Tous les articles par Desperate Librarian Housewife
-
#librarianfashion
Quand j’ai vu fleurir ce hashtag, j’ai sauté au plafond ! Enfin on s’intéressait au look des bibliothécaires et non pour évoquer le sempiternel combo chignon/lunettes/gilet. J’ai toujours pensé que ce serait intéressant de se pencher sur ce sujet, dans…
-
peut-on tout faire dans les bibliothèques ?
Aujourd’hui à la bibliothèque on m’a appris à faire un ponpon en laine, ensuite pour accéder à mon bureau j’ai du traverser un atelier de fabrication d’objets à partir de bois, branches, feuilles, … Pour cela il avait été installé des bâches sur l…
-
peut-on tout faire dans les bibliothèques ?
Aujourd’hui à la bibliothèque on m’a appris à faire un ponpon en laine, ensuite pour accéder à mon bureau j’ai du traverser un atelier de fabrication d’objets à partir de bois, branches, feuilles, … Pour cela il avait été installé des bâches sur l…
-
service public
Hier, je me suis pris la dématérialisation des services publics en pleine face !Depuis quelques temps, avec la fermeture dématérialisation de certains services de l’état et l’obligation de faire dorénavant des démarches en ligne, nous nous trouvons de …
-
service public
Hier, je me suis pris la dématérialisation des services publics en pleine face !Depuis quelques temps, avec la fermeture dématérialisation de certains services de l’état et l’obligation de faire dorénavant des démarches en ligne, nous nous trouvons de …
-
moules à gateau et vieux chignons
Parce qu’il y a encore des gens qui ne sont pas sur les réseaux sociaux, je mets en copie ci-dessous, une réponse faite à un certain nombre de « remarques » ayant engendrées un débat sur l’un de ces réseaux sociaux, à propos d’un article de la presse loc…
-
moules à gateau et vieux chignons
Parce qu’il y a encore des gens qui ne sont pas sur les réseaux sociaux, je mets en copie ci-dessous, une réponse faite à un certain nombre de « remarques » ayant engendrées un débat sur l’un de ces réseaux sociaux, à propos d’un article de la presse locale au titre racoleur :
(Il est préférable de lire l’article avant ce qui va suivre)
Les remarques, totalement fondées, portaient sur le fait que nous allions, entre autre, perdre notre âme…« … J’ai l’impression que nous perdons de vue nos missions premières… Lecture publique*, valorisation des collections, médiation culturelle, démocratisation du savoir etc. (Et je ne parle pas des budgets de plus en plus serrés, qui du coup seront amoindris pour l’acquisition de documents au profit de ces objets). Peut-être un jour serons-nous des centres de rencontres amoureuses, des meetic en dur, et là, oui, on pourra dire qu’on aura vraiment favorisé les échanges entre les gens, créé du lien, fait de nos bibliothèques des lieux hautement fréquentés, the place to be. Pauvres de nous, qui au lieu de résister à cette société du divertissement et de la superficialité nous prenons les pieds dedans…. »
La réponse :» Alors comme d’habitude la presse focalise sur un point donnant naissance à des réactions disproportionnées ! Si l’article avait été lu, vous auriez lu qu’il s’agit de prêter ces livres qu’aucunes bibliothèques n’achètent parce qu’ils contiennent le matériel pour créer les recettes proposées. Il ne s’agit pas de prêter des ustensiles courants dont l’usage est quotidien, mais des moules dont vous ne vous servirez qu’une fois parce que le moule « Reine des neiges » à un anniversaire, OK mais le ressortir pour une autre occasion, ça va être plus compliqué.
(Si il s’agissait de kit pour faire des mojitos ou un kit « faire sa bière » aurait-on eu les mêmes réactions ?)
C’est là une occasion, allez je vais être grandiloquente : de penser à la planète, de partager, de proposer à ceux qui n’en ont pas la possibilité d’essayer… Bref, je m’égare.
Pour vous rassurer, non je ne suis pas prête à vendre mon âme, je n’aime toujours pas les grainothèques (et je me tais pour ne pas blesser ceux qui y croient) par contre j’ai une vraie aversion pour les boîtes à livres et le jour ou il y aura de la poledance dans ma bibliothèque promettez-moi de m’euthanasier ! Par contre sur les rencontres pour célibataires, dans la mesure ou c’est déjà un peu le cas dans nos bibliothèques… OK, OK j’arrête !
Ce prêt de moules, c’est l’arbre qui cache la forêt (un inoffensif pet de moule) : le réseau des bibliothèques a travaillé sur une série de projets innovants et celui-ci n’est qu’une toute petite partie de ce projet global. Ce qui est réellement sorti de tout ça : c’est que nous avons réfléchi ensemble, avons travaillé ensemble et nous nous sommes lancés ensemble. Alors rien que pour ça je défendrai ce projet qu’au premier abord, je n’aurais pas défendu.(Attendez de voir ce que l’on propose pour la nuit de la lecture, je souris d’avance de vos réactions offusquées).
