La Normandie est devenue une destination phare des usagers des cars Macron depuis 2015. (d’illustration ©actu.fr/Arnaud Février )
Flixbus, Ouibus, Isilines. Depuis 2015 et la loi sur la libéralisation du secteur du transport en autocar, portée à l’époque par le ministre de François Hollande, Emmanuel Macron, la Normandie peut être fière.
En effet, les grandes villes normandes que sont Caen (Calvados), Rouen ou le Havre (Seine-Maritime) attirent les visiteurs. Des touristes français, mais pas seulement. Les Européens n’hésitent plus à s’affranchir de quelques heures de bus pour rejoindre la Normandie.
LIRE AUSSI : Transport en autocars. La ligne Rouen-Paris plébiscitée par les voyageurs
Plus de 100 000 personnes en 2018
Depuis le début de l’année, plus de 120 000 voyageurs sont passés en Normandie avec Ouibus, souligne la compagnie. Mais les lignes permettant de se rendre sur les plages du Calvados ou de la Seine-Maritime sont aussi fortement prisées. Depuis le début de l’été, elles sont quasiment toutes réservées !
En effet, Cherbourg, Ouistreham, Cabourg, Deauville, Honfleur (Calvados) ou encore Étretat (Seine-Maritime) sont autant de bords de mer que les clients cherchent à rejoindre. Et les visiteurs viennent parfois de loin. La compagnie Isilines rapporte, elle, que les voyageurs des pays limitrophes ou presque ont eux aussi sauté le pas.
Les tendances font état d’une forte population belge qui se déplace en Normandie, mais également des Anglais et des Hollandais.
Aux 100 000 voyageurs de Ouibus viennent également s’ajouter les 200 000 d’Isilines-Euroline, qui se sont laissés séduire par ce mode de transport depuis le lancement de ces autocars en 2015.
LIRE AUSSI : Ouibus ouvre trois nouvelles lignes en Normandie
Paris-Rouen, dans le top 5
Mais sans surprise, c’est Paris qui caracole en tête. L’arrivée de ces bus a permis de rapprocher la capitale normande de la ville-lumière. Ouibus informe d’ailleurs que la ligne Paris-Rouen, et inversement, est dans le top 5 national de la compagnie.
Et il ne faut pas en chercher les raisons bien loin. La myriade de problèmes rencontrés par la SNCF (mais surtout ces usagers) sur ces lignes normandes ces dernières années, et la grève historique ayant récemment paralysé le pays, ont eu raison des meilleures volontés.
LIRE AUSSI : Prendre le train tous les jours, un risque pour la santé des navetteurs de Normandie ?
Isilines ne s’en cache pas, les grèves ont eu un effet bœuf sur son développement :
Les grèves de la SNCF ont jeté un éclairage particulier sur les « cars Macron » qui ont constitué une solution alternative pour nombre de Français qui ne connaissaient pas l’offre, notamment pour les déplacements professionnels sur les distances les plus courtes depuis Paris.
Et au final, les arguments de Ouibis, Flixbus ou Isilines-Eurolines s’accordent tous :
Les gens préfèrent payer moins cher pour un trajet peut-être un peu long, mais au moins ils arrivent à destination.