Environ 600 logements ont été vidés de leurs occupants, dimanche 12 août 2018 à Rouen (Seine-Maritime), en raison du déminage d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale. (©SL / 76actu)
L’opération n’est pas si courante à Rouen (Seine-Maritime). Environ 600 logements situés dans un rayon de 270 mètres autour d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale ont été évacués, dimanche 12 août 2018. Toute la matinée, ils ont été tenus à l’écart, dans un gymnase, tandis que les démineurs de Caen désamorçaient l’engin.
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Vaste opération d’évacuation, dans le calme
« Ce n’est pas la première fois, nous avons l’habitude », s’amusent Paule et Marie* en quittant leur domicile. Avec les habitants de 600 logements, elles ont évacué dimanche matin entre 7h et 8h. « Tout le monde a été évacué, sauf une personne », a précisé le sous-préfet de Seine-Maritime, Jehan-Éric Winckler. Au total, ils sont deux à avoir refusé de quitter leurs habitations. « C’est pas une bombinette qui va m’effrayer », a justifié un résistant.
Hormis ces deux coups d’éclat, le reste de l’opération s’est déroulé dans le calme. Chaque immeuble du quartier a été inspecté par les forces de l’ordre, qui quadrillent la zone. Si beaucoup de logements étaient vides, la plupart des résidents ont été dirigés vers le gymnase Nelson-Mandela, où « 105 personnes sont accueillies », dénombre Sylvain Laquièvre, responsable du plan communal de sauvegarde pour la Ville de Rouen. Il explique :
Huit agents sont mobilisés pour servir le petit-déjeuner, puis une collation vers 11h30. Une salle a été ouverte avec des ballons pour que les enfants s’amusent et patientent.
Un périmètre de sécurité de 270 mètres a été mis en place pour sécuriser l’opération. (©Préfecture de Seine-Maritime)
« On peut aller jusqu’à une destruction sur site »
L’opération doit durer plusieurs heures. Elle sera dirigée depuis la préfecture de Seine-Maritime, en présence du sous-préfet, de la police et des pompiers. Un hélicoptère va survoler la zone. Jehan-Éric Winckler a détaillé la marche à suivre :
Les démineurs vont arriver sur zone pour aller voir le bébé, ils vont dessoucher la bombe avec un tractopelle vers 9h30 pour un temps indéfini, car ce n’est pas une science exacte.
Le sous-préfet sait de quoi il parle : pendant trois ans, il a dirigé le service de déminage du ministère de l’Intérieur. L’objectif est de désamorcer l’engin, en neutralisant les 100 kilos d’explosifs contenus dans la bombe de 230 kilos. « Si ça ne marche pas, on peut aller jusqu’à une destruction sur site. »
EN IMAGES. Découvrez les détails de l’évacuation et de la mise hors service de la bombe :









