Un épisode de pollution à l’ozone est prévu vendredi 3 août 2018 en Seine-Maritime. (©Adobe Stock Illustration)
C’est le deuxième épisode de pollution à l’ozone signalé en Normandie en moins de dix jours. Après les pics des 25 et 26 juillet, le seuil d’information et de recommandation a de nouveau été déclenché, vendredi 3 août 2018, en Seine-Maritime. L’Eure pourrait, selon Atmo Normandie, être également concernée.
Évreux et Rouen ont la moins bonne qualité d’air
« Une augmentation des niveaux d’ozone est prévue aujourd’hui », annonce à 11h l’organisme Atmo Normandie sur son site internet. La procédure d’information et de recommandation inhérente à cet événement a été mise en place pour la Seine-Maritime. C’est le seuil intermédiaire entre une situation normale et une procédure d’alerte.
⚠️☀️➡️Selon @AtmoNormandie Possible dépassement seuil "information-recommandation" pour un épisode de #pollution #ozone pour la journée d'aujourd'hui en Seine-Maritime
⚠️ Retrouvez conseils et mesures : https://t.co/KDOXwdzW87@ars_normandie pic.twitter.com/8gJACvsNfT— Préfète de la Seine-Maritime (@Prefet76) August 3, 2018
Ce nouveau pic d’ozone est lié « à l’émission d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures », détaille Atmo Normandie. « Elle est favorisée par l’ensoleillement et la température élevée », complète l’organisme agréé. L’Eure pourrait être aussi touché par ce pic de pollution, anticipe Atmo Normandie. Évreux et Rouen ont les moins bonnes qualités de l’air.
Qualité de l’air, vendredi 3 août 2018, en Normandie. (©Atmo Normandie)
Conseils aux particuliers et professionnels
En rebond, la préfecture de Seine-Maritime rappelle les bonnes pratiques à adopter dans ces dépassements de seuil. Elle s’adresse particulièrement « aux personnes vulnérables et sensibles » : femmes enceintes, nourrissons, jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, asthmatiques, cardiaques, diabétiques…
Les conseils distillés par l’autorité préfectorale sont les suivants :
- Limiter les sorties durant l’après-midi, les activités physiques et sportives intenses en plein air ;
- respecter leur traitement médical ;
- en cas de symptômes ou d’inquiétude, de prendre conseil auprès d’un pharmacien ou de consulter un médecin ;
- ne pas modifier les pratiques habituelles de ventilation et d’aération mais il ne faut pas aggraver les effets de cette pollution en ajoutant des facteurs irritants : fumée de tabac, utilisation de solvants, exposition aux pollens de saison.
La préfète du département, Fabienne Buccio, en profite pour recommander aux particuliers le covoiturage, les transports en commun, de limiter les déplacements routiers mais aussi aux industriels de réduire les rejets atmosphériques, d’adapter les modalités de travail… Ces mesures doivent éviter toute complication de santé et permettre de faire redescendre le taux d’ozone enregistré dans l’air.
DOCUMENT. Retrouvez tous les conseils aux populations dans ce communiqué préfectoral :