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Les étudiants et le Sida : « Certains ont une connaissance très limitée des risques »

Ce samedi 1er décembre 2018, c’est la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Malgré les actions de prévention, les étudiants manquent parfois de connaissance des risques.

Malgré la prévention et l'information, la population étudiante méconnaît encore les risques du Sida.

Malgré la prévention et l’information, la population étudiante méconnaît encore les risques du Sida. (©Adobe Stock/Illustration)

Autour du VIH, préjugés et méconnaissance règnent encore. Ce samedi 1er décembre marque la Journée mondiale de lutte contre le Sida, moment qui permet de mettre l’accent sur la prévention, notamment chez les jeunes et étudiants qui demeurent touchés, parfois sans le savoir, par cette maladie.

Des préjugés sur le VIH

En effet, comme le note Judith Fischer, médecin qui dirige le service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé (SUMPPS) de Rouen (Seine-Maritime), « malgré les actions de prévention menées au collège et au lycée, certains étudiants ont une connaissance très limitée des risques ». 

Les prises de risque existent et continuent d’exister malgré l’information. Il demeure encore beaucoup d’idées fausses et de préjugés qui perdurent sur le VIH.

Cela se traduit par exemple selon le médecin « par l’idée qu’au sein de son entourage proche il n’y a pas de danger, ou une tendance à minimiser le risque infectieux ».

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« Les soirées exposent à davantage de risques »

Judith Fischer se dit notamment « préoccupée par les soirées où se côtoient alcoolisation massive et prise d’autres substances, qui exposent à davantage de risques », tels que les rapports sans protection ou les agressions sexuelles. Le médecin du SUMPPS insiste :

Il faut pouvoir anticiper les situations à risque avant qu’elles ne se produisent, avoir toujours des préservatifs sur soi par exemple. 

Cela fait notamment l’objet d’une collaboration avec les associations étudiantes et de prévention comme Aides, qui proposent régulièrement des préservatifs gratuits aux étudiants.

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41% des étudiants ne se font jamais dépister

Selon une enquête réalisée au printemps 2018 par Opinion Way pour la Smerep, assureur étudiant, auprès de 1001 étudiants, seul un sur deux utilise systématiquement un préservatif lors d’un rapport sexuel. 37% des étudiants ont par ailleurs indiqué ne pas utiliser de préservatif. L’assureur qui a fait réaliser l’enquête en conclut :

 Cela conduit à penser qu’ils réduisent le préservatif à l’unique rôle de moyen de contraception.

Selon les derniers chiffres disponibles de Santé publique France, en 2016, les moins de 25 ans ne représentaient « que » 11% des découvertes de séropositivité. Un chiffre faible qui peut s’expliquer par le fait que selon l’enquête Opinion Way, 41% reconnaissent ne jamais se faire dépister. Ce qui inquiète Judith Fischer.

On a un certain nombre d’étudiants qui viennent pour demander un dépistage, mais ce qui nous préoccupe, ce sont tous ceux qui ne viennent pas.

Toujours selon l’étudie Opinion Way, 14% des étudiants ne savent pas où se rendre pour se faire dépister. Judith Fischer explique : « S’il y a la moindre inquiétude, à la médecine préventive, nous sommes là pour écouter et orienter pour le dépistage mais aussi pour les étudiants séropositifs, car leur état de santé peut parfois perturber leurs études ». Il est également possible d’en parler à son médecin traitant, à des associations de prévention ou bien de se rendre dans un CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic).

Infos pratiques :
Vous pouvez également contacter Sida info services, via leur site Web ou au numéro vert 0 800 840 800