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Deux dates en Normandie pour le spectacle musical « Gospel pour 100 voix »

Le spectacle international « Gospel pour 100 voix » sera présenté à deux reprises en Normandie : samedi 4 février au Zénith de Caen, puis le vendredi 3 mars 2017, à Rouen.

Les Gospel pour 100 voix va faire deux étapes en Normandie : à Cean le 4 février 2017, puis à Rouen le 3 mars 2017. (Photo D.R.)
« Gospel pour 100 voix » fera deux étapes en Normandie : à Caen, le 4 février 2017, puis à Rouen, le 3 mars 2017. (Photo D.R.)

Samedi 4 février 2017, le spectacle Gospel pour 100 voix se produira au Zénith de Caen (calvados). Vendredi 3 mars 2017, la troupe reviendra en Normandie pour présenter son show au Zénith de Rouen (Seine-Maritime). Rencontre avec le producteur Jean-Baptiste Guyon.

Un message de paix et d’espoir

Normandie-actu : Comment est né ce projet « Gospel pour 100 voix » ? 
Jean-Baptiste Guyon :
J’ai créé ce spectacle en 1998 pour les 150 ans de l’abolition de l’esclavage. Pourquoi ? Je ne peux pas vous répondre. Je suis issu du spectacle, du théâtre notamment. Dans le théâtre, on véhicule des messages. J’ai trouvé dans le gospel cette force de donner du fond et de la forme.

C’est important de véhiculer un message. C’est un message de paix, d’espoir, de tolérance, de partage. Et par les temps qui courent, c’est essentiel. Le succès est mondial. Nous avons mis en ligne une vidéo qui a été vue 33 millions de fois dans le monde. Cela traduit bien un besoin réel, une envie de s’amuser et de partager quelque chose.

Un genre créé en 1942

Comment présenter le gospel ?
J’ai fait un gros travail pour expliquer aux Français ce qu’est le gospel. Ils pensent que c’est du negro spiritual. Le negro spiritual trouve sa source dans les chants qui permettaient aux esclaves noirs de faire passer des messages dans les champs de coton puisqu’ils n’avaient pas le droit de parler. L’acte de fondation du gospel date de 1942. C’est à ce moment qu’un bluesman a écrit le premier morceau de gospel, après le décès de sa femme et de son enfant. Il parlait à Dieu, « God spell ».

De nombreux artistes ont porté cette musique.
Tout le monde s’est engouffré dans cette musique. Elvis a fait deux album gospel. On y a aussi ajouté du jazz, du rap… Des artistes comme Beyoncé ou Elton John ont aussi écrit pour le gospel. Dans les années 1960, les productions françaises ont pris les tubes américains et les ont mis à la sauce française.

Elles faisaient jouer ces musiques dans des temples, mais l’acoustique ne s’y prêtait pas. Aux États-Unis, les temples sont en bois, pas en France. Les instruments ont donc été enlevés et on a privilégié le negro Spiritual. Nous, on fait du gospel.

VIDÉO. Découvrir le spectacle, « Gospel pour 100 voix »:

Cliquez ici pour voir la vidéo embarqué

Des chanteurs de « The Voice »

Beaucoup de vos chanteurs se sont illustrés dans des émissions de téléréalité. Leur présence attire-t-elle un nouveau public ?
Les gens viennent voir du gospel et non pas tel ou tel artiste. Nous sommes le plus gros fournisseur de chanteurs pour ce type d’émissions. Ce qui est important, c’est ce qu’apporte la musique gospel aux chanteurs. Ils ont appris à véhiculer une émotion.

Quand on parvient à faire passer une émotion, c’est de l’art. Wesley Seme, finaliste de The Voice 2014, et Dominique Magloire, demi-finaliste de The Voice 2012, ne nous ont pas quittés. On peut aussi citer Yoann Freget, Emma Djob, Cyril Cinelu.

VIDÉO. La performance de Wesley à The Voice :

Cliquez ici pour voir la vidéo embarqué

Selon les pays où vous vous produisez, adaptez-vous le registre ?
Non, car le message est universel. La musique américaine est universelle. En France ou en Angleterre, la réception est la même au niveau du public. Le « Gospel pour 100 voix » est composé de gens de 25 pays différents et de toutes les confessions religieuses. Je reçois des messages d’Afrique du Sud, d’Arabie Saoudite, d’Allemagne…

Envie de partage

Vous êtes déjà venus plusieurs fois à Rouen. Conservez-vous un souvenir spécial de l’un de vos passages ?
L’accueil du public est chaleureux. À la fin du spectacle, je demande comment les gens ont eu connaissance du spectacle. Dans 50% des cas, c’est un cadeau de Noël. Cela prouve que les gens ont envie de faire partager ça. Rouen est un étape très importante pour nous.

On retrouve toujours des morceaux incontournables ?
Le spectacle est nouveau : ce ne sont les mêmes chansons, pas les mêmes chanteurs. La tournée a été mise en vente fin 2014. Mais les titres incontournables sont toujours là. Une fois, nous avons essayé de ne pas faire Oh happy day. On s’est fait lyncher. On essaie de ne pas créer de frustration.

Infos pratiques :
Samedi 4 février 2017, au Zénith, rue Joseph Philippon, à Caen, à 20h30.
Vendredi 3 mars 2017, au Zénith, avenue des Canadiens, au Grand-Quevilly, à 20h30.
Tarifs : de 29 à 59 euros.