
Une nouvelle saison de la NBA, le puissant championnat nord-américain de basket-ball, débute dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 octobre 2017. Plusieurs joueurs nés ou formés en Normandie vont y participer : Tony Parker, Nicolas Batum, Ian Mahinmi, et le petit nouveau, Guerschon Yabusele, passé par Rouen Métropole (Seine Maritime) en 2015-2016.
Tony Parker de retour en décembre ?
Véritable citoyen du monde, « T P» est né à Bruges, en Belgique, d’un père américain et d’une mère hollandaise. Il a pris sa première licence de basket à Fécamp (Seine Maritime) en 1992. Il joue ensuite à Déville-lès-Rouen (1993-1996), puis à Mont-Saint-Aignan (1996-1997). Après deux premières saisons professionnelles au Paris SG (Île-de-France), il est recruté par San Antonio, une des meilleures franchises de la NBA. La suite, vous la connaissez : quatre titres de champion (dont le dernier en 2014), six sélections au All-Star Game et un trophée de meilleur joueur des finales en 2007.
Cette année, il attaque sa 17e saison avec son équipe de toujours. Il devra cependant patienter, car l’ancien meneur des Bleus est actuellement convalescent, suite à une blessure au tendon, et ne devrait pas retrouver les parquets avant la fin de l’année. Récemment, son entraîneur, Gregg Popovich, s’est montré plutôt optimiste :
Il devrait être en avance sur le calendrier. Je pensais qu’il allait être prêt en janvier, mais il se pourrait bien qu’il le soit en décembre. Il progresse vraiment bien. Mais il lui faudra encore environ un mois pour jouer avec contact.
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Nicolas Batum « out » 6 à 8 semaines
Nicolas Batum a quitté la Normandie il y a 11 ans, pour aller exercer ses talents au Mans (Sarthe), puis en NBA. L’ancien ailier des Portland Trailblazers, transféré en juin 2015 à Charlotte, a débuté le basket à Pont-l’Évêque (Calvados).
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Il avait ensuite rejoint le pôle espoir de Basse-Normandie et le Caen Basket Calvados. L’an passé, pour sa deuxième année en Caroline du Nord, le Normand a confirmé son statut d’homme à tout (bien) faire, en tournant à 15 points, 6 passes décisives et 6 rebonds par match. Malheureusement, avec un bilan décevant de 36 victoires et 46 défaites, les Hornets ont terminé 11es de la conférence Est, loin des places qualificatives pour les play-offs.
VIDÉO. Les meilleurs actions de Nicolas Batum en 2016-2017 :
Cette année, les « Frelons » espèrent retrouver les phases finales grâce à l’arrivée du pivot Dwight Howard, qui devrait combler leur faiblesse dans la raquette. Si et seulement si la mayonnaise prend, car l’ancien triple meilleur Défenseur de l’année (en 2009, 2010 et 2011) a perdu de sa superbe et est réputé pour avoir un caractère difficile. En tout cas, notre « Batman » national devra patienter pour jouer à ses côtés, puisque comme Tony Parker, il est actuellement blessé ! Touché au coude lors d’un match de présaison face aux Detroit Pistons, il sera absent 6 à 8 semaines.
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Dommage pour l’ailier international, qui avait justement fait l’impasse sur l’Eurobasket avec les Bleus pour être pleine forme. Cela a d’ailleurs occasionné une petite polémique sur les réseaux sociaux, certains twittos n’hésitant pas à affirmer que cette vilaine blessure était liée à un « mauvais karma », une sorte punition pour avoir laissé tomber l’équipe de France cet été. Absurde…
Pour ceux qui me disent « Karma is a b**** »… faites attention au vôtre ! Merci du soutien ça fait plaisir, vous êtes les meilleurs !!
— Nicolas Batum (@nicolas88batum) October 5, 2017
Ian Mahinmi doit enfin justifier son gros salaire
Né à Rouen en 1986, et formé au Havre, Ian Mahinmi est ce qu’on appelle un « role player », c’est à dire un joueur cantonné aux tâches ingrates pour soulager les stars. Ses points forts ? La défense et le rebond. Drafté en 2005 par San Antonio, le Normand a dû prendre son mal en patience avant de faire sa place dans la grande ligue. Après deux saisons aux Spurs, et deux autres à Dallas (avec un titre de champion à la clé en 2012), il avait rejoint Indianapolis en 2012.
En quatre saisons, il était parvenu à se rendre indispensable dans le collectif des Pacers, au point d’en devenir le pivot titulaire. En 2015-2016, il avait signé sa meilleure saison au meilleur moment en compilant 9,3 points, 7,1 rebonds et 1,1 contre de moyenne en 25 minutes de jeu. Des chiffres qui avaient convaincu les Washington Wizards de lui offrir un joli contrat de 64 millions de dollars sur quatre ans. Blessé une bonne partie de la saison, le Seinomarin n’a malheureusement pas pu justifier cet investissement. Il n’a disputé que 31 matches (sur 82…), en tournant à 5,6 points et 4,8 rebonds.
À nouveau en pleine possession de ses moyens, il va devoir justifier son gros salaire dans une équipe de plus en plus ambitieuse. Portés par leurs deux jeunes stars, John Wall et Bradley Beal, les joueurs de la capitale fédérale vont encore jouer les premiers rôles dans la conférence Est. Le physique de déménageur de Ian sera très utile à ce collectif réputé pour sa dureté.
Les grands débuts de Guerschon Yabusele
L’une des surprises de la draft 2016 était venue de Boston, et elle avait fait le bonheur d’un Normand. En juin 2016, le Rouennais Guerschon Yabusele avait été sélectionné en 16e position par la franchise la plus titrée de l’histoire de la NBA. Il avait cependant dû patienter avant de rejoindre la ligue nord-américaine. Les Celtics avaient en effet décidé de le laisser « en couveuse », le temps qu’il s’aguerrisse. Il en avait profité pour découvrir le championnat chinois, en échange d’un joli chèque de 1,5 million de dollars.
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Mais cette fois, c’est la bonne ! Cet été, l’équipe du Massachusetts a chamboulé son effectif, en ne conservant que quatre joueurs sur quinze. Un grand bouleversement provoqué par l’arrivée du génial meneur, Kyrie Irving, et de l’ailier All-Star d’Utah, Gordon Hayward. Ce ménage estival a libéré une place dans l’effectif pour Yabusele, ravi de cette opportunité :
Ce maillot a une énorme histoire, 17 titres, ce n’est pas rien ! Ça veut surtout dire qu’il faut tout donner quand on est sur le terrain. En tant que débutant, je sais pertinemment que je ferai des erreurs, mais je suis prêt à jouer à fond chaque minute qu’on me donnera.
Des minutes, il en aura sûrement en sortant du banc, pour soulager les intérieurs titulaires, Al Horford et Aron Baynes. En tout cas, son coach, le brillant Brad Stevens, est déjà sous le charme :
Il a l’air bien meilleur que lorsqu’il s’était entraîné avec nous il y a 15 mois. Il doit encore apprendre à gérer les espaces et ce que nous essayons de faire des deux côtés du terrain. Mais il est très intelligent et apporte un autre gros physique qui peut aussi shooter et passer.
VIDÉO. Les premiers pas de Guerschon Yabusele avec les Celtics :
Infos pratiques :
Le championnat NBA reprend mercredi 18 octobre 2017.
En France, ces matches sont diffusés sur la chaîne BeinSports.