
Sa mort a été annoncée à plusieurs reprises. Mais cette fois, le djihadiste français Rachid Kassim est bel et bien décédé, révèle la chaîne LCI. D’après des analyses ADN, réalisées par les services de renseignements américains juste après l’attaque d’un drone de la coalition internationale, survenue le mercredi 8 février 2017, dans la région de Mossoul, fief du groupe État islamique en Irak, la victime de la frappe aérienne est bien Rachid Kassim. Il a été officiellement identifié et l’information a été transmise à la DGSE.
Selon nos confrères, cette attaque n’a pas été validée par l’Élysée, mais par le Pentagone, pour qui Rachid Kassim était une « HVT/High Value Target » (cible de haute valeur).
Au cœur de plusieurs attentats
Originaire du centre de la France, le terroriste, âgé d’une trentaine d’années, a téléguidé depuis la Syrie plusieurs attentats récemment commis en France et a lancé sur Internet d’incessants appels au meurtre.
Selon une source française proche de l’enquête, il a été « l’inspirateur » de Larossi Abballa, qui a tué un policier et sa compagne le 13 juin 2016 à Magnanville, en banlieue de Paris. Et il « a délivré directement ses consignes » à Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, les deux assassins d’un prêtre de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen (ouest) le 26 juillet, d’après la même source.
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