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Emploi fictif au Front national : un ancien élu de la Région Normandie dans le viseur

Le garde du corps de Marine Le Pen est dans le collimateur de Bruxelles pour un emploi présumé fictif au parlement européen. Thierry Légier a été conseiller régional de Normandie.

Thierry Légier a été garde du corps de Jean-Marie Le Pen, avant d'être celui de sa fille, Marine. Il a aussi été conseiller régional de Haute-Normandie. (
Thierry Légier a été garde du corps de Jean-Marie Le Pen (sur la photo derrière lui avec la cravate rouge), avant d'être celui de sa fille, Marine. Il a aussi été conseiller régional de Haute-Normandie. (©Wikimedia Commons)

Le garde du corps de Jean-Marie et Marine Le Pen a t-il été assistant parlementaire pour la présidente du Front national au parlement européen ?

Ancien conseiller régional de Haute-Normandie

L’Office antifraude de l’Union européenne (Olaf) doute de la réalité de cet emploi. Il somme Marine Le Pen de rembourser 339 000 euros au parlement européen, pour avoir rémunéré deux assistants supposés fantômes, comme le relate le JDD.

Dans le viseur de l’Olaf : Thierry Légier, garde du corps bien identifié de Marine Le Pen et précédemment de son père, Jean-Marie. Thierry Légier est un ancien conseiller régional de Haute-Normandie et ancien candidat à l’élection départementale sur le canton de Saint-Valéry-en-Caux.

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Comme le rappelle France 3 Normandie, le quinquagénaire aurait perçu un salaire de 41 554 euros en 2011, pour son travail parlementaire. Pour l’Olaf, Thierry Légier n’a jamais travaillé pour l’Europe, mais seulement à faire fonctionner le parti d’extrême droite. Dans un interview accordée à La chaîne parlementaire, Marine Le Pen a contesté ces accusations, mercredi 1er février 2017.

« Il a largement fait le taf »

Thierry Légier, a été candidat à la mairie de Rouen, sur la liste conduite par Guillaume Pennelle, en septième position.

Le patron du FN en Seine-Maritime dit aujourd’hui le « connaître de loin », mais assure à Normandie-actu qu’« il a effectué quelques heures au parlement européen pour des tâches importantes. Il a largement fait le taf (sic) ».

Pour Guillaume Pennelle, il s’agit là d’un « procès politique. On n’est pas du tout dans le cadre de l’affaire Fillon. Loin de là. C’est le fait du prince. Martin Schulz [président du parlement européen, NDLR] s’acharne sur les partis politiques qui le gênent ».

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