Nous avons retrouvé un cap à l’heure, où nous sommes sur une corde raide avec d’un côté le vide, de l’autre côté le vide, et en face … le vide.
Ce cap, il pourra être corrigé, revu mais au moins il est là, on le tient. Non seulement nous sommes vivants et on parle de nous (c’est ce qui nous rend encore plus vivants, l’invisibilité des bibliothèques, faudra vraiment un jour se pencher sur le phénomène).
Nos usagers savent que l’on existe, mais si ces nouveaux services aident à nous faire connaître de ceux qui ne viennent pas, on ne va quand même pas refuser ?
Alors oui, campez sur des positions, je ne vais pas dire archaïques (non parce qu’en ce moment on travaille sur le retour des vinyles dans les offres de prêt 😉, mais en tout cas stériles. Pendant ce temps, nous on va continuer à essayer d’avancer pour voir si c’est vraiment le vide qui nous attend. On va peut être se planter. Mais nous ne serons pas rester à attendre, à pleurer nos défunts budgets.
Parce que vous pourrez penser que nous sommes opportunistes, mais c’est plus facile de défendre des budgets, des services, dont nos décideurs ont souvent envie de se « passer », comme, au hasard : la musique, quand la mediathèque est implantée au plus profond des pratiques des usagers qu’elle dessert.
Une dernière chose essentielle : ces projets ne remplacent rien, ce sont des services que nous ajoutons à l’existant, du plus, des services qui permettent d’additionner des publics de niches, parce que les niches tout le monde s’en f… Sauf qu’à la fin cela finit par faire du monde toutes ces niches, un public divers et varié pour lequel on répond à des besoins, des envies, … Dont nous bibliothécaires devrions tenir compte, parce que c’est un peu notre boulot, non ? »
PS : Paradoxalement moi ce qui m’a interpellé ces derniers jours c’est quand j’ai lu dans un échange sur Twitter, ou certains réfléchissant à ces nouveaux services ont évoqué l’idée qu’ils fallait cesser d’appeler les bibliothèques ainsi.
Dans mon esprit, ça a raisonné comme un « point Godwin », l’heure est grave : voilà on y est si nos lieux ne doivent plus s’appeler bibliothèques, alors nous ? Comment allons-nous nous définir ? Qui sommes-nous ?Et si je suis courageuse, ce sera le sujet d’un autre billet…
*Je ne suis pas perfide alors je ne relèverais pas l’utilisation de « lecture publique par une discothécaire 😉 » -
outrageux outrage
Il faut que je vous narre ma visite en librairie, mais avant que je vous en situe le contexte :
Je suis tombée sur la critique d’un livre qui m’a donné envie de le lire :roman “d’une humanité terrible”C’est vrai que j’ai un faible pour les écrivains dépressifs qui nous racontent notre société. Ce sont souvent ceux-là qui me touchent, me retournent les tripes, me secouent, dont le souvenir reste pendant longtemps. J’ai ainsi une tranche de jambon* qui me revient régulièrement en mémoire.
En cherchant à en savoir un peu plus sur ce roman, je me suis rendu compte qu’il faisait l’objet d’une polémique.
Comme je ne suis pas spécialiste, c’est vrai je suis discothécaire alors les livres vous savez…
J’ai pris l’avis de collègues pour savoir s’ils l’achèteraient pour leur bibliothèque, parce que c’est ma première option pour lire un livre : l’emprunter dans une bibliothèque. Encore faut-il qu’elle l’achète et c’est là ou c’est devenu compliqué.
Après moult échanges dans un groupe Facebook bien connu, j’ai fini par arriver à la conclusion que je ne suggèrerais pas à mes collègues cette acquisition.
– Parce que ce livre ne fait pas l’unanimité certes, mais qu’en dehors d’une personne intéressée pour le lire, il risquait de prendre la poussière sur nos étagères (encore et toujours cette fichue poussière) et à moins de faire de la médiation autour, il ne risquait guère de rencontrer son public. Or ce livre évoque les tabous ultimes de notre société : la pédophilie, la zoophilie et peut-être encore d’autres -philies que j’ignore, alors faire de la médiation, donner envie de lire ce livre risquait d’être compliqué.
– Parce que les 581 autres romans de la rentrée littéraire auront raison de nos budgets.
