Aller au contenu

Biodiversité en Normandie : découvrez le top 10 des animaux sauvages vivant dans nos villes

Ragondin, fouine, renard ou chevreuil ! En Normandie, les mammifères n’hésitent plus, par choix ou nécessité, à s’inviter en ville. Top 10 des bébêtes qui nous entourent.

d

En Normandie, les mammifères n’hésitent plus, par choix ou nécessité, à s’inviter dans les villes de Normandie. (©DR)

La Normandie regorge d’animaux en tous genres. De nombreux mammifères sauvages évoluent dans ou à grande proximité des centres-villes normands.

LIRE AUSSI : Requin, cachalot, tortue, phoque… Ces incroyables animaux marins que l’on peut croiser en Normandie

Une petite précision s’impose : bien qu’ils se rapprochent de l’homme, s’invitent chez lui et mangent parfois à ses dépens, ces charmantes créatures restent sauvages. Il est tout à fait possible de les admirer, les photographier et les aider en cas d’urgence vitale. Mais il ne faut pas oublier pas que les seules défenses de ces animaux sont la fuite ou l’attaque.

En avant dans le monde des mammifères des villes !

LIRE AUSSI : Biodiversité. 5 oiseaux rares détectés dans la région de Le Teilleul dans la Manche

1 – Le ragondin

ragon

Les ragondins sont légion sur la quasi-majorité du territoire de Normandie ! (©Norbert Nagel / Wikipédia)

Ce cousin du castor, qui n’a aucun prédateur, est originaire d’Amérique du sud. Il a proliféré dans tous les cours d’eau de France. La Normandie n’y échappe donc pas ! On compte plusieurs milliers de ragondins sur tout le territoire.

Capable de se reproduire trois à quatre fois par an, avec une portée pouvant contenir entre cinq et sept petits, le ragondin a un bel avenir devant lui.

LIRE AUSSI : Invasion de ragondins et de rats musqués dans les rivières de Normandie : « Il est temps d’agir »

2 – La fouine

Sa longueur va de 40 à 54 centimètres et son poids se situe entre 1,1 et 2,3 kg. La fouine a une espérance de vie de 3 à 12 ans.

Sa longueur va de 40 à 54 centimètres et son poids se situe entre 1,1 et 2,3 kg. La fouine a une espérance de vie de 3 à 12 ans. (©Wikimedia commons)

Les fouines n’ont jamais eu bonne presse ! Pour le groupe mammalogique normand (GMN), c’est compréhensible :

Quand une fouine arrive quelque part, elle refait la déco ! Elles s’installent et vivent leur vie sans trop se soucier des nuisances qu’elle peut engendrer. De plus, elle s’attaque rapidement aux autres petits mammifères, comme les musaraignes et les mulots.

LIRE AUSSI : VIDEO. Une fouine visite la mairie de Versailles

3 – Le blaireau

Avec sa tête barrée d'un fourrure noire et blanche, le blaireau se reconnaît facilement.

Avec sa tête barrée d’un fourrure noire et blanche, le blaireau se reconnaît facilement. (©Pixabay)

Impossible de le confondre avec un autre mammifère. Avec ces bandes longitudinales noires qu’il porte sur le museau et qui couvrent ses yeux noirs jusqu’aux oreilles, le blaireau s’identifie entre mille !

LIRE AUSSI : Près de Dieppe, le coupable était un blaireau

Même si on peut le retrouver dans les centres-villes, le blaireau préfère leurs périphéries. « C’est un animal qui a généralement besoin d’espace pour évoluer », souligne le GMN.

4 – Le hérisson

f

Le hérisson a pour prédateurs le hibou et le renard. Sa durée de vie : entre 8 et 10 ans ! (©Nevit Dilmen / Wikipédia)

Qui n’a jamais croisé un hérisson roulé en boule à son approche ? Ce charmant insectivore joue un rôle essentiel dans la biodiversité. Fin limier, il s’occupe des limaces, des criquets, sauterelles, escargots, charançons et bien d’autres ! Un allié de poids et de pointes. 

Si vous le croisez au bord d’une route, il est conseillé de l’aider à rapidement traverser. Cependant, comme quasiment tous les autres animaux de ce top 10, le hérisson est territorial. S’il est important de le déplacer en cas d’urgence, il ne faut pas l’emmener trop loin, en dehors de son territoire.

LIRE AUSSI : VIDEO. Des passantes aident un hérisson à traverser la rue à Argentan

5 – Le chevreuil

f

En cas de danger, le chevreuil est capable d’atteindre la vitesse folle de 90 km/h. (©Asabengurtza / Wikipédia)

S’il est assez rare de le voir arpenter les rues pavées, le chevreuil est toutefois très présent en périphérie. Il n’est pas rare d’en croiser, par exemple, à quelques centaines de mètres de la prairie de Caen (Calvados), sur les bords de l’Orne. En totale liberté, ces animaux sont difficiles à approcher, mais permettent souvent de belles rencontres. 

LIRE AUSSI : VIDEO. Un chevreuil traverse le Bassin d’Arcachon à la nage !

