’agressivité de la Bibliothèque Nationale de France qui veut récupérer toutes les archives des écrivains contemporains) le futur FRAC la BU les musées du château et le réseau des librairies indépendantes du centre ville:

    si chacun continue de travailler dans son coin, Caen ne sera que la capitale du bocage normand.

    Enfin, je trouve très bien que la nouvelle bibliothèque puisse porter le nom d’un écrivain et d’un penseur normand: Tocqueville dont la lucidité fut visionnaire est un choix excellent!


     

    A signaler, à l’occasion de l’ouverture de la bibliothèque Alexis de Tocqueville de Caen, la sortie du dernier numéro de la Revue des Deux Mondes consacré au célèbre écrivain normand:

    15-01-2017 17;53;07

     
  • Aurélien BELLANGER: Le GRAND PARIS d’une région qui n’existe pas.

    « En France, ce que pense la province importe autant que ce que pensent mes jambes »

    Heinrich Heine

    L’Etoile de Normandie vous propose de lire le dernier roman d’Aurélien BELLANGER, le plus géographe de nos romanciers contemporains en ce sens qu’il a la curiosité intellectuelle de placer ses réflexions et ses fictions sur des territoires parfois fort éloignés du 6ème arrondissement de Paris pour poser avec une belle plume pleine de poésie et d’ironie la question essentielle que nous posons ici régulièrement: les citoyens usagers et habitants d’un territoire ont-ils vraiment voix au chapître lorsque la technostructure politico-administrative aux ordres de Paris décide de labourer le territoire pour, par exemple, faire passer une ligne TGV à grande vitesse?

    La réponse est contenue dans la question et ce fut l’objet du grand livre qui a fait la fortune littéraire (justifiée) d’Aurélien BELLANGER avec ce grand roman portant ce titre évocateur: « l’Aménagement du territoire »

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    Voir sur l’Etoile de Normandie:

    http://normandie.canalblog.com/archives/2016/05/24/33858412.html

    Ces derniers jours, Aurélien BELLANGER récidive pour notre plus grand plaisir avec son nouvel opus diagnostiquant le fait du prince et ses conséquences sur le territoire compliqué, pour ne pas dire plus, de la plus grande région urbaine d’Europe mais aussi de la plus grande région de France par le nombre d’habitants et par le poids en richesse et en pouvoir, à savoir la « région » parisienne:

    LE GRAND PARIS


     

    Lire la présentation proposée sur le site de l’hebdomadaire Marianne:

    http://www.marianne.net/grand-paris-aurelien-bellanger-fiction-moderne-pamphletaire-100249073.html

    « Le Grand Paris » d’Aurélien Bellanger : fiction moderne et pamphlétaire

    Samedi 07 Janvier 2017 à 17:30

    Après « La Théorie de l’information » et « L’Aménagemente du territoire », Aurélien Bellanger sort son nouvel opus : « Le Grand Paris ». Il y compose pour de bon le roman-chaos du temps présent.
    Aurélien Bellanger en 2014, filmé par la librairie Mollat.

    L’art du roman repose sur celui du recul. Une distance qui permet à un esprit audacieux d’historiciser même le temps présent. Aurélien Bellanger est un tel esprit. En 2012, la Théorie de l’information était une biofiction de Xavier Niel, et un roman sur la posthumanité à venir. En 2014, l’Aménagement du territoire prenait prétexte de la construction d’une ligne de TGV pour réfléchir à la répartition de l’espace entre les hommes. Le Grand Paris, son troisième roman, prend appui sur le projet éponyme, imaginé par Nicolas Sarkozy en 2008 et effectif depuis le 1er janvier 2016.

    Voici Alexandre Belgrand (narrateur aux mêmes initiales que l’auteur), «un enfant du 92 destiné à perpétuer, en tant qu’ingénieur, architecte ou cadre dirigeant d’une multinationale, la domination occidentale du monde». Par le récit de son éducation, nous avons une histoire de l’aménagement RPR de la banlieue. Par celui de son incursion dans l’élite, nous le voyons envoûté par le «Prince» : Nicolas Sarkozy. Intégré au cénacle élyséen en 2007, le voilà en charge du projet Grand Paris express, par lequel le «Prince» entend «offrir à son peuple une nouvelle capitale».

    Ensuite, tout ne sera que dédales de disgrâces, trahisons, orgueils et préjugés. Et c’est précisément dans ces nœuds de vipère que, par-dessus une trame de politique-fiction, Bellanger compose pour de bon le roman-chaos du temps présent : que devient la mission d’un urbaniste quand les politiques n’ont plus l’usage du monde ? Que signifie alors bâtir une civilisation ? Imaginant jusqu’à la conversion (lisez pour voir…) de son protagoniste, il invoque les forces telluriques de l’Histoire, y oppose l’impasse politicienne qui s’est refermée sous «les ruines emmêlées et fumantes du 21 avril 2002 et du 11 septembre 2001». Limpide et cynique en sa première partie, le roman devient possédé et déroutant en progressant : une fiction moderne et pamphlétaire.

    *Le Grand Paris, d’Aurélien Bellanger, Gallimard, 480 p., 22 €. En librairies le 12 janvier.

     


     

    Le problème posé par Aurélien Bellanger est double:

    1) En tant que territoire cohérent, espace vécu, clairement identifié par ses habitants mais surtout par ses acteurs et décideurs, la région parisienne, l’Ile de France pour reprendre son nom officiel et historique n’existe pas.

    Qu’y a-t-il de commun entre le Vexin et le Mantois à l’Ouest, la Brie champenoise à l’Est, le Valois forestier et de grande culture agricole au Nord, ou la Plaine de France disparue sous les emprises logistiques et industrielles au Nord-Est? Rien, si ce n’est la prise de conscience qui monte en « région parisienne » que la relation Paris -Banlieue est encore plus détestable et humiliante que la relation Paris-Province. Comparer la qualité de service et les temps de parcours d’un train de banlieue avec ceux proposés par le TGV Paris-Marseille suffit à en prendre conscience: il n’est pas étonnant d’ailleurs que la colère des banlieusards contre la domination mégalopolitaine parisienne se cristallise sur la question du transport ferroviaire. Car on pourrait parler aussi du prix du mètre carré ou de la clôture réelle et psychologique plus absolue des quartiers urbains et territoires de la banlieue parisienne que l’isolement ou l’enclavement des villages du rural profond de la province la plus reculée.

    2) La région parisienne n’existe que par le fait du Prince, de celui qui est à la tête de l’Etat souverain et sa volonté n’a jamais suffi à mettre de « l’ordre dans ce bordel » pour reprendre la célèbre réponse du Général de Gaulle à Paul Delouvrier chargé de la dissolution de la ceinture rouge de la banlieue municipale communiste dans un magma de villes nouvelles avec l’unité régionale normande comme victime collatérale de ce premier grand pari pour faire exister une vraie région parisienne étendue jusqu’au port du Havre.

    Car le Grand Paris est, en effet, le grand pari pour faire exister une région qui n’existe pas, puisque pour régner, le maître parisien a toujours eu besoin de diviser que cela soit la province (on se souviendra de la remarque d’un célèbre révolutionnaire de 1789 préférant avoir affaire à 83 petits chiens plutôt qu’à 14 gros dogues de province) ou la banlieue proche:

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    Avec 13 millions d’habitants, avec 20% du 5ème PIB Mondial, 800 communes, 8 départements, une région, un statut spécial de ville-département pour la ville de Paris et ses 20 arrondissements, avec les pouvoirs particuliers pour le Préfet de Paris mis en concurrence avec ceux du maire de Paris, avec l’omni-présence de l’Etat central sur le territoire, avec ses ministères, ses grandes administrations, ses grands domaines fonciers et patrimoniaux, mais aussi la présence des grands sièges sociaux de grandes multinationales ou la présence de grands laboratoires de recherche ou de grandes écoles…

    Avec l’arrivée toute récente d’une métropole du Grand Paris réduite aux acquêts et coiffant le désert intercommunal francilien, avec la complexité toujours inachevée des réseaux routiers, ferroviaires ou de tous les réseaux transportant tous les fluides vitaux toujours à maintenir et à réparer dans les antres techniques des sous-sols parisiens…

    LE territoire francilien n’existe pas car c’est le lieu d’un clochemerle permanent, d’une complexité politque, administrative et territoriale permanente dix fois, cent fois supérieure à celle qui nous désole aussi en Normandie:

    Nous nous plaignons en province de la radioactivité jacobine. Aurélien Bellanger nous en décrit le coeur et nous démontre qu’on ne saurait habiter durablement, paisiblement, le coeur d’un réacteur nucléaire.

    Pour nous Normands, qui avons à vivre à proximité du soleil parisien et de sa complexité, nous qui avons entre nos mains l’enjeu national de la liaison à la Mer d’un centre parisien placé au milieu d’un bassin largement sous développé et faiblement peuplé si l’on compare la région urbaine parisienne aux autres grandes régions mégalopolitaines mondiales de taille et de poids comparables, nous devons faire preuve de la lucidité politique et géographique que les décideurs parisiens, trop préocupés par la gestion de l’énorme complexité parisienne, ne peuvent pas avoir.

    Le livre d’Aurélien Bellanger doit donc être lu par tous les décideurs et acteurs normands avant de proposer aux décideurs parisiens, que cela soit l’Etat central ou la représentante de la région qui n’existe pas, de prendre la gouvernance sur la Seine… d’un grand pari maritime.

     
  • Tempête EGON du 12 janvier 2017: état des lieux en Normandie

    Dans la soirée du 12 janvier 2017, des rafales de vent d’Ouest à plus de 130 km ont balayé la Normandie, notamment entre 18h et 21h provoquant des coupures d’électricité, la fermeture des ponts de Normandie et de Tancarville, des chutes d’arbres mais aussi des dégâts sur les bâtiments et certains monuments dans les villes et villages normands.

    Mais l’essentiel c’est qu’aucune victime humaine n’est à déplorer en Normandie…

    Voici un rapide état des lieux proposé par notre collaboratrice Poule d’Eau en charge de la revue de presse de l’Etoile de Normandie:

    http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/tempete-caen-l-eglise-saint-pierre-legerement-endommagee-4732941

    http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/tempete-caen-l-enseigne-d-un-magasin-menace-de-se-detacher-video-4732917

    http://www.tendanceouest.com/actualite-210199-tempete-en-normandie-dieppe-demande-la-reconnaissance-de-etat-de-catastrophe-naturelle.html

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/01/13/97001-20170113FILWWW00234-tempete-arret-d-un-reacteur-nucleaire.php

    http://www.ouest-france.fr/normandie/saint-aubin-sur-mer-14750/l-eglise-de-saint-aubin-sur-mer-fermee-pour-peril-imminent-4733103


     

    Lire notamment Paris-Normandie:

    http://www.paris-normandie.fr/actualites/apres-le-passage-de-la-tempete-egon-l-heure-du-bilan-en-normandie-EL8049600?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=e59c1e372c-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-e59c1e372c-137315997

    Après le passage de la tempête « Egon », l’heure du bilan en Normandie

    Publié 13/01/2017 á 18H57

    Des bateaux sur le flanc, des dizaines d’arbres déracinés, des trains bloqués, des toitures arrachées, des véhicules endommagés… La tempête « Egon » et ses vents à décorner les bœufs ont fait un violent passage en Normandie, plongeant une partie de la région dans le noir et entraînant de gros dégâts matériels. Et si aucune victime n’est à déplorer dans la région, les intempéries ont tué une femme dans le Sud-Est.

    Sur le port de plaisance du Havre, des dégâts matériels importants. A Yvetot, un grand chêne rouge d’Amérique, haut de 25 mètres et âgé de 133 ans, la plus belle pièce de l’arborétum d’André Nestasio, a été déraciné
    Sur le port de plaisance du Havre, des dégâts matériels importants. A Yvetot, un grand chêne rouge d’Amérique, haut de 25 mètres et âgé de 133 ans, la plus belle pièce de l’arborétum d’André Nestasio, a été déraciné
    En région dieppoise, de nombreux arbres ont été emportés
    En région dieppoise, de nombreux arbres ont été emportés
    Simon Herremans, bloqué en gare d’Évreux
    Simon Herremans, bloqué en gare d’Évreux
    Après la tempête Egon, à quoi s’attendre ce week-end ? Selon Thierry Loquet, prévisionniste à Météo France Boos, près de Rouen, « on entre dès ce samedi dans un temps de traîne, avec des giboulées entre deux éclaircies, de gros nuages menaçants occasionnant des averses à leur passage : de pluie près des côtes, de neige en progressant à l’intérieur des terres de Seine-Maritime et de l’Eure. Une neige qui peut tenir temporairement le matin, mais avec une quantité ne dépassant pas un centimètre ». En termes de températures, s’attendre à des petites gelées à l’intérieur des terres, tandis que le vent soufflera encore à 50 ou 60 km/h sur les côtes.

    Le grand retour du froid

    Demain, une perturbation venant de l’Ouest apportera du redoux. « Le problème, c’est qu’en progressant vers l’Est, elle se heurtera à du temps plus froid, ce qui pourrait créer un peu de neige temporairement, le Pays de Bray, le sud de l’Eure, la Picardie aussi étant plus particulièrement concernés », précise Thierry Loquet. Prévoir encore des petites gelées le matin, et une remontée des températures (entre 5 et 7 degrés) en journée.

    La semaine prochaine, à partir de mardi surtout, sera marquée par le retour des gelées, et une température qui va s’abaisser progressivement, sans dégel même en journée.

    Le plus dur semble passer. Les forts vents qui ont balayé la région ont fait des dégâts. Hier, les pompiers de Seine-Maritime ont recensé 235 interventions dans le département, dont 71 dégagements de voie avec des arbres ou branchages tombés sur la chaussée. Au collège Calmette à Notre-Dame-de-Gravenchon, commune de Port-Jérôme-sur-Seine, les 551 élèves ont trouvé porte close : l’établissement flambant neuf a vu des éléments de toiture emportés. Dommage pour les collégiens, les cours reprennent dès lundi…

    À Franqueville-Saint-Pierre, la verrière de l’espace culturel Bourvil a été touchée : des morceaux se sont envolés à plus de 50 mètres, nécessitant l’intervention des pompiers pour une mise en sécurité. Aux Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen, le court de tennis gonflable a résisté à la tempête de 1999 mais pas à celle de 2017. Conséquences : cours et entraînements sont suspendus.

    Le port du Havre a aussi été touché par la tempête comme en témoigne Julien Lebas, le maître de port : « Sept bateaux de petites et moyennes tailles dont six voiliers sont tombés de leur ber sur la zone de l’Escaut, situé sur un terre-plein. Ils étaient tous stockés en hauteur. L’un d’eux a chuté sur un bateau à moteur qui a été abîmé. Dans le port principal, une trentaine de bateaux sur les 1 150 à flot ont eu leurs amarres détachées à cause du phénomène de houle très important et de la force du vent Nord-Ouest. Certains se sont entrechoqués et la plupart ont frotté les pontons. En moyenne, il y aura jusqu’à 3 000 à 4 000 euros de réparation pour les bateaux à flots et jusqu’à 20 000 euros pour les voiliers largement abîmés. On va certainement découvrir d’autres dégâts mais nous étions cinq sur le terrain cette nuit pour éviter l’effet domino. Au Havre, tous les ans, nous connaissons une à deux tempêtes de ce genre. »

    Dans la région, aucune victime n’est heureusement à déplorer : à Alvimare, entre Bolbec et Yvetot, un arbre est tombé sur une voiture jeudi soir ; le conducteur s’en est sorti indemne et a pu s’extraire de son véhicule par le coffre.

    Les intempéries ont toutefois fait un mort, dans le Sud-Est : une mère de famille a été tuée par la chute d’un arbre déraciné par le vent alors qu’elle emmenait ses enfants à l’école dans les Alpes-Maritimes. Une cinquantaine de blessés ont également été comptabilisés par les secours sur les zones balayées par la tempête hivernale qui privait d’électricité environ 170 000 foyers dans le nord du pays, hier encore. Les services de secours ont procédé à 4 452 interventions et un Thalys a été bloqué dans la nuit de jeudi à vendredi dans la Somme, a indiqué hier matin le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux. La vague de froid a également tué en Europe : une femme est morte en Albanie. Par ailleurs, les autorités ukrainiennes ont indiqué hier que le froid, avec des températures descendues jusqu’à -25 degrés dans ce pays, avait fait au total 40 morts depuis le 30 décembre, pour la plupart des personnes décédées dans la rue et qui avaient consommé de l’alcool.

    Les rédactions de Paris-Normandie (avec AFP)

    Le secteur de Dieppe très touché

    Avec des vents record, la région de Dieppe a été fortement impactée. Hier, le maire, Sébastien Jumel, a demandé à l’Etat la reconnaissance d’état de catastrophe naturelle.
    À Dieppe, les dégâts restent matériels. On ne compte plus les arbres tombés en région dieppoise et les axes secondaires ayant dû, ponctuellement, être fermés avant de rouvrir après déblayage. La RN27 ou l’avenue des Canadiens ont également été un temps barrées à cause de chutes d’arbres, dans la soirée.
    Une partie du secteur dieppois restait privé d’électricité hier matin. Une situation qui a incité la Ville et l’Inspection de l’Éducation nationale à laisser les deux écoles Paul-Langevin et Jeanne-Magny fermées, hier, en l’absence de courant et donc de chauffage. De gros dégâts ont aussi été relevés par le Syndicat mixte du port de Dieppe au niveau de la jetée ouest, qui elle aussi a été fermée au public hier matin. Les pompiers dieppois ont effectué cinquante-six sorties entre jeudi soir 21 h 45 et vendredi en milieu de matinée, sans devoir porter secours à une quelconque victime.
    Réacteur à l’arrêt
    À la centrale nucléaire de Paluel, l’unité numéro 1 a été mise à l’arrêt en raison d’un dysfonctionnemnet consécutif à la tempête. Le réacteur devrait pouvoir redémarrer aujourd’hui, en fin de journée. « Les vents violents ont provoqué un dysfonctionnement sur la ligne électrique 400.000 volts de la centrale », a indiqué EDF.
    À Offranville, la portion de route bordée d’arbres, appelée « La hêtraie », a dû être coupée des deux côtés pour permettre aux élagueurs d’intervenir suite à la chute de branches. Un arbre s’est effondré sur le toit de la bibliothèque du lycée Rostand, obligeant la direction à faire passer élus et représentants de l’Éducation nationale pour constater les dégâts.
    Le quartier de Pourville, à Hautot-sur-Mer, a été inondé par les vagues submersion : le mini-golf était sous l’eau hier matin et les commerces ont gardé porte close, contraints d’écoper et de faire passer les assurances.
    À Criel-sur-Mer, la route qui longe la plage semble avoir été bombardée. Coupée dans les deux sens, la chaussée devra probablement être fermée à la circulation assez longtemps.
    Au Tréport, une partie du toit del’ancien hangar à bois Flamant s’est envolé dans la soirée de jeudi, contraignant les autorité à fermer sa voie d’accès. Un garage en sous-sol, au niveau de l’immeuble Fée des mers, a été inondé.
    A. -S. G.-R.

    Bloqués en gare d’Evreux

    Soirée et début de nuit de galère, jeudi, pour les passagers du train Paris-Caen n° 3353 qui sont restés bloqués en gare d’Evreux. Le train a été stoppé à cause de la chute d’un arbre sur les voies entre Bernay et Lisieux.
    « Les agents de la SNCF sont parfois critiqués injustement. Ils sont top, ils nous ont fourni des plateaux-repas. C’est sympa. Ils nous ont dit que l’on pouvait aussi aller chez Domino’s pizza en face de la gare », raconte un des passagers, Simon Herremans, de Honfleur.
    La solidarité a pourtant joué pour bon nombre de naufragés du rail. C’était le cas en voiture 14 où Lydie, une Caennaise, a convaincu un proche de venir la chercher en voiture à quelque 130 km de chez elle. Elle a spontanément proposé à ses voisins de train de partager la route. « C’est un train d’habitués, explique Grégory qui revient de sa garde à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Les gens se connaissent, jouent aux cartes. C’est bien cette solidarité ». Grégory va ainsi repartir avec Lydie et Marie, sa voisine de wagon.
    Plus de 200 voyageurs ont ainsi passé la soirée et une partie de la nuit en gare d’Evreux. Fort heureusement, le chauffage et l’électricité fonctionnaient dans le train.
    A Serquigny, deux trains ont été stoppés à la suite d’une coupure d’alimentation électrique. En provenance de Paris, ils se dirigeaient vers Cherbourg et Caen. Plus de 500 passagers sont restés bloqués avant de finir leur voyage en bus.

