Éclairé par la lumière avec son poste de numéro un, David Fouquet aime tout de même rester dans l’ombre comme lorsqu’il était numéro deux et atteindre ses objectifs pour sa première saison au sein du club de Bois-Guillaume (Seine-Maritime). (©Maxime Cartier)
Passé par Quevilly (Seine-Maritime) en tant que préparateur physique et par le FC Rouen la moitié de la saison 2017-2018 en tant qu’entraîneur, David Fouquet endosse le rôle de sélectionneur auprès de l’équipe senior de R1 de Bois-Guillaume. Un retour aux sources pour le tacticien normand.
Le regard pensif, vers l’avenir. Une détermination qui en dit long sur ses ambitions. Du haut de ses 40 ans, le professeur d’EPS, David Fouquet, est un véritable mordu du ballon rond. Ce sport qu’il affectionne tant a une grande place dans sa vie. Passé par Quevilly et le FC Rouen, le pur produit rouennais a décidé de revenir dans son club formateur : le Football union sportive et culturelle Bois-Guillaume (FUSCBG), le 10 juillet 2018. Du rôle d’adjoint à celui de numéro un, David Fouquet sort de l’ombre sans pour autant être en quête de lumière.
L’envie de devenir préparateur physique
De 1996 à 2006, c’était en tant que joueur que David Fouquet foulait les pelouses du club de Bois-Guillaume. Là où son amour du football lui est venu.
Quand j’étais au club, je m’étais fait les croisés. À l’époque, il n’y avait pas toutes ces personnes qui aident à guérir ce genre de blessure. J’étais étudiant en STAPS, alors j’avais décidé d’appliquer mes connaissances et de faire des recherches afin de pouvoir retourner sur le terrain au plus vite.
De ses recherches, David Fouquet avait naturellement eu l’envie de devenir préparateur physique. Ambitieux, perfectionniste, toujours en quête de progression, il avait passé son brevet d’état 1er degré, le diplôme de préparateur physique à Dijon, un brevet d’état 2e degré et un diplôme de préparateur physique décerné par la Fédération Française de Football (FFF). Certifications en poche, le normand a toujours été reconnaissant envers le club qui l’a formé :
Bois-Guillaume, c’est un club où je me suis inscrit en tant qu’homme.
Quevilly : un enrichissement personnel
Fraîchement placé sur le marché du travail, c’est dans sa région natale que David Fouquet a été recruté, à Quevilly. Il y travaillait à plein-temps en tant que préparateur physique et entraîneur adjoint.
Le rôle de numéro deux me convenait plutôt bien. J’avais une bonne entente avec les membres de l’équipe et une certaine proximité.
Durant ces dix années au sein du club seinomarin, le Normand avait connu les fabuleuses épopées de Quevilly en coupe de France, dont notamment celle de 2012, une année magique. Cette année-là, David Fouquet reconnaît y avoir appris beaucoup de choses.
Ne pas faire le match avant qu’il ne débute. Mais j’ai surtout appris dans la gestion humaine, qu’il s’agisse de mes émotions tout comme celles des joueurs qui n’avaient rien connu d’autre que le niveau CFA ou national.
Une saison après l’exploit d’avoir accédé à la finale de coupe de France face à Lyon, le numéro deux de Quevilly pliait bagage et faisait une pause dans le monde du foot.
À un certain niveau, le foot c’est une lessiveuse. De 2013 à 2018, c’est à travers mon poste de professeur d’EPS que je gardais un pied dans ce milieu, en enseignant le foot à travers l’UFR STAPS
Une demi-saison au FC Rouen
En 2018, l’envie d’avoir un rôle important au sein d’un club s’était fait ressentir pour l’ancien de Quevilly. C’était en février dernier que le FC Rouen l’avait recruté afin de sauver l’équipe d’une relégation.
Après Quevilly, je m’étais dit « pourquoi pas à mon tour ? Toutefois, j’arrivais dans une période difficile pour l’équipe, sans réellement bien connaître l’effectif. Mais heureusement, c’est à la dernière journée de championnat que l’objectif a été accompli : le maintien en National 3.
Pour le héros rouennais, qui avait réussi l’exploit quasi impossible, la prolongation à son poste d’entraîneur ne s’était pas faite.
C’est comme ça, mais bon. J’avais envie de continuer à Rouen, j’aurais voulu créer mon effectif
Un retour aux sources
Le compétiteur se remet toujours en question, prêt à être en permanence hors de sa zone de confort. Il ne voulait pas s’arrêter là. L’envie d’entraîner était toujours présente. C’est en juillet que l’opportunité s’est offerte à lui
Quand Gregory Auger m’avait dit qu’il quittait son poste d’entraîneur à Bois-Guillaume pour devenir conseiller technique régional, il voulait trouver un successeur. Il m’a contacté et il a suffi d’une conversation pour me donner envie de prendre son poste
Le nouveau tacticien était notamment convaincu du projet du club, à savoir, miser sur les jeunes et sur l’effectif déjà présent.
Le projet est ultra-flatteur pour Bois-Guillaume, peu d’équipes à ce niveau peuvent se permettre de miser là-dessus. Alors j’ai dit banco pour une première année en R1 !
Miser sur le collectif
Faire progresser les jeunes et les familiariser avec le championnat de R1, tel est l’un des objectifs du sélectionneur. Miser sur le collectif également, pour le tacticien qui ne croit pas « au talent personnel ». Mais le plus important pour la saison : « ne pas se faire peur quant au maintien ».
Calme, à l’écoute, loin d’être un « aboyeur » auprès de ses joueurs, David Fouquet a très vite repris ses marques dans le club bois-guillaumais. Si le compétiteur souhaite poursuivre le travail de son prédécesseur, il espère toutefois donner le meilleur de lui-même. Lors de ses entraînements, le tacticien est tourné vers le rendez-vous du dimanche 26 août 2018, date à laquelle Bois-Guillaume disputera son deuxième match pour la coupe de France.