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Bel élan de solidarité après l’incendie qui a ravagé une école près de Rouen

Les Osseliens ont répondu présent à l’appel solidaire de la Ville d’Oissel. Ils sont venus remettre en état l’école dévastée par les flammes lors de la nuit du 14 juillet 2018.

Plus de 120 personnes ont répondus présent à l'appel solidaire de la Ville d'Oissel (Seine-Maritime) pour préparer la réparation des dégâts causés par l'incendie de l'école Jean-Jaurès. Pour la municipalité l'objectif est clair : pouvoir assurer la rentrée de septembre pour 400 élèves.

Plus de 120 personnes ont répondu présent à l’appel solidaire de la Ville d’Oissel (Seine-Maritime) pour préparer la réparation des dégâts causés par l’incendie de l’école Jean-Jaurès. Pour la municipalité, l’objectif est clair : pouvoir assurer la rentrée de septembre pour 400 élèves. (©MN / 76 actu)

Malgré la situation difficile qu’elle traverse, la ville d’Oissel (Seine-Maritime) a eu droit à un beau bol d’air frais, jeudi 19 juillet 2018. Après l’incendie qui a ravagé l’école Jean-Jaurès dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 juillet, les habitants ont répondu massivement présent à l’appel solidaire lancé par la municipalité.

Plus de 120 personnes étaient là pour aider à préparer les réparations. Malgré les très lourds dégâts, estimés à 2M €, la mairie a bon espoir de pouvoir assurer la prochaine rentrée scolaire.

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« Pour aider les enfants, tout le monde est motivé ! »

« Merci à tous ! Cet élan de solidarité est à l’image de la ville d’Oissel », a lancé en préambule des opérations le maire de la ville, Stéphane Barré. Vu tous les messages de soutien reçus depuis le sinistre, il n’était qu’à moitié surpris, même si « ça fait du bien ».

Des parents d’élèves, des habitants, des enseignants, des personnels de l’établissement et des écoles alentours, des employés communaux et des enfants se sont rassemblés pour aider en cette période creuse des vacances. Comme Patrice, qui fait partie de l’association Solinor, tout le monde est dans le même état d’esprit :

On ne pouvait pas faire autrement que d’intervenir. Quand il y a une galère , il faut être là.

« C’est normal, pour aider les enfants, tout le monde est motivé ! », renchérit Juba, venu avec ses deux petites sœurs à leur demande. « Leurs classes ont été détruites. Ça les a beaucoup émues. »

Leurs salles de cours faisaient partie des 1200 m² de bâtiments qui ont brûlé dans cette école, la plus grande de la ville avec une moyenne de 400 élèves inscrits. « Jean-Jaurès 2 », l’extension construite à la fin des années 1950, a été la plus touchée : « 80% de la toiture est détruite, détaille le maire. 14 classes sont inutilisables. »

Nettoyer, balayer, astiquer…

Heureusement, le mobilier a pu être sauvé. Mais il a été inondé, comme les locaux, pendant l’intervention des pompiers. Tout ce qui pouvait être récupéré a été évacué et rassemblé sous le préau. Le principal travail des volontaires était de nettoyer les meubles et de préparer les salles de « Jean-Jaurès 1 », dont seule une aile a été un peu touchée, afin de tout regrouper à l’intérieur.

L’ambiance était très bonne. Et ils n’ont pas chômé !

Cette action va pouvoir soulager un peu les agents municipaux, à pied d’oeuvre depuis le drame. Deux entreprises de nettoyage spécialisées pour ce genre de sinistre vont bientôt venir nettoyer Jean-Jaurès 2. Mais les réparations, très lourdes, ne pourront pas être achevées avant au moins deux ans, d’après les premières expertises réalisées mercredi 18 juillet. 

« On ne va pas baisser les bras et on va essayer de récupérer les bâtiments », assure le maire, qui s’annonce prêt à lancer plusieurs stratégies.







Des espaces transformés en classe

La rentrée aura lieu pour les 388 élèves déjà pré-inscrits et ceux qui arriveront en cours de route. La municipalité l’assure. Comment ? Ça, c’est l’avenir qui le dira. La première stratégie est de récupérer tous les locaux disponibles dans le bâtiment Jaurès 1 et dans la maternelle attenante.

« La salle informatique, périscolaire, la salle des maîtres, etc. Plusieurs espaces seront transformés en classe le temps de rétablir la situation », explique Stéphane Barré. Pour consolider le bâtiment, les locaux seront séchés et nettoyés. La toiture sera réparée et une bâche étanche viendra la renforcer. « Un bureau de contrôle passera pour s’assurer que tout est aux normes avant de partir. »

Avec cette solution, seules 3 à 6 classes devraient être encore à récupérer. Pour cela, la municipalité pense installer une structure modulaire sur le terrain situé rue de Picardie. Le problème, c’est le temps : difficile de savoir s’il sera possible d’obtenir le matériel et de l’installer avant septembre.

Une enquête ouverte et les familles relogées
Le maire d’Oissel a porté plainte, mercredi 18 juillet 2018 au matin, afin d’obtenir toute la lumière sur l’incendie qui a ravagé l’école Jean-Jaurès. D’après les informations communiquées à la mairie, la police considère qu’il s’agit d’un incendie volontaire.
Le feu serait parti de poubelles et aurait transformé un compteur gaz en « torchette », se répandant ensuite rapidement sur le bâtiment. Les enquêteurs cherchent désormais à définir si le départ de l’incendie a été causé par un mégot, un pétard ou si un accélérant a été utilisé volontairement. Le feu avait détruit 1200 m² de bâtiment, 14 classes, 4 logements et causé 2 blessés.

Toutes les familles prévenues à la mi-août

Pour faire tampon, il a été imaginé de délocaliser certaines classes dans l’ancien collège. Elles seront disponibles 2 mois, le temps d’achever la construction du nouveau collège, installé juste à côté. « Cela nous laisserait plus de temps. Ca ne serait pas la course à l’échalote. »

Si tout cela échoue, le plan C consistera à transformer le centre de loisirs Chaplin en « mini-école » avec des conséquences importantes sur l’accueil du mercredi. Ou, plan D, d’envoyer des élèves à Tourville et Saint-Étienne-du-Rouvray, les villes voisines dont les maires se sont dits prêts à aider. Des solutions moins souhaitables, car elles éclateraient les fratries et compliqueraient la vie des familles.

« Quoi qu’il en soit, chaque famille sera prévenue individuellement à la mi-août de la solution adoptée et de l’avancée des opérations. » Bonne nouvelle, enfin, toutes les familles évacuées lors de l’incendie, « qui ont tout perdu », vont obtenir une solution de relogement.

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