De nombreux renards ont élu domicile dans le parc du centre psychiatrique Pierre-Janet, au Havre (Seine-Maritime) (©Adobe Stock Illustration)
« Il s’agit pour nous de ne pas laisser faire cette extermination systématique », s’est alarmée, une infirmière de l’hôpital psychiatrique Pierre-Janet dans le texte joint à la pétition lancée vendredi 4 mai 2018. Dans le parc de cet établissement du Havre (Seine-Maritime), de nombreux renards ont pris leurs aises. Selon la pétition, la direction de l’hôpital souhaiterait les piéger. Il n’en est rien, rétorque-t-elle. A-t-on crié au loup trop tôt ?
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« Aucune mesure prise pour l’instant »
Ils seront bientôt 3 000 à avoir signé pour « sauver les renards de notre parc ». Dans l’espace boisé de l’hôpital psychiatrique, ces animaux sont chez eux. Trop selon la direction ? C’est ce que soutient le texte de la pétition :
Récemment, nous avons appris que l’administration de l’hôpital allait mettre en œuvre, sous peu, une opération d’éradication des renards du parc par l’utilisation de pièges.
Cependant, la communication du groupe hospitalier dont dépend ce site a assuré que pour l’instant, « aucune mesure n’a été prise » et qu’il n’y a « pas de pose de piège ». Tout juste reconnaît-elle que « l’hôpital cherche des solutions ».
Un risque sanitaire ? La rage a disparu
Principale inquiétude, celle liée à « la transmission de maladies comme la rage aux patients et aux soignants ». L’infirmière à l’origine de la pétition contre l’argument : « La rage est considérée disparue en France depuis 2001. » Validant ces faits pour le renard, le ministère de la Santé explique que « les rares cas observés » depuis concernent chiens, chats et chauve-souris.
Selon l’auteure du texte, les renards du centre Janet n’ont fait montre « d’aucune agressivité », lesquels seraient même devenus une attraction pour les usagers du lieu.
Et pendant ce temps, les renards, qu’en disent-ils ?