– Et puis, j’avoue une certaine lassitude à défendre, becs et ongles, des livres qui disent que l’amour c’est triste, c’est moche, c’est sale et que ça finit mal… en général. A expliquer que nos bibliothèques doivent satisfaire tous les publics, ne pas se dire que ce livre conviendra à un public dont on estime les lectures malsaines et qu’il trouvera ce qu’il cherche ailleurs, c’est porter là un jugement que nous n’avons pas à avoir. Que l’on achète pas que ce que l’on aime.
A expliquer que la scène de la petite fille, reprise un peu partout sur la toile, est à lire avec les filtres que nous adultes et, encore en plus, bibliothécaires devons avoir :« la loi définit clairement le fait qu’un mineur de moins de 15 ans n’est pas consentant, quelles que soient les circonstances. Ce n’est pas par hasard ni une projection d’adultes : un enfant pris dans ces situations n’est pas en mesure de démêler ce qui est de l’ordre du consentement réel (nécessairement éclairé) et ce qui est de l’ordre de l’autovalidation par la satisfaction de l’adulte. Comme je le disais plus haut, la question du ressenti de l’enfant victime de pédophilie est extrêmement complexe, et ça n’en reste pas moins une victime. Je trouve assez courageux de la part de l’auteur de l’avoir mis en lumière, justement… » Jiminy Callixte sur Facebook
Je comprends qu’en fonction de son vécu, on soit plus sensible à certains récits, pour moi le pire du pire aura été « american psycho » (pour l’instant) et ce qui est valable pour moi ne vaudra pas, par exemple, pour une jeune maman d’une petite fille qui a certainement un pyjama rose 😉
Mais cet extrait mis en exergue c’est trois lignes dans un roman de 400 pages…Ces échanges, comme souvent, m’ont fait réfléchir à nos pratiques dans nos bibliothèques : nous signalons les films, les jeux vidéos voir certaines bandes-dessinées dont le contenu pourrait être inappropriés, mais je connais très peu de bibliothèques qui signale les romans au contenu X.
Et si c’est le cas : quel est le curseur ? Il est tellement variable d’un individu à l’autre…J’ai donc décidé d’aller acheter ce livre dans une librairie et voir comment ils le présentaient car il n’y aucune mise en garde de l’éditeur, ce qui est d’ailleurs un vrai argument dans cette polémique !
En effet, ce livre peut être confondu avec de la « dark romance », créneau de cet éditeur, principalement lue par de jeunes adultes et dans le cas qui nous intéresse par des mineurs. Même si, et cela a été évoqué dans les échanges, sur Facebook, on peut s’interroger sur la sensibilité des ados et la comparer avec celles de certains adultes parfois bien moins endurants.Arrivée à la librairie l’Armitière j’ai tenté de trouver le livre moi-même, peine perdue, c’est avec la libraire que nous l’avons trouvé bien rangé. Je me suis dit parfait, ils l’ont, mais n’en font pas la promotion, cela me semble honnête, d’autant plus qu’après discussion la libraire m’a avertie et mise en garde.
Et puis, il y a eu la FNAC ! Un grand moment !
Ne trouvant pas non plus le livre, je demande à une libraire qui commence à chercher sur son écran, quand un libraire juste à côté d’elle, occupé avec une grand-mère et sa petite-fille, me lâche un tonitruant et défintif « Nous ne l’avons pas et nous ne l’aurons pas ! »
Le problème avec moi c’est que ce genre de réponse me fait bondir et à un effet totalement contraire à celui espéré. Je lui demande les raisons et il commence à me parler d’un livre malsain qui n’a pas sa place en rayon, autant j’accepte la critique autant je ne supporte pas le jugement, je lui explique qu’en son temps un certain livre de Despentes avait eu le même accueil.
Et là, je suis restée scotchée, il se déplace met ses deux mains sur les oreilles de la petit-fille et me dit « vous voulez parler de « baise-moi » » ?
Je vous laisse imaginer la tête de la grand-mère, la libraire, la petite-fille et moi ?
J’ai un peu insisté car je ne supporte pas qu’on décide pour moi de ce qui est bien ou pas. J’ai eu droit à l’argumentaire lu et relu sur internet, quasiment mot pour mot ; zoophilie, pédophilie, petite fille, …
Entre-temps, il avait retiré les mains des oreilles de la petite-fille.
Je me plais à imaginer celle-ci rentrée chez ses parents, ce soir à table » ça veut dire quoi Zoophilie et pédophilie ? » à des parents se demandant ce qu’elle a fait de sa journée chez sa grand-mère.Bref, à la fin le libraire a quand même fini par me proposer de le commander.
Je me contrefiche de ce que l’on peut penser de moi, mais afficher ainsi les clients et juger de leur choix je trouve ça limite !
