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Le président de la fac de Caen porte plainte pour vol et effraction : les étudiants démentent

Mercredi 22 mars 2017, des étudiants de la fac de Caen étaient en grève. Le président de l’université constate des vols et dégradations et porte plainte. Les étudiants démentent.

Depuis la fin du mois de février 2017, la situation est tendue à l'AFR STAPS de l'université de Caen (archives Liberté Bonhomme).
Depuis la fin du mois de février 2017, la situation est tendue à l'UFR Staps de l'université de Caen (Photo d'archives © Liberté Bonhomme).

Après un premier mouvement de grève, impliquant des enseignants et des étudiants, déclenché à la fin du mois de février 2017 à l’Unité de formation de recherche (UFR) Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) de l’université de Caen (Calvados), environ 200 étudiants (sur 1 500 environ) se sont mis à nouveau en grève, mercredi 22 mars 2017.

Les étudiants dénoncent des mauvaises conditions d’enseignement, rapportent nos confrères de Liberté le bonhomme libre.

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« Les faits sont graves »

Mais cette fois, le mouvement serait allé trop loin selon Pierre Denise, le président de l’université. Dans un communiqué, il fait état de « vol et effraction ». Contacté par nos confrères de Liberté-Le Bonhomme Libre, Pierre Denise affirme qu’il a déposé plainte au commissariat.

Trop, c’est trop. Le bâtiment a été envahi par des étudiants qui n’ont pu rentrer qu’avec une complicité interne. Un bureau a été déménagé et plusieurs dossiers ont été dérobés. 70 étudiants entouraient le bâtiment. Une partie du personnel n’a pas pu sortir. Les faits sont graves.

Jeudi 23 mars 2017, le président de l’université a fermé pour la journée le bâtiment Staps sur le campus 2, au nord de Caen. Le personnel administratif, soit une dizaine de personnes, a lui, été déménagé sur le campus 1 pour « travailler de manière sereine. »

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« Des dysfonctionnements réels »

Sur les raisons qui ont poussé étudiants comme enseignants à manifester, le président de l’université en convient : « Il y a des dysfonctionnements au niveau de la scolarité qui sont réels. Nous avons renforcé le service avec deux personnes supplémentaires. Oui, il y a eu des cours en même temps, oui il y a des jours avec trop d’activités physiques. On mène en ce moment un audit organisationnel dans ce sens, mais ces défauts d’organisation prennent du temps à être réglé. Et avec les mouvements, les dysfonctionnements ont continué. »

Pour les étudiants, il n’y a pas eu de vol

Du côté des étudiants grévistes, le son de cloche est différent. « Nous n’avons pas déménagé un, mais deux bureaux, précise à Liberté-Le Bonhomme Libre, Julien, étudiant en 3e année. Il n’y a eu ni vol ni effraction. Et si des personnes n’ont pas pu sortir du bâtiment, ce n’est pas de notre faute. Nous n’avons jamais été agressifs envers le personnel et nous n’avons rien volé ni dégradé. »

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L’étudiant rappelle qu’ils souhaitent « des conditions d’études décentes ».

Nous souhaitons discuter avec le directeur de notre UFR, mais pas seulement avec une délégation de cinq étudiants.

Les étudiants veulent poursuivre le mouvement. Jeudi 23 mars 2017, « nous avons bloqué le bâtiment Sciences 1, nous étions 300 », conclut Julien.