200 000 euros. C’est la somme demandée par Christophe Moulin, l’ancien directeur de la salle de musiques actuelles, le Cargö, à Caen (Calvados) : 82 000 euros à titre principal de dommages et intérêts et 120 000 euros à titre subsidiaire pour des arriérés d’heures supplémentaires, précisent nos confrères de Liberté-Le Bonhomme libre.
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Me Thomas Leclerc, conseil de Christophe Moulin, conteste « un licenciement sans cause réelle et sérieuse » et relève « un préjudice moral ». Pour Me Xavier Morice, l’avocat de son ancien employeur (l’association Arts Attack ! qui gère le Cargö), « c’est une action vindicative animée par un esprit de vengeance. »
Saisi, le conseil des prud’hommes de Caen donnera sa décision le 27 avril 2017.
Six pages de licenciement
Christophe Moulin a été licencié en janvier 2015 après un mouvement social des salariés le 10 décembre 2014. La lettre de licenciement fait six pages… « J’en ai rarement vu d’aussi longue », s’étonne Me Thomas Leclerc auprès de nos confrères de Liberté-Le Bonhomme libre.
De son côté, Me Xavier Morice assume les six pages : « Il y a des choses à dire, ne serait-ce que pas correction par rapport aux salariés ».
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« Plaintes récurrentes »
Christophe Moulin a été embauché en mai 2006 et licencié près de huit ans plus tard pour « des problèmes de management », évoque Me Xavier Morice.
Le licenciement n’a pas été pris de gaieté de cœur. Christophe Moulin a des qualités professionnelles incontestables (il était aussi directeur du festival Nördik Impakt, ndlr), mais il a été licencié pour insuffisance professionnelle après des plaintes récurrentes, des souffrances de la part des salariés. Il y a eu un constat d’échec. En mars 2014, il y avait eu une lettre de recadrage.
« Tout sur le dos »
Avocat de Christophe Moulin, Me Thomas Leclerc pense, lui, que l’on reproche à Christophe Moulin « tous les maux de l’association Arts Attack ! ». Et de conclure :
Ce qu’on lui reproche, c’est ce qu’on lui a demandé d’appliquer. À partir d’un moment, on lui a tout mis sur le dos et il n’a plus eu le soutien du conseil d’administration de l’association.
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Arnaud Héroult pour Liberté-Le Bonhomme libre