Tout ça peut-être pour un mauvais livre
Mais ça je le saurai bientôt car je vais le lire…
*la tranche de jambon, si vous n’avez pas trouvé c’est dans « une semaine de vacances » de Christine Angot -
outrageux outrage
Il faut que je vous narre ma visite en librairie, mais avant que je vous en situe le contexte :Je suis tombée sur la critique d’un livre qui m’a donné envie de le lire : « outrage » de Maryssa Rachel : roman “d’une humanité terrible”C’est …
-
Valerian et Laureline
Afin de garder une trace de ce moment oubliable, je vous livre avis et impression de ma dernière sortie cinéma car comme beaucoup de nostalgiques, je suis allée voir le film que Luc Besson a tiré de la bande-dessinée de ma jeunesse ‘Valérian et Laureline ».
Ca faisait très longtemps que je n’étais pas allée voir un « blockbuster » et je me souviens pourquoi ça ne me manquait pas :
– le volume sonore m’est insupportable, malgré une musique que j’ai appréciée, j’ai eu l’impression de sortir d’un concert rock !
– Les bandes-annonces ! ( J’imagine qu’on n’utilise même plus ce terme ?) Je n’ai vu que des teasers de films violents, de scènes de combat divers et variés soi-disant hyper-réalistes, toujours dans les mêmes teintes sombres, froides, bleutées.
– Le pop-corn ! Sérieux ! en format XXL en plus ! c’est vraiment obligé ? A quoi ça sert ? A part emmerder ses voisins et les femmes de ménage ? Oui, j’exagère j’imagine que ça participe au moment de convivialité qu’est une sortie au cinéma ? Et puis, ça doit pouvoir débloquer des situations à la manière du spaghetti de la « Belle et le Clochard » ? Genre : oh ! une main pleine de doigts dans le paquet de pop-corn ! A qui peut-elle appartenir ? Et de remonter ainsi subrepticement dans le noir vers son/sa propriétaire …
Sinon le film en lui-même ? J’étais ravie comme beaucoup de ma génération à l’idée de voir sur grand écran cette BD que je lisais autrefois, sans bouder mon plaisir, car j’ai apprécié certains films de Besson comme « le cinquième élément », « le grand bleu » (à l’époque 😉, … [humour] Et puis Télérama en disait du bien ;-)[humour]
Alors oui les décors, les univers sont bien là, et même mieux que dans mon souvenir. Mais Valérian dans mon souvenir était un peu, beaucoup, très crétin et Laureline une femme indépendante. Or dans le film, Valérian est toujours un peu crétin mais beaucoup moins et c’est dommage, ça en fait un personnage inodore, sans pour autant donner plus d’importance à Laureline. Je me suis presque ennuyée, certes ça n’a pas duré, mais je suis sortie de la séance pas emballée, pas vraiment déçue non plus par un film que j’oublierai certainement très vite (d’où ce post 😉
Par contre, suite à ce film, un truc me trottait dans la tête que je n’arrivais pas à identifier et puis soudain, surgissant des limbes, je me suis souvenue d’une autre BD que je lisais à la même époque et que je préférais de loin à Valérian et Laureline :Et si il devait sortir une adaptation au cinéma de cette BD, je ré-écrirai tout ce qui est dans ce post, mais je courrai la voir !
-
Valerian et Laureline
Afin de garder une trace de ce moment oubliable, je vous livre avis et impression de ma dernière sortie cinéma car comme beaucoup de nostalgiques, je suis allée voir le film que Luc Besson a tiré de la bande-dessinée de ma jeunesse ‘Valérian et Laureli…
-
censure
A cause de cette photo, Facebook a bloqué mon compteEt je dois m’estimer heureuse car il n’a été bloqué que 24h, c’est la peine pour la seconde récidive, la première consistant en un simple avertissement, et le retrait de la photo incriminée, bien sur.
Je me demande ce que sera la punition la troisième fois ! Car il y aura une troisième, c’est obligé n’ayant rien compris à leurpuritanismeéthique..
Et oui, je suis récidiviste, j’ai déjà commis une première faute, honte sur moi, faute pour laquelle j’aurais été dénoncée. Pour cette seconde fois ce serait l’algorithme qui m’aurait trouvé et aurait estimé que cette photo avait un contenu inapproprié ou un truc dans le genre.
Ca n’a pas l’air, mais Facebook est très efficace pour vous faire rentrer dans les rangs : vous êtes punis, certes, mais vous continuez à voir tout ce qui s’y passe, avec l’impossibilité de liker ou/et de commenter !
La vie continue mais sans vous ! A la punition s’ajoute la frustration !
Frustration, car vous ne pouvez pas, non plus,vous défendre, argumenter, rien, que dalle !