    Des techniciens en renfort pour rétablir l’électricité

    Dès jeudi, les équipes d’Enedis (ex-ErDF) étaient en alerte. « Nous avons les équipes d’astreinte, nous doublons les permanences et pratiquons le recensement des collaborateurs qui peuvent être mobilisés rapidement », détaille Philippe Drillon, porte-parole d’Enedis Normandie. Aux premières coupures de courant, les techniciens se sont déployés, soit 500 agents normands et 160 employés d’entreprises prestataires habilitées à intervenir sur le réseau. Beaucoup d’interventions ont pu être rapidement réglées sur le réseau 20 000 volts : « Nous pouvons travailler à distance, ce sont des secteurs automatisés. Nous pratiquons alors un « bouclage » qui permet de réalimenter une partie d’un tronçon électrique et de rétablir le courant sur une grande partie d’un secteur touché en quelques minutes. C’est la priorité dans cette situation car cela permet de rétablir le courant rapidement pour le plus grand nombre. » Sur 1,9 million de clients en Normandie, 110 000 ont été impactés par la tempête. Hier, à 15 h, ils n’étaient plus que 35 000 (16 000 en Seine-Maritime, 9 000 dans l’Eure, 5 000 dans la Manche, 3 500 dans le Calvados et 1 500 dans l’Orne). « Nous avons encore 550 interventions à faire sur la basse tension, c’est-à-dire directement chez les clients, continue Philippe Drillon. Ce sont des interventions plus longues. » Pour aider leurs collègues normands, 204 agents venus de toute la France sont mobilisés et arrivent depuis hier sur le territoire ; c’est la Fire (Force d’intervention rapide électricité). Et elle devrait avoir du travail tout le week-end…
    A. Q.

    Prudence en forêt

    Suite à la tempête, l’Office national des forêts appelle à la plus grande prudence et déconseille fortement au public de se rendre en forêt ce week-end et dans les prochains jours. Par mesure de sécurité, l’ONF a pris la décision d’annuler tous les évènements (associatifs, sportifs, etc.) organisés en forêt ce week-end, notamment en Normandie. Pour l’heure, l’ONF effectue un état des lieux sur le terrain afin d’évaluer précisément l’impact de cet épisode.

    Commentaire de Florestan:
    Heureusement, en Normandie, nous n’avons pas eu de dégâts majeurs à déplorer sur les grands monuments historiques de notre région, contrairement à ce que la cathédrale Saint Gervais Saint Protais de Soissons a subi…
    La rosace de la cathédrale de Soissons a été en partie détruite.
    On se souviendra, en effet, de la tempête de la Saint Etienne 1999 qui avait précipité sur la voûte du choeur l’un des quatre grands clochetons de la flèche de la cathédrale de Rouen:
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  • Sur 640KM de COTES: l’économie maritime normande, un potentiel sous-exploité…

    La Normandie est une région de la terre et de la mer. Mais la terre d’une Normandie amère ne regarde pas assez la mer. Et l’histoire normande nous rappelle sans cesse que la terre regardait autrefois plus intensément la mer qu’aujourd’hui. 50 années de déclin dans la division ne furent pas d’une grande aide pour que les terriens normands regardassent à nouveau la mer comme autrefois: les bocages ont poussé et s’il fallait regarder un horizon, ce sont les horizons mélancoliques couleur zinc des toits de Paris entraperçus par la vitre sale d’un train corail poussif entrant en gare Saint Lazare qui ont remplacé les grands cieux marins d’Eugène Boudin.

    La Normandie réunifiée doit cesser de bouder et ressusciter en aval de Saint Lazare: ne plus regarder seulement la Ville lumière comme une phalène attirée par la lampe. Lui tourner le dos et regarder de nouveau vers la mer. Ainsi la Normandie, fille de la mer et de fleuve, renaîtra…

    Lire ci-après, le constat on ne peut plus objectif dressé par cet article du magazine « Normandinamik » (11 janvier 2017) sur l’état de l’économie maritime normande: un potentiel largement sous-exploité!


     http://normandinamik.cci.fr/227573-la-normandie-ne-profite-quimparfaitement-de-sa-longue-facade-maritime

    La Normandie ne profite qu’imparfaitement de sa longue façade maritime

    La Normandie ne profite qu’imparfaitement de sa longue façade maritime
    Avec ses 640 km de côtes, la Normandie dispose d’une imposante façade maritime. Selon une étude de l’Insee, 46.500 personnes travaillaient en 2012 dans l’économie maritime, soit 3,6% de l’emploi total normand. C’est relativement peu. La Normandie ne pointe qu’à la quatrième place sur ce point derrière PACA (126.000), la Bretagne (80.000) et la Nouvelle Aquitaine (49.000). Elle devance simplement les Hauts-de-France, l’Occitanie et les Pays de Loire.
     
    Comme dans les autres régions maritimes, c’est le tourisme qui arrive en Normandie à la première place pour l’emploi avec 37% des effectifs (17.400). Derrière apparaissent le transport (10.500), les produits de la mer (5.500), la construction et la réparation navale (4.400) l’énergie (4.200) et les services publics (3.900).  
     
    Dans le détail, l’énergie constitue la principale originalité de la Normandie avec plus de la moitié des capacités du littoral français réparties entre trois centrales nucléaires (Paluel, Penly et Flamanville) et une quatrième au charbon (Le Havre).
     
    Le transport maritime forme une autre spécificité avec les deux Grands ports maritimes du Havre et de Rouen dont le trafic s’est élevé à 85 millions de tonnes en 2012. D’autres ports plus modestes (Cherbourg, Caen, Dieppe, Fécamp, Granville et Le Tréport) complètent un maillage plutôt dense. Le secteur des produits de la mer s’appuie sur la pêche, l’aquaculture, et la transformation des captures. Mais la Normandie ne tire pas tout le potentiel de ces activités : une bonne partie de la pêche normande est transformée à Boulogne-sur-mer, soulignent les auteurs de l’étude. De même le tourisme est nettement moins présent en Normandie que dans les autres régions maritimes.
     
    Ce secteur est concentré dans la baie du Mont-Saint-Michel, le long du littoral du Calvados, entre Arromanches et Honfleur ou encore à Etretat. Dans ces localités, ce secteur peut constituer « l’essentiel » de l’économie maritime locale. Enfin, la construction et la réparation navale avec DCNS et les services publics liés à la mer comme les douanes ou la marine nationale sont concentrés dans la pointe du Cotentin.
     
    L’économie maritime normande, à dominante masculine et faiblement qualifiée, a particulièrement souffert de la crise. Entre 2007 et 2012, mille emplois ont été perdus dans les ports du Havre et de Rouen, 350 dans la flottille de pêche, 250 dans la construction et réparation navales… En revanche, le tourisme s’est maintenu et la production d’énergie s’est envolée avec 850 emplois créés dans les centrales nucléaires.
     
     
  • Rencontre MORIN/PECRESSE à GAILLON: FUSIONNER LES PORTS NORMANDS POUR SAUVER L’AXE SEINE?

    Ce matin à Gaillon, cette petite ville de l’Eure autrefois dominé par le premier château de style Renaissance en France dès les années 1510 pour le compte du Cardinal Georges d’Amboise archevêque de Rouen (il n’y a pas que les châteaux de la Loire),

    Image

    Hervé Morin recevait Valérie Pécresse (pécheresse?)  pour une conférence de presse au sommet très attendue.

    L’enjeu est une urgence:

    Comment relancer l’enjeu national de l’Axe Seine si l’on veut garder en Normandie, donc en France, une base importante d’économie maritime? Alors que l’actuelle majorité gouvernementale socialiste a fait le choix de privilégier un axe Nord Sud à partir d’un futur canal de gabarit européen qui va relier directement par la voie d’eau la mégalopole parisien aux ports de Dunkerque et d’Anvers et ainsi réduire sensiblement l’activité du port de Rouen (le port de Rouen pourrait perdre dans l’affaire son statut de grand port maritime) et accentuer le décrochage du port du Havre sur ses concurrents de la rangée Nord européenne malgré une géographie privilégiée (Le Havre, porte océane de l’Europe et pas seulement de Paris) et des performances indéniables quant à la gestion des escales.

    Comment relancer l’axe Seine avec le concours de la région Ile de France sans réveiller Antoine Grumbach et son cauchemar de sujétion de la Normandie utile séquanienne à la région parisienne?

    Il n’y a qu’une seule solution: la NORMANDISATION de l’Axe Seine.

    Cette « normandisation » ne saurait être possible que dans la fusion des deux GPM de Rouen et du Havre en un seul et que dans une gouvernance 100% normande de ce nouvel ensemble portuaire.

    La Normandie ne doit plus être l’espace servant de la région parisienne: l’économie maritime qui profite à Paris n’est pas dans le bassin des Tuileries mais en Normandie! Elle doit donc être pilotée en Normandie!


     Prendre connaissance du reportage proposé par FR3 Normandie:

    Les régions Ile de France et Normandie veulent fusionner les ports du Havre, de Rouen et de Paris

    Valérie Pécresse, la présidente de la région IDF, et Hervé Morin, président de la Normandie, se sont rencontrés ce jeudi 12 janvier à Gaillon, dans l’Eure, pour y annoncer notamment leur projet de fusion des ports du Havre, de Rouen et de Paris.

    • DM avec l’AFP et Grégory Thélu
    • Publié le 12/01/2017 à 14:58

    © France 3 Normandie /Catherine Leconte

    Au programme de la présidentielle ?

    « Nous plaidons pour un projet très ambitieux de fusion des trois ports, le port de Paris, le port de Rouen et le port du Havre en un port unique, et nous plaidons pour la décentralisation de la gestion de ce port aux deux régions », a déclaré Mme Pécresse lors d’une interview diffusée, ce jeudi midi, dans le journal télévisé de France 3 Normandie Rouen. « Mais c’est un projet que nous présenterons dans le cadre de la future présidentielle », a-t-elle poursuivi. 

    VIDEO : Valérie Pécresse interrogée par Grégory Thélu dans le 12/13 de France 3 Normandie Rouen, jeudi 12 janvier :

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/seine-maritime/regions-ile-france-normandie-veulent-fusionner-ports-du-havre-rouen-paris-1173193.html

    Actuellement les trois ports, les grands ports maritimes du Havre (GPMH) et de Rouen (GPMR), et le port fluvial de Paris (Ports de Paris), sont des établissements publics d’Etat. Ils sont regroupés dans Haropa, un groupement d’intérêt économique (GIE) à présidence tournante.

    Les échanges ferroviaires avec l’Ile de France

    Avant ce projet de fusion, pour lequel une étude da faisabilité sera lancée par les deux régions, « il y a toute une série de dossiers que nous voulons faire avancer », a déclaré Mme Pécresse. 
    Elle a cité notamment l’arrivée -souvent ralentie – des trains normands à la gare Saint-Lazare et le prolongement vers l’Ouest du RER E (Eole) qui profitera aussi, selon elle, à la Normandie. 


    Commentaire de Florestan:

    Fusion ou annexion ????
    Pas rassurant quand on lit le commentaire de Françoise Guégot sur sa page Facebook : » deux anciens ministre qui n’oublient pas le projet du président Nicolas Sarkozy: faire du Havre et de Rouen le prolongement de Paris « …
    Et la Normandie ????
     
  • Le G6 NORMAND: bilan après un an de réunification normande…

    On lira, ci-après un article intéressant et bien documenté proposé par Normandie Actu sur un premier bilan du G6 NORMAND qui rassemble les cinq départements normands autour de la région Normandie:


     http://www.normandie-actu.fr/politique-g6-normand-point-annonce-projets-2017_250289/comment-page-1/#comment-280511

     

    Politique. Un an après, le « G6 normand » fait le point et annonce les projets à venir

     

    Le président de la Région et les présidents des Départements de Normandie se sont réunis, lundi 9 janvier 2017, pour dresser leur feuille de route pour l’année. Précisions.

    Mise à jour : 10/01/2017 à 14:43 par Julien Bouteiller

    Les présidents de la Région et des Départements de Normandie étaient réunis pour donner leur feuille de route pour 2017 (©Région Normandie)

    Les présidents de la Région et des Départements de Normandie étaient réunis, lundi 9 janvier, pour donner leur feuille de route pour 2017. (©Région Normandie)

    Pour cette première réunion de 2017 des présidents de la Région et des Départements de Normandie, le G6 était un G5. Le président de l’Orne, Alain Lambert, était absent pour raison de santé. Cela n’a néanmoins pas empêché ses collègues de se réunir au château du Champ-de-Bataille au Neubourg (Eure), pour dresser une feuille de route pour l’année 2017.

    > LIRE AUSSI : En Normandie, les cinq Départements et la Région s’unissent pour créer le G6 normand

    Des dossiers soldés un an après

    Avant d’évoquer l’avenir, les cinq élus présents ont avant tout tenu à se féliciter de leur étroite collaboration. La première réunion du genre s’était tenue le 22 janvier 2016.

    Profitant du fait que les cinq départements et la Région soient désormais aux mains de la droite et du centre, les présidents de ces collectivités ont entrepris d’unir leurs forces.

    Un an après, ils semblent toujours aussi satisfaits de ce rapprochement.

    On vient de solder deux thématiques importantes en trouvant une position commune globale sur le dispositif d’aide aux agriculteurs mais aussi le transfert des transports scolaires et interurbains. Il suffit de regarder un peu autour de nous pour se rendre compte que ça ne se passe pas aussi bien dans toutes les régions de France, détaille Sébastien Lecornu, président du Département de l’Eure, dans un communiqué.

    Une « nouvelle politique de contractualisation »

    Les cinq présidents réunis lors de la réunion du 9 janvier 2017 se sont également mis d’accord sur une « nouvelle politique de contractualisation entre la Région, les Départements et les collectivités locales ».

    Il s’agit d’un dispositif de co-financement très souple, d’une nouvelle approche, moins technocratique, moins politique que ce qu’a été le 276 (la coopération entre la Seine-Maritime et l’Eure, ndlr) en Haute-Normandie. « Avec ce contrat, on choisit de lancer un nouveau dispositif d’accompagnement financier qui soit vraiment à l’écoute des projets voulus par les territoires. Cette contractualisation commune à toute la Normandie est directement le fruit de ce G6 », se félicite Sébastien Lecornu.

    Ce dispositif baptisé « G6-Territoires-2025 » « va aussi concerner le sport et la culture et sera pour tous les territoires l’occasion de réinterroger leurs politiques, leurs attentes et redéfinir leurs priorités », poursuit le communiqué.

    “Avec le G6 territoires 2025, la contractualisation sera pour les collectivités locales plus souple et plus simple” pour @SebLecornu pic.twitter.com/OpVHdBaE2e

    — Département 27 (@DepartementEure) 9 janvier 2017

    > LIRE AUSSI : De l’Eure à la campagne présidentielle : qui est l’ambitieux Sébastien Lecornu ?

    Une feuille de route pour 2017

    Face à l’État, devenu, selon Hervé Morin, « un monstre d’impuissance », le G6 normand veut « bâtir des politiques innovantes et ambitieuses ». Pour cela, le G6 s’est fixé plusieurs thèmes de travail pour 2017.

    Pascal Martin, président de la Seine-Maritime, pilotera un groupe de travail sur l’habitat. L’Eure s’empare quant à elle du volet formation-insertion-emploi, en mettant l’accent notamment sur la réinsertion des bénéficiaires du RSA.

    Le Calvados et la Manche se pencheront pour leur part sur la filière pêche, sans que l’on sache précisément quel sera l’objet exact de cette réflexion. Enfin, le G6 entend porter « une attention particulière » aux sports, à la culture et aux loisirs.

    Réunion bilan du G6 Normand aujourd’hui dans l’@DepartementEure. Plusieurs sujets abordés notamment le transport, l’agriculture… pic.twitter.com/DxHOznL6QL

    — Hervé Morin (@Herve_Morin) 9 janvier 2017

    #G6Normand : ns présenterons bientôt aux candidats à l’élection présidentielle, les grands projets que nous souhaitons pour la Normandie

    — Pascal MARTIN (@Pasc_Martin) 9 janvier 2017

    Prochain rendez-vous dans la Manche

    Aucune date n’est pour l’heure arrêtée pour le prochain G6 normand qui doit se tenir à Tocqueville, à l’est de Cherbourg (Manche).

    Une autre réunion importante doit se tenir jeudi 12 janvier 2017 à Gaillon (Eure). Hervé Morin, président de la Région Normandie doit rencontrer son homologue d’Île-de-France Valérie Pécresse.

    Les deux élus doivent signer un programme de coopération interrégional Normandie – Île-de-France. Il pourrait également être question du grand appel à projets « Réinventer la Seine », lancé officiellement en mai 2016.

    > LIRE AUSSI : « Réinventer la Seine ». La maire de Paris présente le projet d’aménagement des bords de Seine, à Rouen


     

    Commentaire de Florestan:

    Tout ça va dans le bon sens sinon le sens commun, celui de fortifier l’évidence normande. En revanche on ne comprend toujours pas pourquoi Monsieur Lecornu voudrait chercher aussi en même temps un autre point G du côté des Yvelines et des Hauts de Seine sous prétexte de relancer un Axe Seine avec un argent dont il ne dispose pas!

    Autre interrogation, sinon autre urgence: la définition de la politique touristique normande entre ce qui est du ressort de la région et ce qui reste aux mains des départements avec une question lancinante, essentielle, largement sous traitée et qui devrait être une priorité des politiques publiques régionales, à savoir, la préservation de la qualité paysagère normande et donc du patrimoine environnemental et architectural normand contre sa banalisation et sa dénaturation qui sont galopantes!

    Si on ne fait rien, dans 20 ans, la Normandie que nous admirons et faisons admirer au Monde entier sera défigurée un peu partout et de façon générale.

    Il faut réagir MAINTENANT en lançant une contractualisation spécifique du G6 NORMAND sur cette question essentielle pour la préservation de l’identité de notre région.

    Nous allons prochainement interpeller Hervé MORIN sur cette question par l’envoi d’un courrier.

     
  • TERRES AGRICOLES: Le retour de la FEODALITE?

    C’est la question que l’on peut se poser quand on voit de plus en plus des sociétés foncières dirigées par des financiers anonymes, étrangers ou non, prendre le contrôle du foncier dans les campagnes françaises qui bénéficiaient jusqu’à présent de la réforme agraire provoquée par la… Révolution française et dont l’acquis aura été maintenu jusqu’à nous par les SAFER mises en place dans les années 1960.

    Alors nous posons la question:

    Dans les campagnes normandes qui commencent à être affectées par ce qui se développe hélas dans les grands vignobles du bordelais, de la Champagne ou de Bourgogne, faut-il parler d’un retour de la féodalité?


     

    Lire l’article fort intéressant (et inquiétant) ci-dessous:

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/parlement-se-penche-accaparement-terres-agricoles-1172239.html

    Le Parlement se penche sur l’accaparement des terres agricoles

    Les terres agricoles sont de plus en plus la cible des investisseurs financiers, et plus uniquement dans les régions viticoles. La Normandie est ainsi concernée. Un projet de loi est examiné ce mercredi pour tenter de réguler certaines dérives.

    • avec AFP
    • Publié le 11/01/2017 à 11:56
    Cette exploitation agricole située dans le Calvados intéressait un industriel. La Safer aidé les anciens propriétaires pour que site conserve sa vocation agricole.

    Cette exploitation agricole située dans le Calvados intéressait un industriel. La Safer aidé les anciens propriétaires pour que site conserve sa vocation agricole.

