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EN IMAGES. Dans les coulisses du cirque Gruss avant sa dernière représentation à Rouen

La dernière représentation de la saison du cirque Arlette Gruss, à Rouen (Seine-Maritime) a lieu vendredi 4 mars 2018. Découvrez les coulisses de ce cirque.

Robert Haldi (à gauche) connaît tout du cirque Arlette Gruss. Rencontre à Rouen (Seine-Maritime) à quelques heures de la dernière représentation, vendredi 4 mars 2018.  (©Thierry Chion)

Le cirque Arlette Gruss s’est installé à Rouen (Seine-Maritime) pour proposer son nouveau spectacle Osez le cirque au public seinomarin jusqu’au vendredi 4 mars 2018. Immersion dans le monde des coulisses.

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Une ville ambulante

Un cirque, c’est une ville ambulante et c’est aussi de nombreux savoir-faire et une technicité au sein d’une même troupe. Le montage du chapiteau, appelé cathédrale, dure deux jours. 80 personnes s’emploient à lui donner forme. Le démontage est beaucoup plus rapide : sept heures tout au plus. La toile pesant sept tonnes et couvrant une surface de 2800 m2 est retenue par des mâts, mais aussi par 500 pinces (gros pieux métalliques) plantées tout autour.

Lorsqu’on arrive sur un site, comme ici, on a un plan de toutes les conduites et réseaux pour éviter de percer quoi que ce soit et paralyser une partie d’une ville, explique Robert Haldi lors de la visite du cirque.

Et d’ajouter : « On ne travaille plus au marteau-piqueur. Nous avons des engins spéciaux pour faire cela. Ça apporte beaucoup plus de confort au personnel et c’est aussi beaucoup plus rapide. »

L’immense chapiteau

Le chapiteau du cirque Arlette Gruss comprend 1 850 places. (©Thierry Chion)

Le hall d’entrée du cirque, entièrement recouvert de parquet fait une surface de 600 m2. Il précède le chapiteau de 1 850 places, équipé de 250 projecteurs à led dernière génération ainsi que 40 lasers.

Cela représente un investissement de 3 millions d’euros du trois ans. 

Quand à la piste, d’un diamètre de 13 mètres, il s’agit en fait d’une remorque de camion, montée sur vérins, qui se déplie. Les caissons entourant cette piste renferment un filet en acier qui se déploie en deux minutes de sorte à créer la cage pour les numéros de fauves. Tout autour de la piste, des écrans géants sont disposés de sorte à lancer une vidéo 15 minutes avant le début du spectacle. « Le spectacle est lancé par rapport à cette vidéo qui est elle même calée avec les lumières. »

Les coulisses : à chacun sa place

Dans les loges, tout à une place bien prédéfinie, comme le canon de l’homme fusée. (©Thierry Chion)

Dans les coulisses où toute place est calculée, tout est pensé pour que le spectacle se déroule sans accroc. Sur un écran s’affichent de nombreux renseignements, comme les horaires de passage de chaque prestation, les changements de programme de dernière minute, tout comme les numéros d’urgence.
À côté se trouvent les loges artistes avec les 180 costumes du spectacle.

Cela représente un investissement de 380 000 euros. Les costumes sont changés chaque année. Un compositeur travaille à l’année pour créer la musique de la saison à venir. Gilbert Gruss donne les idées directrices. Jusqu’à la dernière minute, la musique peut évoluer, s’adapter au spectacle. 

Priorité aux animaux

Lorsque le cirque arrive dans une ville, la première chose effectuée est l’installation des animaux avant même que l’équipe ne commence à monter le chapiteau.

Personne ne va se coucher tant que les animaux ne sont pas installés. Lors du démontage par contre, c’est la Cathédrale qui est démontée la première.

Les écuries sont le dernier poste replié afin que les bêtes passent le moins de temps possible en véhicule avant de rejoindre une autre ville.

Tout autour de la scène, dans les caissons sont enfermés les filets d’acier servant à donner corps à l’arène des fauves. (©Thierry Chion)

Le cirque Arlette Gruss représente un convoi de 54 semi-remorques avec remorques. « Nous parcourrons 8 500 kilomètres par an, c’est assez peu. Nous restons d’une semaine à un mois sur place. » Le convoi est fermé par un camion atelier avec à son bord trois mécaniciens. « On n’a jamais laissé un véhicule en panne sur le bord de la route. »

Infos pratiques :
Jusqu’au 4 mars 2018, esplanade Saint-Gervais, Presqu’île Waddington, à Rouen.
Tarifs : à partir de 14 euros.
Visite de la ménagerie : 2 euros.
Horaires : À 14h les 3 et 4 mars 2018. À 15h le 2 mars. À 17h15 le 3 mars. À 19h30 le 2 mars. À 20h30 le 3 mars.