Sentiment terrible quand vous estimez que la punition est injuste et surtout n’a pas lieu d’être ?
La dernière fois que j’avais été punie, déjà rien que le mot « punie » me fait bondir, tant il a pour moi des relents perfides, il sent la domination, le pouvoir dans tout ce qu’il a de malsain, le jugement, l’arbitraire, l’injustice. je ne sais pas comment l’expliquer mais je déteste, alors que paradoxalement je reconnais aux tribunaux ce droit, je ne le reconnais pas à Facebook.
La dernière fois que j’avais eu le sentiment d’être traitée comme un gamine, un être irresponsable incapable de faire la part des choses : c’était en rendant des jeux empruntés dans une ludothèque avec UN jour de retard, quand la ludothécaire m’a dit vous êtes punie, j’ai cru qu’elle plaisantait, quand je me suis rendue compte que ce n’était pas le cas, je suis partie et n’y suis jamais retournée. Au détriment de mes enfants pour qui j’empruntais ces jeux.Pour Facebook, c’est plus compliqué, vous pouvez partir et ne jamais revenir, ça n’influencera guère les statistiques et ne remettra pas en cause son fonctionnement.
Partir ce sera vous couper de votre communauté, de vos amis, … Ou comment Facebook a su nous rendre dépendants. Nous sommes pris au piège, un piège volontaire, une dépendance volontaire, un piège affectif où, pour l’instant, le positif l’emporte, car même si je râle, peste, m’enerve…
Le plaisir à retrouver mes collègues, connaissances, amis, famille, fait que je reste, quitte à faire attention à ce que je publie…
Quitte à m’auto-censurer ? Oui, là ça commence vraiment à me poser problème… Mes amis contre ma liberté de conscience ?Oui, bien sur que l’on peut communiquer différemment… Avec un blog ? 😉
A part Facebook, je ne connais aucun autre vecteur de communication aussi populaire, avec autant d’effet et autant de gens différents, qui n’ont rien à voir entre eux, ne se connaissant pas, mais se retrouvant à discuter ensemble sous des posts improbables.
Je crois que ce c’est ce que j’apprécie le plus quand je vois une conversation démarrer, dériver, ne plus avoir besoin de moi, comme si j’étais derrière le bar à servir les cacahuètes 🙂Et ironie du sort, ce matin à la réouverture de mon compte Facebook me proposait de partager ce souvenir :
-
censure
A cause de cette photo, Facebook a bloqué mon compte Et je dois m’estimer heureuse car il n’a été bloqué que 24h, c’est la peine pour la seconde récidive, la première consistant en un simple avertissement, et le retrait de la photo incriminée, bien sur…
-
je vacille…
… Dans ma détermination parce que la situation devient intenable !
[attention gros mots]
J’avais écrit en novembre 2016 que je voterai blanc avec l’espoir d’une prise de conscience des politiques encore possible, pauvre naîve.
Alors je devrai être encore plus forte dans ma détermination ?
Hé bien non, je vais choisir par défaut, PAR OBLIGATION ! Ah elle est belle la démocratie où l’on vote par obligation, ça me rappelle quelque chose non ?
On est arrivé à un point ou si vous annoncez que vous allez voter blanc, on ne vous laisse même plus parler, car vous êtes un danger pour la démocratie. Il arrive, puissance 10, ce qui s’annonçait déjà et qui est insupportable : « Tu veux Marine Le Pen au pouvoir ? ce sera de ta faute ! » Vous pourrez répondre non dans les deux cas, ça ne servira à rien le raisonnement est binaire.
En 2002, j’ai voté, dans les mêmes conditions, avec la promesse que, non, ça n’arriverait plus jamais, bla bla bla… Le FN a continué à monter tranquille, sans que rien ne soit fait, parce qu’on avait sauvé la France, ça n’arriverait plus jamais, bla bla bla…
2017, il faudrait que l’on sauve à nouveau la France des français ? Non pas à cause des politiques, aucun n’a reconnu que c’était de sa faute, non voyons, c’est de la faute des français, des fachos en puissance.
En ce moment c’est l’overdose, on nous explique que le Front National c’est pas bien, comme si on ne le savait pas !
Mais arrêtez ! bon sang arrêtez de me dire qu’il faut faire barrage, je ne suis pas un castor, je veux bien faire barrage mais donnez-moi de bonnes raisons, des vraies raisons !Des raisons autres que le « vote contre », moi je veux voter POUR !Que le candidat de la soi-disante démocratie fasse des efforts tende la main, RECONCILIE, fasse des propositions, …. Convainquez-moi de voter pour un gouvernement qui fera en sorte de changer, de prendre les gens en considération, de leur accorder un peu, pas pour des politiques qui ont tourné et retourné leur veste, ont abandonné un candidat élu à des primaires pour se rallier à un candidat qui ne s’est jamais confronté à un seul mandat de terrain, qui va composer un gouvernement avec … ceux qui y sont déjà ? Un candidat qui va continuer à laisser la situation se dégrader ? Tranquille pépère, de toutes façons les français sont des veaux le Général l’avait dit, ça doit être génétique, alors vous comprenez, ma brave dame, on n’y peut rien…C’est comme ça !
