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Braquage de Kim Kardashian : quatre suspects mis en examen dont un homme interpellé à Rouen

Quatre hommes ont été mis en examen, dans le cadre du braquage de la star Kim Kardashian, jeudi 12 janvier 2017. L’un d’entre eux a été interpellé à Rouen (Seine-Maritime).

© AFP/Archives/ALAIN JOCARD                        . Le 29 septembre 2016, quelques jours avant le braquage, Kim Kardashian assiste avec son mari Kanye West à un défilé durant la Fashion Week parisienne.
Quatre hommes ont été mis en examen, jeudi 12 janvier 2017, dans le cadre de l'enquête sur le braquage de Kim Kardashian. L'un d'entre eux a été interpellé à Rouen. (Photo © AFP/Archives/ALAIN JOCARD)

Trois mois après le braquage de Kim Kardashian, une quinzaine d’interpellations ont eu lieu, lundi 9 janvier 2017, en France : au Raincy (Seine-Saint-Denis), à Vincennes, à Grasse (Alpes-Maritimes) ainsi qu’à Rouen (Seine-Maritime).

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Jeudi 12 janvier 2017, quatre suspects ont été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le vol à main armée dont a été victime la vedette de télé-réalité américaine début octobre 2016 à Paris, a annoncé le parquet de Paris.

Yunice A., 63 ans, l’un des cinq hommes soupçonnés d’avoir pénétré armés dans la résidence hôtelière de luxe de la star, a été mis en examen pour enlèvement ou séquestration et association de malfaiteurs, a précisé le parquet de Paris.

Un homme interpellé à Rouen

Marceau B., 64 ans, a été interpellé à Rouen, précisent nos confrères du Parisien. Les enquêteurs ont repéré sa trace à Anvers (Belgique), capitale du commerce de la joaillerie. Il est soupçonné d’avoir participé à l’écoulement du butin. Il a été mis en examen pour recel en bande organisée et association de malfaiteurs.

Son casier judiciaire porte plus de dix inscriptions, dont une en 1998 pour détention et transport de fausse monnaie et une autre pour vol aggravé. Sorti de prison fin 2011, il avait été mis en examen six mois plus tard dans une affaire de fabrication de faux billets, mais a été acquitté aux assises l’été dernier.

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Florus H., 44 ans, été mis en examen pour complicité de vol avec arme en bande organisée, complicité d’enlèvement, séquestration et association de malfaiteurs. Il est soupçonné d’avoir renseigné l’équipe de braqueurs sur l’emploi du temps de la vedette ultramédiatisée.

Gary M., 27 ans, a été mis en examen également pour complicité de vol avec arme en bande organisée, complicité d’enlèvement et séquestration et association de malfaiteurs.

Vendredi 13 janvier, six personnes étaient toujours en garde à vue et susceptibles d’être mises en examen. Parmi ces suspects, quatre sont soupçonnés d’avoir directement participé au braquage. Plus tôt, quatre personnes, dont une femme, ont été relâchées. Le parquet a requis le placement en détention provisoire des quatre hommes âgés de 63, 64 et 44 ans.

200 000 euros saisis

Reste que les bijoux, d’une valeur de neuf millions d’euros, n’ont, à ce stade, pas été retrouvés. « Environ 200 000 euros en liquide ont été saisis » lors des perquisitions, d’après une source proche de l’enquête.

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Ce braquage spectaculaire, le plus important vol de bijoux commis au détriment d’un particulier en France depuis plus de 20 ans, avait fait en quelques heures le tour du monde et affolé les réseaux sociaux. Dans la nuit du 2 au 3 octobre, la vedette ultramédiatisée de 36 ans avait été agressée par cinq hommes armés – arrivés et repartis à vélo – dans une discrète résidence hôtelière de luxe du centre de Paris.

Après l’avoir ligotée, bâillonnée et enfermée dans la salle de bain, ils étaient repartis avec une bague d’une valeur de quatre millions d’euros et un coffret de bijoux pour un montant de cinq millions.

Le vol des bijoux de Kim Kardashian s’inscrit dans une série d’agressions de riches étrangers, qui écornent l’image de Paris, première destination touristique au monde, en pleine campagne pour reconquérir ses visiteurs après les attentats jihadistes meurtriers de novembre 2015.

 

Avec AFP