    Après les vignobles, des investisseurs financiers ciblent désormais les terres agricoles françaises, mettant en danger la transmission et la pérennité des exploitations familiales, déjà affaiblies par la crise. Une proposition de loi visant à réguler certaines dérives du marché du foncier agricole est examinée mercredi à l’Assemblée nationale.

    Dans le vignoble français, les exemples de rachat de terres prestigieuses par des investisseurs financiers sont désormais légion. Mais le phénomène tend à s’étendre à d’autres secteurs. « Les régions frontalières et celles à forte valeur ajoutée, comme les vignobles, sont les zones les plus en tension, mais la nouveauté est que les régions dites « intermédiaires » comme des zones céréalières du centre ou de Normandie sont aussi rachetées massivement par des sociétés« , étrangères ou françaises, s’inquiète le député PS de Lorraine, Dominique Potier. Sa proposition de loi « relative à la lutte contre l’accaparement des terres agricoles et au développement du biocontrôle » est discutée mercredi en commission à l’Assemblée.

    La Safer, créée en 1962 pour réguler le marché foncier agricole et garantir autant que possible la propriété agricole aux exploitants, note aussi que la « concentration des terres s’accélère » en France. Le modèle de l’agriculture française se dirige de plus en plus vers des « unités agricoles à salariés » via « le développement de grandes exploitations sociétaires et le recours croissant à des entreprises de travaux agricoles« , note-t-elle.

    Risque d’une concentration « à l’anglaise »

    L’image d’Epinal de la ferme familiale a vécu. Selon la Safer, en deux décennies, de 1995 à 2015, les parts de marché des personnes morales (sociétés) dans les terres agricoles ont été multipliées par 4 en nombre, par 2,5 en surface, et 2,5 en valeur. En 2015, des sociétés ont ainsi réalisé 10% des transactions du foncier agricole, acquis 13% des surfaces vendues et pour 26% de la valeur.

    Ce qui n’est pas forcément négatif, souligne Robert Levesque, de la FNSafer, puisque l’agriculture, comme tout système productif, a besoin de capitaux et que la grande majorité des terres agricoles appartient encore aux agriculteurs.

    Ce qui l’inquiète, c’est la progression rapide des sociétés civiles d’exploitation (SCEA) et autres sociétés anonymes, qui permettent de contourner la loi pour passer sous le radar de la Safer. Elles détiennent 2,7 millions d’hectares de terres en France et ont augmenté de 10,6% en surface d’exploitation entre 2010 et 2013, illustrant ce phénomène de concentration. L’objet de la proposition de loi est notamment de les obliger à déclarer leur acquisition à la Safer même si elles prennent moins de 100% des parts.

    Beaucoup de sociétés s’en sont abstenues jusqu’à présent en se contentant de prendre le contrôle de la majorité des parts sociales au lieu de racheter 100%, le seuil les obligeant à une déclaration publique et ouvrant la voie à une préemption possible par la Safer au profit de jeunes agriculteurs.

    En Normandie, au moins 48 exploitations de 150 à 200 hectares sont détenues par seulement 19 personnes morales, indique M. Levesque. « Sur les meilleures terres, s’il n’y a pas de régulation, on va arriver très vite à un système à l’anglaise, avec des exploitations de plus de 2.000 hectares » et des salariés, dit-il. « Il y a urgence« , ajoute le député Potier.
      
    Reportage de Catherine Berra et Carole Lefrançois
    Intervenants:
    – Hubert Achard, nouveau propriétaire de La Grande Ferme
    – Stéphane Hamon, directeur général de la Safer de Basse-Normandie

     
  • Primaires citoyennes : Comment voter ? Quand voter ? Où voter ?

    Au Havre, Montivilliers, Octeville-sur-Mer, Harfleur, Gonfreville l’Orcher, Fécamp, Saint-Romain-De-Colbosc, Notre-dame-de-Gravenchon… Les Primaires citoyennes auront lieu les dimanches 22 et 29 janvier 2017. Elles visent à désigner un candidat unique de la Gauche et des écologistes pour l’élection présidentielle de 2017. Elles sont co-organisées par les acteurs de la Belle Alliance Populaire (dont le Parti socialiste, le Parti Radical […]

     
  • Université Populaire de CAEN: une grande soirée girondine, normande et citoyenne passée avec ALEXANDRE JARDIN

    Cela fait maintenant près de 9 ans que nous animons au sein de l’université populaire de Caen, à la demande de Michel Onfray, un séminaire de réflexion sur la question régionale normande.

    Cette année, plus que jamais, c’était l’occasion de réfléchir aux alternatives politiques et citoyennes pouvant permettre le renouveau d’un contrat social républicain français à repenser totalement tant est grand le divorce dans notre pays entre gouvernants et gouvernés, tant est forte la colère, l’inquiétude mais aussi la résignation contre une superstructure politco-administrative centralisée, autoritaire, arbitraire et autiste.

    Et s’il fallait dire un NON puissant au JACOBINISME qui nous étouffe pour ensuite dire OUI à toutes les initiatives d’une société civile intelligente, libre et responsable, il n ‘y avait pas meilleur endroit pour le faire au regard de l’Histoire que depuis CAEN en NORMANDIE et il n’y avait pas meilleur porte voix pour ce grand NON COLLECTIF que la voix de l’écrivain Alexandre JARDIN que nous eûmes le grand plaisir d’accueillir et d’écouter dans notre séminaire consacré à l’unité normande en tant que projet politique néo-girondin alternatif au jacobinisme parisien d’autant plus étouffant qu’il se sait mortel parce que, de plus en plus, contesté.

    Devant le public d’un auditorium bondé comme nous jamais nous l’avions vu (400 personnes venues de toute la Normandie: Caen, Rouen, Le Havre, Lisieux, Alençon, Cherbourg… Voire de plus loin: Rennes, Le Mans), nous avons ouvert la soirée par une mise en perspective normande des idées mises en branle par tous ces « faiseux » qui ne sont pas des « diseux » mis à l’honneur par un Alexandre Jardin assumant les racines normandes de sa famille malgré les choix politiques terrifiants faits par son grand père lors de la Seconde guerre mondiale. Cette mise en perspective normande avait donc encore plus de sens et de profondeur pour nous rappeler cette évidence: occupons-nous de politique avant que la politique ne s’occupe de nous!

    Alexandre Jardin a bien volontiers accepté de passer sous ce portique normand car il fallait bien dire un mot d’un droit normand reconnaissant dès le XIe siècle le droit des collectivités locales à se rebeller contre la souveraineté d’un prince devenant arbitraire, d’une charte aux Normands reconnaissant dès 1315 des droits aux justiciables et administrés; de dire un mot des hautes figures normandes de la Révolution française que furent Jacques Guillaume THOURET, le député de Rouen qui inventa les cahiers de doléances qui participa au débat sur la question du mandat impératif et notre Charlotte CORDAY martyre de l’Etat de droit, républicaine convaincue et tyrannicide d’un Marat appellant dans son journal au meurtre de masse et au terrorisme d’Etat. Il fallait nous souvenir de la belle figure d’un Armand CARREL qui fit une révolution, celle de 1830, pour défendre la liberté de la presse et l’autonomie de la société civile face à l’arbitraire de l’Etat; évoquer, bien entendu un Alexis de TOCQUEVILLE que l’on ne présente plus et qui, avec une finesse d’analyse visionnaire, a diagnostiqué le comportement politique de la nouvelle société démocratique individualiste éprise de liberté et d’autonomie.

    Et au regard de ce magnifique patrimoine politique normand qui est celui d’une préférence séculaire pour un état souverain au service de loi et non l’inverse, il fallait dire un mot des pathologies politiques et démocratiques d’une république française trop centralisée, trop autoritaire ou arbitraire qui génère frustrations, résignations, dépressions, suicides, colères et violences.

    Par exemple: la négation de la maîtrise d’usage démocratique dans la conduite des grands projets d’aménagement du territoire alors que la France a signé en 2002 la convention internationale d’Aarhus consacrant le droit à la société civile organisée par ses associations et collectifs de citoyens usagers habitants de participer à la décision publique institutionnelle…

    Après cette entrée en matière normande et après avoir expliqué pourquoi les zèbres étaient rayés (pour emmerder les mouches), Alexandre JARDIN avec une faconde communicative a pris la parole, d’abord pour saluer l’existence de l’Université populaire fondée par Michel Onfray à Caen (et non à Paris) et, ensuite, pour livrer une fois encore son diagnostic:

    1) Le pays est politiquement bloqué. Le divorce entre la tour de contrôle parisienne et tous les terrains et les territoires est total.

    A Paris: une fièvre obsidionnale politico-médiatique permanente, voire une suractivité normative, décisionnelle, qui devient délirante.

    En province: des milliers d’initiatives aussi intelligentes, géniales et généreuses les unes que les autres, pour soigner, réparer le pays dans ses territoires vécus, initiatives trop souvent découragées, contrecarrées par une autorité institutionnelle assise quelque part, plus haut, dans un bureau…

    2) 2017 ou l’élection présidentielle de trop dans la 5ème République. La possibilité d’une arrivée de Marine Le Pen à l’Elysée est désormais prise très au sérieux dans tous les bureaux parisiens. Haute fonction publique ministérielle, rédactions de la grande presse écrite et audiovisuelle, conseils d’administration des grandes entreprises. Il ne reste donc que cinq mois pour faire émerger une alternative venue des profondeurs du pays au cauchemar désormais anticipé d’un second tour Fillon / Le Pen qui pourrait être remportée par la seconde contre celui qui voudrait transformer la Sécurité sociale en pot de rillettes.

    On se gardera bien de tout pronostic!  Mais on a jamais vu une élection présidentielle aussi incertaine que celle que nous allons prochainement vivre, que nous le voulions ou non.

    3) Méthode La Boétie: Refuser ce que le tyran désire pour nous. Dire non et agir. Voilà comment nous pourrions résumer la proposition d’un Alexandre Jardin désormais candidat à l’élection présidentielle et qui semble emmener derrière lui une dynamique puissante venue de ce pays qui a disparu des radars parisiens. Il s’agit de mettre dans la lumière ce pays qu’ils ne voient plus. Conquérir la forteresse médiatique parisienne le temps d’une élection essentielle pour le principe auquel nous avons encore la faiblesse de croire de souveraineté populaire.

    Voire, de prendre le pouvoir au nom du peuple pour le lui restituer.

    Il ne reste plus que cinq mois. La dynamique Jardin reçoit un bon accueil dans la France rurale et dans toutes les villes moyennes de province. Les élus locaux ruraux se montrent sensibles aux analyses et constats d’Alexandre Jardin.

    Nous avons proposé à Alexandre JARDIN de faire de la Normandie, le laboratoire régional privilégié de la révolution néo-girondine qu’il propose: avec son héritage politique et historique rappelé plus haut, avec son maillage de villes moyennes (une ville de 10000 habitants tous les 30km) l’absence d’un « petit Paris de province » écrasant un territoire régional (nous avons la chance d’avoir trois villes principales au lieu de n’en avoir qu’une seule dominante et dominatrice) et la proximité avec une région parisienne (qui n’existe pas en tant que telle) et qui mériterait de recevoir une bonne leçon de girondinisme, la Normandie nous semble être le territoire idéal.

    En fin de soirée, en laissant Alexandre Jardin à la porte de son hôtel, nous eûmes à peu près, cet échange:

    Moi: « j’aime beaucoup le slogan de votre mouvement: « laissez-nous faire! » Cela nous change du slogan libéral classique: « laissez faire, laissez passer! »

    Lui: « C’était toujours un grand bonheur de venir voir les gens. Quel énergie positive! J’ai bien aimé cette étape normande et j’aimerais que vous me rappeliez cette expression du Nord Cotentin dont vous m’avez parlé tout à l’heure. Elle est très belle… »

    Moi: « Sire de sei! »

    Lui: « Cela veut dire quoi déjà? » (il pianote sur son smartphone l’orthographe normande…)

    Moi: « Seigneur de soi-même! »

    Lui: « Magnifique! »


     Pour revivre cette soirée mémorable et connaître toutes les informations disponibles sur le mouvement mis en branle par Alexandre Jardin, consulter les liens suivants:

    • La page Facebook d’Alexandre JARDIN:

    https://www.facebook.com/alexandrejardin/

    • La page Bleu Blanc Zèbre:

    http://www.bleublanczebre.fr/

    • Le mouvement lancé par Alexandre Jardin se structure en « maisons des citoyens » sur chaque territoire des cent départements de france. Ci-après, les pages facebook (à la date du 11 janvier 2017) des maisons des citoyens ouvertes en Normandie:

    Aucun texte alternatif disponible.

    • La maison des citoyens de CAEN:

    https://www.facebook.com/lamaisondescitoyensdeCaen/?fref=ts

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    L’image contient peut-être : 2 personnes

    • La maison des citoyens de ROUEN (avec captations video disponibles de la soirée du 10 janvier 2016)

    https://www.facebook.com/lamaisondescitoyensrouen/

    • La maison des citoyens du HAVRE:

    https://www.facebook.com/lamaisondescitoyensduhavre/?fref=ts

    • La maison des citoyens de CHERBOURG:

    https://www.facebook.com/La-Maison-des-Citoyens-Cherbourg-1793017894307098/?fref=ts

    • Très prochainement la captation son et video de cette soirée sera disponible sur le site officiel de Michel Onfray.

    Commentaire de Florestan:

    Nous ne l’avions pas oublié en cette soirée du 10 janvier 2017: face à Alexandre, Guillaume reste toujours… conquérant!

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  • Les voeux de Paix du maire communiste de St Etienne du Rouvray, Hubert Wulfranc

    Alors qu’un ex 1er ministre propose d’augmenter le budget du ministère dit de la « défense » de plus de 10%, alors que la France est devenu le 2ème fournisseur d’armes dans le monde, derrière les Etats-Unis, Hubert Wulfranc, a prononcé ces mots forts ce […]

     
  • La fierté et la dignité, conditions de l’adhésion populaire

    La tribune de Sébastien Jumel dans Pas plus que la présidentielle, les élections législatives ne se joueront sur des combines d’appareils conclues à la va-vite. Cette politique-là est dépassée. Elle s’est décrédibilisée dans son incapacité à produire…

     
  • IDENTITE NORMANDE: Frédéric SANCHEZ est peut-être de gauche mais c’est surtout un… crétin!

    Un lecteur avisé de l’Etoile de Normandie nous alerté de la chose suivante:

    http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/le-president-de-la-metropole-rouen-normandie-frederic-sanchez-tacle-le-philosophe-michel-onfray-DE8006072

    Le président de la Métropole Rouen Normandie, Frédéric Sanchez, tacle le philosophe Michel Onfray

    Publié il y a 9 heures

    ROUEN (NORMANDIE). Le philosophe normand Michel Onfray n’a pas que des admirateurs. Parmi les politiques, il compte un nouveau détracteur : Frédéric Sanchez. Le président PS de la Métropole Rouen Normandie, également conseiller régional d’opposition, est en effet très dubitatif quant « au rôle éminent » qui a été confié au philosophe dans le lancement de la mission de préfiguration de l’agence de l’attractivité régionale. « Je trouve que c’est une très mauvaise idée, et tout le monde pourra s’en rendre compte à la lecture de son dernier ouvrage (nos éditions d’hier), explique Frédéric Sanchez. « On sent une certaine tentation à construire l’attractivité normande autour d’une tradition passéiste, autour de la fermeture de la Normandie. Je ne suis pas sûr que les Normands puissent construire une image du XXIe siècle à partir de fondamentaux du XIXe siècle ».


    Commentaire de Florestan:

    Avant d’opiner de façon morale et définitive sur un sujet, il faudrait faire l’effort de mieux le connaître avant! Et ce serait un louable effort car il est toujours plus difficile de parler de quelque chose que l’on n’aime pas que l’inverse puisqu’il est toujours tentant de décider que ce que l’on déteste n’existe pas!

    Si Frédéric Sanchez faisait preuve d’un minimum de curiosité intellectuelle sur la matière normande il ne pourrait pas parler de « tradition passéiste » (sic!)

    Sait-il, par exemple, que la Normandie et son droit coutumier sont à l’origine de notre état de droit moderne qui limite l’arbitraire de l’état souverain au profit des libertés locales et individuelles?

    Non, visiblement, il ne le sait pas…

    Quant à savoir ce que peut signifier « la fermeture de la Normandie » j’ai beau chercher dans le patrimoine et les héritages normands, je ne trouve rien de tel…
    Par exemple: la Sicile des Normands au XIIe siècle, société ouverte et tolérante ou société fermée et totalitaire?

    D’où cette conclusion:

    Certains élus, qui se disent de gauche se retrouvent à diffuser pour tenter de les combattre les mêmes CONNERIES que celles qui sont proférées par leurs ennemis d’extrême droite!

    On a envie de les mettre tous dans le même sac: celui des incultes et des crétins!

     

     
  • Le retour de Laurent BEAUVAIS: pour proposer une méthode normande du compromis politique?

    Laurent Beauvais, l’ancien président de la ci-devant région de Basse Normandie vient d’être élu président de la toute nouvelle grande intercommunalité du pays d’Argentan dans l’Orne, devenant, de ce fait, le grand élu local dont le département le plus rural de Normandie a besoin pour se faire enfin entendre et respecter.

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    http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/perche-0/orne/argentan/laurent-beauvais-retour-apres-spleen-1170991.html

    Nous saluons le grand retour de Laurent Beauvais sur la scène politique normande d’autant plus que nous savons avec quelle ingratitude celui qui fut le plus authentique réunificateur normand à gauche fut remercié pour la constance de ses opinions normandes lorsque la réunification normande tant attendue et tant espérée fut imposée par le Rouennais François Hollande à des « fabiusiens » rouennais qui n’en voulaient pas.

    Contre toutes les règles les plus élémentaires de la bienséance morale, on fit du socialiste réunificateur normand une victime expiatoire et on fit d’un jeune loup qui n’y avait jamais cru, le tout nouveau héraut d’une belle idée de gauche dont la droite ne voulait pas ou n’a jamais su mettre en oeuvre…

    On sait depuis que les Normands se sont montrés dubitatifs devant ces sornettes accordant finalement leurs suffrages, à moins de 6000 voix de différence, à un autre réunificateur normand authentique, au centre droit celui-là…

    Mais avoir les deux anciens présidents socialistes des deux ci-devant régions de Haute et de Basse Normandie dans l’opposition à la nouvelle majorité régionale normande est un symbole bien cruel:

    Les vaincus de l’Histoire, les deux représentants de l’ancien régime normand marqué par la division et le déclin alors que l’on pouvait croire que le socialisme était, notamment en Normandie, une promesse d’avenir, se retrouvent dans ce même théâtre d’ombres que le Front National avec des polémiques aussi futiles qu’inutiles au point que les deux Nicolas de l’actuelle opposition au conseil régional de Normandie (M. Mayer-Rossignol et Bay) en viennent à partager le même type d’arguments sur la question ferroviaire, par exemple…

    On comprend donc mieux pourquoi Laurent Beauvais s’était fait discret ces derniers temps, le temps d’une traversée du désert (ou d’une traversée de la baie du Mont St Michel), le temps de reconstruire dans le terroir de l’Orne une nouvelle légitimité pour parler au nom de tous les Normands non pas pour faire mousser une vaine écume médiatique dans d’inutiles polémiques mais pour porter sur le chantier d’un grand débat public régional normand en pleine renaissance, des questions d’intérêt général qui pourraient faire l’objet d’un consensus voire d’une union sacrée des forces politiques régionales:

    La lutte contre les fractures territoriales et sociales entre la Normandie des villes et la Normandie des champs, la restauration de la souveraineté économique et décisionnelle de la Normandie face à la Région parisienne, la fin de l’exode des jeunes, la renaissance de la Normandie ferroviaire avec la LNPN ou la défense des intérêts de la Normandie maritime face au Canal Seine Nord, voilà des sujets où il nous faudrait des élus régionaux avec une vision et une volonté authentiquement normandes pour défendre l’avenir de la région.