Beaucoup de mes amis me disent, vote contre, et on rattrapera ça aux législatives ! Bin voyons ! Et la marmotte… Là c’est eux qui sont naïfs ! J’ai lu que, déjà, certains politiques estimaient qu’avoir trahi le candidat élu des primaires ne devait pas jouer sur leur investiture aux élections législatives.
Si ça passe dimanche 7 mai, on oubliera, on recommencera les mêmes erreurs, d’autant plus qu’aucun des deux candidats encore en lice n’a dit qu’il changerait quelque chose à propos du vote blanc/abstention/nul et qui totalise plus que le premier des candidats :Et en 2022, il se passera quoi ? La même ? et on recommencera ? Toujours un peu plus desespérés on laissera faire ? Laissant toujours un peu plus de gens sur la route. Oh bien sur ! On va veiller, manifester, toujours un peu moins nombreux dans des manifestations de plus en plus violentes ?
Malgré tout ça, je me suis résolue, vous avez gagné :
je vais voter pas blanc,
je vais voter pour ce qui est le moins pire,
je vais voter par dépit,
je vais voter pour qu’on me fiche la paix,
je vais voter parce que je n’en peux plus,
je vais voter pour stopper cette violence qui déchirent mes amis,
je vais voter parce que mes amis ont peur,
je vais voter parce que j’aime mes amis,
je vais voter parce qu’il n’y a plus moyen de débattre,
je vais voter parce que je ne m’en fiche pas,
je vais voter parce que j’abandonne,
je vais voter parce que je n’abandonne pas,
je vais voter parce que j’y crois,
je vais voter parce que je n’y crois plus,
je vais voter parce qu’il n’y a rien d’autre,
je vais voter la mort dans l’âme,
je vais voter MAIS putain qu’est-ce que ça me fait chier,
je vais voter et rejoindre les bien-pensants, les moralisateurs, les gens qui savent ce qui est bien pour nous
Voilà vous êtes contents ? Hein parce que vous avez intérêt à l’être et que je saurais vous le rappeler !
Par contre vous comprendrez que je ne me joindrai pas à vous pour faire la fête, et ne venez pas commenter en vous lamentant sur la banalisation du fascisme parce que beaucoup ne se réjouiront pas de cette victoire !
Ne venez pas me faire chier parce que vous me soupçonnez d’intolérance à l’égard de mon prochain ! -
je vacille…
… Dans ma détermination parce que la situation devient intenable ![attention gros mots]J’avais écrit en novembre 2016 que je voterai blanc avec l’espoir d’une prise de conscience des politiques encore possible, pauvre naîve.Alors je devrai être …
-
privessionnel
Je tourne et retourne ce billet depuis plusieurs jours, hésitante des remous qu’il pourrait provoquer, oui j’en suis là, ou plutôt on en est là !
De quoi s’agit-il ? Je vous laisse chercher, ça ne devrait pas être trop dur à trouver et, ainsi, vous forger votre propre opinion, car tout a été dit. (Allez, dans mon infinie bonté je vous indique quand même où trouver une synthèse )
Pour ma part, en essayant de comprendre, je me suis fait insulter. Ce qui aura eu comme effet, ce billet de blog plein d’interrogations sur la forme, et de remise en question.
Dans la mesure ou, et c’est mon choix, j’essaie de garder mes opinions politiques pour moi et mon cercle très proche (vive les repas de famille du dimanche 😉 devoir justifier de mes opinions équivaudrait à un coming-out (dont je serais incapable à moins d’une semaine des présidentielles 😉 et qui n’a rien à faire, à mon avis, dans un espace public. D’autant plus dans un métier ou la neutralité est exigée, ou le public n’a pas à connaître nos orientations, notre devoir étant d’accueillir équitablement tous les publics. J’estime à n’avoir pas à me justifier, auprès de qui que ce soit, hormis auprès de ma hiérarchie. J’ai aussi envie de répondre que mes actes publics suffisent, je n’ai pas à me justifier auprès de personnes qui n’ont aucune légitimité pour me demander de le faire. Cette position doit-elle m’exclure du « débat » ?Lors des formations, je débute et j’insiste lourdement sur la notion d’E-dentité numérique en expliquant, entre autre, qu’en tant que fonctionnaire le double impact que peuvent avoir nos propos, ne jamais oublier qu’on peut être sanctionné deux fois, ça calme tout de suite.