6 – La chauve-souris

e

Avec environ 5 g sur la balance, la Pipistrelle commune a un appétit d’ogre. Elle est capable d’engloutir entre 500 et 2 000 moustiques en une seule nuit. (©Gilles San Martin / Wikipédia)

Il n’existe pas moins de 21 espèces de chauves-souris en Normandie. Toutes ne sont pas localisées en centre-ville, mais apprécient de se loger dans les combles, charpentes et recoins de nos vieux bâtiments. Animal nocturne par excellence, il n’est absolument pas nuisible pour l’homme.

LIRE AUSSI : Biodiversité dans le Calvados : Les chauves-souris trouvent refuge à la sous-préfecture de Bayeux

Il faut se rendre compte que ce petit animal, qui pèse environ 5 g, soit 1 sucre et demi, est capable de manger entre 500 et 2 000 moustiques en une nuit, souligne le GMN. Il est tout à fait normal d’en croiser, inutile de vouloir les chasser.

Celle qui est le plus souvent croisée en Normandie s’appelle la Pipistrelle commune. Et malgré sa faible corpulence, c’est donc une alliée de poids pour passer des nuits paisibles.

7 – Le lérot

d

La durée de vie des lérots est de 3 à 4 ans en milieu naturel. (©Jctramasure / Wikipédia)

On l’appelle aussi le loir des greniers. Ce petit rongeur, qui pèse entre 80 et 140 g, a des dents pointues et de puissantes incisives. Particulièrement agile, le lérot se déplace presque exclusivement de branche en branche, de grenier en câble suspendu, et quasiment jamais au sol. Fan de sucre, il n’hésitera pas à croquer à pleines dents dans les fruits de vos arbres potagers. Idem si vous faites des réserves en vue de passer l’hiver. Il s’y servira sans vergogne !

LIRE AUSSI : Cherchez dans votre jardin ce gentil rongeur, le lérot

Reste que pour l’apercevoir, il vous faudra ouvrir l’œil. Ce rongeur masqué est, en effet, passé maître dans l’art de la discrétion.

Le lérot est un petit rongeur qui aime faire des réserves, car durant l’hiver, il hiberne, souligne le groupe mammalogique normand.

Chapardeur excellent, il reste tout de même un petit être ayant droit d’être ! Plutôt que de le piéger mortellement, préférez une capture saine et un relâchement dans une forêt ou un espace boisé loin des habitations. Et il est également possible de laisser faire la nature. Chat, fouine, hibou ou chouette l’ont à leur menu.

8 – Le renard 

d

Il faudra patienter et ouvrir l’œil durant la nuit pour avoir la chance d’observer un renard à l’affût de nourriture. (©www.all-free-photos.com)

Animal mythique par excellence, ce canidé n’est plus à présenter. Capable de s’éloigner de plusieurs kilomètres de son terrier, ce mammifère à poils roux n’hésite plus à s’inviter dans les villes. Il y trouve à manger facilement, entre nos poubelles et les gamelles de nos animaux de compagnie, il y a de quoi faire. Mais il y trouve également une réelle sécurité, car il est encore énormément chassé des campagnes.

LIRE AUSSI : Des renards dans les villes de Normandie : « On a tendance à sous-estimer sa présence »

Au grand dam des écologistes, le renard est encore souvent classé comme un nuisible, alors qu’il peut aider l’agriculteur en manger les campagnols qui grignotent les graines des semis. Il peut également s’avérer utile en ville, en chassant les rats des rues.

LIRE AUSSI : VIDÉO. À cause des travaux à Rouen, de nombreux rats remontent des sous-sols

9 – Phoque

d

L’espèrance de vie d’un phoque peut atteindre 25 ans pour le mâle et 35 ans pour la femelle. (©Wikipédia)

Faisons une petite entorse au fil rouge de cet article et évoquons ensemble les phoques. Et oui, même s’il n’est pas rare d’apercevoir des phoques sur les plages de Normandie, on peut également en dénicher dans les villes. Du moins, les villes disposant d’un port ou d’un bras de rivière relié à la mer.

Ce fût le cas en novembre 2017, à Pont-Audemer (Eure). Un jeune phoque avait été secouru par les pompiers et relâché aux abords de sa colonie dans la baie de Somme. Ce mammifère marin avait en effet remonté l’Isle et avait fait escale en plein centre-ville, se souvient le GMN.

LIRE AUSSI : Insolite, un jeune phoque sauvé dans la Risle à Pont-Audemer

10 – Le loir

fdf

Le loir gris hiberne, et pas qu’un peu ! Ce petit rongeur s’offre en effet pas moins de sept mois de sommeil en une année. (©Julien 31 / Wikipédia)

Pour ce numéro 10, place au loir. Ce petit rongeur est quasiment porté disparu dans les cinq départements normands, sans que l’on sache véritablement pourquoi. Catégorisé comme un nuisible, il a longtemps fait l’objet de campagnes de piégeage.

L’occasion de revenir sur l’étymologie de l’expression « dormir comme un loir », qui remonte au début du Moyen Âge. C’est à cette époque que les scientifiques commencent à s’intéresser au comportement de ce petit mammifère. La suite est facile à comprendre, car en effet, le loir hiberne durant quasiment sept mois dans une année.