    Pour y arriver, il faut une certaine culture politique qui soit favorable au dialogue, à la discussion, au compromis, au pragmatisme, à une certaine forme de lucidité et de respect des opinions. Des valeurs que l’on pourraient dire « normandes » par ailleurs…

    En Normandie, tout invite à ce que nos élus locaux et régionaux mettent en oeuvre une véritable méthode normande du compromis politique symbolisé par le fameux aphorisme normand « ptêt ben qu’oui, ptêt ben qu’non » ou cette fameuse « violence dans la modération » diagnostiqué par André Siegfried dans son essai sur le « caractère normand » qui ne correspondent pas à de l’indécision ou à une certaine forme de ruse ou de fourberie mais au temps nécessaire pour l’observation pragmatique des problèmes et pour l’exposé de toutes les solutions dans le cadre d’un débat démocratique sérieux.

    La Normandie, pays où on sait défendre son droit et son opinion raisonnablement dans le respect des règles ne saurait être une foire d’empoigne!

    Et il y a des responsables politiques qui l’ont plus compris que d’autres…

    C’est le cas, indéniablement, de Laurent Beauvais.

     
  • Les bonnes résolutions sont déjà perdues ? Passez aux objectifs !

    4 points essentiels pour tenir vos objectifs durablement… Rares…

     
  • Alors que le port du HAVRE s’inquiète pour son AVENIR… Où est donc passée la DREAM TEAM NORMANDE?

    L’intérêt général normand doit être débattu puis défendu et si on a réunifié la Normandie c’est d’abord pour faire ça après quinze années de mépris glacé à la sauce Le Vern pour l’idée d’unité normande dans l’ex Haute et quinze années de frustrations et d’errances entre Paris et la Bretagne dans l’ex Basse. On se réjouit que l’époque où un président de région en Normandie coupait le micro en pleine séance plénière du conseil régional dès qu’il s’agissait d’évoquer la réunification de la Normandie soit révolue.

    Mais alors que la réunification régionale normande se devait de prendre le meilleur de la Basse et le meilleur de la Haute, on peut craindre, hélas, que dans le domaine de la « culture » politique régionale, on ne généralise à toute la Normandie le pire de l’ex Haute, à savoir l’art de la chikaya partisane, vaine et inutile d’un camp (faudrait-il plutôt parler d’un clan?) contre un autre…

    Quand on voit ce que dans le Nord de la France ils ont été capables de faire, à savoir une grande coalition politique régionale allant de Martine Aubry à Gérald Darmanin en passant par Xavier Bertrand, Rémy Pauvros ou Frédéric Cuvillier, à la fois POUR le CANAL SEINE NORD et CONTRE Marine LE PEN, on ne pourra que regretter avec amertume que la Normandie ne soit pas assez en péril ou ne soit pas encore assez perçue comme un projet passionnant et enthousiasmant pour avoir les honneurs d’une… union sacrée!

    Rien d’étonnant à cela, hélas, de la part des « Fabiusiens » de l’ex Haute qui ont construit leurs réseaux et leur fief contre l’idée d’unité normande depuis des années… Il faut toujours rappeler que c’est le Rouennais François Hollande qui a imposé l’unité normande stricto sensu à un Laurent Fabius qui n’en voulait pas à quelques jours de commémorer le 70ème anniversaire du débarquement.

    Et c’est ainsi que leur ultime représentant dans la nouvelle assemblée régionale normande, Nicolas Mayer-Rossignol touille d’inutiles polémiques médiatiques contre un Hervé MORIN parfois maladroit, il est vrai, mais certainement plus authentiquement préoccupé du sort futur de la Normandie que notre beau damoiseau!

    Alors que les professionnels portuaires du Havre s’inquiètent vivement de l’avenir du premier port maritime français pour le trafic conteneurisé au moment d’en fête le 500ème anniversaire de la fondation, alors que les travaux d’un canal Seine Nord Europe voulu par le lobby nordiste vont démarrer au printemps 2017, alors que la députée PS de Rouen Valérie Fourneyron fait la danse du ventre devant le lobby du corridor « Amsterdam- Marseille » qui prépare activement la progression vers Paris et la Seine de l’hinterland du port de Dunkerque, (on frémit à l’idée des conséquences catastrophiques pour la Normandie portuaire qu’auraient pu engendrer les amours picardes d’un certain… Nicolas Mayer Rossignol piloté par son mentor Le Vern, si la réunification normande n’avait pas eu lieu…), alors qu’il faudrait construire d’urgence, maintenant, une union sacrée normande transpartisane pour sauver l’avenir du port du Havre pour éviter qu’un anniversaire ne se transforme en office funèbre… notre rossignol préféré nous propose:

    • un grand débat public régional sur le nouveau nom de la rue du Gros Horloge à Rouen:

    http://www.lamanchelibre.fr/actualite-248451-normandie-nicolas-mayer-rossignol-le-parachute-moque-herve-morin-et-sa-connaissance-de-la-region.html

    • un grand débat public régional sur le financement d’une LNPN que la majorité politique et le gouvernement qu’il soutient ont mis sur une voie de garage, car on ne saurait soutenir et cautionner un projet « sarkozyste »!

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/mayer-rossignol-politique-ferroviaire-herve-morin-est-fardeau-financier-region-1169843.html

    • un grand débat public régional sur des concerts pop-rock qui ne proposaient rien de vraiment original ni de spécifiquement normand si ce n’est pour garnir la première partie de grosses machines musicales prescrites par les grands médias parisiens et qui n’ont vraiment pas besoin de l’argent du contribuable normand pour tourner en « région »… Sachant qu’à Evreux on a laissé tomber un vrai festival pop rock normand et qu’on a sciemment fait la concurrence à celui d’Hérouville Beauregard.

    http://www.paris-normandie.fr/actualites/nicolas-mayer-rossignol-defend-les-concerts-gratuits-de-la-region-nomandie-et-ecrit-a-herve-morin-AX7981992

    Alors venons aux faits!

    • D’une part, le bilan de Nicolas Mayer-Rossignol en tant que président de région en Normandie vérifié par l’équipe des décodeurs du Monde: il est honorable mais sans plus si l’on se place du point de vue de l’intérêt général normand.

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/visuel/2015/12/03/regionales-2015-on-a-verifie-le-bilan-de-nicolas-mayer-rossignol-en-haute-normandie_4823555_4355770.html

    • D’autre part, la prochaine réunion de travail devant rassembler tous les grands élus normands à la demande d’Hervé MORIN et d’Edouard PHILIPPE pour une stratégie commune de défense du port du Havre et de relance de l’AXE SEINE…

             LA DREAM TEAM NORMANDE…

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    I have a dream…

     
  • IL FAUT UN TUNNEL FERROVIAIRE SOUS LA SEINE. OUI… Mais où et comment?

    Où l’on reparle, grâce à un judicieux droit de suite proposé par la rédaction de Paris-Normandie, de la question essentielle pour l’avenir des infrastructures de transports en Normandie, d’un tunnel ferroviaire pour traverser la Seine. Vous savez que nous défendons ici l’option qui parait la plus pertinente quant à la géographie et quant au porte monnaie du contribuable normand et d’ailleurs, à savoir l’option d’un passage sous-fluvial placé dans l’estuaire et constitué de caissons en béton immergés, solution infiniment moins coûteuse qu’un tunnel foré profond, qui plus est, à Rouen où le dénivelé, au coeur d’un méandre passablement encaissé, est important.

    Le choix d’un tunnel ferrovaire placé au fond du lit de la Seine dans l’estuaire est la seule option qui puisse servir réellement l’intérêt général de toute la Normandie en permettant la création d’un triangle ferroviaire complet entre Caen, Le Havre et Rouen tout en permettant la réalisation d’une nouvelle gare ferroviaire sur la rive gauche à Rouen Saint Sever qui ne soit pas une gare terminus mais qui permettrait une liaison Rouen-Le Havre plus moderne par la rive gauche en soulageant la rive droite et un plateau cauchois désormais saturé entre Rouen, Barentin et Yvetot.

    Financièrement:

    Entre le milliard d’un tunnel profond à forer entre Saint Sever rive gauche et Maromme rive droite, plus le milliard supplémentaire de la nouvelle gare à Saint Sever et la bonne centaine de millions nécessaires à la remise à niveau de l’actuelle voie ferrée entre Yvetot et Le Havre, la balance semble plus favorable aux 500 millions d’un tunnel constitué de caissons immergés d’à peine 3 kilomètres de longueur avec faibles pentes à raccorder à la boucle ferroviaire du port du Havre qui existe déjà. L’essentiel de la difficulté de ce scénario consisterait à trouver 500 autres millions, peut être davantage pour rénover, réparer et moderniser le maillage d’un réseau ferroviaire laissé à l’abandon autour de l’estuaire, couplé avec la création de quelques tronçons entièrement neufs (le fameux scénario C présenté au débat public de 2011)  et de se raccorder au réseau ferroviaire de la rive gauche (ligne Caen- Rouen via Serquigny) tandis que le débouché Sud du futur tunnel aurait à se raccorder à la ligne actuellement désaffectée de Pont Audemer -Glos Montfort.


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    Publié 07/01/2017 á 20H19

    Droit de suite. La Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN) est sur les rails et 2017 verra le choixde son tracé. La nouvelle gare de Rouen rive gauche étant actée, le tunnel ferroviaire sous la Seine s’impose.Mais l’idée centenaire,pas encore financée, mettra encore quelques annéesà sortir… sous terre.

    Le projet A (« RY Maromme ») implique un tunnel plus long, mais l’utilisation de la ligne existante moyennant travaux. Le projet B, dont le tracé vers Yvetot se divise ensuite aux alentours de Déville-lès-Rouen en deux options (RY Ouest B et RY Est C), implique la construction d’une nouvelle ligne

    Le projet A (« RY Maromme ») implique un tunnel plus long, mais l’utilisation de la ligne existante moyennant travaux. Le projet B, dont le tracé vers Yvetot se divise ensuite aux alentours de Déville-lès-Rouen en deux options (RY Ouest B et RY Est C), implique la construction d’une nouvelle ligne.

    Les différents tracés envisagés du tronçon Rouen-Yvetot. Le futur quartier Saint-Sever Île Lacroix, avec sa gare ? Le délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine François Philizot

    Les différents tracés envisagés du tronçon Rouen-Yvetot. Le futur quartier Saint-Sever Île Lacroix, avec sa gare ?

    Pourtant de style art nouveau, la gare de Rouen rive droite date (1924). Le monument historique, trop encaissé, sera dévolu au trafic local. Avec la nouvelle gare rive gauche qui se situera en face de l’île Lacroix, il faudra bien que les trains franchissent la Seine pour rejoindre au nord la ligne qui rallie Le Havre. Alors qu’à Rouen l’enquête publique sur l’aménagement des accès sud du pont Flaubert a démarré ce jeudi, celle de la « phase 2 » de la LNPN se terminera à la fin du mois. Une « carte interactive » (*) en ligne permet même de voter pour l’un des trois parcours envisagés. Le « faisceau » sera ensuite définitivement choisi dans le courant de l’année, avant un tracé de référence. Les travaux pourraient ainsi commencer après la déclaration d’utilité publique dans deux ou trois ans. Pour une réalisation au plus tôt en 2025.

    «Le dialogue est ubuesque»

    Un chantier pharaonique qui fait lui aussi l’unanimité chez les politiques régionaux. Sur le principe. «Le débat ne porte pas tant sur la nécessité de cette section que sur son tracé.» Christophe Bouillon a lancé une pétition et le collectif « LNPN, oui mais pas à n’importe quel prix ». Contre toutes les difficultés liées à la concertation publique, le député PS de la 5e circonscription de Seine Maritime organise depuis une «vraie concertation» en battant la campagne. «Nous préconisons l’amélioration de l’existant (NDLR : à partir d’une sortie du tunnel à Maromme). C’est le choix de la raison: la rénovation des lignes coûte environ 1.5millions du kilomètre, quand la construction est de l’ordre de 30millions d’euros. De plus, SNCF Réseau (NDLR : l’un des trois financeurs avec l’État et les Régions) a une dette colossale. Enfin, ce tronçon de 34km ne ferait gagner que cinq à sept minutes, et la sortie du tunnel de Rouen sera plus compliquée si vous suivez le tracé de l’Austreberthe, à cause de l’important dénivelé. ». Car le choix d’un tracé déterminera la longueur du tunnel (voir infographie).

    Jean-Paul Lecoq, le maire communiste de Gonfreville-l’Orcher, est d’ailleurs monté au créneau en octobre pour demander que «la future gare de Rouen rive gauche serve bien les intérêts de tout le territoire normand» et réclamer «un franchissement ferroviaire de l’estuaire de la Seine», relayant le combat que Michel Duval mène en vain depuis près de vingt ans pour un tunnel compose de caissons immerges, bien moins onéreux qu’un tunnel foré selon lui, dans l’estuaire, ainsi qu’une ligne au sud de la Seine.

    «Parler de projets est prématuré», disait le maire de Petit-Quevilly en 2007. Le président de la Métropole qu’il est devenu depuis se félicite que «ce sujet majeur pour l’attractivité future de la Région, fruit d’une décennie préalable d’études et de réflexions, avance». Selon Frédéric Sanchez, «la nouvelle gare et le tunnel sont acquis».

    David Lamiray, le maire de Maromme, pourrait voir le tunnel déboucher dans sa gare, en réalité sise à Notre-Dame-de-Bondeville. Et n’est pas forcément contre, malgré un tissu urbain très dense : «Les nuisances seront importantes, mais j’ai beaucoup de réserves sur les deux autres tracés. La concertation manque d’objectivité. Je demande des précisions depuis des mois à SNCF Réseau, avec qui le dialogue est ubuesque, sans les obtenir. Comment vont-ils faire pour passer 20m en dessous de la Seine et rejoindre le plateau à plus de 100m au-dessus du niveau du fleuve, le tout en seulement 1.5 kilomètres? Les gens qui savent doivent communiquer».

    Pas gagné, puisque les ingénieurs de SNCF réseau (ex-RFF) ne veulent pas non plus communiquer sur les aspects techniques dans nos colonnes, se contentant de renvoyer vers… le préfet François Philizot.

    «Techniquement, on peut presque tout faire. Après, c’est une question de coût…» Le délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine, assure que «le tunnel est acté». Si «sa profondeur et sa longueur ne sont pas encore déterminées», François Philizot revoit par contre déjà à la hausse le coût de tronçon Rouen-Yvetot, désormais évalué à 1,1 milliard d’euros, une bonne partie étant consacrée à ce tunnel. Et si les études ont déjà englouti 100 millions d’euros, il n’y a pour le moment pas le début d’un financement de cette LNPN, évaluée à 4.5 milliards d’euros. Nommé en 2013 à un poste éminemment politique, le Préfet passera-t-il la présidentielle ? «Ma question personnelle n’est pas importante. Un mouvement a été enclenché, il faut le poursuivre».

    Un travail de fond en somme.

    Joce Hue

    * carticipe.lnpn.fr

    L’ article de l’époque

    Dans l’article « Gare promise à St-Sever » du 23 octobre 2007, Paris Normandie examine ce «projet pour les cent ans à venir» et imagine le parcours qu’emprunterait le tunnel : « Un tracé qui serpenterait sous la ligne de métro vers le Pont Corneille, prendrait un virage vers la rue Nansen, passerait à la perpendiculaire du pont Flaubert, puis suivrait la vallée du Cailly avant de rejoindre la lumière vers Maromme, quelque six kilomètres plus loin. » Le projet « historique », et peu ou prou l’hypothèse A ci-dessus…


    Commentaire de Florestan:
    Outre l’enjeu financier, plus de deux milliards pour les projets de tunnels dans l’agglomération de Rouen ou à peine plus d’un milliard pour l’option estuarienne en aval de Rouen, le véritable enjeu est, bel et bien, politique: les décideurs rouennais sont-ils prêts à faire débourser plus de DEUX MILLIARDS pour que l’agglomération métropole de Normandie soit le carrefour ferroviaire de toute la Normandie? Ou vont-ils finir par comprendre la géographie normande elle-même? A savoir qu’il y aurait plutôt intérêt à créer la boucle ferroviaire régionale complète Caen- Le Havre- Rouen plutôt que de faire à Rouen ce qui sature et étouffe la mégalopole parisienne voisine…
    Une fois de plus, Hervé Morin va devoir trancher…
     
  • ACTUALITES normandes de décembre 2016 vues par le Mouvement Normand

    L’office de documentation et d’informations de Normandie émanation du Mouvement Normand nous envoie sa dernière revue de presse disponible:

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    ACTUALITES NORMANDES DU MOIS DE DECEMBRE 2016

     

    Les actualités des fins d’années sont toujours écrasées par les agapes gastronomiques des fêtes de Noël et du Jour de l’An.  Les préoccupations des hommes et des femmes se concentrent sur la fièvre consumériste : la Normandie n’échappe pas à ce maelström commercial et, reconnaissons-le, c’est la plus grande actualité du moment. Dans l’esprit des gens. Dans les commentaires des journaux. Aussi la moisson est maigre lors du dépouillage des articles paraissant dans la presse normande.

    D’autre part, nous nous abstiendrons d’évoquer les actions du Conseil régional de Normandie, devant, dans quelques jours, dresser le bilan de la première mandature Morin (cf. le communiqué n° 248 du Mouvement Normand).

    AU PLAN ECONOMIQUE ET SOCIAL

    Abordons d’abord les mauvaises nouvelles (nous nous appesantirons sur les bonnes…).

    La crise a touché la Normandie… comme partout en France, peut-être plus qu’ailleurs. Une carte très explicite, illustrant un article d’Ouest-France (13 déc.), intitulé « Le vrai du faux de la crise en Normandie », montre l’évolution de l’emploi, de 2003 à 2013, dans les zones d’emploi normandes. On y constate que les zones ayant le mieux résisté à la crise sont les bassins de Rouen, Caen, Honfleur, Saint-Lô et Granville, et celles qui ont le plus souffert sont pratiquement tout le département de l’Orne, les secteurs de Bernay, Evreux, Vernon – Gisors, Bayeux et la Vallée de la Bresle. Le reste ? Il a stagné ! Ces contrastes sur le marché de l’emploi sont certes éclairants, mais ils ne montrent pas vraiment l’atonie normande par rapport aux régions adjacentes.                                                                                                                                                        

    Nos Elus aiment savoir si leur secteur a progressé d’une décennie à l’autre : ils ne veulent surtout pas se comparer aux autres régions car, là, réside la réalité du dynamisme ainsi comparé – souvent à leur désavantage ! – d’avec ces autres régions…                                                                                                    

    Il paraît qu’il y a un recul du chômage de catégorie A (- 1,5% en novembre ; 3,5 % sur le trimestre), mais les chiffres restent cruels : il y a en Normandie 196 910 chômeurs de catégorie A et… 285 250 chômeurs toutes catégories confondues.  

    Ces chiffres – désastreux – sont à comparer aux 46 500 emplois générés par l’économie maritime, aux 5 500 emplois dans les activités liées à la pêche ou encore aux 4 300 emplois temps pleins des activités sportives (chiffres que l’on trouve dans la presse normande de décembre)… On mesure la casse sociale du chômage en comparant ces chiffres, et l’on parle des menaces sur la SEITA au Havre ou des 60 emplois qui risquent d’être supprimés à la CMA – CGM, toujours au Havre ! On pourrait, hélas, multiplier les exemples.                                                                                                                                                                               

    Et ce n’est pas la médiocre saison touristique qui peut nous rasséréner (- 8,1 % pour la fréquentation des hôtels et des campings. Dans nos trois principaux départements touristiques, les résultats sont inquiétants : – 17% en Seine – Maritime, – 16% dans la Manche, – 11% dans le Calvados). Espérons qu’en 2017…

    Tout n’est pas noir en matière économique et sociale.                                                                                              

    – On parle de la « déferlante » SAINT – JAMES pour évoquer le succès international de l’entreprise textile qui fabrique la célèbre marinière. Son P.D.G. conduisait, il y a quelques jours, une délégation de chefs d’entreprises normandes, en Corée du Sud, à l’occasion de l’ouverture d’une de ses boutiques à Séoul.                                                                                                                                                                                   

    – Les « start – up » normandes, qui se sont préparées pour certaines à partir à Las Vegas, début janvier, lors du Consumer Electronic Show, s’organisent en un « village » dans le Hangar 107 sur les quais de Rouen.                                                                                                                                                                    

    – Une raffinerie d’huile végétale, OLVEA NEW TECHNOLOGY, va s’installer à Saint – Léonard, près de Fécamp.                                                                                                                                                                                                      

    – ALPINE, à Dieppe,, met son nouveau modèle en vente par une présérie de 1955, toutes déjà retenues                                                                                                                                                                                               

    – Le VILLAGE DES MARQUES, à Honfleur, commence à prendre forme. Le recrutement de son personnel  a commencé.                                                                                                                                                                         

    – La célèbre SCOP, ACOME, à Mortain, qui compte 1000 emplois, spécialisée dans les câbles optiques notamment, où elle est un leader européen, envisage d’ouvrir une filiale à Saint – James.                   

