
« De quoi la radicalisation est-elle le nom ? » Voici l’une des questions posées mardi 28 février à Dieppe par l’anthropologue David Puaud. Venu de Poitiers, il avait répondu à l’invitation du Foyer Duquesne pour une journée d’échanges autour du thème « Repérer et tenter de prévenir par des pratiques innovantes les différentes formes de radicalisation ». Ancien éducateur de rue et adepte de la recherche-action, il s’intéresse aux conditions engendrant la violence extrême.
« Lutter contre le phénomène de radicalisation nécessite une réflexion sur le long terme, ainsi qu’un renforcement du travail en amont réalisé par les acteurs sociaux de proximité », explique-t-il. Pour éviter les « passages à l’acte » violents de personnes en rupture avec la société, il en appelle à la mise en place de « stratégies de civilité », qui passent par le travail de socialisation mené au quotidien par la communauté éducative ou les travailleurs sociaux de proximité.
Retours d’expériences
Ce cadre posé, animateurs et éducateurs de la prévention spécialisée issus de diverses associations locales ont tour à tour partagé leurs expériences et initiatives d’accompagnement : l’association Oxygène, de Neuville-lès-Dieppe, a évoqué ses actions en faveur du « vivre ensemble », les éducateurs du Foyer Duquesne ont fait état de leur suivi d’une jeune fille au parcours compliqué qui, du jour au lendemain, s’est convertie à l’islam avant d’envisager un départ en Arabie Saoudite, et les éducateurs de l’Association stéphanaise de prévention individualisée et collective (Aspic) ont évoqué leur réaction à l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, dont l’un des co-auteurs avait été suivi par leurs soins durant son enfance.
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