OrelSan repart en tournée cet automne et la débute au Zénith de Rouen (Seine-Maritime), mardi 16 octobre 2018. (©Jean Counet)
OrelSan à l’affiche du Zénith de Rouen (Seine-Maritime), mardi 16 octobre 2018. Le rappeur de Caen (Calvados) revient dans la salle pour y lancer sa tournée automnale.
« J’essaie toujours de commencer pas trop loin de la maison »
76 actu : Après une première tournée en salle, vous reprenez la route des concerts. Qu’est-ce qui a motivé cette nouvelle tournée ?
OrelSan : Déjà, on aime bien ça. Sur les premières dates certaines ont été rapidement complètes et on s’est dit que ce serait bien de remettre des places en vente pour les gens qui n’ont pas pu venir. Le show a évolué aussi, ce sera vraiment bon à voir.
Vous débutez votre tournée automnale à Rouen. Vous êtes presqu’à domicile. Qu’est-ce que ça vous apporte comme sentiments ?
J’essaie toujours de commencer pas trop loin de la maison. C’est toujours agréable de voir les gens du coin. Il y a une résonance particulière. Dans mes textes, j’évoque la région. Je sens que ça va plus parler aux gens de la région qu’à ceux qui habitent là où il fait beau (rires). Les dates à domicile apportent toujours une émotion particulière, mais c’est aussi une certaine forme de sécurité.
Musique, cinéma, télé, le groupe Casseurs flowters… Vous multipliez les expériences. Qu’est-ce que cela apporte en plus à l’artiste confirmé que vous êtes ?
Quand j’ai commencé à faire de la musique, je faisais déjà des clips vidéo que je montais et que je diffusais sur internet. J’ai toujours imaginé les deux ensemble.
Quand j’écris, je prends beaucoup de notes et beaucoup de trucs ne rentrent pas dans mes chansons. Des fois, j’éprouve le besoin d’écrire autre chose. Mais être sur scène ou jouer la comédie, c’est un peu pareil. En ce moment, je joue mon personnage, aussi bien sur scène que dans les films.
Amour du Japon
• VIDÉO. Écoutez Orelsan :
Concernant votre personnage, actuellement vos visuels véhiculent une image de samouraï et font écho au titre San…
À la base je suis fan de mangas. J’aime bien rajouter des références au Japon dans ce que je fais. J’ai toujours été attiré par cette culture alors que je ne suis pas beaucoup allé au Japon. J’y suis allé deux fois. Même chez moi, j’ai plein de trucs japonais.
San, en japonais, veut dire Monsieur. Est-ce que cela témoigne d’une certaine maturité, d’une trentaine bien affirmée ?
Oui, quelqu’un qui s’assagit, qui évolue, qui n’a pas envie de refaire plusieurs fois la même chose. Le titre de l’album La fête est finie évoque cela, évoque quelqu’un qui se reprend en main. Mais il parle de plein d’autres choses aussi.
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« C’est toujours cool d’avoir le respect du milieu de la musique »
Trois Victoires de la musique en début d’année pour un artiste rap, est-ce une reconnaissance du style musical qui a été quelque peu boudé pendant un certain temps ?
Je suis super content de les avoir eues, tout s’est fait super vite. C’est toujours cool d’avoir le respect du milieu de la musique. C’est certain, le rap, par rapport à ce que ça vend et ce que ça représente dans la musique, ça n’a pas encore une place énorme à la télé et ailleurs, mais ça arrive tranquillement.
Dans votre dernier album, il y a plusieurs featuring comme Maître Gims, Stromae, Ibeyi, Nekfeu… Est-ce qu’il y a un artiste rouennais avec lequel vous souhaiteriez faire un featuring ?
J’ai croisé Petit Biscuit et Rilès tout l’été en festival. J’aime bien la musique de Petit Biscuit. Pourquoi pas ?
• VIDÉO. Écoutez La pluie (Feat. Stromae) :
Infos pratiques :
Au Zénith, avenue des Canadiens, au Grand-Quevilly, à 20h.
Tarifs : de 36 à 46 euros.