    – La biscuiterie JEANNETTE, totalement relancée, va ouvrir un second site à Colombelles. Il sera opérationnel en septembre 2017.                                                                                                                                              

    – HELLER – JOUSTRA, maquettiste bien connu, dont l’unité de production se situe à Trun, connaît une véritable renaissance depuis qu’il s’est adossé au groupe MAPED.                                                                                            

    – ELVIA, leader du circuit imprimé, qui travaille pour l’Armée, l’Aviation, l’Automobile, est en plein rebond et sort d’une période qui fut difficile.                                                                                                                   

    – La CAISSE D’EPARGNE DE NORMANDIE, en partenariat avec NORMANDIE – Tech, effectue une transformation digitale complète.                                                                                                                                             

    – Pour les véhicules à hydrogène, on compte installer 15 stations en Normandie pour 2018.

    CELA BOUGE DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

    – L’Université du Havre, en liaison avec la ville, va rassembler ses étudiants et ses écoles dans un super – campus, déjà largement esquissé, dans les docks.

    – L’Ecole de Management de Normandie obtient un nouveau label européen, l’accréditation EQUIS (European quality improvement system), délivrée par l’E.F.M.O. (European Foundation for management development). Jean – Guy Bernard, directeur général de l’E.M. – Normandie commente : «  Ce prestigieux label atteste de la qualité de l’école et de la pertinence de sa stratégie. Il lui donne un nouvel avantage concurrentiel de poids en France et à l’international pour poursuivre ses évolutions au service de ses étudiants et de ses partenaires professionnels et institutionnels. Par ailleurs, cette accréditation valorise les diplômes que nous délivrons et doit donc contribuer à une meilleure insertion des diplômés » (in Ouest-France, 21 déc.).

    – A Vernon s’installe l’Institut des Techniques d’ingénieur de l’Industrie (250 élèves attendus à la rentrée 2018). Cette école se trouvait  jusqu’alors à Evreux, mais devant l’augmentation des effectifs, il fallait des locaux plus spacieux et plus adaptés : le Plateau de l’Espace de Vernon était l’endroit idéal. La Région, le département contribuent pour 5,5 millions d’euros pour cet investissement. La proximité de grandes entreprises comme SAFRAN et S.F.K. permet d’envisager la création d’un ensemble cohérent et structurant pour la Vallée de la Seine et la Région normande. Hervé Morin a précisé : « Il y a , là, le potentiel industriel et technologique, le germe de quelque chose de majeur ».

    CHRONIQUE SOUVENT DESESPERANTE DES INFRASTRUCTURES DE COMMUNICATION NORMANDES 

    Nous avons l’impression de rabâcher, mais que nos lecteurs sachent bien que nous relevons – avec rage souvent – tous les indices de dysfonctionnement ou de retard concernant la mobilité des Normands (« Nos Trente Ans de retard !). Il faudra un jour instruire le procès de l’Etat et des Elus responsables de la déshérence dans laquelle la Normandie a été tenue pendant des décennies..                         

    Nous ne nous étendrons pas sur les malheurs de la ligne Paris-Granville, les avatars de Paris-Le Havre, l’insuffisance criante du réseau routier dans toute la partie sud de la Normandie… Observons que, à Rouen même, le Pont Levant (qui ne se lève jamais) Gustave Flaubert ne sera raccordé à la rocade Sud III qu’en… 2024… La S.A.P.N. – S.A.N.E.F. nous fait l’insigne grâce d’envisager la création d’un nécessaire échangeur sur l’A 13… à condition que la Région et le département du Calvados versent une… rançon de 1 000 000 d’euros. Dans notre naïveté, nous pensions que les sociétés propriétaires d’autoroutes assumeraient le développement de leur si lucrative source de financement. Et les péages vont encore augmenter…                                                                                                                                                              

       Nous avons tout de même relevé des motifs de satisfaction en matière de communications durant ce mois de décembre :                                                                                                                                                                                     

    – La réouverture de la ligne Bréauté – Fécamp, après deux ans de travaux sur le parcours, est une bonne nouvelle, pour Fécamp, pour la Normandie, pour le transport ferroviaire, pour les usagers.   

    – Il y aura désormais deux trains directs quotidiens dans les deux sens, sur la ligne Caen – Rouen. Ce qui donne onze trains par jour (au lieu de neuf).     Quant à la nouvelle phase de consultation concernant la Ligne Nouvelle Paris – Normandie (L.N.P.N.), nous n’en dirons rien, sauf à faire remarquer que toutes ces études, consultations, concertations, etc. … transforment ce projet en un véritable serpent de mer. On finira par atermoyer pendant plus d’une décennie pour en commencer la réalisation, là où, en d’autres endroits de France, six à sept ans sont suffisants pour concrétiser un projet. A qui devons – nous cette lenteur escargotique ? Aux gouvernements du quinquennat Hollande et à la complaisance des dirigeants des deux ex-régions normandes. Les premiers ont fait d’autres choix. Les seconds ont accepté, tout en enfumant l’opinion normande. Leur indécence à la ramener aujourd’hui sur ce chapitre est insupportable et nous ne cesserons de la dénoncer…

    Dans un domaine proche, mais qui touche aussi à la transition énergétique, remercions Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, d’avoir appuyé la réalisation, en première mondiale, de la « Route solaire » dans l’Orne. « L’idée est géniale », a dit la ministre et c’est l’usine de Tourouvre qui est à l’origine du concept et de sa mise en application.                                                                                                                            

    Enfin nous apprenons que les travaux pour la réalisation du Canal Seine – Nord – Europe débuteront au printemps prochain. Paris-Normandie (8 déc.), dans une double page, expose – à notre avis bien tardivement – la nouvelle problématique que cela entraîne : « Les ports normands ne veulent pas rester à quai ».

    EN PLACE D’UNE NOUVELLE GEOGRAPHIE DES COLLECTIVITES EN NORMANDIE MISE

    Comme partout en France, mais en Normandie peut-être avec plus d’ampleur, une nouvelle organisation territoriale se met en place. En règle générale, le Mouvement Normand est favorable à ce chamboulement administratif, mais nous pensons qu’il faudra beaucoup de pédagogie pour le faire accepter par la population. Au reste, les choses vont se fixer après le 1er janvier 2017 et nos journaux sont déjà pleins d’articles relatant la constitution des nouvelles C.D.C. (Communautés de communes), des fusions communales, des nouvelles agglos et autres pôles métropolitains. Le problème, c’est que, dans l’esprit des gens – et il faut les comprendre – les nouveaux cadres ont des prérogatives différentes et que cela brouille l’économie de la réforme. Et puis les lourdeurs des différentes gouvernances font douter de l’intérêt de ces changements. Les citoyens jugeront sévèrement les doublons, dépenses inutiles, complexités de gouvernance. « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? », semble être le leitmotiv des artisans de la réforme. Il va falloir, dans les années à venir, affiner ces systèmes complexes, rechercher systématiquement les économies d’échelle, expliquer, expliquer encore, expliquer toujours. Le sujet en vaut la peine.                                                                                                                            

    En attendant, le Mouvement Normand se réjouit du lancement – enfin ! – du Pôle Métropolitain de l’Estuaire, qui avait été retoqué par le Gouvernement pour des raisons obscures ( ?). Certes, l’ensemble présente encore des trous (Pourquoi Honfleur boude – t – il encore ce qu’il devra rallier bientôt puisque la C.D.C. d’Honfleur vient de se marier avec celle de Beuzeville, qui, elle, adhère déjà au Pôle métropolitain ?). Nous approuvons aussi la constitution de l’Agglo de Lisieux – Normandie et de Fécamp – Caux – Littoral… En janvier, nous ferons le point pour l’ensemble de la Normandie et nous connaitrons alors les nouvelles équipes qui prendront la direction de ces nouvelles entités. Inutile de préciser que la lutte pour les présidences bat son plein en ce moment…                                                                                        

    Un problème se pose – nous y reviendrons aussi – à propos du choix des noms des communes nouvelles. Ils sont souvent grotesques et divergent de la tradition française (Ex : Rives – EN – Seine et non Rives – SUR – Seine, le tout pour remplacer ces lieux tout à fait identifiés par l’histoire et la renommée : Caudebec – en – Caux, Villequier, Saint – Wandrille)… On peut multiplier les exemples à l’envi. Autre conséquence, et elle n’est pas neutre : souvent les noms de nos villages proviennent des anciennes paroisses, d’où les Saint – Nicolas de ceci, les Saint – Jean de cela… Les communes nouvelles ne peuvent comptabiliser dans leur nom tous les saints que les anciennes communes évoquaient. De ce fait, on supprime toutes les références aux Saints patrons… Et l’on s’étonne ( ?) que la France se déchristianise… Faisons une suggestion : garder impérativement les noms des anciennes communes comme lieux – dits indispensables pour les adresses personnelles. La commune nouvelle aurait un numéro d’identification déterminé par les 4 premiers chiffres, chacune des anciennes communes seraient affectées par le 5e chiffre qui les individualiserait.

    Ex: Arelaune–en– Seine = 76940, d’où La Mailleraye – sur – Seine 76941, Saint – Nicolas de Bliquetuit 76942…                                                                                   

    Tout cela peut apparaître secondaire et subalterne : nous pensons qu’il ne faut rien négliger pour faire comprendre une pourtant si nécessaire évolution.

    RENFORCER NOS IDENTITES

    Le mot « identité » semble défriser certains esprits qui ne rêvent que mondialisme et cosmopolitisme, melting pot, le tout étant dans tout et réciproquement. La grande philosophe Simone Weil a dit ce qu’il fallait pour la défense des racines et des identités. Et ces racines et ces identités, on les retrouve dans la vie de tous les jours.                                                                                                                                        

    Ainsi, en ce mois de décembre 2016, nous nous réjouissons que le Cidre du Cotentin ait obtenu son A.O.C., que le Carnaval de Granville soit reconnu par l’U.N.E.S.C.O., que les Editions Tec – Nor aient fait paraître « Jeux et Sports Normands » (Histoire et règles actuelles) et, qu’enfin, nos amis des Editions d’Héligoland achèvent leur panorama des armoiries communales dans les départements normands par la parution de l’ouvrage « Les armes municipales des Pays ornais ». Le travail mené par Denis Joulain, l’héraldiste que le Mouvement Normand a eu la chance de rencontrer, est exceptionnel et les dessins de Jean – Paul Fernon d’une clarté remarquable. C’est toute l’identité archiséculaire de nos communes qui s’affichent. Cela a un sens. A tel point que nombreuses sont les communes qui, dépourvues jusqu’à maintenant d’armoiries, s’en dotent maintenant. C’est un signe.

    Le 5 janvier 2017

     

    Guillaume LENOIR assisté d’Emma DAVESNE et d’Edwige LE FORESTIER

     OFFICE DE DOCUMENTATION ET D’INFORMATION DE NORMANDIE                                                                                   

    87, rue de République                                                                                                                                                            

    76940 La Mailleraye -sur-Seine                                                                                                                                        

    Commune nouvelle d’ARELAUNE-EN-SEINE

     
  • Le patrimoine du PAYS D’AUGE est en péril

    Nous avons pu avoir accès au dernier numéro disponible de la revue du Pays d’Auge, n°67, janvier et février 2017 et il est confirmé que ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés: le Pays d’Auge, le pays normand le plus emblématique de notre région ne soigne pas comme il le faudrait son merveilleux patrimoine architectural et paysager.

    La fermette à colombage qui n’a pas encore eu la chance d’être transformée en résidence secondaire tombe en ruines. Ailleurs, elle est menacée d’être défigurée dans son environnement proche (un rond-point, des lampadaires, une zone commerciale ou pavillonnaire) ou défigurée dans son intégrité même par l’absurde application du décret stupide de l’isolation par les façades extérieures.

    A Honfleur et surtout à Lisieux, le patrimoine historique pourtant rescapé du désastre des bombes de 1944 est dans un état affligeant, notamment l’ancien palais épiscopal de Lisieux victime d’un grave incendie criminel en 2000: l’édifice est resté pendant dix ans coiffé d’une horrible bâche plastique. En 1995 c’était le plafond de la magnifique salle dorée, salle d’apparat du palais avec son décor du XVIIe siècle qui s’effondrait. La restauration de cette salle n’est toujours pas achevée car on ne sait plus où on été remisés les décors sauvés de l’écrasement du plafond…


     Voir par exemple ces images et cet article tirés des archives du site Ouest France:

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    http://www.ouest-france.fr/normandie/lisieux-14100/la-salle-doree-perdu-son-lustre-dantan-1306280

     

    La « Salle dorée » a perdu son lustre d’antan

    La « Salle dorée » avant l'effondrement, et son visage aujourd'hui.    

    La « Salle dorée » est aujourd’hui fermée pour raisons de sécurité.

    Avant l'effondrement de 1995.

    Le personnel du tribunal l’évoque non sans une certaine nostalgie. Un vrai désastre pour le patrimoine de la Ville. Le salon de réception où jadis les évêques recevaient les visiteurs de marque, que tout le monde appelle la « salle dorée », n’est plus que l’ombre d’elle-même.

    Le plafond de cette pièce magnifique, ornée d’angelots et de médaillons, située dans un angle de l’ancien palais épiscopal, s’était effondré brutalement en 1995, sous l’effet d’une rupture de la poutre maîtresse. « C’était une salle d’apparat, avec ses boiseries, teintures et tableaux », décrit aujourd’hui le greffier en chef, Sébastien Ferrer. Deux toiles de Nicolas Poussin notamment, le génie de la peinture classique du XVIIe siècle.

    Quatre ans après l’incident, en 2000, ce fut l’incendie de la façade du bâtiment jouxtant la cathédrale. Et depuis, la « Salle dorée » n’a jamais été rénovée. Les tableaux ont été confiés aux Archives départementales et de nouvelles poutres installées à titre provisoire. La salle est toujours inaccessible au public. Verrouillée à clé et coincée par un meuble de télévision.

    Reste à savoir, maintenant que le bâtiment appartient au conseil général, ce que les nouveaux propriétaires entendent faire de cet ancien joyau du patrimoine du pays d’Auge.


     Les élus locaux ne voient que complexités et dépenses dès qu’il s’agit du patrimoine qui est la poule aux oeufs d’or sur laquelle ils sont tous assis au point de l’étouffer!

    L’année dernière, avec 83 millions de touristes accueillis la France demeurait, malgré tout, la première destination touristique mondiale. Le patrimoine historique et culturel ou naturel a généré en 2016 près de 21 MILLIARDS d’euros de recettes pour un investissement total si l’on met bout à bout tous les budgets publics et privés d’entretien, de réparation, restauration et réhabilitation engagés dans les sites et bâtiments classés MH de… 2 MILLIARDS d’euros.

    On a rarement vu un placement qui pouvait rapporter autant! Et les élus qui ne l’ont pas encore totalement compris, on pensera à l’actuel maire de Lisieux, n’ont peut-être pas toute leur tête…

    Lire ci-après,  quelques extraits de ce dossier alarmant proposé par Yves Lescroart, ancien inspecteur régional des Monuments Historiques en Haute et Basse Normandie:

     

    07-01-2017 19;47;21

    07-01-2017 19;50;23

     
  • David NICOLAS élu à la tête du PAYS du MONT SAINT MICHEL

    Nous l’avons pris dans la matinée de ce 7 janvier 2017 et nous en sommes très heureux pour toute la Normandie!

    David NICOLAS, notre érudit normand préféré un tantinet dandy, maire d’Avranches vient d’être élu par ses pairs, président de la toute nouvelle communauté de communes de l’Avranchin « Pays du Mont Saint Michel- Normandie ». L’affaire s’est jouée à 6 voix près entre notre candidat normand et une élue représentant le conseil départemental de la Manche. C’est aussi une défaite cuisante pour l’ancien féodal des lieux, le député Guénhaël Huet l’ancien maire d’Avranches autrefois disposé à faire de l’une des plus belles portes de la Normandie une carpette de la Bretagne voisine et qui n’a obtenu que deux voix!

    http://www.lamanchelibre.fr/actualite-248499-sud-manche-mont-saint-michel-normandie-david-nicolas-elu-president.html#.WHDAvgG2md4.email

    Sud-Manche. Mont Saint-Michel-Normandie : David Nicolas élu président

    Sud-Manche. Mont Saint-Michel-Normandie : David Nicolas élu président

    David Nicolas, ici avec Bernard Tréhet, est élu président.

    Le 07 janvier 2017 à 10:16

    David Nicolas, maire d’Avranches, à été élu samedi 7 janvier 2017, à Isigny-le-Buat (Manche), président de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel-Normandie.

    Le vote a été très serré. Avec six voix d’avance, David Nicolas, maire d’Avranches, est devenu samedi 7 janvier 2017, à Isigny-le-Buat (Manche), président de la communauté d’agglomération Mont Saint-Michel-Normandie.

    Il a été élu au second tour avec 80 voix. Catherine Brunaud-Rhyn, maire de Genêts et vice – présidente du conseil départemental de la Manche, a obtenu 74 voix.

    Deux voix sont à mettre à l’actif de Guénhaël Huet, ancien président de la communauté de communes Avranches Mont-Saint-Michel. Bernard Tréhet, ancien président de la communauté de communes du Val de Sée, a eu une voix. Un bulletin blanc est également enregistré.

    Avec trois voix au 1er tour, Sophie Laurent, adjointe de Sourdeval, n’a pas souhaité se porter candidate au second tour. Il reste les quinze vice – présidents à élire.


     

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    Maintenant, les choses sérieuses commencent:

    L’actuel syndicat mixte pour le rétablissement du caractère maritime du Mont St Michel, encore présidé par Hervé Morin président de la Normandie, doit être prochainement supprimé.

    A la fin du mois de janvier 2017, le rapport commandé par le Premier ministre à Nicole Klein, préfète de Normandie et à Philippe Bellaval le directeur de la Réunion des Monuments Nationaux sera rendu public. Il s’agit de proposer un avenir institutionnel pour le Mont Saint Michel et ses abords immédiats sur la commune du Mont St Michel, à savoir l’abbaye et le mont en tant que tel, la nouvelle passerelle d’accès, les herbus environnants, le barrage et le site de la Caserne (parkings, accueil du public, futur maison du tourisme du Mont, de l’Avranchin et de la baie).

    L’idée serait de créer un établissement public pour le Mont St Michel à l’instar de ce qui existe déjà pour gérer le domaine du château de Versailles ou le musée et palais du Louvre sachant que le Mont St Michel est le monument français le plus visité en province avec quelques 3 millions de visiteurs par an. A la tête de cet établissement, il faut un administrateur haut-fonctionnaire de l’Etat pour tous les aspects techniques et patrimoniaux et un conseil d’administration représentant les collectivités territoriales concernées à commencer par la région Normandie, l’intercommunalité de l’Avranchin, le département de la Manche et la commune du Mont St Michel.

    Les Bretons?

    Ils resteront dans la Baie: la conférence de la baie qui s’est réunie pour la première fois le 22 décembre dernier à Avranches est le cadre où ils auront légitimement voix au chapître. En revanche, il faudra être très ferme en ce qui concerne le monument du Mont St Michel et son environnement immédiat situés en Normandie: le pilotage politique local ne peut être que normand et le nouveau président de la toute nouvelle intercommunalité de l’Avranchin « Pays du Mont St Michel-Normandie », un certain David Nicolas aura tout son rôle à jouer avec pour enjeux:

    1) Créer la liaison patrimoniale et touristique entre Avranches et le Mont St Michel car la muséographie du Mont est à Avranches qui possède l’inestimable trésor des manuscrits médiévaux de l’ancien scriptorial de l’abbaye montoise: Avranches a tous les atouts pour devenir une ville de destination touristique grâce au Mont et permettre le maintien d’un centre ville commercial attractif.

