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Licencié, l’ex-directeur du Cargö, la salle de musiques actuelles de Caen, réclame 200 000 euros

Devant le conseil des prud’hommes de Caen, Christophe Moulin, ex-directeur de la salle de concerts le Cargö, conteste son licenciement, en janvier 2015. Il réclame 200 000 euros.

(Photo d'archives © Côté Caen)
Christophe Moulin a été le directeur du Cargö, la salle de musiques actuelles de Caen (Calvados), pendant huit ans. (Photo d'archives : ©Côté Caen)

200 000 euros. C’est la somme demandée par Christophe Moulin, l’ancien directeur de la salle de musiques actuelles, le Cargö, à Caen (Calvados) : 82 000 euros à titre principal de dommages et intérêts et 120 000 euros à titre subsidiaire pour des arriérés d’heures supplémentaires, précisent nos confrères de Liberté-Le Bonhomme libre.

> LIRE AUSSI : La salle de musiques actuelles de Caen, le Cargö, a un nouveau directeur, Jean-Marie Potier

Me Thomas Leclerc, conseil de Christophe Moulin, conteste « un licenciement sans cause réelle et sérieuse » et relève « un préjudice moral ». Pour Me Xavier Morice, l’avocat de son ancien employeur (l’association Arts Attack ! qui gère le Cargö), « c’est une action vindicative animée par un esprit de vengeance. »

Saisi, le conseil des prud’hommes de Caen donnera sa décision le 27 avril 2017.

Six pages de licenciement

Christophe Moulin a été licencié en janvier 2015 après un mouvement social des salariés le 10 décembre 2014. La lettre de licenciement fait six pages… « J’en ai rarement vu d’aussi longue », s’étonne Me Thomas Leclerc auprès de nos confrères de Liberté-Le Bonhomme libre.

De son côté, Me Xavier Morice assume les six pages : « Il y a des choses à dire, ne serait-ce que pas correction par rapport aux salariés ».

> LIRE AUSSI : Une semaine de festivités pour les dix ans du Cargö, la salle de musiques actuelles de Caen

« Plaintes récurrentes »

Christophe Moulin a été embauché en mai 2006 et licencié près de huit ans plus tard pour « des problèmes de management », évoque Me Xavier Morice.

Le licenciement n’a pas été pris de gaieté de cœur. Christophe Moulin a des qualités professionnelles incontestables (il était aussi directeur du festival Nördik Impakt, ndlr), mais il a été licencié pour insuffisance professionnelle après des plaintes récurrentes, des souffrances de la part des salariés. Il y a eu un constat d’échec. En mars 2014, il y avait eu une lettre de recadrage.

« Tout sur le dos »

Avocat de Christophe Moulin, Me Thomas Leclerc pense, lui, que l’on reproche à Christophe Moulin « tous les maux de l’association Arts Attack ! ». Et de conclure :

Ce qu’on lui reproche, c’est ce qu’on lui a demandé d’appliquer. À partir d’un moment, on lui a tout mis sur le dos et il n’a plus eu le soutien du conseil d’administration de l’association.

> LIRE AUSSI : Un homme meurt en plein concert après avoir consommé de la drogue au Cargö, à Caen

Arnaud Héroult pour Liberté-Le Bonhomme libre

Licencié, l’ex-directeur du Cargö, la salle de musiques actuelles de Caen, réclame 200 000 euros

Devant le conseil des prud’hommes de Caen, Christophe Moulin, ex-directeur de la salle de concerts le Cargö, conteste son licenciement, en janvier 2015. Il réclame 200 000 euros.

(Photo d'archives © Côté Caen)
Christophe Moulin a été le directeur du Cargö, la salle de musiques actuelles de Caen (Calvados), pendant huit ans. (Photo d'archives : ©Côté Caen)

200 000 euros. C’est la somme demandée par Christophe Moulin, l’ancien directeur de la salle de musiques actuelles, le Cargö, à Caen (Calvados) : 82 000 euros à titre principal de dommages et intérêts et 120 000 euros à titre subsidiaire pour des arriérés d’heures supplémentaires, précisent nos confrères de Liberté-Le Bonhomme libre.

> LIRE AUSSI : La salle de musiques actuelles de Caen, le Cargö, a un nouveau directeur, Jean-Marie Potier

Me Thomas Leclerc, conseil de Christophe Moulin, conteste « un licenciement sans cause réelle et sérieuse » et relève « un préjudice moral ». Pour Me Xavier Morice, l’avocat de son ancien employeur (l’association Arts Attack ! qui gère le Cargö), « c’est une action vindicative animée par un esprit de vengeance. »

Saisi, le conseil des prud’hommes de Caen donnera sa décision le 27 avril 2017.

Six pages de licenciement

Christophe Moulin a été licencié en janvier 2015 après un mouvement social des salariés le 10 décembre 2014. La lettre de licenciement fait six pages… « J’en ai rarement vu d’aussi longue », s’étonne Me Thomas Leclerc auprès de nos confrères de Liberté-Le Bonhomme libre.

De son côté, Me Xavier Morice assume les six pages : « Il y a des choses à dire, ne serait-ce que pas correction par rapport aux salariés ».

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« Plaintes récurrentes »

Christophe Moulin a été embauché en mai 2006 et licencié près de huit ans plus tard pour « des problèmes de management », évoque Me Xavier Morice.

Le licenciement n’a pas été pris de gaieté de cœur. Christophe Moulin a des qualités professionnelles incontestables (il était aussi directeur du festival Nördik Impakt, ndlr), mais il a été licencié pour insuffisance professionnelle après des plaintes récurrentes, des souffrances de la part des salariés. Il y a eu un constat d’échec. En mars 2014, il y avait eu une lettre de recadrage.

« Tout sur le dos »

Avocat de Christophe Moulin, Me Thomas Leclerc pense, lui, que l’on reproche à Christophe Moulin « tous les maux de l’association Arts Attack ! ». Et de conclure :

Ce qu’on lui reproche, c’est ce qu’on lui a demandé d’appliquer. À partir d’un moment, on lui a tout mis sur le dos et il n’a plus eu le soutien du conseil d’administration de l’association.

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Arnaud Héroult pour Liberté-Le Bonhomme libre