– Pour autant faut-il avancer masquer ?
Si c’est pour pouvoir dire du mal de tout sur tout, oui, c’est préférable mais contestable, il ne faudra pas s’étonner d’être qualifié de troll et il sera utile de se poser la question de sa présence sur les réseaux ?
Si c’est pour essayer de garder un peu d’anonymat et de tenter de résister au GAFA, oui, ça vaut au moins la peine d’essayer.
Mais en fait ce n’est pas si simple dans une profession ou l’usager est au sein de nos préoccupations (si, si, il paraît que ce n’est pas une légende urbaine).
L’anonymat autorise la schizophrénie, que Liber, Libri avait défini avec ce terme « privessionnel » que j’aime beaucoup et que je partage surtout quand elle écrit : « Préserver cette limite protège certaines libertés qui me sont chères. L’une d’entre elles est la liberté d’être stupide, de ne pas me prendre au sérieux, de ne pas prendre mon travail au sérieux, de ne pas prendre la profession au sérieux. »
Comme elle, mon métier c’est mon quotidien, il interfère dans ma vie privée et j’aime bien parler de ce petit quotidien, dérisoire pour la plupart du commun des mortels… Qui ont le choix de passer leur chemin, si cela ne les intéresse pas.
Au passage je me rends compte que ce néologisme « privessionnel » date de 2008 ! Bientôt 10 ans et cela n’aura servi à rien ?
J’ai de l’admiration pour les gens qui avancent à visage découvert, quand c’est réfléchi, car c’est un grand écart qui nécessite de mesurer ces propos en permanence et ne laisse aucune part à l’improvisation. En même temps, cela évite de se demander si nos amis sont vraiment nos amis 🙂
Vous me direz, mais on peut paramétrer ses comptes ? Certes
– Faut-il verrouiller ses propos ? Je suis sure que la plupart d’entre vous sont allés vérifier les paramètres de leur compte ces derniers jours 😉 Et c’est une bonne chose puisque les UGC changent régulièrement sur les réseaux sociaux : ce qui était privé peut-il devenir public ? Ce qui est privé est surtout propriété des réseaux sociaux sur lesquels on publie.
Et sinon l’autre précaution ne serait-elle pas de faire attention à ce que l’on écrit, tout comme l’on fait attention lorsque on est face à nos usagers ?
De plus, verrouiller un réseau social est, à mon sens antinomique. Le réseau social, comme son nom l’indique c’est l’interaction, le participatif, l’ouverture sur le monde, la découverte de l’autre, de nouvelles initiatives de nouvelles idées, la machine à café mondiale ! Bref, tout sauf du verrouillage ?
Je me fais un devoir de ne rien limiter sur mes réseaux, tout le monde peut lire et commenter, ainsi je découvre des contradicteurs, des gens qui me poussent dans mes retranchements et me font réfléchir voire même CHANGER D’AVIS ! Bon j’avoue que les jolies blondes des pays de l’Est en tenue légère sur leur photo de profil ne m’ont pas encore convaincue et j’ai tendance à les bloquer. Tout comme les trolls et les personnes qui m’insultent,.
C’est vrai, je conseille aux stagiaires lorsqu’ils arrivent sur les réseaux sociaux de se créer une communauté d’intérêt, ça leur évite de se perdre, de se noyer dans le grand bain. Mais aussi cela leur permet de trouver un intérêt aux réseaux sociaux, parce que dans notre profession ce n’est pas toujours évident et il reste encore beaucoup de blocages.
Mais depuis le temps que j’y traîne sur ces réseaux sociaux, j’avoue cela peut finir par devenir consanguin de rester dans un entre-soi sclérosé. J’ai lu aussi dernièrement (mais la impossible de retrouver le lien) que, souvent, c’est avec les gens qui ont les mêmes centres intérêts que vous, que les débats sont les plus violents et … Les plus stériles.
Tout le monde parle en même temps, donne son avis, puisqu’il faut avoir un avis sur tout, mais personne ne s’écoute… Voilà l’image que l’on donne de notre profession, une profession au bord de l’implosion ? Une collègue récemment évoquait une « profession de fin de race », je vous laisse avec ça.[addenda]
Je vais faire encore un peu de résistance, mais je pense finir par arriver à ce que je pensais invraisemblable : verrouiller mes propos ! Les réserver à un cercle de proches, afin de ne pas me priver de mes amis, de prendre de leurs nouvelles, de savoir comment ils vont, comment ils vivent.