    2) Représenter le site du Mont Saint Michel à l’UNESCO sachant que les territoires labellisés sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial sont représentés à l’UNESCO par un élu ambassadeur: le maire d’Avranches a toutes les qualités requises pour jouer ce rôle.

    3) Créer un laboratoire de l’aménagement local plus responsable en matière environnemental, paysager et économique en limitant l’étalement urbain, le mitage pavillonnaire, la promotion d’une agriculture locale de qualité, en réhabilitant en sauvegardant le petit patrimoine architectural rural menacé, en réaménageant par un traitement paysager les entrées et accès à la ville haute d’Avranches.

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    Un paysage indigne du tout nouveau pays du Mont St Michel dans les environs immédiats d’Avranches…

    Où le fabuleux trésor des manuscrits de la célèbre abbaye normande est valorisé. Un programme de numérisation complet des fonds anciens de la bibliothèque d’Avranches est en cours:

    http://www.lefigaro.fr/livres/2016/12/16/03005-20161216ARTFIG00002-la-fabuleuse-bibliotheque-virtuelle-des-manuscrits-du-mont-saint-michel.php

    La fabuleuse bibliothèque virtuelle des manuscrits du Mont Saint-Michel

    Les ouvrages à numériser sont au nombre de 199.

    Près de 200 ouvrages, pour certains millénaires, de l’ancienne bibliothèque de l’abbaye sont en train d’être numérisés pour devenir accessibles à tous sur internet. L’opération dure depuis près de dix ans. Elle devrait se terminer à la fin de l’année 2016.

    L’opération se révèle presque aussi laborieuse que le travail des moines copistes du Moyen-Âge qui reproduisaient et ornementaient à la main les ouvrages religieux. Depuis une dizaine d’années, chaque page des manuscrits de l’ancienne bibliothèque du Mont Saint-Michel est numérisée.

    Manuscrit enluminé de la bibliothèque du Mont Saint-Michel.

     Mais la tâche touche enfin à sa fin. Au nombre de 199, les ouvrages devraient tous être consultables sur internet au début de l’année 2017, via le site de l’université de Caen (Normandie) qui hébergera cette «bibliothèque virtuelle». Alors que certains sont millénaires, et que les plus récents datent du XIVe siècle, ces manuscrits pourront ainsi être accessibles à tous en libre accès dans une résolution maximale.

    Textes religieux ou profanes aux superbes enluminures, ils témoignent de la vie intellectuelle et spirituelle des moines bénédictins, qui ont fondé l’abbaye sur le Mont Saint-Michel au Xe siècle. Étoffées au fil des années par les congrégations religieuses locales, les bibliothèques de l’abbaye étaient «l’une des plus grandes d’Occident au Moyen-Âge», selon Francetvinfo.

    Depuis la Révolution et la confiscation des biens du clergé, les manuscrits sont recueillis par la bibliothèque patrimoniale d’Avranches qui les a sauvés de la destruction. Après la création d’un «Scriptorial» en 2006, qui exposait les ouvrages par petits groupes, cette initiative témoigne de la volonté de partager au public ces trésors historiques. Page après page.

     
  • GRAND PORT MARITIME du HAVRE: fêter ses 500 bougies et disparaître? IL FAUT CREER UN LOBBY POLITIQUE NORMAND!

    La date anniversaire du 7 février 1517, date officielle de la fondation du port et ville du Havre de Grâce par le roi de France François 1er, s’approche et on aimerait être bien plus joyeux et serein car c’est plutôt l’inquiétude qui prévaut quant à l’avenir même du grand port maritime normand qu’une revue régionale venue d’une région voisine prétend être breton…

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    Régulièrement, sur l’Etoile de Normandie, nous cessons d’alerter sur les enjeux stratégiques fondamentaux qui se jouent au Havre et qui donnent à la Normandie tout son intérêt national, sinon international.

    http://normandie.canalblog.com/archives/2015/11/22/32967309.html

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    Le personnel politique régional et national, à commencer par Edouard Philippe, le député-maire du Havre ne semble pas être très conscient ni très mobilisé pour tenter de dépendre, dès maintenant, l’épée de Damoclès qui menace ce qui est encore le premier port français pour le trafic de marchandises conteneurisées. Il faudrait cesser de batifoler sur les plateaux télés à Paris ou de prendre la proie pour l’ombre du côté de la rue de Varennes et constituer, dès que possible, un lobby politique normand transpartisan tout aussi efficace que fut le lobby nordiste pour défendre, de Martine Aubry à Gérald Darmanin, la cause pharaonique d’un canal Seine Nord Europe destiné à brancher directement le marché parisien sur Dunkerque voire Anvers ou Rotterdam…

    Il devient impératif de créer ce lobby politique normand pour la défense d’une place portuaire maritime normande avec nos deux GPM du Havre et de Rouen associés aux autres ports normands, de prendre réellement le contrôle d’HAROPA et d’exiger les financements nécessaires à la réalisation des travaux les plus urgents pour assurer le désenclavement fluvial et ferroviaire de nos GPM.

    Ce lobby pourrait associer Hervé Morin, président de la Normandie, Edouard Philippe et Frédéric Sanchez respectivement présidents de la CODAH et de Rouen Métropole Normandie mais aussi Sébastien Jumel, le maire de Dieppe ainsi que Joël Bruneau le président de Caen la Mer de même que le président de Cherbourg en Cotentin.

    La première conférence des villes portuaires de Normandie est donc à réunir de toute urgence!

    Et ce n’est pas l’Etoile de Normandie qui vient de sonner la dernière alarme, mais un quotidien vespéral bien connu sur la place de Paris!


     Lire ci-après le texte de l’article paru dans Le Monde ce 5 janvier 2017:

    A 500 ans, le port du Havre craint d’être rayé de la carte maritime mondiale

    En retard sur ses rivaux d’Europe du Nord, le deuxième port de commerce français cherche à redevenir compétitif.

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    LE MONDE ECONOMIE | 05.01.2017 à 11h09 • Mis à jour le 06.01.2017 à 12h20 |

    Par Denis Cosnard

    Les responsables de la ville du Havre (Seine-Maritime) auraient rêvé d’un contexte plus guilleret pour célébrer les 500 ans de leur cité. Le 7 février 1517, François Ier ordonnait la création à l’embouchure de la Seine d’un port fortifié, « un bon havre destiné à recevoir et tenir en sécurité les vaisseaux navigant sur la mer Océane ».

    Cinq siècles plus tard, le port craint de se retrouver doucement effacé de la carte. « Nous devons bouger rapidement si nous ne voulons pas disparaître, c’est simple ! », s’exclame Michel Segain, le président de l’Union maritime et portuaire du Havre (UMEP), qui présente, jeudi 5 janvier, un plan stratégique destiné à éviter le naufrage.

    Il y a péril en la demeure, assure M. Segain, un transitaire en produits agro-alimentaires. Certes, Le Havre reste le deuxième port de commerce français par le volume de marchandises embarquées et débarquées derrière Marseille, et le premier pour les seuls conteneurs. Mais il perd du terrain par rapport aux grands ports du nord de l’Europe. Le mouvement, engagé depuis plusieurs années, devient de plus en plus préoccupant.

    2,5 millions de conteneurs traités par an

    En 1995, Le Havre traitait 1 million de conteneurs, Anvers 2 millions, et Rotterdam près de 5 millions. En 2016, le port français a vu passer quelque 2,5 millions de conteneurs. Une progression d’environ 150 % en vingt et un ans. Mais Anvers a, de son côté, annoncé fin décembre avoir franchi le cap des 10 millions, tandis que Rotterdam dépasse largement les 12 millions de conteneurs par an.

    Dans le même temps, Shanghaï a doublé tous ses rivaux : plus de 36 millions de « boîtes » y ont transité en un an… La part de marché du Havre s’effrite donc par rapport aux ports du « delta d’or », Rotterdam, Anvers et Zeebruge, qui profitent bien davantage de la mondialisation.

    L’écart s’est amplifié en 2016. Lors des grèves contre la loi El Khomri, les dockers et les personnels portuaires du Havre se sont fortement mobilisés, entraînant l’annulation des escales de plus de soixante-dix navires. Résultat, les volumes traités par le port normand ont reculé de 4 % à 5 %, alors qu’ils ont au contraire progressé de plus de 4 % à Anvers.

    « La question de la marginalisation du Havre est posée », constate le géographe Antoine Frémont, directeur de recherche à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux.

    Menacé par un projet de canal à grand gabarit

    Deux éléments risquent d’accélérer le phénomène. Les grands armateurs mondiaux (Maersk, MSC, CMA-CGM, etc.) sont en train de reconfigurer leurs alliances commerciales, et de choisir les ports dans lesquels s’arrêteront leurs porte-conteneurs. « Nos dirigeants ont effectué le tour du monde pour convaincre les compagnies de maintenir leur présence en Normandie », indique-t-on chez Haropa, la structure qui réunit les ports du Havre, de Rouen et de Paris.

    Mais les responsables des principaux ports concurrents ont fait de même. Qui l’emportera ? Le départ de l’un des champions du transport maritime pourrait être terrible pour Le Havre. Des décisions sont attendues d’ici à la fin du trimestre.

    Une deuxième menace plane. Celle provoquée par le projet de canal à grand gabarit reliant la Seine à l’Oise, et au-delà, au réseau des canaux belges, néerlandais et allemands. Evoqué depuis des lustres mais sans cesse repoussé, ce chantier de 4,5 milliards d’euros a fait l’objet en novembre d’un accord entre l’Etat et les régions Hauts-de-France et Ile-de-France. Si bien que les travaux devraient enfin commencer en 2017, pour aboutir en 2024.

    Cette infrastructure de 107 kilomètres pourrait alors devenir une « autoroute à conteneurs » entre Anvers et la région parisienne. De quoi inciter les transporteurs à décharger leurs marchandises en Belgique plutôt qu’en France. « Cela risque vraiment de désertifier le port du Havre », peste M. Segain, qui a tenté en vain de bloquer ce projet qu’il juge aberrant.

    Le Havre peut-il remonter la pente ? « Ce n’est pas facile, dans la mesure où l’axe de la Seine est un peu périphérique dans la géographie européenne, estime M. Frémont. Le Havre n’est que le port naturel de Paris. Anvers et Rotterdam, eux, constituent les portes de l’Europe rhénane et de la puissante machine économique allemande. » En ce sens, le déclin relatif du Havre reflète celui de la France, dont la part dans les exportations de marchandises de la zone euro a baissé d’un tiers depuis 1999.

    Concentrer les efforts sur Marseille et Le Havre

    Les responsables havrais ne lâchent pas prise pour autant. Tel est le sens du plan présenté par l’UMEP. Il prévoit de concentrer les efforts maritimes français sur Le Havre et Marseille. « On ne peut plus faire de saupoudrage entre les sept grands ports maritimes actuels, argumente le président de l’UMEP. Les autres, comme Dunkerque ou Bordeaux, doivent devenir de simples ports régionaux. »

    Dans ce schéma, Le Havre bénéficierait d’investissements de 16 milliards d’euros à l’horizon 2050, sous réserve de décrocher les fonds publics nécessaires. Priorité à court terme, la création d’une « chatière » entre le port à conteneurs actuel et la Seine. Les barges remplies de conteneurs pourraient ainsi accéder par tous les temps aux terminaux du port. Coût estimé : 100 millions d’euros. « Anvers s’est développé grâce aux infrastructures construites sur place, nous devons faire de même », plaide M. Segain.

    Le précédent du terminal multimodal du Havre incite toutefois à la prudence. Après quatre mois d’activité, la société qui exploite ce système destiné à faire passer les conteneurs d’un bateau à un train ou à un camion, et vice versa, a déposé son bilan en octobre 2015. Reprise par le port, la structure fonctionne de nouveau depuis quelques mois. Mais cet investissement de 137 millions d’euros censé améliorer la compétitivité du Havre est loin d’être rentabilisé.

        • Denis Cosnard


     Commentaire de Florestan:

    Cet article synthétique, excellent au demeurant, ne fait pas le tour de la question. Il n’est pas question du Serqueux-Gisors dont le parcours en région parisienne reste encore dans les limbes. Il n’est pas non plus question de la modernisation de l’axe ferroviaire Amiens- Tergnier- Metz ni même de la nécessité de créer un passage ferroviaire sous-fluvial dans l’estuaire pour désenclaver le port, la ville du Havre situés au bout de la Pointe du Caux vers la rive Sud de l’estuaire mais aussi vers Caen et vers l’Espagne.

    Bref! on ne parle toujours pas des vraies options pouvant permettre au GPM du Havre d’échapper à la triste fatalité de n’être que le port d’un terminus parisien qui aura toujours méprisé la Normandie maritime à défaut de pouvoir la maîtriser totalement…

    La gouvernance du GPM du Havre n’est donc toujours pas à la hauteur de son potentiel géographique, à savoir être l’avant-port de l’Europe… sur « la mer océane » la plus fréquentée du Monde.

    Hervé Morin a donc un beau sujet de conversation avec Valérie Pécresse: ces deux-là doivent nous proposer une conférence de presse le 13 janvier 2017. Nous ne manquerons pas le rendez-vous!


     Commentaire du géographe François Gay:

    Le port maritime du Havre est devant des choix européens : soit se développer dans le cadre d’un isthme Nord/ Sud déjà engorgé, soit développer l’axe Est /Ouest de l’ avenir.


     Commentaire impertinent de Michel Duval:

    « On ne peut plus faire de saupoudrage entre les sept grands ports maritimes actuels », argumente le président de l’UMEP. « Les autres, comme Dunkerque ou Bordeaux, doivent devenir de simples ports régionaux. »

    Le Président de l’UMEP, dans Le Monde Economie du 06/01/17

    Pour mémoire, trafic 2015 :

    Le Havre : 68,5 MT, port de mer sur la Seine

    Dunkerque : 46,6 MT

    Rouen : 22,5 MT, port de fond d’estuaire sur la Seine

    Bordeaux : 8,4 MT

    . Sur la période 1996-2008, le ratio « volume de sédiments dragués / trafic maritime » du port de fond d’estuaire de Rouen est au moins 8 fois plus élevé que celui du port de mer du Havre !

    . Sur la période 2006-2011, le ratio « quantité de sédiments dragués / trafic maritime » du port de fond d’estuaire de Rouen est au moins 4,8 fois plus élevé que celui du port de mer du Havre !

    . Sur la période 2005-2012, le ratio « coût des dépenses d’entretien (dont dragage) / trafic maritime » du port de fond d’estuaire de Rouen est au moins 3,3 fois plus élevé que celui du port de mer du Havre ! Le dragage d’entretien du chenal d’accès au port de Rouen coûte 25 millions d’euros par an !

    Si vraiment « on ne peut plus faire de saupoudrage entre les grands ports maritimes actuels », ne serait-ce pas Rouen plutôt que Dunkerque qui devrait devenir « simple port régional » ?

     


     
  • 2017: la Normandie et tous les Normands avec considération…

    Sur le site du conseil régional de Normandie, on peut trouver la belle carte de voeux pour la nouvelle année qui dispose une Normandie dans le bleu-nuit d’un ciel étoilé, à l’occasion certainement d’un certain Thomas Pesquet, notre Normand qui tourne dans l’espace (et qui ne fait pas que manger du pâté Hénaff…).

    C’est, en effet, une belle idée d’avoir placé notre  Normandie parmi les étoiles, bien au delà de la lourde patte d’une grande ourse parisienne…« Con sidera » en latin donc en français, une Normandie et des Normands qui sont enfin considérés ou qui font enfin l’objet d’une considération car l’idée que la Normandie puisse être une constellation au firmament n’avait que trop sidéré les… cons!

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    Et ici, sur l’Etoile de Normandie, nous ne saurions pas mieux dire: la Normandie des astres pourrait nous épargner bien des désastres en 2017.

    On se souviendra que les plus grands moments de la belle histoire normande furent placés sous les augures d’une belle étoile: « isti mirant stella »

     
  • 1,3 MILLIONS d’investissements pour le VEXIN NORMAND

     Le Vexin fait partie de ces pays normands dont on ne parle pas assez. Pourtant avec Vernon et Giverny qui attirent les touristes du monde entier sur le site du jardin de Monet ou grâce à ses richesses patrimoniales ou naturelles (que l’on pense à Chateau Gaillard, les Andelys, la forêt de Lyons, Gisors ou la splendide collégiale et méconnue d’Ecouis), le Vexin est une magnifique porte de la Normandie. Le Vexin normand n’est donc pas que la 4ème couronne de la banlieue de Paris, un mur tarifaire et ferroviaire entre ceux qui ont le « pass Navigo » et ceux qui ne l’ont pas, entre ceux qui ont les moyens d’acquérir un mètre carré toujours moins cher car plus loin de Paris et ceux qui habitent là et qui n’ont plus les moyens d’acquérir ledit mètre carré car les prix de l’immobilier ont augmenté.

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    Enfin, le Vexin normand qui, autrefois, s’étendait jusqu’à Mantes sous prétexte que Mantes dépendait de l’archidiocèse de Rouen, doit désormais éviter que cela soit Rouen qui ne dépende de Mantes ou doit éviter de n’être qu’un territoire rural traversé, un vase d’expansion de la région parisienne… Guillaume Le Conquérant n’est pas mort pour rien à Mantes en 1087, l’expédition de conquête normande qui fut celle de trop!

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    La région Normandie va donc soigner enfin cette porte régionale essentielle sur la Seine, vers la région parisienne.

     

    22 Décembre 2016

    Signature de la convention LEADER : la Région Normandie apporte plus de 1,3 million d’euros pour le Vexin Normand

    Hervé Morin, Président de la Région Normandie, Thierry Plouvier, Président du Syndicat Mixte du Pays du Vexin Normand et Philippe Pasquier, Directeur régional de l’Agence de Services et de Paiement, ont signé, ce jour, une convention LEADER à la Mairie des Andelys en présence de François-Xavier Priollaud, Vice-Président de la Région Normandie en charge des Affaires européennes et internationales, d’Anne-Laure Marteau, Présidente de la commission Europe et International de la Région Normandie, de Claire Hamot, Vice-Présidente du Pays du Vexin Normand et de Frédéric Duché, Maire des Andelys.

    « En tant qu’autorité de gestion des crédits LEADER, je suis heureux que la Région Normandie facilite la réalisation de projets structurants pour le Vexin Normand. Ce programme LEADER va permettre d’investir plus d’1,3 million d’euros sur le territoire du Vexin Normand » déclare Hervé Morin.

    C’est en effet la première fois que le Pays du Vexin Normand se voit attribuer une aide pluriannuelle du fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) de l’Union européenne pour mettre en œuvre sa stratégie de développement local LEADER.

    Cette stratégie permettra de développer notamment des projets concernant l’offre touristique, des actions favorisant le lien social, la mise en réseau des acteurs de l’économie locale, des projets de coopération … Les projets seront sélectionnés par un comité de programmation mis en place par le Groupe d’Action Local du Vexin Normand.

    LEADER est un programme de développement rural destiné à financer des projets pilotes à destination des zones rurales.

    La Région Normandie a fait de l’investissement dans les territoires une priorité.

    Le contrat de Pays du Vexin Normand 2014-2020La Région, le Département de la Seine Maritime, le Pays du Vexin Normand ont signé le 23 mai 2016 le contrat de pays 2014-2020. L’enveloppe allouée par la Région s’élève à plus de 10 millions d’euros pour des opérations d’investissement. Bien que le Pays du Vexin Normand soit dissout au 1er janvier 2017, les actions seront maintenues dans le cadre de la nouvelle contractualisation avec les futurs EPCI.

