
Depuis sa création en 1985, la discothèque Les Planches de Blonville-sur-Mer (Calvados) s’est fait un nom dans le monde de la nuit. Repaire prisé d’une jeunesse huppée, elle a attiré à ses débuts de jeunes DJ aujourd’hui mondialement connus (David Guetta, Martin Solveig, Bob Sinclar…).
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Mais son heure de gloire semble révolue et le club connaît aujourd’hui un nouveau rebondissement. Yves Lemonnier, le maire de Blonville, confirme, jeudi 12 janvier 2017 :
Après le passage d’une commission de sécurité dans l’établissement, un avis défavorable a été rendu. La propriétaire des Planches avait jusqu’avant les fêtes de Noël pour présenter les éléments [qui auraient pu empêcher la fermeture administrative, ndlr], mais elle n’a pas rendu le dossier.
Contactée, cette dernière n’a pas encore donné suite à notre demande.
Plusieurs candidats potentiels au rachat
Mercredi 11 janvier 2017, le premier élu blonvillais a « adressé un recommandé à la sous-préfecture pour demander la fermeture définitive » de l’établissement. Mais Yves Lemonnier précise tout de même :
Plusieurs candidats potentiels au rachat se sont déclarés, parmi lesquelles une candidature sérieuse.
Un nouvel acquéreur qui pourrait s’engager à réaliser à sa charge les travaux de mise aux normes.
Des fermetures par le passé
Le night-club n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’arrêt. En juillet 2015 déjà, il avait fait l’objet d’une fermeture administrative de quinze jours après une rixe au cours de laquelle un jeune homme avait été grièvement blessé. Et mi-août de la même année, une seconde fermeture administrative forçait l’établissement à fermer temporairement ses portes.
Jusqu’à 1 300 entrées par soirée
Une décision que contestait alors le propriétaire de l’époque, Jean-Christophe Buon. Quelques mois plus tard, en décembre 2015, il passait les clefs des Planches à un couple de Rouennais, actuels propriétaires des lieux, après dix-huit ans à la tête de l’établissement. Malgré ces fermetures successives, le club avait repris du poil de la bête, enregistrant parfois jusqu’à « 1 300 entrées par soirée », précise Yves Lemonnier.