Aller au contenu

Épidémie de grippe. Les urgences saturées, le CHU de Rouen se mobilise

Face au pic de l’épidémie de grippe, les personnels hospitaliers sont fortement mobilisés, notamment au CHU de Rouen où les hospitalisations peuvent être perturbées. Précisions.

Les urgences du CHU de Rouen font face au pic de l'épidémie de grippe (illustration ©Fotolia)
Les urgences du CHU de Rouen font face au pic de l'épidémie de grippe (illustration ©Fotolia)

L’épidémie de grippe s’apprête à atteindre son pic en France. Face à l’urgence sanitaire, les personnels hospitaliers se mobilisent, notamment au CHU de Rouen (Seine-Maritime) et de Caen (Calvados). La ministre de la Santé Marisol Touraine a de son côté appelé au report des chirurgies non urgentes.

> LIRE AUSSI : Épidémie de grippe. Le nombre de malades continue de progresser en Normandie

Les urgences saturées à Rouen

Dans un communiqué de presse, l’hôpital de Rouen prévient qu’ « un afflux massif de patients fragiles, notamment de personnes âgées, engendre une situation de saturation aux urgences avec des délais d’attente longs et impacte nos capacités d’hospitalisation ».

Le communiqué rappelle par ailleurs que depuis la mi-décembre 2016, le CHU est au niveau II du plan « Hôpital en tension ».

Cellule de crise

« Des lits supplémentaires temporaires ont été créés dans les services » et « une cellule de crise comprenant les responsables médicaux, soignants et la direction s’est tenue tous les jours » pour permettre « de mobiliser toutes les ressources internes et de travailler en lien avec les établissements partenaires de proximité pour trouver des solutions personnalisées pour chaque patient », précise l’hôpital.

Depuis une semaine, des mesures complémentaires ont été prises. Une unité temporaire de crise a été ouverte. Des capacités en lits de chirurgie ont été transformées en lits de médecine et les spécialistes médicaux se déplacent au chevet des patients. Certaines chambres à 1 lit sont transformées en chambres à 2 lits dans les unités de médecine et de soins de suite et de réadaptation. Les équipes soignantes ont été renforcées.

Des lits supplémentaires à Caen

Aux urgences du CHU de Caen (Calvados), la situation est plus calme pour le moment. « Dans l’immédiat, le CHU de Caen n’est pas autant  impacté  que d’autres établissements et notamment le CHU de Rouen par l’épidémie grippale », indique la direction de l’hôpital.

Néanmoins, trois lits supplémentaires ont été ouverts dans la semaine du 2 janvier 2017, et dix autres devraient s’ajouter dès lundi 16 janvier 2017, aux 20 lits déjà disponibles dans le service.

Une cellule de surveillance pilotée par la direction se réunira en début d’après-midi pour vérifier les tendances des prochains jours  concernant la disponibilité en hospitalisation du CHU en fonction des programmes opératoires et de l’activité des services d’hospitalisation de semaine, ajoute la direction de l’établissement. Si des tensions apparaissent, le CHU prendra les mesures nécessaires pour éviter une tension trop forte pour le service des urgences.

« Le bilan sera probablement lourd »

De son côté, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, tire la sonnette d’alarme. Elle a indiqué que le bilan de l’épidémie de grippe serait « probablement lourd ». Elle appelle également les services de chirurgie à reporter les opérations non urgentes pour désengorger les services.

L’enjeu c’est de garantir qu’il y a des lits d’hospitalisation disponibles. Le bilan de l’épidémie sera probablement lourd, puisque le nombre de personnes malades est particulièrement important, mais le système de santé répond présent.

De son côté, le CHU de Rouen appelle ses patients à la « compréhension » face aux conditions d’hébergement en hospitalisation qui peuvent être temporairement perturbées ». L’hôpital invite également les patients à se diriger en premier lieu vers une consultation médicale plutôt qu’aux urgences.

Lors de la première semaine de janvier 2017, la Normandie « se situait en phase épidémique pour la quatrième semaine consécutive », précise l’ARS.

> LIRE AUSSI : Surcharge de travail au CHU de Rouen : « On ne prend plus le temps avec les patients »

Avec AFP