Dans un centre commercial du Havre (Seine-Maritime), une mère de famille a frappé son fils après l’avoir perdu, mardi 7 août 2018. (©Adobe Stock Illustration)
La maman était visiblement énervée, mardi 7 août 2018 en fin de journée, dans les allées du centre commercial Grand Cap, au Havre (Seine-Maritime). En fin de journée, après avoir perdu son fils de cinq ans, elle l’a retrouvé et lui a asséné plusieurs coups de pied, alors que le garçonnet se trouvait au sol. Elle a été interpellée.
Le fils s’écarte du toboggan, la mère panique
Auprès des policiers, elle a reconnu « être sortie de ses gonds ». Vers 19h15, la mère de famille marchait avec ses trois enfants et sa belle-mère dans la galerie marchande. Elle a autorisé son fils de cinq ans, l’aîné, à jouer dans un toboggan pendant qu’elle allait dans une boutique attenante. Après dix minutes dans la boutique, la maman de 34 ans veut voir son fils descendre du toboggan. Or, il n’est plus là, relate une source judiciaire :
Il s’était écarté de l’aire de jeux, avant de revenir vers elle. Elle s’est énervée et le garçon n’a pas obéi. Il est reparti et elle l’a de nouveau perdu. Elle a eu un coup de panique.
Quand son aîné est revenu, sa mère a voulu s’expliquer avec lui. Elle a raconté aux enquêteurs « l’avoir saisi par l’oreille ». À ce moment, la belle-mère est intervenue, craignant que sa bru ne devienne violente.
Elle lui met plusieurs coups de pied au sol
Les deux femmes se débattent alors, sans échanger de coup. Le fils de cinq ans, sans que la mère ne puisse dire pourquoi, se retrouve au sol. « Elle lui a mis plusieurs coups de pied », relate notre source judiciaire. Si la mère a reconnu les coups de pied, elle a dit que son fils était « agité » et qu’elle « se défendait ».
C’est un vigile qui a mis fin à l’altercation, avant l’arrivée de la police sur place. Interpellée, la mère a été placée en garde à vue pour « violences sur mineur de 15 ans par ascendant ». Elle sera convoquée devant un délégué du procureur de la République en décembre 2018. Lui sera proposée une sanction plus favorable, en raison de ses aveux. Si elle refuse, elle sera renvoyée devant le tribunal correctionnel.