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Incident à la centrale nucléaire de Flamanville : quand les « fakes » envahissent les réseaux

Si l’incident de jeudi 9 février 2017 n’était évidemment pas anodin, l’emballement qu’il a pu susciter sur les réseaux sociaux était parfois disproportionné. Précisions.

Après l'incident survenu à la centrale nucléaire de Flamanville, plusieurs fausses images ont circulé sur les réseaux sociaux (©EDF)
Après l'incident survenu à la centrale nucléaire de Flamanville, jeudi 9 février 2017, plusieurs fausses images ont circulé sur les réseaux sociaux. (©EDF)

Rumeurs et fausses images largement diffusées. C’est souvent la plaie des réseaux sociaux. L’incident à la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), survenu jeudi 9 février 2017, en a offert de nouvelles illustrations.

Départ de feu à la centrale nucléaire de Flamanville : « Il n’y a pas eu d’explosion »
« Un départ de feu » s’est produit à la centrale nucléaire de Flamanville, près de Cherbourg (Manche), jeudi 9 février 2017, à 9h30. Contrairement aux premières informations qui ont été relayées, il n’y a pas eu de blessé mais cinq personnes ont été légèrement intoxiquées par les fumées.
Si la direction de la centrale parle d’un « bruit » suivi d’un « dégagement de fumée », elle refuse cependant d’utiliser le terme explosion, immédiatement employé dans de nombreux médias locaux et nationaux, puisqu’« il n’y a pas eu d’impact matériel visible sur l’installation ».
Précisions.

Wikileaks diffuse une fausse vidéo

Ainsi, dès l’annonce de l’incident, et alors même que les circonstances en étaient encore peu connues, plusieurs prétendues photos et vidéos ont essaimé sur Twitter et Facebook. Ces images, bien souvent spectaculaires, n’avaient cependant aucun rapport avec la centrale de Flamanville.

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Wikileaks, le célèbre site spécialisé dans la diffusion de documents confidentiels au nom de la transparence, a par exemple diffusé sur Twitter la vidéo d’un impressionnant incendie. Le tweet a depuis disparu et le site a présenté ses excuses. En effet, nos confrères de France Info ont révélé que ces images, toujours visibles sur YouTube, avaient été tournées en Chine en 2015.

France Info a relevé une autre vidéo, cette fois-ci tournée en Espagne, mais présentée comme ayant été tournée à Flamanville.

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Se fier à des sources sûres

Après ce nouvel emballement superflu sur les réseaux sociaux, il convient de rappeler quelques règles élémentaires. Il ne faut pas diffuser d’informations ou d’images non vérifiées. Pour cela, le plus simple reste de se fier aux informations fournies par des comptes Twitter officiels tels que ceux de la police nationale ou des préfectures.

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Concernant l’« incident technique » de Flamanville, comme décrit par EDF, il s’est finalement terminé vers midi, jeudi 9 février, sans qu’aucune victime ne soit à déplorer. « Seules cinq personnes ont subi des contrôles médicaux sur place, mais n’ont pas été hospitalisées. Elles ont pu reprendre le travail aussitôt », explique Olivier Marmion, le directeur de cabinet du préfet de la Manche, insistant sur le fait que « l’hypothèse de l’acte malveillant est écartée ».

De son côté, EDF a déclaré que « cet événement n’avait eu aucune conséquence sur la sûreté des installations ni sur l’environnement ». Face à ces premières déclarations, Greenpeace a demandé que « les informations sur les causes et conséquences de l’accident soient rendues publiques le plus rapidement possible ».