Parce que non définitivement, non, on ne peut pas rire de tout, ironiser, faire preuve d’auto-dérision, sans que certains ne comprenant rien ne vous dénoncent à la face du monde, ce n’est pas « Big Brother is watching you » c’est votre voisin qui regarde par dessus votre mur virtuel et vérifie que vous êtes dans le… je ne sais quoi d’ailleurs : le politiquement correct ?
Ah oui encore une chose, après quelques déconvenues, maintenant, quand je publie quelque chose, je me pose une question : « Est-ce que je risque de blesser quelqu’un si j’écris ou publie cela ? »[nouvel addenda] Un anniversaire aujourd’hui celui de la mort de Pierre Desproges, à lire et relire :
« … Peut-on rire avec tout le monde ? c’est dur… Personnellement, il m’arrive de renâcler à l’idée d’inciter mes zygomatiques à la tétanisation crispée. C’est quelquefois au-dessus de mes forces, dans certains environnements humains : la compagnie d’un stalinien pratiquant me met rarement en joie. Près d’un terroriste hystérique, je pouffe à peine, et la présence à mes côtés d’un militant d’extrême droite assombrit couramment ma jovialité monacale. »
Réquisitoire du Tribunal des Flagrants délires,
-
privessionnel
Je tourne et retourne ce billet depuis plusieurs jours, hésitante des remous qu’il pourrait provoquer, oui j’en suis là, ou plutôt on en est là !De quoi s’agit-il ? Je vous laisse chercher, ça ne devrait pas être trop dur à trouver et, ainsi, vous forg…
-
voitures anciennes
Week-end pascal et voitures anciennes en Notmandie :
-
voitures anciennes
Week-end pascal et voitures anciennes en Notmandie :
-
non rien
Il y a des gens qui nous manque plus que d’autres :
-
non rien
Il y a des gens qui nous manque plus que d’autres :
-
Advocacy
Un nouveau terme à connaître non pas pour briller dans les salons de madame la sous-préfète quoique, je pense avoir l’occasion de vous en reparler régulièrement :
ADVOCACY(on le laisse en anglais parce qu’on n’a pas trouvé d’équivalent français à part : plaidoyer) -
Advocacy
Un nouveau terme à connaître non pas pour briller dans les salons de madame la sous-préfète quoique, je pense avoir l’occasion de vous en reparler régulièrement :ADVOCACY(on le laisse en anglais parce qu’on n’a pas trouvé d’équivalent français à part :…
-
A propos
En regardant une interview de Nathalie Arthaud, j’ai découvert qu’elle était enseignante. Le journaliste, à ce sujet, lui a demandé si ça ne lui posait pas de problèmes. Sa réponse a été très claire et plutôt bien vue : elle a expliqué que, certainement, comme lui qui, allait voter et avait sa propre opinion politique il n’influait pas sur les psectacteurs et était capable de faire la part des choses. C’est ce qu’elle fait aussi lors de ses cours elle garde ses opinions pour elle et suit le programme de l’éducation nationale.
Je crois qu’on appelle ça la déontologie ?
La déontologie qui fait que nous sommes capables de mettre nos opinions de côté lorsque nous sommes face à nos usagers, mais tout en nous laissant la possibilité de les exprimer ailleurs.
C’est une notion trop souvent remise en question, actuellement sous prétexte d’exemplarité et qui sous-estime l’intelligence et le recul des personnes :
Nathalie Arthaud ennemie du grand capital peut-elle enseigner l’économie ?Je vous laisse étendre ça à d’autres professions….
-
A propos
En regardant une interview de Nathalie Arthaud, j’ai découvert qu’elle était enseignante. Le journaliste, à ce sujet, lui a demandé si ça ne lui posait pas de problèmes. Sa réponse a été très claire et plutôt bien vue : elle a expliqué que, certainemen…
-
rien ne vaudra jamais…
…. Une licorne :
-
rien ne vaudra jamais…
…. Une licorne :
-
toc, toc, toc
Voilà cela fera partie des bonnes résolutions que je ne tiendrais jamais : des jeux de mots bidons 🙂
Je suis allée visiter la bibliothèque Alexis de Tocqueville à Caen [d’ou le jeu de mots bidon]
BMVR comme on dit en bibliothécais moderne, mais déjà surnommée la BAT, elle est Fraîchement sortie de terre en janvier, réalisée par Rem Koolhaas.
Plutôt que des mots, des photos :
il faut cliquer sur la photo pour voir la totalité d el’album sur Flcikr
-
toc, toc, toc
Voilà cela fera partie des bonnes résolutions que je ne tiendrais jamais : des jeux de mots bidons 🙂 Je suis allée visiter la bibliothèque Alexis de Tocqueville à Caen [d’ou le jeu de mots bidon]BMVR comme on dit en bibliothécais moderne, mais d…