    La nouvelle politique de contractualisation 2017-2021Lors de sa séance du 15 décembre dernier, la Région Normandie a décidé de mettre en place une nouvelle politique de contractualisation avec les territoires pour permettre d’accompagner des nouveaux projets ou encore d’investir dans les zones rurales et les villes moyennes qui représentent un enjeu majeur pour la Normandie.

    Les principaux éléments de cette nouvelle contractualisation sont les suivants :

    • une contractualisation avec les intercommunalités volontaires,
    • des contrats d’une durée de cinq ans, tripartites (Région, Département, EPCI),
    • le soutien aux projets d’investissement structurants des territoires, selon un principe général de décroisement des financements, même si certains projets d’envergure pourront faire l’objet de cofinancements,
    • un taux d’intervention de 10 à 40 %,
    • une territorialisation accrue des politiques régionales au travers de l’inscription dans les contrats de territoire de projets relevant des politiques sectorielles à côté de ceux soutenus par le biais du Fonds régional d’aménagement et de développement du territoire (FRADT),
    • le maintien des contrats en cours jusqu’à signature du nouveau contrat.

    L’Europe, un partenaire majeur pour la Région

    « L’Europe investit massivement pour la Normandie. Sur la période 2014-2020, l’Union Européenne va consacrer plus d’1 milliard d’euros pour développer notre économie, notre université, notre recherche, notre agriculture, notre environnement, nos transports… Ce milliard d’euros va permettre de participer à la transformation de la Normandie » souligne Hervé Morin.

    « A l’heure où beaucoup souhaitent tourner le dos à l’Union européenne, il est plus que jamais vital de marteler que l’Europe nous a beaucoup apporté, qu’elle nous apporte beaucoup et qu’elle continuera à beaucoup nous apporter » poursuit Hervé Morin.

    Sur ces seuls programmes LEADER, 40 millions d’euros sont mobilisés pour la Normandie entre 2014-2020.

     

    Les chiffres clés – Le programme LEADER en Normandie

    • 17 territoires sélectionnés en Normandie pour ce programme en 2015 et 2016
    • 40 millions d’euros FEADER sur la période 2014-2020 mobilisés pour ce programme

    Programme LEADER GAL Seine-Normande

    • 109 communes pour 80 974 habitants
    • 1,350 million d’euros de dotation pluriannuelle

    Contrat de Pays 2014-2020

    • 10 millions d’euros d’enveloppe Région pour 23 projets d’investissement identifiés

    Fonds européens en Normandie

    • Plus d’1 milliard d’euros de fonds européens sur la période 2014-2020 sur la Région Normandie
    • 412 millions d’euros de crédits FEADER à l’échelle normande
     
  • SAINT MALO CITE CORSAIRE NORMANDE

    La devise de Saint Malo, la célèbre cité corsaire fièrement opposée à la domination maritime anglaise de Louis XIV à la Révolution vous la connaissez tous:

    « Ni français, ni breton, malouin suis! »

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     Dicton d’autant plus vrai que l’on peut légitimement considérer que la célèbre cité corsaire malouine est normande!

    Puisque le plus grand marin et corsaire de l’histoire de Saint Malo a des origines normandes…

    Image illustrative de l'article Robert Surcouf

    Dunkerque a eu son Jean Bart, Dieppe son Abraham Duquesne, Granville son Georges Lepelley de Pléville… Saint Malo a profité de la gloire maritime de Robert SURCOUF (1773 – 1827) qui avait des origines normandes dont atteste le nom « Surcouf » ainsi que le blason famillial portant au chef un léopard normand d’or passant sur champ de sable de sénestre à dextre.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Surcouf

    Emblème

    En effet ce beau nom de famille d’origine scandinave à gueule de loup (« ouf » provenant de la racine germanique « wolf ») est tout droit sorti du Nord Cotentin normand. De Sortosville en Beaumont pour être précis…

    http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article2648

    Bien entendu, face à l’éclatante vérité historique, certains ont recours à la mauvaise foi… On fait ce que l’on peut!

    http://www.infobretagne.com/famille-surcouf.htm

    « La famille Surcouf est originaire d’Irlande, attachée à la Cour du roi Charles Ier Stuart, qui vint se fixer en Bretagne lors de la Révolution d’Angleterre, vers 1643. » peut-on lire sur ce site… breton.

    Vous avez tous compris que ce billet et ce type d’approche de l’histoire régionale normande ne sont pas dans les habitudes de l’Etoile de Normandie. On s’est fait même un peu violence en poussant le boulet de canon normand bien à l’Ouest de la pointe du Grouin car Saint Malo ville portuaire normande nous permettra d’affirmer dans le même temps que la baie du Mont Saint Michel est entièrement normande, que le Couesnon, aussi fou soit-il, a ses deux rives en Normandie bien en amont du pont d’Orson, que la cathédrale de Dol de Bretagne est construite en granite de Chausey dans un style anglo-normand, que le « Clos Poulet », le nom historique du Pays malouin est une vraie presqu’île normande tout comme le Cotentin…

    Vous trouvez peut-être qu’on exagère. Qu’on traite ce sujet sensible sans aucune vergogne et vous avez raison. Ce côté sans gêne avec le patrimoine maritime prestigieux de nos voisins Bretons si discrets, si élégants et bien élevés avec nous est, effectivement, gênant…

    Vraiment?

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  • VOEUX: LA FAUTE DE GOUT DU MAIRE DE CAEN

    On connaissait la complainte du maire d’Eu… Faudra -t-il aussi écrire celle du maire de Caen? Car enfin merde! Le car pour caen c’était pour eux! Eux qui n’ont pas où pioncer pendant les voeux pieux d’un maire de quand l’amer montera dans les urnes.

    Pour une fois, on a parlé de Caen dans les médias nationaux… Franchement pas glorieux ce bombardement!


     http://www.bfmtv.com/societe/caen-le-maire-deplace-60-sans-abris-pour-presenter-ses-voeux-1077526.html

    Caen: le maire déplace 60 sans-abris pour présenter ses voeux 

    04/01/2017 à 09h24 Mis à jour le 04/01/2017 à 09h24
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    Le collège Lemière de Caen.

     
    Le collège Lemière de Caen. – Google Maps
    Le maire de Caen, Joël Bruneau, a fait déplacer une soixantaine de sans-abris, logés dans un collège, pour pouvoir présenter ses voeux. 
    Ils seront délogés pour 48 heures. Depuis le 16 décembre dernier, la municipalité de Caen accueille 60 personnes sans domicile fixe. Ouest-France indique qu’il s’agit majoritairement de familles de migrants avec enfants. 

    Hébergés au collège Lemière de la ville, ils vont être déplacés dans un gymnase, le temps que le maire de la ville, Joël Bruneau, des Républicains, présente ses voeux, le 18 janvier prochain. Selon la municipalité, « les dates et lieux des rencontres avec le maire, à l’occasion des vœux de la nouvelle année, ont été fixés bien avant la demande de l’État de mise à disposition en urgence d’un site pour accueillir des sans-abri ». Ainsi, elle assure qu’il n’y aura pas de « rupture dans l’accueil des sans-abri ». 

    Les 60 personnes doivent être hébergées jusqu’à la fin du plan hivernal, au mois de mars. 


    Devant le tollé général provoqué par cette conception cavalière des voeux pour la bonne année qui devraient d’abord être adressés à ces nécessiteux que le maire de Caen et ses services voulaient faire déguerpir dans un autre lieu, Monsieur Joël Bruneau s’est enfin ravisé:
    Pour prononcer ses voeux, le maire de Caen devait faire déplacer des sans-abri : il renonce
    Pour prononcer ses voeux, le maire de Caen devait faire déplacer des sans-abri : il renonce

    Les sans-abri ne bougeront pas.

    Mercredi 4 janvier 2017, le maire de Caen (Calvados), Joël Bruneau, a fait savoir que les 60 sans-abri hébergés dans l’ancien collège Lemière depuis le 16 décembre 2016, et qui devaient être déplacés au gymnase de la Haie-Vigné pour 48 heures à l’occasion des voeux du maire, ne bougeront pas.

    « Accueil des sans-abri, prérogative de l’État »

    D’après les services municipaux de la Ville, « les sans-abri étaient à la base hébergés au gymnase de la Haie-Vigné, mais il fallait bien que les clubs sportifs reprennent leurs activités ». C’est pour cette raison qu’ils étaient abrités dans l’ancien collège Lemière.

    La Ville précise que « l’hébergement d’urgence est une prérogative d’État et que les voeux du maire ont été prévus bien avant le lancement du plan hivernal ».

    Néanmoins, devant l’emballement médiatique national, la municipalité semble avoir fait machine arrière. Celle-ci a en effet assuré à la rédaction de Tendance Ouest que « aucun sans-abri ne quittera le collège Lemière ».

    La rencontre prévue le 18 janvier 2017 pour les voeux se déroulera dans un autre lieu, qui reste à définir.


     

    Commentaire de Florestan:

    Et aux voeux des nécessiteux on criera: « Joyeux Joël! « 

     
  • Avant le sommet avec la parisienne PECRESSE, les voeux ambitieux de MORIN le Normand

    Ce mercredi 4 janvier 2017, Hervé MORIN depuis l’abbaye aux dames de Caen recevait la presse régionale pour ses voeux et en a profité pour délivrer quelques éléments importants de la feuille de route pour la Normandie au cours de cette année 2017 qui s’annonce agitée…

    Disons d’emblée deux choses:

    1) Le bilan de la première année normande d’Hervé Morin est plus qu’honorable et il est même plutôt bon sur deux urgences essentielles: la crise ferroviaire d’une part et la reconquête d’une souveraineté normande en matière industrielle et économique d’autre part avec, pour premier résultat, le sauvetage de 2000 emplois dans l’industrie normande. Bref! un an de réunification normande a permis de sauver 2000 emplois normands: voilà qui est déjà en soi suffisant pour réduire au silence les chiens qui aboient encore au passage de la caravane de l’unité normande.

    2) Hervé Morin aime sa Normandie et avec la réunification on peut dire qu’il est en train de réaliser son rêve de gosse! Il a donc confirmé qu’il ne roulera que pour la Normandie en 2017 et il se montre très ambitieux pour elle au point que la Normandie va se porter candidate pour l’organisation de l’exposition universelle de 2025 dans le cas où la candidature de la France serait retenue: il n’y aurait donc pas que Paris mais aussi toute la Normandie…

    • Lire ci-après le compte-rendu proposé par Xavier Oriot de Ouest-France:

    http://www.ouest-france.fr/normandie/l-agenda-des-six-prochains-mois-d-herve-morin-4717179

    L’agenda des six prochains mois d’Hervé Morin

    Modifié le 04/01/2017 à 20:31 | Publié le 04/01/2017 à 20:31

    • Hervé Morin présentait ses voeux à la presse, ce mercredi 4 janvier 2017, à Caen. Hervé Morin présentait ses voeux à la presse, ce mercredi 4 janvier 2017, à Caen. | Archives Ouest-France/Jonathan KONITZ

    Xavier ORIOT/Ouest-France

    En présentant ses vœux à la presse ce mercredi 4 janvier 2017, le président de la Normandie a déroulé le calendrier des dossiers.

    C’est un Hervé Morin bronzé, de retour de vacances, qui a présenté ses vœux à la presse ce mercredi soir. Un président « heureux » qui aime « le boulot que je fais. Je suis enthousiaste. Rien ne me pèse. » Qui considère « qu’un président de Région est un homme politique de rang national. On gère des budgets plus élevés que certains ministères ».

    Avoir ses entrées à Paris est « utile pour négocier de nouveaux trains avec Manuel Valls (alors Premier ministre) » qu’il « aime bien » et juge « respectable ». Plus que Bernard Cazeneuve qu’il n’apprécie guère « je ne suis pas dans l’unanimisme », ajoutant, sibyllin : « J’ai été ministre de la Défense », quand Bernard Cazeneuve était député-maire de Cherbourg.

    S’il participera à la campagne de François Fillon, le président de la Normandie a répété qu’il ne serait pas candidat à un maroquin : « Au bout d’un an et demi de présidence ce serait insulter les Normands. »

    Réorienter la politique culturelle

    Le président de la Région a déroulé les grands rendez-vous d’ici l’été. Il souhaite que la Normandie accueille l’exposition universelle de 2025 qui sera éclatée sur plusieurs sites en France « à Rouen, au Havre ou à Caen. Nous allons déposer notre dossier. Les sites seront connus en 2018 ».

    Après avoir dîné avec les acteurs culturels normands, Hervé Morin en a retiré « le besoin de réorienter la politique culturelle. En parfait accord avec Rouen et Caen : ça leur va bien ». Il s’interroge sur le maintien des concerts gratuits en juillet à Rouen « qui coûtent un million à la Région. Ne vaudrait-il pas mieux mettre cet argent dans le soutien à la création normande ? »

    Recadrer Normandie impressionniste

    De même, le festival Normandie impressionniste sera « recadré avec une nouvelle gouvernance, réduit dans sa durée et ouvert à l’art moderne et contemporain ». Le prochain sera maintenu en 2019, année de l’Armada de Rouen. « Les deux ne sont pas incompatibles. Tous les trois ans, c’est bien. »

    Davos de la paix… en 2018

    Le Davos de la paix attendra juin 2018, « mais dès mars prochain, nous aurons une journée avec les intellectuels pour poser les fondations ». Le président de la Normandie souhaite également « une grande fête des Normands sur deux ou trois jours, où les Normands parleront d’eux, diront ce qu’ils font dans l’artisanat, la culture, l’alimentaire, la gastronomie, l’économie… avec des concerts rock tous les soirs », et lancera l’agence de l’attractivité en juin.

    La Normandie sera sur le même pavillon au Salon de l’agriculture « en respectant chaque département ».

    Lycées : l’ampleur de la tâche

    Sa rencontre avec les proviseurs l’a convaincu : « Je n’avais pas mesuré l’ampleur de la tâche. Rien n’est pareil entre ex-Haute et ex-Basse Normandie : numérique, personnel, budget, restauration scolaire. Il y a un travail gigantesque d’harmonisation. »

    Le vice-président à l’apprentissage, David Margueritte, « tiendra 22 réunions dans les 22 bassins d’emplois pour une politique de formation en adéquation avec les besoins des entreprises ».

    2 000 emplois sauvegardés

    En 2016, la mission Arme a reçu « 177 demandes d’entreprises représentant 16 524 salariés. Outre l’apport en ingénierie de conseil apporté à chacune des entreprises, 58 d’entre elles ont bénéficié d’un financement pour une enveloppe de 4 millions d’euros en prêts et 500 000 € en subventions représentant près de 2 000 emplois sauvegardés ».

    La dernière en date est la société hérouvillaise Seropa industries, qui fabrique des cartes à puces, reprise par le marseillais Engimatics-Matissart. Cela « a permis de sauvegarder 33 emplois en Normandie ».

    Enfin, « vieux supporter » des Diables rouges du FC Rouen, le président de la Région apportera 1,5 million d’euros pour la réhabilitation du vieux stade Robert-Diochon menée par la métropole de Rouen.


    Commentaires de Florestan:

    La normandisation concerne surtout la politique culturelle: la priorité doit être donnée aux acteurs et créateurs normands qui portent des projets originaux de diffusion culturelle sur le territoire. Il ne s’agit plus de n’être qu’un robinet à subventions pour financer une offre culturelle banale sinon standardisée dont les prescripteurs sont surtout à Paris…

    Précisons que la fête des Normands existe déjà sur plusieurs jours autour de la date de la Saint Michel le 29 septembre : j’espère qu’Hervé Morin envisage bien de donner un coup de pouce à ce qui existe déjà…

    La Normandie de la Paix mérite effectivement un temps de préparation et de réflexion car le patrimoine normand en ce domaine est immense: il faut intégrer dans la réflexion les autorités religieuses régionales, à commencer par Mgr Lebrun, le primat de Normandie.

    Recadrer Normandie impressionniste ne doit pas signifier la dissolution du festival normand dans l’Axe Seine pour le seul profit de la région parisienne.

    Quant à la divergence totale dans la gouvernance régionale des lycées entre l’ex Haute et l’ex Basse on la doit en grande partie à un certain Alain Le Vern de sinistre mémoire qui avait même fait une carte jeune pour la Haute Normandie compatible avec celle de la Picardie mais surtout pas avec son équivalent bas normand… Cette époque médiocre et stupide est heureusement terminée mais il faut maintenant réparer les dégâts… Quel gâchis!

    Enfin, on notera qu’il n’est pas question de l’avenir de l’Axe Seine: Hervé Morin fera certainement les annonces nécessaires lors de la conférence de presse commune avec Valérie Pécresse le 13 janvier 2017.


    • Lire le compte-rendu proposé par Tendance Ouest:

    Hervé Morin: « La Normandie candidate à l’exposition universelle 2025 »

    Hervé Morin:

    Hervé Morin lors de ses voeux à la presse à Caen (Calvados) mercredi 4 janvier 2017 – Marc EYNAUD

    Le 04 janvier 2017 à 21:53

    Le Président de la région Normandie, Hervé Morin, était à Caen (Calvados) mercredi 4 janvier 2017 pour présenter ses voeux à la presse. Parmi ceux-ci, l’élu a fait part de son ambition de présenter la candidature de la région à l’exposition universelle 2025.

    Hervé Morin présentait ses voeux à la presse mercredi 4 janvier 2017 à Caen (Calvados). Parmi les nombreuses thématiques abordées, notamment l’attractivité de la Région et ses transformations, le Président de la Région Normandie a tenu à présenter plusieurs projets à l’horizon 2017-2018

    La Normandie candidate à l’exposition universelle 2025

    C’est en tout cas la ferme intention d’Hervé Morin. « Si la France est retenue, cela représente entre 40 et 60 millions de visiteurs« . Selon le Président, cette exposition fait place à l’ambition des régions et des territoires. « Nous devons faire en sorte que les visiteurs découvrent la Normandie, terre d’intelligence et d’innovation ».

    Il a donc pour ambition de faire partie des 8 à 10 territoires régionaux qui feront partie de l’organisation.

    Pour lui, la vallée de la Seine est une belle opportunité. Davantage liées à Paris par la Seine, les villes de Rouen et du Havre semblent bien positionnées. Mais Hervé Morin le confirme « cela concerne aussi plusieurs autres sites ».

    La poursuite de l’harmonisation des deux Normandie

    Hervé Morin le reconnaît « le chantier d’harmonisation est compliqué ». Prenant l’exemple de l’éducation, le Président le soutient, la Basse et la Haute-Normandie ont deux façons très distinctes de gérer leurs établissements. Que ce soit dans leurs politiques numériques ou la restauration scolaire. Reconnaissant un énorme chantier de rationalisation et de fusion des politiques hautes et bas normandes. « J’ai passé quatre heures avec les proviseurs à Lisieux »(Calvados). C’est l’un des thèmes principaux de l’année 2017 selon lui.

    Une harmonisation qui passera également par le Salon de l’Agriculture. L’élu centriste veut aussi porter un projet d’amélioration de la représentation de la Normandie lors de cet événement. Mais aussi par la création d’une Fête de la Normandie en 2018. Un moyen selon lui que « les Normands fassent la fête tous ensemble ».

    « Marine Le Pen n’a rien compris »

    Revenant brièvement sur la récente déclaration de la Présidente du Front nationale sur sa volonté de supprimer les régions, et non content de dénoncer « son projet mortifère », l’ancien Ministre de la défense a réitéré son opposition à la forme jacobine de l’État (hyper centralisé) et a plaidé pour une France davantage décentralisée.


    • Enfin, on doit vous faire part, à l’occasion de cet article d’esprit munichois signé de Monsieur Lalay besognant dans les colonnes de Ouest France, d’un avis de décès anticipé pour la LNPN:

    Si la Normandie ne reprend pas fermement en main le dossier au niveau financier à l’occasion d’un nouveau contrat de plan état-région et d’un nouveau CPIER Vallée de la Seine à l’horizon 2018 ( il est probable qu’Hervé Morin a bien en tête l’enjeu sinon l’échéance: on en saura forcément davantage le 13 janvier prochain) c’est l’âne Lalay qui pourrait avoir raison et serait bien dommage pour l’avenir de la Normandie!

