
L‘Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) a publié une étude, en janvier 2017, sur l’utilisation du vélo pour se rendre au travail en Normandie. Les chiffres sont issus de l’enquête annuelle de recensement de la population en 2015. Selon cette étude, il apparaît que les Normands utilisent très peu leur bicyclette pour se rendre à leur travail.
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En 2015, 16 000 Normands ont utilisé un vélo pour se rendre au travail, soit 1,2 % des personnes qui ont un emploi. Cette pratique est moins développée qu’au niveau national (1,9 %). La Normandie est, après la Corse, la région de France où cette proportion est la plus faible, loin derrière la région Grand Est en tête (2,7 %).
Les Normands préfèrent la voiture et quand ils ont le choix entre aller à pied ou à vélo au travail, ils préféreront la marche.

La voiture, le mode de transport privilégié
En Normandie, un peu plus qu’en France, la voiture reste le mode de transport le plus utilisé pour se rendre au travail. Elle est choisie par huit actifs normands sur dix. Ils ne sont en revanche que 6,6 % à employer les transports en commun, six fois moins que les Franciliens. C’est à peine plus important que la pratique de la marche (6,1 %).
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Loin derrière, l’utilisation des deux-roues motorisés est comparable à celle du vélo (1,4 %). Le recours aux deux roues, motorisés ou non, diminue de 0,8 point de 2008 à 2015. Dans le même temps, l’usage de la voiture progresse (+ 1,9 point).
Caen, ville de vélos ?
Essentiellement utilisée pour les trajets domicile-travail courts, la bicyclette constitue plutôt un mode de transport urbain. Des disparités existent par ailleurs entre les trois plus grandes villes-centres de la région. Caen compte 4,4 % de résidents allant travailler à bicyclette, contre moins de 3 % à Rouen ou au Havre.
Cette différence peut s’expliquer par plusieurs facteurs : la topographie de la ville, la politique locale menée pour les vélos…, énumère Jérôme Letournel, chef du service des études et de la diffusion à l’Insee Normandie. Mais nous n’avons pas poussé notre étude jusque-là.
La pratique du vélo varie peu avec l’âge en Normandie
Entre 20 et 50 ans, l’usage du vélo est stable (1,1 %), et devient plus fréquent après l’âge de 50 ans. Par contre, on peut remarquer que les femmes vont moins travailler en deux-roues que les hommes, que ce soit à vélo ou en deux-roues motorisé.
À l’inverse, les femmes recourent davantage à la marche et aux transports en commun que les hommes.
Peu d’écarts entre les groupes sociaux
En Normandie, l’utilisation du vélo pour aller travailler est plus répandue chez les moins diplômés, titulaires au plus du Brevet, et chez les diplômés de l’enseignement supérieur. Parmi les diplômés du supérieur, la pratique du vélo progresse avec le niveau d’études, mais moins nettement que dans l’ensemble de la France. Elle concerne ainsi 3,3 % des titulaires d’un doctorat, soit deux points de moins qu’au niveau national.
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Les écarts entre groupes sociaux apparaissent relativement faibles dans la région. À l’échelle nationale, les cadres pratiquent plus le vélo. En Normandie, les ouvriers constituent la catégorie qui utilise le plus la bicyclette pour se rendre au travail (1,5 %).