Une mère de famille a déposé plainte lundi 8 octobre 2018, après que son fils a été piqué par une aiguille dans une école maternelle de Canteleu (Seine-Maritime). (Archives ©RT / 76actu)
Au moins une famille a déposé plainte après que son enfant a été piqué par une mystérieuse aiguille à l’école maternelle Guy-de-Maupassant de Canteleu (Seine-Maritime). Dans cet établissement de l’agglomération de Rouen, une fillette de quatre ans a piqué plusieurs de ses camarades vendredi 5 octobre 2018.
Une plainte pour « blessures involontaires »
Au moins une plainte a été déposée pour « blessures involontaires ». Le récépissé de déclaration que nous nous sommes procuré prouve que la plainte a été enregistrée par le commissariat central de Rouen, lundi 8 octobre 2018. Depuis les faits, la maman du petit Ouassem* dit vivre « dans la terreur ».
Pourtant, l’Agence régionale de santé (ARS) assurait qu’il n’y avait aucune crainte à avoir. « Les médecins des urgences pédiatriques n’ont pas trouvé de trace de piqûre sur les enfants », rassurait le docteur Benoît Cottrelle, responsable veille et sécurité sanitaire à l’Agence régionale de santé (ARS) de Normandie. Le médecin laissait entendre que l’aiguille était probablement « capuchonnée ».
« Je ne sais plus qui croire »
Mais Nathalie*, à l’origine du dépôt de plainte, n’est pas convaincue. Les deux réunions qui se sont tenues à l’école pour informer les parents ne l’ont pas apaisée non plus. « Je ne sais plus qui croire. La mère de la petite fille qui avait l’aiguille a changé plusieurs fois de version. Un coup elle affirme que l’aiguille ne vient pas de chez elle, et quelques jours plus tard, elle reconnaît que c’est en fait le cas. » Cette maman est aussi tentée de croire son fils âgé de cinq ans : « Il est catégorique et m’affirme avoir été piqué à la tête, et que l’aiguille n’avait pas de capuchon. Son discours ne varie pas. »
Ouassem a été examiné dès le vendredi soir. « Le médecin m’a dit que pour l’instant les tests de contamination étaient négatifs, mais il doit en subir de nouveaux dans les prochains jours. » En attendant, le garçonnet a suivi « un traitement lourd », notamment pour lutter contre le risque de contamination au VIH.
En effet, les huit enfants concernés ont été envoyés aux urgences pédiatriques du CHU de Rouen, et « des préconisations médicales ont également été adressées par écrit à tous les parents », assurait dans un communiqué l’académie de Rouen. « Ce traitement lui a donné des douleurs abdominales, certains enfants ont eu vomissements et diarrhée », peste cette mère de famille.
« J’ai vécu dans la terreur. Je n’ai pas dormi durant trois jours. La psychose s’installe. La seule chose que je veux, c’est que mon fils n’ait rien. » Et si Nathalie a déposé plainte, « c’est uniquement pour connaître la vérité ». Nathalie affirme que trois autres familles ont déposé plainte. Une information en cours de vérification auprès des services de police.
*Les prénoms ont été modifiés