
Que restera-t-il à la Ville de Rouen (Seine-Maritime) ? Ces dernières années, la collectivité a vu son champ d’action se réduire, à la faveur du transfert de plusieurs compétences à la Métropole Rouen Normandie : voirie, musées ou encore gestion du stade Diochon. Cette répartition des tâches n’est pas terminée et d’autres missions ou structures pourraient ainsi passer sous la coupe de l’agglo. Potentiellement, l’Opéra de Rouen Normandie, l’ESADHaR (l’école des Beaux-arts de Rouen et du Havre) et la patinoire de l’Île Lacroix pourraient figurer sur la liste.
Un « package » de nouvelles compétences ?
Selon nos informations, il pourrait y avoir une sorte de « package » de nouvelles compétences transférées. Conformément à la procédure, c’est à la Ville de Rouen d’en faire la demande, au préalable, lors d’un vote en conseil municipal. Contactée par Normandie-actu, mardi 14 novembre 2017, la Ville rapporte :
Un transfert de l’Opéra et de l’ESADHaR au titre des charges de centralité sont bien en réflexion, mais ce n’est pas encore abouti.
Avec la particularité, pour l’école des Beaux-arts, née de la fusion des deux anciennes entités, en 2011, d’être présente sur deux campus, l’un à Rouen et l’autre au Havre. Et de bénéficier de financements à la fois rouennais, havrais, de la Région Normandie et de l’État.
Frédéric Sanchez : « Il faut continuer »
« Il faut continuer », avait assuré Frédéric Sanchez (PS), président de la Métropole Rouen Normandie, en conférence de presse de rentrée, le 7 septembre 2017. L’élu du Petit-Quevilly visait alors précisément l’Opéra et le Théâtre des arts qui l’accueille, bâtiment qui « devra faire l’objet de travaux au cours des prochaines années ».
Comme nous le disons dans notre jargon, il faut évaluer si l’Opéra doit être considéré comme d’intérêt métropolitain, précisait-il.
Interrogé à son tour le 20 septembre 2017, à propos de l’Opéra, Yvon Robert (PS), maire de Rouen, confirmait : « Il y a des discussions avec la Métropole, tout devrait se préciser cet automne. »
Et sur la poursuite du mouvement, il livrait son avis : « Sur le principe, je suis favorable à ce mouvement, à deux conditions : d’ordre financier, et de gouvernance. Il y a la question de la compensation, par la Métropole, des charges de centralité payées par Rouen. Il y a toute une série d’éléments (patinoire, propreté de la ville, école des Beaux-arts, conservatoire…), à la charge de la Ville de Rouen, mais qui profitent à l’ensemble du territoire. L’outil métropolitain doit être un outil de correction des inégalités. »
À noter, par ailleurs, que le transfert de la gestion des piscines, évoqué à plusieurs reprises, a jusqu’à présent été refusé par la majorité des communes de la Métropole Rouen Normandie.