
« On va remettre un peu d’ordre ! » Le responsable de la Brigade environnement propreté (BEP) de la ville de Rouen (Seine-Maritime) prévient : après une année de sensibilisation auprès de la population, place à l’action.
De la crotte de chiens négligemment abandonnée sur le trottoir, aux bacs à déchets qui stagnent sur la chaussée en passant par les dépôts sauvages, les cinq agents de la BEP vont durcir le ton.
LIRE AUSSI : Opération chasse aux déchets, à Rouen : les citoyens invités à nettoyer l’espace public
9 000 dépôts sauvages par an
Chaque année, 9 000 dépôts sauvages sont ramassés dans les rues de la ville, notamment autour des points de collecte destinés au tri. « Si on voit un sac déposé, nous sommes assermentés pour l’ouvrir, regarder dedans et identifier la personne qui l’a jeté », explique le chef de la brigade.
LIRE AUSSI : Stationnement, impôts, chantiers… Ce qui va changer à Rouen et au Havre en 2018
Jusqu’à 1 500 euros d’amende
C’est là que ça se corse pour les contrevenants. Jusque-là, les agents de la BEP étaient équipés d’un carnet à souches et mettaient des amendes qui allaient de 11 à 38 euros.
Depuis le 1er janvier 2018, ils dressent un procès-verbal qui passe entre les mains d’un officier de police judiciaire puis d’un officier du ministère public qui décide de la suite. « Ça peut être plus lourd et monter jusqu’à 1 500 euros », informe-t-on à la BEP.