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Nouveau mouvement de grève à la SNCF ? L’intersyndicale se divise sur la prochaine mobilisation

La CGT veut mobiliser les cheminots le 18 septembre. La CFDT et l’UNSA refusent cette date qui correspond à la journée de négociations sur la nouvelle convention collective du rail

La CGT veut mobiliser les cheminots le 18 septembre. Le retour des grèves est annoncé ? C'est loin d'être certain, à en croire les autres syndicats majoritaires du rails !

La CGT veut mobiliser les cheminots le 18 septembre. Le retour des grèves est-il annoncé ? Pas certain, à en croire les autres syndicats majoritaires du rail  (©SL/Normandie-actu)

« Il y a une journée d’action prévue spécifiquement pour les cheminots le 18 septembre parce que les problèmes ne sont pas réglés », a lancé Philippe Martinez, secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT) dans la matinée du 30 août 2018 sur RFI

Concrètement, la CGT prend les devants et souhaite relancer le mouvement contestataire le 18 septembre. Or, mercredi soir, une « première » journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle avait été envisagée pour le 9 octobre par les syndicats de salariés CGT et FO, ainsi que les syndicats étudiant Unef et lycéen UNL.

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S’inscrire dans la négociation

Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, confirme a Normandie-actu :

Le cadre législatif est dépassé et nous rentrons désormais dans la négociation. Nous avons combattu ce texte, y avons apporté des amendements et nous l’avons fait avancer. Nous ne voyons pas l’intérêt de nous mobiliser le 18 septembre, jour de ces négociations.

Pour rappel, en 2020, les employés que la  SNCF recrutera ne seront plus embauchés au statut. D’ici là, une convention de la branche ferroviaire doit fixer leur cadre de travail. Et cette commission, qui a la charge de cette négociation, doit en effet se réunir le…. 18 septembre prochain.

Nous n’écartons, cela dit, aucune mobilisation supplémentaire à l’avenir. Mais nous souhaitons clairement nous inscrire, dorénavant, dans la négociation.

La CFDT a également fait savoir qu’elle refusait, sur le principe, la mobilisation du 18 septembre. Le syndicat Sud-Rail semble laisser la porte ouverte, préférant toutefois consulter ses structures régionales avant de se prononcer.

« De la rage et de la colère »

Quant à savoir si les troupes cégétistes, usées par une mobilisation historique au printemps, seraient capables de remettre le couvert, l’homme fort de la CGT souligne : 

Il y a de la rage et de la colère. La colère est augmentée car la direction de la SNCF, plutôt que d’apaiser la situation est en train d’organiser des sanctions contre les grévistes. Nous avons déjà recensé 50 demandes de sanctions, des sanctions pouvant aller jusqu’à la radiation. Au lieu d’apaiser le climat, au lieu d’ouvrir la discussion, la direction joue la revanche.

Retour sur les faits
Il y a un peu moins de trois mois sonnait la fin du mouvement contre la réforme ferroviaire. Une grève géante avait, en effet, paralysé le transport sur une large majorité du territoire nationale. Les syndicats avaient alors fait front commun et avaient mis en place une grève perlée. Une mobilisation historique qui, si elle fait désormais date, n’a pu empêcher l’adoption définitive de la réforme ferroviaire par le Parlement en juin 2018.