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Grand froid. Pour cet hiver en Normandie, des hébergements supplémentaires proposés aux sans-abri

Le plan hivernal est activé jusqu’au 31 mars 2018, en Normandie. Il doit permettre d’offrir un toit à toute personne en cas de grand froid. Précisions.

Trêve des expulsions, hébergements d’urgence supplémentaires, maraudes : le plan d’urgence hivernal vise à ne laisser personne dehors en cas de froid, en Normandie comme ailleurs. (©Adobe Stock – illustration)

Trêve dans les expulsions de logements, intensification des maraudes, places d’hébergement d’urgence supplémentaires… Du 1er novembre 2017 au 31 mars 2018, le plan d’urgence hivernal se décline dans les départements, en Normandie comme partout en France, pour ne laisser personne sans toit en cas de grand froid.

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Trois niveaux de vigilance 

Durant la veille hivernale, c’est la météo qui détermine le degré de mobilisation des moyens mis en œuvre, autour de trois niveaux de vigilance : « temps froid » (températures ressenties entre -5 et -10°) « grand froid » (températures ressenties entre -11 et -17°) et « froid extrême ».

Des places supplémentaires

Dans chaque département, des places supplémentaires d’hébergement d’urgence peuvent être ouvertes en cas de besoin, pendant les vagues de froid. Des hébergements qui s’accompagnent d’un repas chaud, d’un petit-déjeuner, mais aussi d’un contact avec les services sociaux et associations, pour envisager une solution de logement plus pérenne.

Ainsi, la Seine-Maritime dispose de 1 748 places d’hébergement pour les sans-abri, dont 723 places « d’urgence ». En cas de vague de froid, l’ancienne école Colette-Yver à Rouen, ainsi que les gymnases Graindor de Rouen et Jacques-Monod du Havre peuvent être utilisés, pour 50 à 60 places chacun. Et si nécessaire, des chambres d’hôtel pour les femmes et les familles avec enfants peuvent être réquisitionnées.

Dans l’Eure, 326 places d’hébergement d’urgence sont disponibles à l’année. En hiver, 83 places supplémentaires sont mobilisables. « En cas de froid exceptionnel, des équipements collectifs seront mis à disposition par les communes », complète la préfecture de l’Eure.

Dans le Calvados, la mise en œuvre du plan hiver passe par l’ouverture d’hébergements dans l’agglomération de Caen : un lieu de 80 places pour les familles et femmes seules ; 15 places pour hommes isolés ; 20 places supplémentaires s’ajoutant aux 509 places d’urgence pérennes. À Bayeux et Lisieux, la « mise à l’abri » se fait à l’hôtel ou via une orientation des sans-abri de passage vers Caen ou des places d’initiative locale dans de petites communes.

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Les maraudes s’intensifient

Le plan hivernal prévoit aussi d’aller au-devant des personnes en difficulté. En Seine-Maritime, les maraudes, assurées par les associations (Samu social, Croix-Rouge…), s’intensifient et deviennent quotidiennes à Rouen, Dieppe et au Havre. Deux équipes du 115 sont à l’écoute, pour les secteurs Rouen-Dieppe et Le Havre.

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Dans l’Eure, les trois accueils de jour du département sont ouverts sept jours sur sept pendant la période hivernale. Les maraudes sont également intensifiées : quatre équipes, au lieu de deux habituellement, vont au-devant des sans-abri. Tout le dispositif est coordonné par le Service intégré de l’accueil et de l’orientation (SIAO Urgence-115).

Dans le Calvados, les maraudes sont renforcées. Dans l’agglomération de Rouen, la maraude assurée par le service « Trait d’union » est adaptée à la saison avec une astreinte de 24 heures sur 24, sept jours sur sept. L’équipe mobile de la Croix-Rouge intervient également quotidiennement, en soirée. Les horaires des accueils de jour de Caen, Lisieux et Bayeux sont étendus.