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Budget. Dans l’Eure, Sébastien Lecornu maintient son cap

Droit dans ses bottes, Sébastien Lecornu défend sa vision et poursuit ses objectifs à travers les orientations budgétaires 2017 présentées lundi 6 février 2017. Explications.

(Photo : Julien Bouteiller/Normandie-actu)
Le président du Département de l'Eure, Sébastien Lecornu, suit la ligne qu'il s'est fixée depuis le début de son mandat. (Photo : Julien Bouteiller/Normandie-actu)

En présentant les orientations budgétaires du Département de l’Eure, lundi 6 février 2017, devant son assemblée plénière, Sébastien Lecornu (Les Républicains) suit la ligne qu’il s’est fixée depuis le début de son mandat : continuer à investir dans « un contexte budgétaire difficile » et « sans augmenter les impôts ».

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« Les cinq départements normands ont une capacité d’investissement largement supérieure à celle de la Région », a-t-il rappelé en conclusion. Justice sociale, lutte contre la fraude aux prestations, développement du numérique, investissements dans les collèges, sur les routes, revalorisation de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), soutien aux actions éducatives en faveur de la citoyenneté… chaque vice-président a développé les actions qui seront mises en place dans son domaine de compétence avant de laisser la parole à l’opposition.

Une opposition peu farouche

À gauche, chacun y est allé de son commentaire sans afficher de réelle opposition aux orientations proposées par la majorité, si ce n’est sur la fermeture des collèges (lire encadré). Gaëtan Levitre (PCF), conseiller du canton de Pont-de-l’Arche et Francis Courel, conseiller du canton de Pont-Audemer, y sont allés de leur petite tirade sur la politique nationale. Gaëtan Levitre dénonçant « les vrais responsables de la fraude en col blanc » et « l’évasion fiscale », et Francis Courel s’en prenant à Emmanuel Macron et aux lâcheurs du PS après un détour historique sur les deux mois de grèves de son père en 1936…

D’autres ont souhaité approfondir certains sujets comme Janick Léger (PS), conseillère de Val-de-Reuil, qui demande un groupe de travail sur les mineurs isolés ou encore Marie-Claire Haki (Pont-Audemer) qui, elle, réclame des assises de la dépendance. Mais surtout, il y a ceux qui ont plutôt affiché leur satisfaction, à commencer par le conseiller du canton de Bourgtheroulde. Bruno Questel a seulement regretté « l’absence de prise en compte du développement durable dans le PPI routes » avant d’annoncer que son groupe (exceptée la conseillère de La Barre-en-Ouche dont le collège est lui aussi menacé) soutenait les orientations proposées.

Dans la même ligne, Alfred Recours (PS) du canton de Conches-en-Ouche a reconnu être « dans un département où l’on n’augmente pas les impôts, où l’on maîtrise les dépenses et où l’on peut encore investir ». Le budget sera voté en mars. Gageons que ce sera fait sans beaucoup de difficulté.

Le Département ne veut pas payer pour la nouvelle autoroute
L’élue écologiste du canton de Pont-de l’Arche, Maryannick Deshayes, a apporté son soutien au président du Département dans son combat contre l’État au sujet de l’autoroute A28/A13. Estimant qu’elle « n’a pas d’intérêt pour les Eurois », Sébastien Lecornu a annoncé sa volonté de ne pas contribuer financièrement à sa construction estimée à un milliard d’euros. Dans un article de presse était suggérée l’idée que l’État pourrait y obliger le Département : « Si une déclaration d’utilité publique est prise, l’État pourrait exiger des travaux pour sécuriser le réseau départemental, par contre je ne vois pas comment l’État pourrait nous obliger alors que nous n’avons pas pris de délibération » rassure le président de l’Eure. « Je constate avec un peu d’agacement la pression mise par les élus de Rouen, dont Monsieur Sanchez (le président de la métropole rouennaise, NDLR) qui s’étale dans la presse. Si le sujet était si important, il m’aurait appelé »…

Marion Bouchalais, pour Eure-Infos-La Dépêche