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L’université de Rouen « dénonce vivement » l’augmentation des frais pour les étudiants étrangers

Une motion a été votée, mardi 11 décembre 2018, à l’université de Rouen (Seine-Maritime). Elle a déclaré son opposition à la hausse des frais de scolarité des étudiants étrangers.

Le Conseil académique restreint de l'université de Rouen a voté une motion contre l'augmentation des frais de scolarité des étrangers, annoncée par le gouvernement.

Le Conseil académique restreint de l’université de Rouen a voté une motion contre l’augmentation des frais de scolarité des étrangers, annoncée par le gouvernement. (©RT/76actu/Archives)

« Cette décision remet en cause le principe fondateur d’une université française ouverte », écrit le président de l’université de Rouen, Joël Alexandre, mardi 11 décembre 2018. Il « dénonce vivement » l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers à l’Union européenne, voulue par le gouvernement. Cette décision prise mi-novembre par Édouard Philippe fait partie des mesures rejetées par les lycéens mobilisés.

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« De 170 à 2 770 euros en licence »

Une motion contre cette augmentation a été votée à l’unanimité par le Conseil académique de l’université de Rouen, vendredi 30 novembre, apprend-on mardi 11 décembre dans un communiqué. Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé cette hausse le 19 novembre. Les frais vont passer « de 170 à 2 770 euros en licence et respectivement, en master et doctorat, de 243 et 380 euros à 3 770 euros », s’insurge Joël Alexandre. 

Comme les autres présidents d’universités françaises, celui de la fac de Rouen « demande au gouvernement de revenir sur cette décision ». Selon Joël Alexandre, l’augmentation annoncée équivaut à « accélérer la différenciation en cours des universités » et aura « des conséquences profondes sur les attentes des publics et les valeurs de l’enseignement supérieur ». Jusqu’alors, les étudiants extra-européens payent les mêmes frais que les Français. 

Le rejet de la hausse annoncée fait partie des principaux motifs des mobilisations lycéennes et estudiantines. En manifestant devant son lycée, près de Rouen, Maria disait, mardi 11 décembre : « Pourquoi on va leur demander de payer plus ? Ils sont pas comme nous ? Je ne crois pas. Tout le monde a le droit de discuter, pas de débat. »

• DOCUMENT. Le communiqué de presse diffusé mardi 11 décembre par l’université de Rouen :