La ministre du Travail Muriel Pénicaud sera à Rouen (Seine-Maritime), samedi 29 septembre 2018, pour la rentrée politique de La République En Marche. (©Frédéric Bourgeois/La Renaissance-Le Bessin/Archives)
La République En Marche entend faire oublier une séquence difficile marquée par l’affaire Benalla, la démission de Nicolas Hulot ou bien encore les sorties polémiques d’Emmanuel Macron. Samedi 29 septembre 2018, les fédérations de Seine-Maritime et de l’Eure de LREM accueillent la ministre du Travail Muriel Pénicaud à Rouen pour marquer leur rentrée politique. En ligne de mire, les élections européennes et municipales.
« Nous avons frappé à 2 800 portes en Seine-Maritime »
Référent départemental du parti en Seine-Maritime, Maxime Boissière se montre confiant quant au scrutin européen de 2019. « On voit bien que les gens veulent une Europe de projet, de destin, pas d’une Europe qui ne fait que se pencher sur des normes », explique le cadre du parti qui estime que l’Union Européenne « vit actuellement un moment charnière, avec deux blocs qui s’affrontent : les progressistes et les populistes ».
Localement, la campagne pour les européennes a débuté par une Marche pour l’Europe au printemps 2018. Maxime Boissière se félicite : « Nous avons frappé à environ 2 800 portes en Seine-Maritime ».
LREM ne veut pas « une majorité de façade »
Pour le référent départemental, « il ne faut pas se mentir, chaque élection est une photographie de l’opinion à un instant précis ». Et d’ajouter :
Les élections européennes peuvent donner une dynamique pour les scrutins suivants.
LREM est donc également tournée vers les élections municipales de 2020. Mais pas question de mettre la charrue avant les bœufs ! « On va d’abord réfléchir au projet que l’on veut proposer pour les villes », prévient Maxime Boissière. « C’est ensuite que nous ferons en sorte de trouver les personnes pour porter ce projet. » Avec pour objectif « de ne pas nous retrouver avec une majorité de façade », en référence notamment aux dissensions qui ont pu apparaître au sein de la majorité de gauche à la mairie de Rouen.
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« Les résultats concrets apparaissent »
Le responsable local du parti annonce toutefois que les investitures pour les municipales surviendront autour de juin 2019. Mais les potentiels intéressés par l’étiquette LREM sont prévenus, il faudra remplir des conditions. « Il y aura, comme pour les législatives, une volonté de renouvellement – même si on ne ferme pas la porte aux sortants -, et de parité », liste Maxime Boissière. « Il faudra aussi adhérer à la charte des progressistes et avoir soutenu notre liste aux européennes ».
Pas question d’investir en juin 2019 des candidats qui ne nous auront pas soutenu pour les européennes un mois avant !
Pour la bataille municipale, LREM entend compter sur les premiers résultats concrets de la politique du gouvernement. Maxime Boissière en est sûr, « lorsque les citoyens vont voir que leur taxe d’habitation a diminué de 30% ou que leur salaire a augmenté grâce à la baisse des cotisations, ils vont comprendre le sens de notre action ». Et d’insister : « C’est vrai, la rentrée politique ne s’est pas passée comme on le voulait, mais les résultats concrets de nos actions apparaissent ! »
Une ministre pour la rentrée
C’est donc le message qui devrait être martelé lors des « Journées LaREM », un peu partout en France, sorte d’universités d’été dispersées dans tout le territoire.
À Rouen, la ministre du Travail Muriel Pénicaud viendra soutenir les troupes samedi 29 septembre 2018, lors d’une réunion publique.
Infos pratiques
Réunion publique « Journées LaREM » avec Muriel Pénicaud, samedi 29 septembre 2018 à 15h45
Espace Vue sur Seine, quai Ferdinand-de-Lesseps à Rouen