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CHU Charles Nicole de ROUEN: les infirmières normandes avaient RDV avec l’AUTISME présidentiel…

L’annonce n’a été qu’à peine… annoncée à la fin de la semaine dernière d’un déplacement du président de la République en Normandie à Rouen au CHU Charles Nicole pour y présenter un nouveau plan de lutte contre l’autisme: nous sommes obligés d’être ir…

L’annonce n’a été qu’à peine… annoncée à la fin de la semaine dernière d’un déplacement du président de la République en Normandie à Rouen au CHU Charles Nicole pour y présenter un nouveau plan de lutte contre l’autisme: nous sommes obligés d’être ironiques car l’Elysée qui maîtrise si bien la communication au point de prendre des libertés avec la liberté de la Presse organise un voyage dans la ville d’Armand Carrel pour parler d’autisme au moment où la grogne monte contre les réformes en cours, notamment à la SNCF parce que le gouvernement pratique l’autisme en guise de concertation…

Enfin, s’il y a une région de France qui sait ce qu’autisme de l’Etat central peut signifier c’est bien la Normandie: travaille-t-on sur le sujet au CHU Charles Nicole de Rouen où de nombreuses innovations en matière d’ingéniérie médicale sont possibles notamment grâce aux financements de la région Normandie?

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http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/emmanuel-macron-oblige-de-sortir-un-peu-de-sa-reserve-a-rouen-CN12682077

Emmanuel Macron obligé de sortir un peu de sa réserve à Rouen

Publié il y a 7 heures

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Mise à jour 13:35
La communication, c’est un domaine qu’Emmanuel Macron maîtrise jusqu’au bout des ongles. En déplacement à Rouen pour parler de la prise en charge de l’autisme en France, le président de la République a fait l’impasse sur les mouvements sociaux qui agitent le pays.

ROUEN (Normandie). Pas facile de faire sortir Emmanuel Macron de son registre. Depuis qu’il a pris possession de l’Elysée et épousé la fonction présidentielle, l’ex-conseiller de François Hollande choisit les moments, les lieux où il s’exprime. Et il choisit ses sujets.

En déplacement à Rouen (Seine-Maritime) le jeudi 5 avril 2018, le président de la Répubique voulait parler de la prise en charge de l’autisme en France. Au CHU comme dans une crèche, Emmanuel Macron a parlé de l’autisme, la veille de l’annonce d’un pla,n national abondé par l’Etat à hauteur de quelque 350 M€. Le gouvernement va consacrer au moins 340 millions d’euros sur cinq ans pour améliorer la recherche, le dépistage et la

prise en charge de l’autisme, a indiqué l’Elysée, en marge de la visite d’Emmanuel Macron dans un service hospitalier spécialisé à Rouen.

Le président de la République a notamment expliqué devant des journalistes que serait mis en place un “forfait de remboursement pour les parents à partir du 1er janvier 2019” pour les dépistages, dans le cadre de la “stratégie autisme” que doit présenter vendredi 6 avril le Premier ministre Edouard Philippe.

Des manifestants pas entendus

Alors que des personnels de santé du CHU de Rouen, des étudiants, des cheminots, des salariés de Carrefour, des salariés de différents établissements publics, faisaient le pied de grue devant le CHU de Rouen, pour lui signifier que ses réformes déplaisent à une partie de la population, Emmanuel Macron est resté droit dans ses bottes.

Il n’a pas mofifié le programme très officiel de sa visite à Rouen. Une visite très minutée et très cadenassée. Y compris pour les médias. Ce n’était pas “open car” pour la presse ce jeudi matin au CHU de Rouen.

Emmanuel Macron n’a répondu qu’aux questions concernant l’autisme.

Ce n’est qu’à la fin de sa visite au CHU de Rouen, qu’interpellé par une dizaine de personnes travaillant dans le plus important centre de santé de Normandie, qu’il a fait une entorse à ses propres prinicpes. Un léger pas de côté sans risque de se déplacer la hanche. Le service traumatologie du CHU de Rouen n’avait pas été mis en alerte.

Macron : “ Il faut bouger”

Aux personnels du CHU de Rouen indiquant au chef de l’Etat que l’hôpital public manque cruellement de moyens – surtout humains – Emmanuel Macron a simplement répondu que les “bonnes réformes sont faites partout, il faut bouger”. Entendez par là, à l’hôpital aussi.

Sans entrer dans les détails, il a ajouté qu’il “y a toujours des inquiétudes”. Tout en laissant entendre que des mesures seront prises par le gouvernement pour doter les établissements publics de santé de remplir au mieux leurs missions.

Tout juste nommée directrice du CHU de Rouen, en remplacement d’Isabelle Lesage partie à la retraite après avoir tenu les cordons de la bourse d’une main de fer pour faire plaisir au ministère de la Santé, Véronique Desjardins, n’a pas encore eu le temps de mesurer le mauvais climat social qui règne au CHU de Rouen.

Après le départ d’Emmanuel Macron, les personnels rangeront leurs téléphones portables. Ce ne sera plus le temps des selfies avec le golden boy de l’Elysée mais celui des revendications et des protestations.

L’effet Macron est déjà terminé au CHU de Rouen. Il est pourtant tout juste 13 h 30.

Pour savoir ce que pense Emmanuel Macron des mouvements sociaux qui perturbent depuis quelques jours la vie des Français, il faudra encore patienter. Ce n’est pas en Normandie que le chef de l’Etat avait envie de s’exprimer. Il prréfèrera sûrement le 20 Heures d’une grande chaîne de télévision pour faire le point sur ses réformes. Depuis quelques jours, la cellule communication de l’Elysée, planche sur la meilleure façon de passer à la phase explication de texte.


 

Commentaire de Florestan:

« Ce n’est pas en Normandie que le chef de l’Etat avait envie de s’exprimer… » Le journaliste de Paris-Normandie ne croit pas si bien dire…

L’autisme présidentielle n’est pas la moins grave des formes d’autisme: et le remède pour en sortir s’appelle la démocratie, option… girondine et normande!

Voir aussi:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/echange-muscle-entre-emmanuel-macron-salariee-du-chu-rouen-1453337.html