    On rappelera que la LNPN a une double vocation: pour les voyageurs, pouvoir circuler confortablement, de façon fiable et cadencée à 250km/h sur un réseau desservant la tripolitaine normande correctement raccordée à la gare Saint Lazare avec une ligne dédiée. Pour le fret, désenclaver les GPM de Rouen et du Havre vers la région parisienne mais aussi vers le Sud si l’option d’un franchissement ferroviaire dans l’estuaire est retenue.

    La LNPN est donc d’intérêt national pour les grands ports maritimes normands de la Seine mais elle est aussi et surtout d’intérêt régional en ce qu’elle pourrait être l’armature ferroviaire modernisant radicalement les transports publics en Normandie: la question sera forcément centrale dès lors qu’il faudra penser enfin le premier schéma régional des transports normands.

    http://www.ouest-france.fr/normandie/trains-normands-la-lnpn-sera-t-elle-encore-utile-4716949

    Trains normands : la LNPN sera-t-elle encore utile ?

    Modifié le 04/01/2017 à 15:40 | Publié le 04/01/2017 à 15:38

    • Le 24 novembre 2016, Hervé Morin savoure. Il vient d’acheter 40 trains à Bombardier. Le 24 novembre 2016, Hervé Morin savoure. Il vient d’acheter 40 trains à Bombardier. | Archives Jonathan KONITZ/Ouest-France

    Jean-Christophe LALAY/Ouest-France

    L’avenir du train en Normandie s’est éclairci avec l’achat de 40 rames pour 2020. De gros travaux sont en cours ou annoncés. Est-il nécessaire de dépenser des milliards pour un projet à 30 ans ?

    Le 24 novembre 2016, Hervé Morin, président (UDI) de la région Normandie, a signé, au centre de maintenance de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), un contrat pour l’achat de 40 trains à l’industriel canadien Bombardier.

    Ces matériels remplaceront, à compter du 1er janvier 2020, les vieux Corail à bout de souffle. Ils roulent, depuis plus de quarante ans pour certains, sur les lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Rouen-Le Havre.

    Un bon coup pour le nouveau président de la Région. Il a mené l’opération façon Blitzkrieg en moins d’un an, obtenant plus de 700 millions d’euros de l’État, pour l’achat de ces nouvelles rames. La contrepartie est lourde. La Région devient le pilote des cinq lignes Intercités normandes historiquement à la charge de l’État. Elles affichent un déficit annuel dépassant allégrement les 30 millions d’euros.

    D’autres projets sont dans les tuyaux. Hervé Morin veut accélérer la fluidité des accès à la gare Saint-Lazare en participant au financement des travaux. 

    Pas d’enthousiasme débordant

    Le tronçon entre Paris et Mantes est le véritable point noir du trafic ferroviaire entre la Normandie et la région parisienne. Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) ou pas, les travaux dans ce secteur seront réalisés à plus ou moins brève échéance.

    L’addition de toutes ces bonnes nouvelles amène à se poser la question du projet LNPN. A-t-il encore du sens ? La région île-de-France a d’autres chats à fouetter, avec notamment le financement d’énormes projets. Valérie Pécresse n’affiche pas un enthousiasme débordant pour le projet normand. La Normandie pourrait se retrouver seule à financer des travaux pharaoniques.


     

    Lire aussi:

    http://www.tendanceouest.com/actualite-208905-dysfonctionnement-des-trains-maire-alencon-interpelle-herve-morin.html

     
  • Madame Marine Yakafokon Le Pen veut supprimer les régions si elle était élue présidente de la République…

    Marine Le Pen montre son vrai visage: celui du jacobinisme au nom de la République Française une et indivisible. L’idée régionale serait un facteur de division voire de séparatisme chez les idéologues de la maison Le Pen alors qu’une idée régionale responsable, celle qui consiste à ne pas devenir l’idiot utile du jacobinisme français en faisant du régionalisme pour « nuit bleue », est la seule idée neuve pouvant permettre d’approfondir la démocratie au service des projets d’ une société civile locale et régionale plus active: c’est la belle idée défendue autrefois par les Girondins dans tout l’ouest de la France de Bordeaux à Caen…

    C’est le régionalisme normand à la mode de Caen ou de Rouen.

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    Réduire le mille-feuille territorial à la guillotine…

    En conséquence, si Marine Le PEN devait être élue présidente de la République en avril prochain, il faudrait qu’en toute logique Monsieur Nicolas Bay vice-président du FN démissionne du conseil régional de Normandie!


     

    Lire ci-après les propositions de Madame Yakafokon- Le Pen:

    http://www.ouest-france.fr/politique/marine-le-pen/la-candidate-fn-marine-le-pen-veut-supprimer-les-regions-4715754#comment-33780

    La candidate FN Marine Le Pen veut supprimer les régions

    Modifié le 03/01/2017 à 19:45 | Publié le 03/01/2017 à 19:45

    • Marine Le Pen a promis mardi en cas d’accession à l’Elysée de « mettre fin au mille-feuille administratif insupportable ».
    • Marine Le Pen a promis mardi en cas d’accession à l’Elysée de « mettre fin au mille-feuille administratif insupportable ». | AFP.

    Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle, a proposé mardi de réduire le Parlement à 300 députés et 200 sénateurs, s’interrogeant sur la possibilité pour ces derniers de cumuler, alors qu’elle défendait jusque-là la fin du Sénat et le non-cumul des mandats. Elle propose aussi la suppression notamment des régions.

    « Beaucoup d’élus pourraient être économisés. La diminution du nombre de parlementaires doit être inscrite dans la Constitution », a défendu l’eurodéputée sur BFMTV-RMC.

    « Je demanderai aux Français d’avoir […] 300 députés, 200 sénateurs », a-t-elle prôné, soit au total 500 parlementaires, contre 925 actuellement.

    En 2012, elle avait défendu le passage à 750 parlementaires, et s’était régulièrement exprimée depuis pour la fin du Sénat, comme début 2014, ne voyant à l’époque « plus bien à quoi (il) sert ».

    Pas de retour en arrière sur le cumul des mandats

    Marine Le Pen a aussi dit qu’elle ne « reviendrait pas » sur la loi de février 2014 interdisant à partir de 2017 le cumul de fonctions exécutives locales avec un mandat de député, de sénateur ou de député européen.

    Avant d’ajouter aussitôt : « Mais je réfléchis pour les sénateurs, car le Sénat c’est le représentant des territoires, et je veux conserver ce lien, pour que le Sénat soit l’expression de la pensée, des préoccupations des territoires. Des sénateurs qui ne seraient pas des élus locaux, ça créerait une déconnexion préjudiciable ».

    « Ce n’est pas le cas pour les députés car ils sont les députés de la Nation ». Ces derniers doivent être selon elles élus à la « proportionnelle avec une prime à la liste arrivée en tête, sur une liste nationale » afin qu’ils « retrouvent le sens de l’intérêt national. »

    Fin septembre 2014, juste après l’accession des maires frontistes David Rachline (Var) et Stéphane Ravier (Bouches-du-Rhône) au Sénat, les plaçant déjà de fait en situation de cumul, Marine Le Pen avait rejeté toute « incohérence » : « Nous avons clairement dit que nous étions contre le cumul des mandats, mais nous appliquerons le non-cumul quand tous les autres se l’appliqueront aussi ».

    Mettre fin « au mille-feuille administratif »

    Plus généralement, Marine Le Pen a promis mardi en cas d’accession à l’Elysée de « mettre fin au mille-feuille administratif insupportable » qui entraîne d’après elle une « explosion des dépenses, une dilution des responsabilités, un enchevêtrement des compétences ».

    « On supprime trois strates (régions, intercommunalités et Union européenne, N.D.L.R.), on organise autour des communes, des départements, de l’Etat », avec une « revalorisation du statut de maire ».

    « Parce que le FN a perdu les régionales, il faudrait supprimer les régions. S’ils perdent la présidentielle on devra supprimer le président ? » a raillé Christian Estrosi, président Les Républicains de la Paca, qui avait battu en duel au second tour Marion Maréchal-Le Pen en décembre 2015.

    Marine Le Pen s’est prononcée par ailleurs contre la fin de l’immunité présidentielle et pour garder la possibilité pour le Premier ministre d’utiliser l’article 49-3 pour engager sa responsabilité devant l’Assemblée nationale sur un texte de loi.

     
  • 1944: la résistance normande honorée à Jérusalem avec deux prêtres « justes parmi les nations »

    On connaît tout particulièrement le cas du village protestant du Chambon sur Lignon niché dans les hauts plateaux du Velay qui a organisé collectivement la protection et le sauvetage des juifs (notamment de nombreux enfants) pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ailleurs, on retrouvera, à plus petite échelle et dans une nécessaire discrétion, ce courage humaniste souvent d’inspiration chrétienne dont les auteurs, rescapés à la Libération tout comme ceux qu’ils avaient sauvé refusèrent de parler sous prétexte qu’ils n’avaient que le seul devoir d’être humain alors que l’Europe toute entière était devenue l’enfer sur Terre.

    En Normandie, dans les replis secrets du bocage de l’Orne, à Tinchebray on vient de découvrir cette belle histoire tellement discrète qu’elle a failli sombrer totalement dans l’oubli:


     

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/73-ans-apres-deux-pretres-orne-enfin-reconnus-justes-parmi-nations-1165061.html

    73 ans après, deux prêtres de l’Orne enfin reconnus Justes parmi les Nations

    Le nom de deux prêtres de Tinchebray, petite commune du bocage Ornais, vont rejoindre  le mur d’honneur du jardin des Justes à Jérusalem en mai prochain. 73 ans après la guerre, on se souvient enfin de leurs actes courageux face à la terreur nazie. Une histoire qui a failli tomber dans l’oubli.

    C'est sous cette chapelle de l'Institut (ancien Lycée de Mécanique) que le prêtre Lucien Leconte a caché 5 israélites pendant quelques jours en juin 1944, avant de les envoyer se refiguer dans des fermes voisines.

    C’est sous cette chapelle de l’Institut (ancien Lycée de Mécanique) que le prêtre Lucien Leconte a caché 5 israélites pendant quelques jours en juin 1944, avant de les envoyer se réfugier dans des fermes voisines.

    Peu de gens à Tinchebray se souviennent de l’héroïsme de ces deux prêtres : Fernand Prével et Lucien Leconte. Pourtant ils n’ont pas agi seul : des agriculteurs les ont aidé et d’autres comme le gendarme Marcel. Mais ce « réseau » partait à priori bien de Paris où le Père Prével résidait pour ses nouvelles fontions, en 1944. 
    En tous les cas c’est bien lui qui a envoyé dans l’Orne 5 israélites en qui venaient d’échapper aux nazis.

    Poursuivis par la Gestapo ils avaient besoin de se cacher : à Tinchebray, le père Leconte qui dirige alors l’Institut les reçoit sans tergiverser.

    On est alors en pleine bataille de Normandie, les américains ont débarqué quelques jours avant et les allemands, dans l’orne sont très tendus, voire hargneux. Mais il prend le risque, malgré les fouilles.
    Il sauvera ces 5 hommes, d’une mort certaine, en leur assurant pendant de longues semaines le gîte, le couvert et la protection d’une nouvelle identité.

    A priori, un aviateur anglais en 1939 aurait reçu lui aussi la protection du père Leconte, alors qu’il était perdu, en pleine Campagne. Des passages en zone libre étaient aussi organisés. On peut parler d’un petit réseau de résistance à Tinchebray. 

    Le reportage d’Alexandra Huctin et Matthieu Bellinghen :

    Intervenants :
    des habitants de Tinchebray et Jean-claude Lautrette de l’associationde sauvegarde de la Chapelle Sainte-Marie, chargé par Yad Vashem de retrouver la famille de ces prêtres.


     

    Commentaire de Florestan:

    Depuis le baptême de Rollon ou celui de Saint Olaf dans la cathédrale de Rouen, les racines des vraies valeurs normandes sont chrétiennes. Et ceux qui aujourd’hui clament « on est chez nous! on est chez nous! » tout en refusant d’accueillir quelques dizaines de réfugiés venus de pays en guerre n’ont aucune mémoire. Il était donc important que cette belle histoire d’héroïsme normand ne tombât par dans un oubli définitif!

    COUP DE COEUR ETOILE DE NORMANDIE

     
  • Epiphanie d’Hervé MORIN sur France 3 Normandie: posez vos questions normandes à notre président de région!

    Dimanche 8 janvier 2017, Hervé MORIN sera l’invité de l’émission politique proposée par l’antenne de France 3 Normandie. Il est possible d’envoyer vos questions à la rédaction de France 3 Normandie pour qu’elles soient transmises au président de région qui a des annonces importantes à faire pour l’année 2017, la première véritable année 100% normande dans l’histoire politique et administrative contemporaine de notre région.

    Au titre de l’Etoile de Normandie, nous avons envoyé aux journalistes de FR3 les réflexions et la question suivantes: elles portent sur le sujet essentiel de l’avenir de l’AXE SEINE.

    Hervé Morin doit rencontrer le 13 janvier prochain Valérie Pécresse au sujet de l’avenir de l’Axe Seine.
     
    La situation est inquiétante:
     
    -Dans moins de dix ans le canal Seine Nord Europe sera une réalité
    -L’actuel CPIER est largement sous financé (ex: le contournement Est de Rouen à la seule charge des CT normandes)
    -Le lobby « corridor Amsterdam / Marseille » est très actif à Rouen et travaille de fait pour l’avenir du port de Dunkerque: le rôle de Valérie Fourneyron pose question
    -Le rapport Revet Fourneyron demeure trop prudent sur la gouvernance locale des GPM alors qu’il faudrait s’inspirer du communalisme portuaire des ports de la rangée nord européenne: un CA présidé par le maire ou le président de région et un conseil des usagers ayant enfin voix au chapître.
    -Quid de la sécurisation financière de la LNPN?
    -Mépris parisien pour les réalités logistiques et maritimes: il faut créer un lobby maritime normand à Paris et ne plus attendre que les Parisiens s’intéressent à nous!
    -Un schéma stratégique pilote depuis Matignon l’avenir de la Normandie utile au nom de l’intérêt national de l’AXE SEINE au risque d’une sujétion encore plus grande de la Normandie à la région parisienne (ex: avenir du GANIL avec projet de fusion avec un labo francilien, Normandie impressionniste transformée en « destination » impressionniste intégrant l’Ile de France): c’est au conseil régional de Normandie de penser l’avenir de la région. Pas Matignon.
    -Un manque de coordination politique du côté normand entre la région et les conseils départementaux concernés sur la question de l’Axe Seine: les initiatives de Sébastien Lecornu, président de l’Eure vers les Yvelines et les Hauts de Seine posent question: qui est le patron?
    -Le désenclavement ferroviaire et fluvial du GPM du Havre n’est pas achevé: châtière et écluses vers le fleuve? Quid d’un franchissement sous fluvial ferroviaire dans l’estuaire qui permettrait l’éclatement fret vers le Sud Ouest et l’interconnexion ferroviaire complète de la TRIPOLITAINE normande Caen Rouen Le Havre ? (la technologie du tunnel par caissons immergés, moins coûteuse qu’un tunnel foré profond, est développée à l’étranger par le groupe français VINCI qui s’apprête à poser 17km d’autoroutes au fond de la mer pour relier l’Allemagne aux iles du Danemark!)
     
    QUESTION:
     
    Après la normandisation de la SNCF prévue pour 2020, faut-il aussi « normandiser » l’AXE SEINE? (nous pensons qu’il le faudrait, c’est urgent!)



    Posez vos questions à Hervé Morin, le président de la région Normandie

    Hervé Morin sera l’invité de l’émission « Dimanche en politique », diffusé ce dimanche 8 janvier sur les antennes de France 3 Normandie Caen et Rouen. Il répondra aussi à vos questions un an après son élection. 

    • DM
    • Publié le 03/01/2017 à 16:46, mis à jour le 03/01/2017 à 18:36
    © France 3 Normandie

    © France 3 Normandie

     Une émission interactive
    L’attractivité de la Normandie en France, en Europe et dans le monde, les jeunes et l’apprentissage, le chômage, les transports, l’aménagement du territoire, l’énergie nucléaire et hydrolien… ce sont quelques un des dossiers qui seront abordés avec Hervé Morin au cours de cette émission présentée par Emilie Leconte, Franck Besnier et Philippe Goudé et Mathilde Riou.

    En direct sur Facebook ce mercredi

    L’émission sera diffusée en direct sur notre site facebook mercredi 4 janvier à 14h15 et dimanche 8 janvier à 11h30 sur les antennes de France 3 Normandie Caen et Rouen.

    Posez vos questions 

    France 3 Normandie vous invite à poser vos questions au président de la région Normandie avec mercredi 4 janvier 14 heures dernier délai) à l’adresse suivante : francehtenormandie@gmail.com
    Les questions sélectionnées seront posées à Hervé Morin, lors de l’émission. 

    VIDEO : le reportage de François Pesquet sur Hervé Morin, un an après son élection :

     
  • CAEN 10 janvier 2017: le séminaire Normandie de l’Université populaire invite ALEXANDRE JARDIN

    Dans le cadre du séminaire « Normandie » 2016/2017 de l’Université populaire de Caen, consacré à l’unité normande en tant que projet collectif pouvant renouveler localement le contrat social français, le collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie » accueille l’écrivain Alexandre JARDIN, fondateur du mouvement « bleu, blanc zèbre », candidat aux prochaines élections présidentielles pour porter l’idée devenue indispensable de réforme démocratique de notre belle république française par l’émancipation d’une société civile plus autonome et plus responsable, réellement co-actrice de la décision publique.

    « Laissez-nous faire! »

    Chacun fera le constat de l’épuisement de nos institutions publiques, du divorce entre gouvernants et gouvernés et de l’effondrement de notre imaginaire collectif: dans un contexte national et international qui redevient incertain sinon inquiétant, le véritable sursaut ne pourra venir que du peuple lui-même à condition de mettre en oeuvre les réformes indispensables pour permettre l’émergence d’une véritable démocratie d’exercice ou d’une véritable maîtrise d’usage citoyenne.

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    De Charlotte Corday à Michel Onfray, en passant par Tocqueville ou Carrel, les Normands se passionnent pour la chose publique, la « République »…

    La venue d’Alexandre Jardin à l’université populaire, fondée en 2002 à Caen par Michel Onfray, nous a semblé l’évidence même au regard de l’histoire et du patrimoine politique de la Normandie, terre historiquement attachée aux principes de l’Etat de droit, aux libertés individuelles mais aussi région de la révolte girondine contre les excès du jacobinisme autoritaire pendant la Révolution. Alexandre Jardin au pays de Charlotte Corday, d’Alexis de Tocqueville ou d’Armand Carrel qui a déclenché la révolution de 1830 pour défendre la liberté de la presse et l’autonomie de la société civile face au pouvoir de l’Etat, ça tombe sous le sens!

    Il sera donc passionnant de proposer un cadre normand à celui qui, dans le débat public, propose que l’on entende enfin et avant toute chose la voix du… public qui est déjà dans l’action publique.

    Pour plus d’informations sur le mouvement « Bleu Blanc Zèbre »:

    http://www.bleublanczebre.fr/

    https://www.facebook.com/bleublanczebre/

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    Université populaire de Caen : conférence de Alexandre Jardin, écrivain, fondateur du mouvement « Bleu, Blanc, Zèbre »

    Université populaire de Caen : conférence de Alexandre Jardin, écrivain, fondateur du mouvement « Bleu, Blanc, Zèbre »

    « Pour une insurrection positive des territoires et des citoyens qui doivent compter » –

    Mardi 10 janvier 2017

    Musée des beaux-arts de Caen, AUDITORIUM, 18h-20h. Entrée libre et gratuite, sans inscription, dans la limite des places disponibles.


     

    Commentaire de Florestan:

    « il y a les diseux et les faiseux… » répète à l’envi Alexandre Jardin.

    Mais c’est comme ça qu’on prèche en Normandie!

     

     
  • La carte de voeux de POULE d’EAU aux Normands

    Poule d’Eau, notre fidèle collaboratrice (la revue de presse normande hebdomadaire c’est elle) nous a envoyé une jolie carte de voeux pour la nouvelle année: