Les conditions de travail se dégradent dans les commissariats, notamment dans la circonscription de Rouen-Elbeuf (Seine-Maritime). Les syndicats de police vont rencontrer la préfète de Normandie, lundi 5 novembre 2018. (©RT / 76actu)
Ils n’en peuvent plus. La situation n’est plus tenable dans les commissariats de Seine-Maritime, et plus particulièrement dans la circonscription de sécurité publique de Rouen-Elbeuf.
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« Nos collègues se mettent en arrêt les uns après les autres »
Lundi 5 novembre, à 10h30, les syndicats majoritaires de la police Alliance et SGP Police FO seront reçus par la préfère de Seine-Maritime et de Normandie, Fabienne Buccio. Ils ont demandé un Comité Hygiène Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) extraordinaire.
Il y a des problèmes partout mais là, sur la circonscription de Rouen, nous avons perdu beaucoup d’effectifs qui ne sont pas remplacés et nos collègues se mettent en arrêt les uns après les autres…, souligne Frédéric Desguerres, délégué régional SGP Police FO de Normandie.
Dans un communiqué de presse, SGP Police FO met en avant « le manque d’effectifs, l’explosion des missions indues (transferts de détenus, gardes à l’hôpital, routing etc…), le découpage des métropoles nord et sud, la hausse constante du nombre de procédures… »
La sécurité des citoyens en jeu
Le syndicat s’inquiète pour la sécurité des citoyens. « La sécurité a un coût et il est temps à présent de nous donner les moyens d’accomplir notre travail dans des conditions à la hauteur de ce qu’est notre démocratie…. »
Avec ce CHSCT extraordinaire auprès de la plus haute représentation de l’État de la région normande, les syndicats espèrent obtenir des réponses. « Nous espérons avoir des réponses claires à nos questions. Cela ne peut plus continuer comme ça », conclut Frédéric Desguerres.