Les avocats de Rouen se sont à nouveau mobilisés lundi 10 décembre 2018, aidés par leurs confrères de Paris, Strasbourg ou encore Dieppe. (©Julien Bouteiller/76actu)
Les avocats du barreau de Rouen (Seine-Maritime) continuent leur combat contre le projet de réforme de la justice, mais pas seulement. Lundi 10 décembre 2018, leurs confrères de Paris, Strasbourg, Dieppe etc. sont venus dans la capitale normande pour dénoncer également, « les agissements » de la police nationale.
Les avocats rentrent dans la cour du palais de justice, « là où nous avons été violentés ». https://t.co/A2lKlmH5aw
— Julien Bouteiller (@j_bouteiller) 10 décembre 2018
« La robe est un symbole des valeurs démocratiques »
En effet, lors du rassemblement de vendredi 7 décembre, « certains de nos confrères ont été bousculés par la police alors qu’ils étaient dans la cour d’honneur du palais de justice. Un confrère a été traîné à terre et au moins un autre confrère a eu la boutonnière arrachée. La robe est un symbole des valeurs démocratiques de la République », s’insurge Éric Di Costanzo, bâtonnier de Rouen.
Selon cet avocat rouennais, « tous les barreaux sont vent debout et Rouen est le fer de lance de la contestation, parce que les événements de la semaine dernière ne doivent pas être tolérés ».
Éric Di Costanzo, bâtonnier de l’Ordre, s’exprime. https://t.co/8hfwCCy0mr
— 76actu (@76actu) 10 décembre 2018
Blocage du palais de justice et manifestation
Les avocats de Rouen bloquent les accès du palais de justice, lundi 10 décembre 2018. (©JB/76actu)
L’assemblée générale (AG) de vendredi a reconduit le mouvement jusqu’à mercredi 12 décembre. Les grévistes positionnés devant les grilles du palais de justice en bloquent l’accès. Mercredi, une manifestation est prévue devant la préfecture de région. Le soir, se déroulera une nouvelle AG.
Avec cette réforme de la justice, les manifestants craignent la « disparition de la justice de proximité « , avec notamment la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance, votée le 4 decembre tard dans la nuit comme le relate Libération.