Aller au contenu

Second tour de la primaire PS. Manuel Valls reste offensif, Benoît Hamon pense à l’après

Le second tour de la primaire organisé par le Parti Socialiste a lieu dimanche 29 janvier 2017. Benoît Hamon est donné favori contre Manuel Valls.

Illustration de l'article : Primaire PS: Valls reste offensif, Hamon pense à l'après
Benoît Hamon à son arrivée au Palais des Congrès pour un meeting le 26 janvier 2017 à Paris. ( ©AFP/Stéphane de Sakutin)

À presque deux jours du second tour de la primaire organisée par le Parti Socialiste, Manuel Valls reste à l’offensive selon l’AFP pour tenter de combler son retard sur Benoît Hamon qui, en position de force, a déjà adopté la posture du rassembleur en vue de la présidentielle.

Au lendemain d’un duel télévisé de bonne tenue et suivi par 5,5 millions de téléspectateurs, mercredi 25 janvier 2017, les deux candidats ont de nouveau occupé le terrain jeudi 26 janvier se partageant entre médias et réunions publiques.

> LIRE AUSSI : Primaire de la gauche : où et comment voter en Normandie ?

Un meeting et une démonstration de force

En soirée, Mauel Valls a tenu un meeting devant environ 500 personnes à Alfortville (Val-de-Marne), quand Benoît Hamon, d’abord en déplacement à La Courneuve à partir de midi, a fait une démonstration de force devant environ 3 000 personnes à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

La journée a donné l’occasion à chacun d’exposer les divergences fondamentales entre deux visions de la gauche, cette fois dans un climat relativement plus serein qu’en début de semaine.

Des critiques acerbes

L’ancien Premier ministre (31,48 % des voix au premier tour) a maintenu ses critiques à l’égard du revenu universel cher à Benoît Hamon (36,03%), lequel peut se targuer du soutien d’Arnaud Montebourg (17,52%).

> LIRE AUSSI : Primaire à gauche. Hamon arrive en tête : les premiers résultats en Normandie

Ce que propose Benoît Hamon, c’est un quinquennat à 500 milliards. Personne ne trouve cela crédible. Personne ne pense un seul instant qu’on peut se faire élire sur un tel programme, a expliqué Manuel Valls.

Il a répété une formule déjà testée mercredi soir face à Benoît  Hamon : « Je ne veux pas être le candidat de la feuille d’impôt, je veux être le candidat de la feuille de paie ».

Une esquisse de « rapprochement »

Ces attaques de fond n’avaient cependant pas la virulence des flèches lancées lundi et mardi par Manuel Valls et son entourage contre Benoît Hamon.

Signe, peut-être, qu’au-delà des ambitions opposées, les deux candidats se projettent déjà vers une élection présidentielle délicate pour le camp socialiste, pour l’instant distancé, quel que soit le vainqueur de la primaire, par Marine Le Pen, François Fillon, mais aussi Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

La primaire ne « facilite pas les convergences »

Certes, Benoît Hamon n’a pas manqué de piquer son rival devant un public chauffé à blanc, moquant ceux qui voient en Manuel Valls la meilleure chance pour son camp, « comme si la ligne (politique) qui nous a fait perdre toutes les élections intermédiaires depuis 2012 pouvait nous faire gagner ».

Mais dans la matinée, sur BFMTV, il avait aussi tenté de minimiser leurs divergences.

L’exercice de la primaire ne facilite pas les convergences puisqu’on insiste sur ce qui clive, a-t-il tempéré.

Il a également souligné que les deux candidats s’étaient toutefois retrouvés sur certains points du débat comme « la transition écologique ».

Des promesses pour l’après dimanche…

Prenant de la hauteur, Benoît Hamon a promis que s’il remportait la primaire dimanche, il commencerait dès lundi 30 janvier 2017 « à s’adresser aux autres dirigeants de la gauche », l’écologiste Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon ou le communiste Pierre Laurent.

Emmanuel Macron devra en revanche,  au sujet de son éventuelle appartenance à la gauche : « clarifier ce point ».

AFP