Il revenait fréquemment à Ravenoville (Manche) pour raconter ses combats de juin 1944, sur les plages de Normandie, en tant que parachutiste américain. En fait Eugène A. Cook n’est venu en Europe que plus tardivement, en tant qu’artilleur.
Un précédent
L’historien américain Brian Sidall devient progressivement un expert des histoires vraies ou fausses des vétérans de la bataille de Normandie. En 2009, il a déjà prouvé qu’Howard Manoian n’était pas l’un des parachutistes qui avait sauté sur Sainte-Mère-Eglise (Manche), contrairement à ce qu’il affirmait. Récemment, il vient de dénoncer Eugène A. Cook qui se faisait également passer pour un vétéran parachutiste américain.
Ayant bien analysé les listes des paras engagés en Normandie, Brian Sidall ne trouve aucune mention de Eugène A. Cook, mais ses recherches soulignent qu’il existait bien un Eugène N. Cook. Ce dernier appartenait à la 101e division aéroportée, 506e régiment d’infanterie parachutiste. Parachuté en Normandie, il avait été affecté à la prise et la sécurisation de Carentan (Manche) et de Utah Beach.
Des vétérans quand même
Néanmoins Eugène A. Cook, tout comme Howard Manoian, aujourd’hui décédé, sont bien des vétérans des combats de 1944 et 1945, qui ont conduit à la libération de l’Europe. Seulement, leurs rôles et les unités au sein desquelles ils servaient ont été beaucoup moins auréolés de gloire. Manoian a débarqué le 6 juin 1944, servant au sein d’une unité de décontamination. Cook est arrivé en Europe plus tardivement, servant dans un régiment d’artillerie.
Le reportage de nos confrères de France 3 Normandie :