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La liberté de la Seine à New-York, ou les liens entre Bartholdi et Rouen

Le travail de Nathalie Salmon débouche sur une exposition visible au Conseil départemental de Seine-Maritime, à Rouen jusqu’au 24 août 2018 : l’histoire de la statue de la liberté.

Nathalie Salmon a travaillé sur l'histoire de la statue de la liberté, retraçant ainsi le destin hors norme d'une de ses ancêtres.

Nathalie Salmon a travaillé sur l’histoire de la statue de la liberté, retraçant ainsi le destin hors norme d’une de ses ancêtres. (©D.R.)

Jusqu’au 24 août 2018, le Conseil départemental de Seine-Maritime, à Rouen, présente une exposition retraçant l’histoire de la statue de la liberté, une histoire remise en lumière par Nathalie Salmon, descendante d’un des trois principaux protagonistes étant à l’origine de cette œuvre qui accueille aujourd’hui le voyageur arrivant à New-York.

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Une expo rapidement montée

Nathalie Salmon explique : « Pascal Martin s’est intéressé à mon travail sur l’histoire de la statue de la liberté. Son cabinet m’a ensuite contactée pour voir comment on pouvait travailler ensemble. Nous avons donc monté une exposition pas trop pédagogique. Nous avions une quantité de lettres, de gravures et de photos nous appartenant, c’était plus simple. La liberté de la Seine à New-York est née des suites d’une discussion. Nous avons mis au point un calendrier technique en avril 2018. Ensuite tout s’est enchaîné rapidement. »

L’exposition regroupe 70 panneaux de deux mètres sur environ 80 centimètres de large. « Ils racontent l’histoire de la statue de la liberté. On y voit le rôle d’Adolphe Salmon, de son épouse Sarah qui prête son visage au sculpteur Auguste Bartholdi afin qu’il fasse la tête de la statue. J’y explique les circonstances de leur rencontre. Les panneaux expliquent aussi à quoi ressemblait l’Europe de l’époque, New-York et quelles étaient les technologies de l’époque. On parle aussi de l’immigration européenne vers les États-Unis. Tout est abordé par thème, c’est transversal », explique Nathalie Salmon.

Bartholdi le rouennais

Lors de l’inauguration de l’exposition, le 4 juillet 2018, Isabelle Brautigam, conservatrice du musée Bartholdi de Colmar avait fait le déplacement. « Je suis flâtée qu’elle ait fait le déplacement. Nous avons bien échangé. Bartholdi aimait Rouen, il venait souvent dans le département et aimait les bains d’eau de mer et puis la statue de la liberté est partie de Rouen. Elle a été chargée à Paris sur un train qui est arrivé en gare de Rouen, rive gauche. Elle a ensuite été embarquée sur une frégate, « l’Isère », en mai 1885. Elle a ensuite descendu la Seine avant d’arriver à New-York en juin 1885. Le lien avec le département est donc grand, d’autant que l’artiste a également conçu deux frontispices au musée des Beaux-arts de Rouen. »

« L’exposition a été conçue par Paul le Trévier et moi, mais elle été fabriquée, réalisée et financée par le Département », souligne Nathalie Salmon. Et d’ajouter concernant cette présentation : « Elle est destinée à tourner, à être réduite, adaptée. »

Exposition visible tous les jours ouvrables, sauf les jours fériés, au Conseil départemental, entrée Cour Clémenceau, à Rouen.